Les Croassements de la nuit

De Preston & Child. L’Archipel, 2003. Thriller. Bonne lecture. [519 p]

Titre original : Still Life with Crows

croassementsRésumé : « Au milieu d’un champ de maïs, une clairière. Sur des flèches indiennes, une vingtaine de corbeaux empalés. Un cercle macabre au centre duquel gît le corps mutilé d’une femme. Selon toute vraisemblance, l’œuvre d’un dément… Ce crime, le premier d’une étrange série, plonge dans l’angoisse les habitants de Medicine Creek, bourgade du Kansas. Pour l’inspecteur Pendergast, du FBI, le coupable n’est autre qu’un serial killer d’un nouveau genre. Quel crédit accorder à la Légende des 45, selon laquelle le fantôme de Harry Beaumont, mort en 1865, hanterait encore la région pour se venger ? A moins que l’inspecteur n’ait à redouter un adversaire plus mystérieux encore, aussi insaisissable qu’un spectre.« 

(Encore une fois le titre français n’a pas vraiment de sens… Ou plutôt semble en donner un complètement erroné.)

Ce tome des enquêtes de l’inspecteur Pendergast est celui qui fait directement suite à la Chambre des curiosités. Cependant il est possible de ne pas les lire dans l’ordre.

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Le Post-apocalyptique

[Collectif]. ActuSF, 2013. Essai. Très bonne lecture. [90 p.]

Collection(s) : La Maison d’Ailleurs

43777Résumé : « Le post-apocalyptique est un genre relativement connu, principalement grâce aux innombrables productions cinématographiques hollywoodiennes qui sont apparues sur nos écrans cette dernière décennie. Or, il serait terriblement réducteur d’imaginer que seuls Le Jour d’après, La Route, 2012 et autre After Earth sont représentatifs d’une tradition aussi ancienne que diversifiée. Afin de mieux saisir la spécificité et la richesse de cette esthétique, la Maison d’Ailleurs a confié à quatre spécialistes le soin de proposer des points de vue inédits sur ces récits faisant la part belle aux zones et, surtout, à la manière dont les humains tentent de reconstruire une société digne de ce nom après la catastrophe. Quatre essais, une sélection iconographique exceptionnelle : le post-apocalyptique dévoile ses secrets.« 

Récemment j’ai réalisé que ça n’allait pas faire très loin d’un an que j’avais reçu ce livre de la Faquinade à l’issue de la session 2014 de Août, Nouvelles coûte que coûte. Étant en plus plutôt dans des lectures SF en ce moment, je me suis dit que c’était un bon moment pour le sortir de ma PàL.

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Démons et Merveilles

De H.P. Lovecraft. Éditions 10/18, 1955. Nouvelles fantastiques. Bonne lecture. [250 p.]

51aUfRM576L._SL500_SY344_BO1,204,203,200_Résumé : «  » Comparé à ces contes, Poe ressemble à de la musique de chambre « , a écrit Daniel George. On sait maintenant que Howard Phillips Lovecraft est le premier romancier moderne dans l’ordre du fantastique. Les récits qui composent Démons et merveilles sont autant de voyages hallucinants et angoissés à travers cet inconnu que les découvertes scientifiques modernes n’ont réussi qu’à multiplier. »

Je ressors de ce recueil plutôt soulagée – d’habitude j’apprécie autant le Lovecraft qui nous écrit des récits d’horreur que celui qui se prend à rêver à des contrées inconnues (les Chats d’Ulthar, Polaris, font partie des textes que j’ai retenus comme très beaux), mais ici ma lecture a été très clairement usante sur la fin !

Pourtant, cela ne démarrait pas si mal… Et je ne retiens pas non plus que du mauvais.

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La Chambre des curiosités

De Preston & Child. J’ai lu, 2003. Thriller. Très bonne lecture. [700 p.]

Titre original : The Cabinet of Curiosities, 2002.

la_chambre_des_curiositesRésumé : « Manhattan. Les ouvriers d’un chantier de démolition s’affairent parmi les gravats, lorsque le bulldozer se fige soudainement devant l’horreur du spectacle qui apparaît ; des ossements humains. L’enquête menée par Pendergast, du FBI, l’archéologue Nora Kelly et le journaliste William Smithback établit qu’il s’agit des restes de trente-six adolescents, victimes d’un tueur en série, le Dr Leng, ayant sévi à New York vers 1880. Les jours suivants, plusieurs meurtres sont commis selon le mode opératoire de Leng. Se peut-il que ce dingue soit toujours vivant ? Ou aurait-il fait des émules ?« 

Quelqu’un, je ne sais plus qui, m’a convaincu sur un blog ou l’autre que cette série valait vraiment le coup d’être testée pour n’importe quel lecteur un tant soit peu friand de polars.

C’est désormais à mon tour de relayer le message : si le reste de leurs œuvres sont de cet acabit, vous pouvez foncer sans hésitation !

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Le Secret des glaces

De Philip Carter. Robert Laffont*, 2011. Thriller ésotérique. Bonne lecture. [689 p.]

* Réédité par France Loisirs. Chut.

Titre original : Altar of Bones, 2011.

le-secret-des-glaces-571732-250-400Résumé : « Aux origines, au plus profond de la Sibérie : Un secret ancestral, protégé par une lignée d’élues, convoité par des hommes prêts à tout pour se l’accaparer.  De nos jours, en Californie : Quand Zoé découvre qu’elle est la nouvelle héritière de cette lignée, il est trop tard. Les tueurs l’ont déjà identifiée et sont à ses trousses. Le temps presse : lancée dans une incroyable course-poursuite à travers le monde, elle doit déchiffrer énigmes et mystères afin de retrouver le secret, avant qu’il ne tombe entre de dangereuses mains. Dans sa quête, elle sera aidée par un agent spécial. Mais est-il vraiment son allié ? Une élue ne peut faire confiance à personne … Qui s’emparera du secret ? Qui sera tué ? Qui survivra ?« 

J’ai acheté ce livre en m’attendant à un sympathique thriller tout au moins, et on peut dire de ce thriller qu’il est tout du moins sympathique, c’est donc une bonne pioche !

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Contes de la fée verte

De Poppy Z. Brite. Folio SF, 1997. Recueil de nouvelles. Excellent. [265 p.] Coup de cœur.
Titre original : Swamp Foetus, 1994.
contesfeeverteRésumé : « Que se passe-t-il quand deux frères siamois séparés à la naissance n’ont qu’un seul souhait : redevenir un ? Quand chaque apparition d’un chanteur rock s’accompagne d’un drame ? Quand un entrepreneur de pompes funèbres du quartier de Chinatown vous charge de surveiller un cadavre ? Et quand vous perdez dans Calcutta livrée aux morts-vivants ? Tout le talent de Poppy Z. Brite se dévoile dans ces douze nouvelles à l’odeur de souffre [sic] et au goût d’absinthe, dont « Calcutta, seigneur des nerfs », récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire 1998.« 
WAOUH. C’est mon impression en refermant cet ouvrage, impression convoyée par le style et les idées de l’auteur tout au long de ces douze nouvelles, quasiment dès la première page, sans compter l’introduction par Dan Simmons qui m’a aussi comblée (« Prolégomènes à toute métaphysique future de Poppy« ).
Avant d’aller plus loin je préviendrai quand même que ce livre est je pense à réserver à un public averti : les idées et thèmes développés ne sont pas des plus légers ou rieurs et jouent très largement avec le dérangeant, et les descriptions de relations sexuelles (ou de comparaisons, atmosphères, etc. sulfureuses) ou de cadavres pourrissants ne sont pas rares. Quand il ne s’agit pas de scènes sensuelles impliquant un cadavre.
ça va, vous êtes toujours là ? :p

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L’Apache aux yeux bleus

De Christel Mouchard. Flammarion, 2015. Historique jeunesse. Très bonne lecture. [224 p.]
lapache-aux-yeux-bleusRésumé : « Herman a 11 ans quand il est enlevé par des Apaches. D’abord traité en esclave, il se montre fort et courageux et gagne le respect de ses nouveaux frères. Dans l’immensité des plaines du Texas, très vite, il devient l’un d’eux, un Apache valeureux qui n’a peur de rien et qui protège sa tribu. Son nom est désormais En Da, le « garçon blanc ».« 
Dans le cadre d’un partenariat
Ce livre s’inscrit dans une assez longue lignée de récits d’enfants kidnappés ou recueillis par d’autres groupes sociaux, ou même par des animaux – et j’avoue que j’en ai lu assez, même si la plupart remontent à un certain nombre d’années, pour ne plus avoir de grosse surprise à la lecture de ce genre de récit de manière générale. Cependant ce titre m’a bien plu dans l’ensemble et je le conseillerai tout à fait même aux lecteurs qui voudraient s’essayer à ce genre de récit.

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Choc

De Robin Cook. Albin Michel, 2002. Thriller médical. Livre très moyen. [342 p.]
Titre original : Shock, 2001
chocRésumé : « Les manipulations génétiques
peuvent faire progresser la science.
Ou mener au chaos.
45 000 dollars en échange de quelques ovules : l’annonce passée par une prestigieuse clinique bostonienne a de quoi séduire. Deborah et Joanna, deux étudiantes fauchées, acceptent de se prêter à cette expérience censée remédier à la stérilité de certaines femmes. Avant de découvrir qu’elle cache le plus effroyable et le plus inimaginable des scénarios. Au croisement de la technologie médicale et de la bioéthique, Robin Cook nous plonge dans un thriller dont on aimerait croire qu’il n’est qu’imaginaire. Et si Robin Cook n’avait rien inventé ?
« 
Je dois dire que je suis assez déçue par ma lecture, car j’avais déjà lu un ou deux titres du même auteur que j’avais au contraire trouvé très bons. Ici rien ne m’a ni emballé ni convaincue.
L’intrigue, point central de tout thriller qui se respecte, est déjà clairement annoncée dans le résumé et ne présente pas de développements très étonnants, et peu d’inattendus. Le roman souffre également d’un début très lent, il faut environ 150 pages pour que l’intrigue s’amorce vraiment, autour d’une idée qui m’a semblé bizarre dans le contexte et il me semblait impossible, ou très difficile, sur un plan légal : les deux jeunes filles veulent savoir ce qu’il est devenu de leurs ovules. De plus pour conduire leur enquête les deux jeunes filles vont non seulement se débrouiller toutes seules (un peu à la manière d’Alice Roy / Nancy Drew mais en un peu moins douées) mais en plus utiliser bien évidemment des moyens illégaux, j’avoue ne pas avoir très bien compris pourquoi. Ajoutons à ceci un nombre minimal d’incohérences et de hasards bienheureux
C’est là il me semble un bon moyen d’embrayer sur les personnages : au centre, des thésardes d’Harvard d’une vingtaine d’années avec pourtant assez peu de bonnes idées. J’ai eu un peu l’impression que les héroïnes sortaient plutôt d’un roman de chick-lit, et ne collaient vraiment pas au genre, même si elles m’ont été parfois sympathiques et ne m’ont pas énervée tout le long non plus (même si elles n’ont parfois pas deux sous de bon sens). Les autres personnages ne m’ont été d’aucun intérêt : des méchants vénaux, un psychopathe qui au final ne dessert en rien l’intrigue (!), et des fantômes secondaires qui gravitent autour de l’action.
L’introduction présentait pourtant une méthode de manipulation de cellule avec jargon scientifique toutes les deux lignes, que malgré mon bac S et mon intérêt pour le domaine je n’ai pu suivre entièrement, et qui m’a laissé présager d’une intrigue fouillée ; le reste du livre se rabat en fait sur un style peu exigeant, qui m’a divertie au travers de son rythme et de ses péripéties, mais sans plus. Quant à la conclusion, je n’en dirai rien (pour les lecteurs éventuels) mais n’en penserai pas moins.
Un polar divertissant mais qui ne m’a pas fait frémir ni par son originalité ni par sa qualité.

Night Ocean et autres nouvelles

De H. P. Lovecraft. Éditions J’ai Lu, 2005. Recueil de nouvelles. Excellente lecture [250 p.]
Titre original : The Night Ocean, 1936 (pour la nouvelle éponyme ; 1919-193? pour les autres)
nightoceanRésumé : « Océans qui ne sont pas de ce monde, eaux maudites par la lune, lugubres rivages et, dans le mystère des profondeurs, l’innommable… Pourtant, réduire Lovecraft aux indicibles horreurs qui hantent les nouvelles liées au mythe de Cthulhu -dont certaines sont incluses dans le présent recueil – serait erroné. Car Lovecraft fut aussi un maître de l’onirisme poétique, influença les œuvres de nombreux écrivains en herbe, collabora avec plusieurs de ses contemporains publiés, tout comme lui, dans les  » pulps « , ne rechigna pas à écrire des textes empreints d’un humour absurde, pour le moins étonnant sous sa plume, et fut un essayiste au sens critique et à l’esprit analytique des plus affûtés. Découvrez ici toutes ces facettes peu connues de son talent…« 
De tous les recueils que j’ai pu trouver ou lire sur le Rêveur de Providence, en voilà un à la fois très bon, très intéressant et très varié ! Je suis tout à fait d’accord avec le résumé de l’éditeur, Lovecraft ne se résume pas plus à Cthulhu* que Tolkien aux Elfes, même si on les aborde souvent par ces deux points respectifs. J’ai ce recueil dans ma bibliothèque depuis assez longtemps pour ne plus savoir avec certitude d’où je le tiens (Imaginales 2011 ? Stand du village du Livre de Fontenoy-la-Joute ? ou pas), c’est je crois le seul livre de Lovecraft que je détiens en français – malgré le titre trompeur au premier abord – et d’ailleurs je ne peux m’empêcher de « lire l’anglais derrière » à certains passages (certains verront de quoi je parle), étant une habituée du style et du vocabulaire de l’auteur. Plusieurs des textes présents ici ont également été écrits à quatre mains, ou plus (avec R. H. Barlow surtout), et certains sont de véritables exercices de style.

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Sur la route de Blue Earth

De Joseph Monninger. Flammarion [Tribal], 2014. Roman jeunesse / ado. Lecture distrayante. [251 p.]
Titre original : Finding Somewhere, 2011
surlarouteblueearthRésumé : « Hattie et Dolorès s’ennuient ferme dans leur petite ville du New Hampshire. Lorsqu’elles apprennent que Speed, un vieux cheval, doit être euthanasié le lendemain, les deux amies décident de le sauver.
Au volant d’un van, les voilà embarquées dans un road trip à travers les Etats-Unis pour lui trouver un endroit serein pour mourir. Un voyage parsemé de rencontres au détour du chemin.« 
Je remercie les éditions Flammarion de m’avoir envoyé ce livre.
Encore une fois j’avais des a priori sur cette lecture, tout autant que sur Lune Mauve, et dans l’ensemble j’avais bien ciblé les deux livres.
Ce livre est en effet un exemple typique de littérature légère pour jeunes adolescent(e)s : deux adolescentes (16 et 18 ans en fait, mais le texte peut s’adresser à largement plus jeune, je dirais vers 12 ans sans souci) qui partent pour un road trip à travers l’Amérique pour garantir une retraite à un cheval moribond.

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