Sanctus

De Simon Toyne. Presses de la Cité, 2011. Thriller ésotérique. Bonne lecture. [510 p.]

sanctusRésumé : « Un moine s’échappe du monastère de la Citadelle pour se jeter du haut de la montagne. C’est le début d’un combat à mort entre deux communautés: les Sancti, qui vivent dans la Citadelle, et les Mala. Car pour eux, l’heure de la prophétie a sonné. À qui profitera-t-elle? Sera-t-elle porteuse de la Révélation ou de destruction? Liv Adamsen, la soeur du jeune moine venue l’identifier, se retrouve prise dans cette guerre sans merci. Traquée, menacée, elle va devoir percer les secrets de la Citadelle. Qu’est-ce que le Sacrement,caché si jalousement par les Sancti depuis la nuit des temps ? Le découvrir peut sauver Liv… ou lui coûter la vie.« 

J’ai acheté ce livre sur une brocante l’année dernière, et pour l’anecdote d’une part je n’étais pas sûre de le prendre mais le vendeur m’a convaincue qu’il était bon ; et d’autre part j’ai ensuite vu pas moins de 4 autres exemplaires du bouquin sur d’autres stands.

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Eternalis

De Raymond Khoury Pocket, 2008. Thriller. Médiocre. [566 p.]

Titre original : The Sanctuary, 2007 ; trad. par Jacques-Hubert Martinez.

eternalisRésumé : « Bagdad, 2003. L’armée américaine fait une étonnante découverte : un laboratoire souterrain dans lequel sont entassés les cadavres de dizaines d’individus ayant visiblement servi de cobayes pour de terribles expériences. Seul indice, sur le mur d’une des cellules de torture a été tracé un ouroboros, serpent qui se mord la queue. Beyrouth, 2006. Mia, généticienne en mission au Liban, assiste à l’enlèvement de sa mère, Evelyn.Archéologue passionnée, cette dernière négociait l’achat d’un livre rare, un codex orné d’un ouroboros. Prête à tout pour la retrouver, Mia fait équipe avec un agent de la CIA, et se lance dans une véritable course contre la montre à travers tout le Moyen-Orient.« 

Croyant attaquer un énième et sympathique thriller sauce ésotérique, ce livre comporte tellement d’incohérences qui m’ont sauté aux yeux que je le finis sérieusement agacée et très peu divertie.

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Tolkien Reading Day 2016

TSlogo

Entrer une légende

Cela fait bien des années que je suis au courant de ce rendez-vous littéraire, sans vraiment le suivre, tout en y jetant un coup d’œil, et sans forcément être plongée dans une des œuvres du Professeur.

Je vous en avais jeté quelques mots l’année dernière, ainsi qu’une brève citation (parmi mes préférées !).

Aujourd’hui je suis plongée dans Smith of Wootton Major, une relecture associée de découvertes car mon édition comporte bien plus que le petit conte. Une occasion pour moi, j’espère, de vous donner envie de découvrir un peu plus de Tolkien que les pavés épiques que tout le monde connaît plus ou moins.

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Le Secret des glaces

De Philip Carter. Robert Laffont*, 2011. Thriller ésotérique. Bonne lecture. [689 p.]

* Réédité par France Loisirs. Chut.

Titre original : Altar of Bones, 2011.

le-secret-des-glaces-571732-250-400Résumé : « Aux origines, au plus profond de la Sibérie : Un secret ancestral, protégé par une lignée d’élues, convoité par des hommes prêts à tout pour se l’accaparer.  De nos jours, en Californie : Quand Zoé découvre qu’elle est la nouvelle héritière de cette lignée, il est trop tard. Les tueurs l’ont déjà identifiée et sont à ses trousses. Le temps presse : lancée dans une incroyable course-poursuite à travers le monde, elle doit déchiffrer énigmes et mystères afin de retrouver le secret, avant qu’il ne tombe entre de dangereuses mains. Dans sa quête, elle sera aidée par un agent spécial. Mais est-il vraiment son allié ? Une élue ne peut faire confiance à personne … Qui s’emparera du secret ? Qui sera tué ? Qui survivra ?« 

J’ai acheté ce livre en m’attendant à un sympathique thriller tout au moins, et on peut dire de ce thriller qu’il est tout du moins sympathique, c’est donc une bonne pioche !

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La Fille de l’alchimiste

De Kai Meyer. Le Livre de Poche, 2011. Fantasy. Coup de coeur. [626 p.]

kaimeyerRésumé : « Fin du XIXe siècle. Aura Institoris a grandi dans le labyrinthe de couloirs obscurs du château de ses ancêtres, bâti sur un récif de la Baltique. Lorsque son père, l’alchimiste Nestor Nepomuk Institoris, est assassiné sur l’ordre de son plus vieux rival, la jeune fille se trouve entraînée malgré elle au cœur d’un conflit dont les racines remontent au Moyen Âge. Aux côtés de son frère adoptif, elle décide d’affronter le meurtrier de son père. S’initiant à son tour aux terribles secrets de l’alchimie, elle va braver les intrigues et les dangers, et partir sur la piste du plus grand mystère de l’humanité : l’immortalité…« 

Évitez de lire le résumé chez les Éditions du Rocher, ils vous dévoilent la moitié du livre ! (contre 10% ici)

A mi-chemin entre la Fantasy et le roman d’aventures ésotérique, Kai Meyer nous propose un voyage à travers l’Europe mais aussi à travers le temps. Si le lecteur est d’abord plongé dans l’Allemagne du XIXe siècle, gothique et austère, il va très vite se faire entraîner beaucoup plus loin, dans les souterrains de Paris ou sur les hauteurs des Carpathes, alors que les héros du début n’en étaient même pas encore au stade d’idée dans la toile du Temps.

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De fièvre et de sang

De Sire Cédric. Le Pré aux Clercs, 2010. Thriller fantastique. Bonne lecture. [447 p.]

* * *

defievreRésumé : « Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ? Suspense, angoisse, horreur, sensations étranges, crises de démence, folie meurtrière, rite satanique… Un thriller oppressant qui entraîne ses lecteurs au-delà de la raison.« 

* * *

   J’ai entendu beaucoup de bien de cet auteur depuis pas mal d’années maintenant (je l’ai aussi aperçu aux Imaginales, il faut dire qu’il est repérable ! ^^). En tant qu’amatrice de thrillers bien sombres et bien ficelés, de fantastique, et même d’un peu d’horreur pourquoi pas de temps en temps, j’ai assez vite pensé qu’il fallait que je tente la lecture d’au moins une de ses œuvres, sans grand risque de déception !
   Finalement je n’ai pas été déçue, mais je n’ai pas non plus compris la passion générale pour cet auteur, en tous cas pas avec ce seul et premier livre.

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Vampires à contre-emploi

Dirigée* par Jeanne-A Debats. Mnémos, 2014. Recueil de nouvelles. Bonne lecture. [212 p.]
*Anthologie  des 10e Rencontres de l’Imaginaire de Sèvres
COUV_Anthologie vampires_OK.inddRésumé : « De tous les mythes dont écrivains et conteurs d’histoires se sont emparés afin de nous réjouir de nouvelles sagas, de nouveaux rêves, le vampire est peut-être le seul qui doive presque tout à l’art et aux genres de l’Imaginaire. Bien que ses glorieux ancêtres hantent nos traditions populaires les plus antiques, ceux-ci n’ont rien de commun avec le dandy en frac qui se pourlèche les babines sur les écrans ou les étals des librairies. Spectres transylvaniens, ou miroirs où se reflètent nos visages à peine déformés, c’est la plume ou le pinceau de nos créateurs qui ont tracé les contours de son visage, narré ses moeurs, ses coutumes, inventé ses craintes et joué sur ses désirs autant que les nôtres. Le vampire est notre créature autant que notre prédateur favori. Et il est libre. Fascinant. C’est peut-être cette liberté qui a décidé onze auteurs, que rien dans leur oeuvre ne destinait à rencontrer le vampire, à enfin franchir le pas et nous livrer leur version du vampire moderne, du vampire trans, post ou même méta humain.
Pour fêter les dix ans du festival de Sèvres et comme lui marier tous les genres de l’imaginaire, Ugo Bellagamba, Simon Bréan, Philippe Curval, Olivier Gechter, Thomas Geha, Raphaël Granier de Cassagnac, Marianne Leconte, Christian Léourier, Olivier Paquet, Timothée Rey et Christian Vilà ont pris leur plume de Science-fiction à rebours, à contre-emploi ; ils ont contemplé l’amour monstre dans les yeux et l’ont planté tel un drapeau face aux feux du soleil.« 

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Parmi les tombes

De Tim Powers. 2013. Fantastique. Bonne lecture.
Titre original : Hide Me Among the Graves, 2012
1306-parmi-tombesRésumé : « Londres, 1862. Une ancienne prostituée nommée Adelaïde frappe à la porte de John Crawford, dont elle a croisé la route autrefois. La fillette née de leur brève union aurait survécu mais son âme est prisonnière d’un spectre vampirique. Ce monstre assoiffé de sang n’est autre que John Polidori, jadis médecin de Lord Byron. le scandaleux poète. Le passé de Crawford et d’Adelaïde est lié au monde des ombres, faisant de leur enfant un trophée convoité par l’esprit maléfique. Déterminé à sauver sa fille, le couple maudit s’allie à la poétesse Christina Rossetti et à son frère, le peintre Dante Gabriel Rossetti, eux aussi tourmentés par Polidori depuis l’enfance. Chacun devra choisir entre la banalité d’une existence humaine et l’immortalité sacrilège… Des splendeurs de la haute société londonienne jusqu’aux bas-fonds les plus vils, des élégants salons du West End aux catacombes de Saint-Paul, Parmi les tombes nous entraîne dans un tourbillon vertigineux où l’Histoire se mêle au fantastique : un récit surnaturel moderne à la sauce victorienne. »
Un auteur dont on parle un minimum en ce moment, sur la blogosphère et dans la presse.  J’ai globalement bien aimé, mais il m’a manqué ce petit quelque chose qui fait qu’un bon livre devient une lecture passionnante.

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L’Apocalypse selon Marie

De Patrick Graham. 2008. « Thriller* ». Une vraie déception, malgré un style pas si mauvais.
Arrêté page 226, soit la moitié du livre.
* Je pense que le mot est assez inadapté. Pas de frissons, pas d’excitation. Récit proche de l’onirisme, avec des incursions dans le genre policier / thriller de temps en temps.
apocalypsemarieRésumé : « Perdue au milieu d’une foule de réfugiés dans un stade de La Nouvelle-Orléans, Holly, une fillette de onze ans, appelle au secours. Elle a peur de l’ouragan qui dévaste sa ville, peur d’avoir perdu ses parents, peur que quelque chose de terrible ne se soit glissé en elle. Marie Parks, profileuse et médium au FBI, entend son appel. Elle vient de mettre un terme à la carrière du plus sanglant des serial-killers, un tueur bien plus proche d’elle qu’elle n’aurait voulu le croire. Brisée et en colère, elle va pourtant trouver la force d’affronter la terre entière, et même ses anciens collègues du FBI, pour sauver une enfant. Car Holly a des pouvoirs immenses et se révèle l’enjeu d’une lutte ancienne, le seul espoir de l’humanité contre le fléau qui menace de l’engloutir. A moins que le fléau, ce ne soit justement elle… Une seule femme se dresse entre vous et la fin des temps. Patrick Graham a un don pour jouer avec nos peurs primaires, nos espoirs de rédemption et nos émotions les plus intimes. Son roman ouvre un chemin qui mène droit à la fin du monde. Vous n’aurez pourtant jamais envie de faire demi-tour. »
J’avais vaguement entendu parler de cet ouvrage, jusqu’au jour où, passant à la médiathèque avec une amie qui voulait s’initier au thriller, je me le suis moi-même fait chaudement recommander par une des bibliothécaires venue discuter avec nous.
Après être arrivée à la moitié du roman, ce qui m’énerve le plus c’est que la 4e de couverture est totalement mensongère. La fillette, Holly, je l’ai vue quoi ? 30 pages ? Et je n’en sais pas plus sur elle que ce que donne la première phrase du résumé ! Le reste du résumé promet une intrigue haletante, de l’action… mais en fait (toujours là où j’en suis), il ne se passe rien, ou très peu, de tout ça – surtout car tout est assez décousu. On parle d’Untel, puis on se focalise sur quelqu’un d’autre, et finalement tout semble se cristalliser autour de chamans de 400 ans, qui possèdent un genre d’immortalité en même temps que des super-pouvoirs, comme vous allez vous en rendre compte au bout de 30 pages si vous tentez l’expérience vous-même. Ce n’est pas vraiment (du tout) ce à quoi je m’attendais !!

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Ubik

De Philip K. Dick. « Classique » de science-fiction, relativement tourné « anticipation ». Première édition : 1969. Très bonne lecture malgré un démarrage difficile !
Lu en anglais. Même titre en VO.
ubikRésumé : « Dans les mondes de Philip K. Dick, tout peut arriver : l’auteur prend un malin plaisir à maltraiter la réalité. Dans Ubik tout commence quand Runciter, le patron de Joe Chip, est placé en état de semi-vie après un attentat, un état de suspension entre vie et trépas, quelques minutes de sursis congelées que l’on pourra utiliser pour converser avec le presque défunt. À partir de ce moment, la réalité dérape, le temps semble régresser. La seule parade à ce délitement généralisé : Ubik, le produit miraculeux. Encore faut-il savoir ce qu’il est vraiment et où le trouver… Télépathie et précognition, identité étouffée par une société qui cultive son totalitarisme et sa schizophrénie, réalité qui s’emmêle, se ramifie, se phagocyte, autant de thèmes que l’ont retrouve couramment chez l’auteur qui, après avoir semé une confusion quasi hallucinogène dans son récit, conclut magistralement. Un des romans les plus marquants de cet auteur majeur de la littérature. » (Résumé Fnac)
« UBIK is a dazzling future where man lives for centuries in dreamlike bliss…
UBIK is a terrifying past where people are killed years before they are born…
UBIK is the most electrifying experience of your life – or death ! » (4e de couv de l’exemplaire que j’ai lu)
Un livre qui m’a fait suer ! J’ai passé au moins deux fois plus de temps sur les 100 premières pages que sur les 100 dernières (le livre est assez court). Finalement j’ai accroché une fois l’intrigue réellement lancée. Ce court roman m’a assez fait penser à une nouvelle dans son style narratif, et aussi par rapport au déroulement du récit : un début assez longuet (de mon point de vue), où l’on va nous présenter des personnages dans des situations sans lien évident, avec une foultitude de détails, qui se révèleront importants par la suite, mais qui m’ont un peu ennuyée tant que je n’en étais pas consciente. Autour s’enroule soudainement une intrigue plutôt poignante, tordue, et je pense assez originale pour l’époque..
Le côté anticipatif est parfois franchement cocasse, je retiens tout particulièrement les objets du quotidien qui réclament de la monnaie à tout bout de champ pour accepter de fonctionner (heureusement qu’on n’en est pas là !), et dont l’auteur joue beaucoup. De manière générale le cadre de l’histoire est assez détaillé, on suit pas mal le regard des personnages, on est plongé dans leur environnement, et c’est agréable, ou parfois très désagréable selon la volonté de Philip K. Dick. La scène où le héros essaie de grimper les escaliers, vers la fin de l’histoire, est vraiment fabuleuse de ce point de vue-là. Il a passé un sale moment, et moi aussi.
Je ne vais pas en dire plus ou alors je vais définitivement vous enlever toute raison de lire le livre, mais la réflexion autour de la mort / la vie est très intéressante également. On est très loin de l’immortalité romancée placardée partout de nos jours 😉
Je pense que ça doit être un super livre à relire, passé la surprise de la première lecture.