La Différence invisible

De Julie Dachez, illustré par Mademoiselle Caroline. Delcourt, 2016. BD. Très bonne lecture. [96 p.]

differenceRésumé : « Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente. [Elle] se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables,  proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.« 

Une fois n’est pas coutume (mais serait-ce un mal si ça ne devenait ?) je vous présente une bande dessinée.

J’ai vu tourner ce titre pas mal de fois sur la blogo, avec toujours des avis enthousiastes ou au moins positifs, depuis sa sortie l’année dernière. J’ai profité de mes chèques cadeaux de Nowel (merci le boulot !) pour me l’offrir, avec un autre titre plus léger dont je vous reparlerai dans probablement pas trop longtemps.

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L’Apache aux yeux bleus

De Christel Mouchard. Flammarion, 2015. Historique jeunesse. Très bonne lecture. [224 p.]
lapache-aux-yeux-bleusRésumé : « Herman a 11 ans quand il est enlevé par des Apaches. D’abord traité en esclave, il se montre fort et courageux et gagne le respect de ses nouveaux frères. Dans l’immensité des plaines du Texas, très vite, il devient l’un d’eux, un Apache valeureux qui n’a peur de rien et qui protège sa tribu. Son nom est désormais En Da, le « garçon blanc ».« 
Dans le cadre d’un partenariat
Ce livre s’inscrit dans une assez longue lignée de récits d’enfants kidnappés ou recueillis par d’autres groupes sociaux, ou même par des animaux – et j’avoue que j’en ai lu assez, même si la plupart remontent à un certain nombre d’années, pour ne plus avoir de grosse surprise à la lecture de ce genre de récit de manière générale. Cependant ce titre m’a bien plu dans l’ensemble et je le conseillerai tout à fait même aux lecteurs qui voudraient s’essayer à ce genre de récit.

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Question de valeur…

(…linguistique)
1. Point de départ
De nos jours dans le monde francophone tout le monde répète à l’envi la désormais fameuse performance d’Andy Serkis en tant que Gollum sur le mode de « mon Précccieux… ». Cela fait maintenant plus de 10 ans, et cela semble n’avoir choqué personne. Pire encore, dans les films, les autres personnages reprennent une ou deux fois ce terme eux aussi.
Pourtant, avant 2001, qui aurait utilisé cette formule pour parler d’un bien chéri ? Que ramassent les enfants ? Des « trésors », pas des « précieux » (sic) !

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CyberPan

De Fabrice Colin. 2003. S-F Jeunesse. Bon livre.
cyberpanRésumé : « Je m’appelle Wendy et j’ai quatorze ans. J’habite Harmony, la cité « idéale ». Vous connaissez ? C’est une ville entourée d’un mur, où rien ne se passe jamais. Sauf qu’aujourd’hui, l’impossible s’est produit : venu de l’autre côté du mur, un garçon volant m’a kidnappée. Il est beau, il est fou, et je ne connais que son nom : Peter. Sur l’île où il m’a emmenée, Peter prétend qu’il y a des pirates commandés par un certain capitaine Crochet. Il parle d’Enfants Perdus, de sirènes et d’indiens. Mais ces choses-là, ça n’existe que dans les rêves, vous ne croyez pas ? Ou à la rigueur, dans les histoires du RealWeb. VOUS NE CROYEZ PAS ? »
J’ai la crève aujourd’hui, et ce livre m’a distrait sans être trop compliqué à suivre, c’était parfait, merci. Blague à part je ne sais plus trop que dire de plus sur Fabrice Colin ; allez donc voir les deux derniers articles en date ;). A propos ce livre en particulier, il s’agit d’une réadaptation de l’histoire de Peter Pan sauce dystopie, pas trop mal gérée même si je n’ai pas tout adoré question scénario et personnages. J’ai eu l’impression de deux ou trois « décrochages » question cohérence, peut-être aurait-il fallu un peu plus ou un peu moins d’explications par moments. Par contre j’ai vraiment bien aimé le personnage de Wendy, et le cadre contre-utopiesque, ainsi que le côté « perte de contrôle » qui il me semble est assez percutant chez Barrie (je n’ai toujours pas lu « Peter Pan », mais j’ai lu tellement de critiques et d’études en lien, sans parler des nombreuses adaptations à la fois de Peter Pan et de la vie de Barrie lui-même, que j’ai l’impression d’avoir un bon aperçu de l’œuvre au final).