L’Effet Domino

De François Baranger. Bragelonne, 2017. Thriller. Très bonne lecture. [570 p.]

l-effet-domino-794457Résumé : « Paris, 1907. Un mystérieux « tueur à répétition » fait trembler la capitale en s’attaquant à l’entourage de personnalités célèbres et aux policiers qui enquêtent sur son cas. En plus de la terreur, il sème derrière lui de curieux symboles ésotériques et, dans la gorge de ses victimes, un domino double. La presse accuse « Double Six », un ancien bagnard au torse tatoué, dont la rumeur dit qu’il aurait plusieurs vies. Le préfet Lépine confie l’affaire à l’inspecteur Lacinière, un Rennais sans attaches ni famille, qui monte une petite équipe constituée d’une jeune femme noble aux élans féministes et d’un jeune agent qui n’a pas froid aux yeux. Lacinière est convaincu que Double Six n’est pas le coupable. Pour le prouver, il doit retrouver sa trace entre chien et loup, dans le Paris du début du XXe siècle, et résoudre les énigmes que le véritable tueur élabore à son intention.« 

J’avais croisé François Baranger aux Imaginales 2015 et j’avais un peu discuté avec cet illustrateur-auteur qui se trouvait aussi jouer à Diablo III. Je n’ai pas lu son dyptique Dominium Mundi (le space-op ou assimilé n’est pas spécialement ma tasse de thé, mais il a d’excellentes critiques donc je me lancerai peut-être un jour) mais en tant qu’illustrateur, notamment de couvertures de livres et de concept-art (films, jeux vidéos), j’ai déjà pu apprécier son travail. C’est d’ailleurs lui qui illustre ses propres livres.

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Psychose

De Robert Bloch. Éditions Gérard, 1960. Thriller. Bonne lecture. [248 p.]

Collection : Marabout géant

Titre original : Psycho, 1959.

psychoseRésumé : « Mary vient de dérober 40 000 dollars à son patron. Partie retrouver son fiancé, elle s’arrête pour la nuit dans un motel isolé. Le propriétaire, un grand garçon à l’air timide, finit, par accepter de lui donner une chambre. Épuisée par dix-huit heures de route, elle décide de s’accorder une douche bien méritée… « 

Mention spéciale à l’auteur du résumé sur Babelio – ou bien un certain éditeur, je ne sais pas, qui avant d’écrire ces quelques lignes qui correspondent effectivement au début de l’intrigue, nous spoile tout le fun du bouquin ! 😡

Entre l’adaptation du livre par Hitchcock en 1960, la réputation du bouquin comme un grand classique de policier horrifique et le fait que l’auteur ait été un ami de Lovecraft et écrive également des choses qualifiées de fantastique il y avait toutes les chances du monde pour que ce livre se retrouve un jour ou l’autre dans ma PàL.

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La Chambre des curiosités

De Preston & Child. J’ai lu, 2003. Thriller. Très bonne lecture. [700 p.]

Titre original : The Cabinet of Curiosities, 2002.

la_chambre_des_curiositesRésumé : « Manhattan. Les ouvriers d’un chantier de démolition s’affairent parmi les gravats, lorsque le bulldozer se fige soudainement devant l’horreur du spectacle qui apparaît ; des ossements humains. L’enquête menée par Pendergast, du FBI, l’archéologue Nora Kelly et le journaliste William Smithback établit qu’il s’agit des restes de trente-six adolescents, victimes d’un tueur en série, le Dr Leng, ayant sévi à New York vers 1880. Les jours suivants, plusieurs meurtres sont commis selon le mode opératoire de Leng. Se peut-il que ce dingue soit toujours vivant ? Ou aurait-il fait des émules ?« 

Quelqu’un, je ne sais plus qui, m’a convaincu sur un blog ou l’autre que cette série valait vraiment le coup d’être testée pour n’importe quel lecteur un tant soit peu friand de polars.

C’est désormais à mon tour de relayer le message : si le reste de leurs œuvres sont de cet acabit, vous pouvez foncer sans hésitation !

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Le Secret des glaces

De Philip Carter. Robert Laffont*, 2011. Thriller ésotérique. Bonne lecture. [689 p.]

* Réédité par France Loisirs. Chut.

Titre original : Altar of Bones, 2011.

le-secret-des-glaces-571732-250-400Résumé : « Aux origines, au plus profond de la Sibérie : Un secret ancestral, protégé par une lignée d’élues, convoité par des hommes prêts à tout pour se l’accaparer.  De nos jours, en Californie : Quand Zoé découvre qu’elle est la nouvelle héritière de cette lignée, il est trop tard. Les tueurs l’ont déjà identifiée et sont à ses trousses. Le temps presse : lancée dans une incroyable course-poursuite à travers le monde, elle doit déchiffrer énigmes et mystères afin de retrouver le secret, avant qu’il ne tombe entre de dangereuses mains. Dans sa quête, elle sera aidée par un agent spécial. Mais est-il vraiment son allié ? Une élue ne peut faire confiance à personne … Qui s’emparera du secret ? Qui sera tué ? Qui survivra ?« 

J’ai acheté ce livre en m’attendant à un sympathique thriller tout au moins, et on peut dire de ce thriller qu’il est tout du moins sympathique, c’est donc une bonne pioche !

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De fièvre et de sang

De Sire Cédric. Le Pré aux Clercs, 2010. Thriller fantastique. Bonne lecture. [447 p.]

* * *

defievreRésumé : « Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ? Suspense, angoisse, horreur, sensations étranges, crises de démence, folie meurtrière, rite satanique… Un thriller oppressant qui entraîne ses lecteurs au-delà de la raison.« 

* * *

   J’ai entendu beaucoup de bien de cet auteur depuis pas mal d’années maintenant (je l’ai aussi aperçu aux Imaginales, il faut dire qu’il est repérable ! ^^). En tant qu’amatrice de thrillers bien sombres et bien ficelés, de fantastique, et même d’un peu d’horreur pourquoi pas de temps en temps, j’ai assez vite pensé qu’il fallait que je tente la lecture d’au moins une de ses œuvres, sans grand risque de déception !
   Finalement je n’ai pas été déçue, mais je n’ai pas non plus compris la passion générale pour cet auteur, en tous cas pas avec ce seul et premier livre.

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Choc

De Robin Cook. Albin Michel, 2002. Thriller médical. Livre très moyen. [342 p.]
Titre original : Shock, 2001
chocRésumé : « Les manipulations génétiques
peuvent faire progresser la science.
Ou mener au chaos.
45 000 dollars en échange de quelques ovules : l’annonce passée par une prestigieuse clinique bostonienne a de quoi séduire. Deborah et Joanna, deux étudiantes fauchées, acceptent de se prêter à cette expérience censée remédier à la stérilité de certaines femmes. Avant de découvrir qu’elle cache le plus effroyable et le plus inimaginable des scénarios. Au croisement de la technologie médicale et de la bioéthique, Robin Cook nous plonge dans un thriller dont on aimerait croire qu’il n’est qu’imaginaire. Et si Robin Cook n’avait rien inventé ?
« 
Je dois dire que je suis assez déçue par ma lecture, car j’avais déjà lu un ou deux titres du même auteur que j’avais au contraire trouvé très bons. Ici rien ne m’a ni emballé ni convaincue.
L’intrigue, point central de tout thriller qui se respecte, est déjà clairement annoncée dans le résumé et ne présente pas de développements très étonnants, et peu d’inattendus. Le roman souffre également d’un début très lent, il faut environ 150 pages pour que l’intrigue s’amorce vraiment, autour d’une idée qui m’a semblé bizarre dans le contexte et il me semblait impossible, ou très difficile, sur un plan légal : les deux jeunes filles veulent savoir ce qu’il est devenu de leurs ovules. De plus pour conduire leur enquête les deux jeunes filles vont non seulement se débrouiller toutes seules (un peu à la manière d’Alice Roy / Nancy Drew mais en un peu moins douées) mais en plus utiliser bien évidemment des moyens illégaux, j’avoue ne pas avoir très bien compris pourquoi. Ajoutons à ceci un nombre minimal d’incohérences et de hasards bienheureux
C’est là il me semble un bon moyen d’embrayer sur les personnages : au centre, des thésardes d’Harvard d’une vingtaine d’années avec pourtant assez peu de bonnes idées. J’ai eu un peu l’impression que les héroïnes sortaient plutôt d’un roman de chick-lit, et ne collaient vraiment pas au genre, même si elles m’ont été parfois sympathiques et ne m’ont pas énervée tout le long non plus (même si elles n’ont parfois pas deux sous de bon sens). Les autres personnages ne m’ont été d’aucun intérêt : des méchants vénaux, un psychopathe qui au final ne dessert en rien l’intrigue (!), et des fantômes secondaires qui gravitent autour de l’action.
L’introduction présentait pourtant une méthode de manipulation de cellule avec jargon scientifique toutes les deux lignes, que malgré mon bac S et mon intérêt pour le domaine je n’ai pu suivre entièrement, et qui m’a laissé présager d’une intrigue fouillée ; le reste du livre se rabat en fait sur un style peu exigeant, qui m’a divertie au travers de son rythme et de ses péripéties, mais sans plus. Quant à la conclusion, je n’en dirai rien (pour les lecteurs éventuels) mais n’en penserai pas moins.
Un polar divertissant mais qui ne m’a pas fait frémir ni par son originalité ni par sa qualité.

Jurassic Park

De Michael Crichton. Éditions Arrow, 1991. Science-fiction. Énième relecture, excellent bouquin. [400 p.]
Titre français : Jurassic Park ou Le Parc Jurassique (rare), 199?.
jpRésumé : « On a remote jungle island, genetic engineers have created a dinosaur game park.« 
Au cas où vous seriez très jeunes et/ou tombés dans une faille spatio-temporelle durant les 20 dernières années voici le pitch : des scientifiques ont trouvé comment ramener des dinosaures à la vie par clonage, financés par un millionnaire quelque peu excentrique qui a décidé d’en faire un zoo privé.
Cela faisait donc près de deux ans que je n’avais pas relu un livre de mon top 3, et j’ai très sérieusement pensé que ce ne serait pas celui-ci que je relirais en premier ! Cependant j’ai dû croiser le mot « dinosaure » trop de fois dans le mois, à moins que ce ne soit la très bonne plume de l’auteur ainsi que la cohorte de personnages qui me manquaient.

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Le Syndrome Copernic

De Henri Lœvenbruck. 2007. Thriller. Bonne lecture. [442 p.]
A lire de préférence après le Testament des Siècles – ce livre en reprend des éléments, et risque donc de vous gâcher légèrement la lecture du Testament si vous le lisez après. Les deux romans sont néanmoins compréhensibles chacun de leur côté, et forment deux histoires séparées.
syndromecopernicRésumé : « Ils lui avaient dit qu’il souffrait d’une schizophrénie paranoïde aiguë.
Mais Vigo Ravel le sait : les voix qu’il entend dans sa tête ne sont pas des hallucinations.
Ce sont les pensées des gens.
Les vôtres.« 
Je n’ai pas eu le même ressenti après cette lecture qu’après celle du Testament des siècles. J’ai trouvé celui-ci moins équilibré dans son ensemble – un début très bon, qui m’a happée dans la tête de cet homme qui finit par douter de tout – le genre de situation que j’adore !! 😀 Toutes les réflexions et commentaires sur la schizophrénie m’ont intéressée, voire passionnée, et pour une fois j’ai trouvé qu’on ne tombait pas dans les clichés, on est vraiment dans le ressenti de la personne, et ça s’accordait très bien avec le début de l’intrigue.
Bien sûr, longue expérience de thrillers oblige, j’ai assez vite pris des paris sur la suite de l’histoire. Et c’est là que le bât a blessé : la tournure des évènements est à peu de choses près la même que dans un roman de Jean-Christophe Grangé*. Je ne vous dirais pas lequel, si vous avez lu les deux livres il y a de fortes chances que vous ayiez vous aussi fait le lien, mais en même temps je ne voudrais pas vous priver de la lecture de l’un ou de l’autre car les deux ont d’autres points intéressants que simplement l’intrigue. En tous cas inutile de vous dire qu’une fois mes hypothèses confirmées le livre a commencé à moins m’intéresser – de plus, et je reprends là mon argumentaire du premier paragraphe, la deuxième moitié du livre est à mon avis beaucoup moins bonne que la première. L’auteur commence par reprendre des éléments d’un de ses livres précédents, et s’assure par là même une espèce de deus ex machinaen tous cas c’est l’impression malheureuse que j’en ai eu ! Ensuite l’écheveau complexe qu’il semblait avoir tissé laborieusement, patiemment autour du personnage principal est plus ou moins dénoué en deux coups de cuillère à pot, et on enchaîne avec des scènes d’action, on fonce dans le tas, et bien sûr le méchant c’était bien le personnage ultra-secondaire que j’avais repéré dès sa première apparition dans le texte. Voilà, voilà. 😦
* et peut-être aussi que d’autres romans que j’ai pas lus, pour ce que j’en sais.
Dire que je ressors déçue de ma lecture est cependant inexact. D’abord la plume de Loevenbruck est toujours aussi fluide, assez cynique, et dans l’ensemble distrayante sans frôler le niveau des pâquerettes, si vous me suivez ! Au contraire c’est plutôt bien écrit, il a pas mal de vocabulaire, je dirais même qu’il en use énormément pour un auteur de polars – le genre ne se définit globalement que peu par sa poésie ou son niveau de langage ! 😉 Je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai été frappé dans un certain paragraphe par l’utilisation du passé simple à la première personne du pluriel : « nous nous mîmes en route… » et autres terminaisons en -âmes, -îmes. Donc voilà, je trouve ça agréable et esthétique. 🙂
J’apprécie toujours autant l’humanité de ses personnages, le côté très terre-à-terre, quotidien, fragile. Ils sont facilement dépassés par les évènements qui leur tombent dessus, et j’arrive assez facilement à m’identifier à eux, ou en tous cas à éprouver de l’empathie, justement parce que ce ne sont pas des super-héros ou des personnages virils, stoïques et prêts à tout !
Ensuite, comme je l’ai dit plus haut, c’est mon énième roman policier de type thriller, et franchement je crois que je commence à me blaser, ou à en tous cas avoir fait le tour d’un certain nombre de possibilités de scénario, de type de personnages et de résolution d’énigme. J’aurais lu ce livre 10 ans plus tôt j’en serais peut-être restée plus ébahie, alors que maintenant dès les premières pages j’ai mes rouages qui se mettent en marche dans mon cerveau et j’échafaude un certain nombre d’hypothèses éclairées tout en cherchant les « indices » dans le texte.
Un bon thriller dans la veine contemporaine française. Je recommande aux amateurs de Grangé, Chattham, Thilliez, et tous les autres.

 

W3, T.1: Le Sourire des pendus

De Jérôme Camut et Nathalie Hug. 2013. Thriller. Excellente lecture. [750 p.]
w3Résumé : « Lara Mendès, jeune chroniqueuse télé, enquête sur le marché du sexe et ses déviances. Elle disparaît sur un parking d’autoroute… Désemparés par la lenteur de l’enquête, ses proches reçoivent le soutien de Léon Castel, fondateur d’une association de victimes.
Sa fille Sookie, policière hors norme, a enquêté sur une triple pendaison qui semble liée à cette affaire. Qui a enlevé Lara ? Pourquoi ? Où sont passés ces enfants et ces jeunes femmes dont les portraits s’affichent depuis des mois, parfois des années, sur les murs des gares et des commissariats ? Réseaux criminels ou tueurs isolés ? Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié.« 
Arrivée à la moitié du livre, j’étais prête à lui mettre un « excellent », mais étant donné que j’ai trouvé que les 200 dernières pages faisaient un tant soit peu retomber le soufflé et qu’en plus je suis frustrée de découvrir que ce n’est pas un one shot malgré ses 750 pages, ce sera seulement une « très bonne lecture ». Je suis faible, ils le méritent bien, leur « Excellent » ! 🙂
Dans l’ensemble, j’ai adoré le livre, autant que j’avais adoré leur saga composée de Prédation, Stigmate, et Instinct (et Rémanence, viens-je juste d’apprendre). On retrouve un maximum d’éléments de leur « univers » thrilleresque, et aussi des clins d’œil au moins à la série précédemment citée ainsi qu’à Malhorne, une série fantasy de Jérôme Camus (« bien mais spécial » m’a dit mon frère qui l’a lu – moi je n’y ai pas encore mis le nez).
C’est toujours plutôt horrible et malsain, donc je continue de déconseiller ces auteurs aux personnes qui seraient vraiment sensibles – en plus ça ne se finit pas en conte de fées, les méchants s’en sortent même parfois pas forcément si mal. Question horreurs gore, sévices sexuels, ou même concepts psychologiques on est toujours servis, même si dans l’ensemble j’ai trouvé ça moins terrible qu’Instinct, qui m’avait véritablement retourné l’esprit et les sens pendant quelques temps après ma lecture. Bref, on est bien dans du thriller et pas dans du roman policier avec enquête pépère autour d’un crime somme toute pas si horrible que ça. (Mon point de vue de lectrice, n’assassinez pas votre voisin fêtard, même proprement et même si vous avez des excuses :p)
Je passe vite fait sur le style, toujours aussi bon et qui me fait toujours penser à d’autres écrivains également pleins de talent, tels Grangé ou Chattham pour en citer deux qui font aussi dans le sanglant-tordu-journalistique. Même chose pour le rythme de l’histoire, mis à part le petit bémol cité au début – et qui se justifie par, donc, l’existence à venir (vite j’espère, et pas suivi d’un autre ! J’aime déjà pas attendre entre deux livres d’une série, mais vu qu’en plus là il y a enquête…)
Ce qui m’a le plus marquée dans cette lecture, ce sont les personnages. Pour un roman de cette catégorie, aucun n’a été laissé pour compte. Vous avez le choix entre la jeune fliquette en proie à un espèce de syndrome psychiatrique de rangement mental particulier et plutôt pratique, la journaliste pas si classique que ça, son « petit » frère bâti comme Hulk – de qui il partage aussi le caractère, le Papy réac du fin fond des Vosges consanguines*, l’idiot du village (en parlant de consanguinité) qui aime manger – et les chiens – et qui n’est pas si stupide que ça, le couple d’homos stars sur le déclin qui ont des problèmes de couple, de vie, d’identité, etc. Bref c’est plutôt la foire et donne l’occasion aux auteurs de ne pas voler trop au-dessus des pâquerettes quand il est question d’humour – et ça fait du bien entre deux séquences sordides (ou au milieu, n’est-ce pas « Pierre » ?). Bon, et ça c’est juste les personnages principaux. En fait, fait rarissime quand je lis ce genre de littérature, j’ai réussi à véritablement m’attacher aux personnages, à avoir envie d’encourager Lara à tenir bon, à regretter que Léon ne soit que fictif tellement il sonne vrai et que le monde aurait  besoin de plus de caractères comme lui, à espérer pouvoir aider Sookie, à imaginer Guernica « en vrai », à rire aux blagues des garçons (Valentin, Arnault, Egon) en ayant l’impression d’être dans la même pièce qu’eux.
Bah, j’ai même pas envie de vous parler de l’intrigue, ça se déroule comme je l’avais pensé en lisant le résumé, sur la trame de fond tout au moins, avec développements à la clé que je ne vais pas vous dévoiler. Je ne me suis pas du tout ennuyée, et même si là tout de suite je suis frustrée et sur ma faim car la conclusion n’est pas tout à fait… conclue, du coup, ça reste une lecture fabuleuse, plus que distrayante, et ça ne m’arrive pas si souvent de pouvoir dire ça en lisant des thrillers !
* Blague lorraine / et pis d’abord c’est eux qui l’ont dit dans le livre :p
Chroniques d’ailleurs : Avides Lectures

La Vierge Noire

De Philippe Mignaval. 2009. Thriller ésotérique. Mauvais.
Note : D’habitude, je mets ce qui me gêne en rouge, mais comme je trouve que c’est une couleur agressive j’ai préféré gardé le vert dans cette critique, pour pas vous faire mal aux yeux. ^^
viergenoireRésumé : « Parmi les reliques que lui confie une parente centenaire, Alban Vertigo découvre une mystérieuse lettre datant de la Révolution et révélant que la fameuse Vierge noire du Puy aurait échappé au bûcher républicain. À peine Alban a-t-il commencé à suivre la piste de la statue que d’atroces crimes rituels se succèdent. Les cadavres sont retrouvés nus, ligotés en position fœtale, les yeux arrachés. Mais que représente cette Vierge noire? Au nom de quoi fait-elle couler tout ce sang? De quel pays, de quel culte, de quel temps est-elle issue? Autour d’Alban et de Gargovitch, le flic de service, gravitent d’étranges personnages: une ex d’Alban devenue médium, une énigmatique dame orange, une séduisante journaliste, la papesse française de l’art roman, un druide illuminé et une secte très spéciale… Certains sont prêts à tout, et même plus, pour s’emparer de la Vierge noire.« 
En lisant le résumé j’ai pensé que ce livre n’était peut-être pas exceptionnel, peut-être bien truffé de stéréotypes et autres défauts mineurs, mais que le thème me plaisait et qu’il allait probablement me faire passer un bon moment de lecture.
Arrivée à la page 60, je suis déjà en mesure de dresser une liste de ce qui ne va PAS. Je veux dire, ce qui a réussi à me sortir de ma torpeur agréable de « je lis un bouquin de fiction et c’est sympa ».

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