Oraisons

De Samantha Bailly. Bragelonne, 2013. Fantasy. Bonne lecture. [716 p.]

oraisonsRésumé : « En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup… surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu’on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide.
Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s’opposent à Hélderion. Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve.
Noony, leur soeur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l’entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s’opposer à ce conflit qui pourrait tourner en véritable massacre.
Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux soeurs devront affronter le système qui les a forgées.« 

J’étais ressortie de cette lecture avec un sentiment mitigé ; non seulement ce n’est pas forcément tout à fait ma tasse de thé, mais de plus le moment était assez mal choisi pour certains thèmes.

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Horrible Histories : Oxford

De Terry Deary. Scholastic, 2007. Histoire humoristique. Très bonne lecture. [96 p.]

Illustrations : Martin Brown

Collection : Gruesome Guides

hhoxfordRésumé : « Oxford takes readers on a gore-tastic tour of the streets of Oxford, exposing all of its most scurrilous secrets. With the frightful full-colour map tourists can plot their path to the past – take a punt past corpse-ridden Christchurch and go skeleton-spotting at the cruel and crumbling castle. Burning bishops, blood-soaked streets and student scraps, it’s a trip no Horrible Histories fan will want to miss!« 

Quand je suis passée près du Waterstones de High Street, Oxford, il y a deux mois, je me suis dit que ce titre était incontournable, et que j’allais le prêter à Lynnae qui m’a fait découvrir cette très bonne collection.

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The Wizard of Oz

De L. Frank Baum. Diamond Books, 1993. Jeunesse. Très bonne lecture. [160 p.]

Pour l’anecdote, « Oz » est un surnom affectueux donné à l’Australie par ses habitants. Je n’ai aucune idée d’un lien possible (ou complètement improbable) avec cette histoire.

wizardRésumé : « They’re off to see the Wizard! Dorothy and her friends are sure that the Wonderful Wizard of Oz can give each of them the thing they want most in the world. The Scarecrow is going to ask him for some brains. The Tin Woodman hopes the Wizard can give him a heart. The Cowardly Lion longs for courage, and Dorothy wants him to send her back to Kansas. But as they set off down the Yellow Brick Road, they have no idea of the surprise that awaits them in the Emerald City when they come face to face with the Great Oz himself! This endearing and exciting story continues to delight children as it has since its first publication.« 

Autant j’ai pris ce classique par curiosité dans une boutique d’occasion, n’en attendant pas forcément grand-chose car déjà quand j’étais assez jeune le film m’avait paru enfantin et vieillot à la fois, autant je ressors très contente de ma lecture. Lire la suite

Chihuahua, zébu et Cie : l’étonnante histoire des noms d’animaux

De Henriette Walter et Pierre Avenas. Robert Laffont (Points), 2007. Essai zoo-linguistique. Excellent. [315 p.]

chihuahuaRésumé : « Savez-vous que le loup a laissé sa griffe sous les termes lycée, Louvre et même lupanar ? Pourquoi le hot-dog porte-t-il un nom si étrange ? Et quels animaux se cachent derrière les mots butane et vaccin ? Quinze chapitres savants et malicieux débusquent les traces de nos animaux familiers au détour des conversations et des langues… Fourmillant d’illustrations et d’anecdotes, ce bestiaire fait escale aux portes de la mythologie et de la littérature. Un étonnant voyage dans les contrées animalières de notre langue. Amis des bêtes et amateurs de mots, ce livre est pour vous !« 

Voilà un documentaire au titre et au résumé aguicheurs de mon point de vue zoomaniaque et linguistiphile. (Non aucun de ces deux mots ne semble exister)

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Le Secret d’Orbæ

De François Place. Casterman, 2013. Récit de voyage merveilleux jeunesse. Superbe ! [424 p.]

orbaeRésumé : « Il y a cette île de l’autre côté du monde, entourée de fleuves de brume, dont le nom se prononce dans un souffle: Orbæ. Il y a aussi une mystérieuse toile à nuages, et certaines cartes qui ne se lisent qu’à la clarté de la lune… Il y a Cornélius, le jeune marchand de drap des froides villes du nord. Il y a Ziyara, la petite gardienne de chèvres des montagnes de Candaâ. Même les routes les plus contraires peuvent se rencontrer…« 

Une très belle fresque située dans un monde qu’on croirait connaître, lue dans le cadre d’un partenariat.

Le rythme et le phrasé de ce livre lui donnent une tournure tout particulière qui ravira certainement certains lecteurs. L’auteur soigne ses descriptions, nombreuses, et cisèle ses phrases comme autant de détails du récit. La voix du conteur, après tout, le choix de ses mots, comptent pour autant dans une veillée que l’histoire qui se dévoile. 

L’histoire, justement, amène deux protagonistes l’un auprès de l’autre, dans deux récits séparés mais convergents : le voyage de Cornélius, puis le voyage de Ziyara. Le deuxième évite l’écueil de la répétition inutile même alors que les deux héros sont en contact, se concentrant sur le point de vue de Ziyara qui nous échappe dans la première partie, et les moments où elle n’est pas en compagnie de Cornélius, dans un nombre de pages légèrement plus court.

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Les Aventures de Pinocchio

De Carlo Collodi. Éditions de Crémille, 1973. Conte / récit d’aventures jeunesse. Bonne lecture. [247 p.]
Titre original : Le avventure di Pinocchio, storia di un burattino, 1881-1883 (parution en feuilleton)
pinocchioRésumé : Pinocchio est un pantin parlant et bougeant, créé à partir d’une bûche de bois quelconque par un artisan démuni. Cela ne l’empêche pas de vouloir se comporter en petit garçon, avec toutes les difficultés du monde pour s’intégrer au monde des hommes à cause de son manque total de moralité, de volonté ou de gentillesse. Son caractère, qu’il désire pourtant changer, va lui causer maints tracas et mésaventures.
Encore un ouvrage de cet éditeur suisse qui m’est complètement inconnu mais qui publie (publia ?) des jolis petits classiques qui se tiennent bien en main, ont une mise en page très agréable, des dessins un peu partout (un peu vieillots à mon goût mais aussi assez en phase avec le contexte de l’histoire !), et sont reliés (simili- ?)cuir pour ne rien gâcher. Bref, de beaux objets à avoir dans sa bibliothèque !

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Angry Animals

De Nick Arnold. Scholastic, 2011. Documentaire jeunesse humoristique. Bonne lecture. [138 p.]
Illustré par Tony de Saulles. Collection Horrible Science. Première édition 2005.
angryanimalsRésumé : « Science with the squishy bits left in! Take a walk on the wild side with « Angry Animals ». Dare you discover: who made false teeth for an elephant? Where you can find dragons with bad breath. Which scientist ate a poisonous snake for dinner? If you think you can stomach the sick side of Science, then read on as we go on the hunt for the cruellest creature of them all. Get to grips with gruesome grizzly bears, wolf down some facts about, er, wolves and snap up some savage shark stories. With fantastic fact files, quirky quizzes and crazy cartoons, « Angry Animals » is a book to sink your teeth into! Science has never been so horrible!« 
Étiez-vous (ou êtes-vous) de ces enfants qui aiment savoir le nombre de gens mangés par des requins chaque année, si les prédateurs démembrent leurs victimes ou les mangent faisandées, ou le nombre de serpents venimeux dans le monde et les effets des principaux venins ? Alors ce livre a été écrit spécialement pour vous ! Non pas que les réponses à mes propres questions y soient toutes, mais vous trouverez dans ce petit livre beaucoup plus de délicieusement politiquement incorrect et détails sordides ou affreux que dans beaucoup d’autres livres approuvés par les parents, profs et Éducation Nationale, ce qui est cool.

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De PàL en pis #2

Ce qui est bien c’est que depuis que j’ai arrêté d’aller à la médiathèque, ma PàL se réduit de façon considérable !
Non en fait c’est même presque l’inverse, en ce moment j’ai régulièrement des livres qui arrivent dans ma bibliothèque, encore et toujours ! =)
Cette semaine, ou plutôt la semaine dernière, c’est Lynnae qui m’a gentiment approvisionnée, prise de pitié en me voyant totalement démunie sur le principe de « tiens si tu veux que je te prête des livres va voir mon profil Livraddict et fais-toi plaisir ^^ » Inutile de dire que vu la variété et l’étoffement de sa bibliothèque, même en me limitant à ce qu’elle a lu (pour ne pas la coincer), ce que je veux vraiment lire, ce que je veux bien lire en français quand ce n’est pas la VO, et ce que je suis peu susceptible de trouver en bibliothèque (encore que vu ma résolution j’ai assez vite un peu mis ce critère de côté :D), je suis quand même revenue avec un tas de livres :

palenpis

More Weirds Things Customers say in Bookshop, de Jen Campbell
Loathsome London, de Terry Dreary (coll. Horrible History)

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Contes du Moyen-Âge

Raconté par Karel Dvorák. Gründ, 1982. Contes. Très bonne lecture [199 p.]
contesJe n’ai pas encore chroniqué beaucoup de recueils de contes ici, pourtant c’est un genre que je lis depuis toute petite, ayant commencé comme beaucoup de lecteurs par les traditionnels contes de Perrault et de Grimm, puis m’étant plongée dans la mythologie gréco-romaine : après tout mythe et conte sont cousins proches. Plus grande j’ai fini par faire le tour de France avec cette collection reliée, poche, épaisse, à la tranche rayée, dont je suis incapable de me rappeler l’éditeur, mais qui est toujours très présente dans les rayonnages des bibliothèques, et qui me revient particulièrement en mémoire à l’instant car elle correspond assez aux types de contes que vous allez pouvoir retrouver dans ce recueil. Enfin mes pérégrinations à la recherche de l’oral écrit (vous me suivez ?) m’ont conduite très loin, en Chine, au Japon, dans le Pacifique, en Afrique, voire même en Amérique du Sud, là où les gens racontent des histoires très différentes des nôtres, sur un ton également différent. Je crois que j’ai encore chez moi un livre énorme (grand format, genre 2 kilos), qui contient des contes indiens, peut-être tirés en fait de la mythologie autour du… heu enfin d’un texte indien fondateur que je connais malheureusement très mal, mais que j’ai brièvement rencontré lors de mes lectures de cette année. (Le Brahma… machinchose peut-être 🙂 Désolée !) Si ça dit quelque chose à quelqu’un c’est l’histoire d’une fratrie, dont l’aîné est super fort.
Donc le livre que je chronique aujourd’hui se situe lui dans nos latitudes ; il ne contient malheureusement pas de sources précises quant à l’origine de tel ou tel texte, textes que je situe d’après mes lectures précédentes en Europe plutôt qu’en France uniquement, même si certains y sont probablement nés ou y sont arrivés un jour, sous cette forme ou une autre légèrement différente. La présente édition trouve son origine à Prague.
J’y ai retrouvé beaucoup de « classiques » – entendez par là des contes faciles à retrouver dans les recueils quels qu’ils soient : les Sept Cygnes, les histoires de voleurs ou de filous qui trompent / sont trompés, certaines fables/fabliaux comme le Rat des villes et le Rat des champs ou le Lion et le Rat ; ainsi que des personnages récurrents dans les contes européens de cette époque comme le Diable, Saint-Pierre, Dieu, les valets, les marchands, les voleurs ou les nobles.
La plupart des contes sont assez courts, entre une demi-page et deux pages – même en grand format cela reste des textes qui se lisent vite, et le recueil en compte donc un plutôt grand nombre (70 à la louche d’après le sommaire). J’aime lire des textes courts de temps en temps, contes ou nouvelles, ou même chapitres courts, ça me permet d’arrêter ma lecture à peu près n’importe quand sans me couper dans une action, c’est quelque chose de rare dans les romans et ce changement de rythme est appréciable. Je pense aussi aux conteurs oraux de notre époque : ce livre est un ouvrage que je conseillerais à des buts de lecture à haute voix ou théâtralisation quelconque non seulement de par la longueur des contes qu’il propose, mais aussi de par son style, traditionnel mais fluide.
De même le ton et le but des histoires alterne entre l’humour franc, la moralité parfois un peu sèche, les aventures et tribulations de certains personnages, ou bien ce que j’aurais envie d’appeler les récits spirituels, se situant autour du personnage de Dieu / du Diable, des anges, des saints, etc.
Un livre que je recommande aux amateurs de contes tout comme à ceux qui veulent en découvrir.

100 animaux mythiques de l’Histoire

De Caroline Triaud. 2011. Synthèse mythologique et culturelle. Livre mal fichu.
100animauxRésumé : « Depuis la préhistoire, l’animal a toujours accompagné l’homme, et nourri les imaginaires. Cet ouvrage regroupe 100 animaux mythiques, symboles d’une période historique ou d’une région du monde. Le Minotaure, le Sphinx, mais aussi la bête du Gévaudan, le Chat Botté, Idéfix ou Sophie la Girafe… tous sont témoins des relations entre l’homme et l’animal et de l’histoire des hommes et de leur imaginaire.« 
Ce livre présente toutes sortes de bestioles (le terme « animal » me semble peu approprié lorsqu’il s’agit de créatures qui prennent des formes multiples, et hybrides). Chaque créature a une page recto-verso dédiée, ni plus ni moins.
Déjà, à ce niveau, j’ai constaté des déséquilibres : en effet certains sont mieux connues que d’autres, ont une histoire plus étoffée ou plus de légendes dans lesquelles elles apparaissent que d’autres, ce qui entraîne tantôt une impression d’étirage en longueur, tantôt une accumulation de détails compressés et non explicités. Je souhaite bon courage par exemple à ceux qui n’auraient pas lu son histoire, pour suivre l’histoire de Pégase, parce qu’elle est farcie de références à plein d’autres personnages de la Grèce mythologique, qui sont eux très peu explicités (voire pas du tout).
Une petite chose qui m’énerve un peu aussi, c’est que l’auteur aime bien préciser que certaines créatures apparaissent dans « des mangas, des films, des jeux vidéos » – qu’elle ne cite pas – mais elle arrive toujours à caser des exemples de Pokémon ! Ok, Simiabraz est peut-être inspiré de Sun Wukong, mais d’après ce que je lis un peu partout s’il fallait citer des dérivations de ce personnage et de son mythe les séries Saiyuki ou Dragonball auraient sans doute été tout aussi pertinentes, et auraient surtout permis au lecteur de se diriger vers d’autres sources d’information… (fiche d’un Pokémon = 10 lignes pour ceux qui ne verraient pas de quoi je parle !)
En fait autant lorsqu’elle parle de mythologie et de vieux textes elle a l’air de bien respecter les détails et les noms, autant les parties « culture populaire » ont l’air d’avoir été ajoutées « parce qu’il le fallait », ne sont pas toujours pertinentes, et comportent des à-peu-près : « [Fenrir] est un personnage de la saga Harry Potter, où il est figuré sous la forme d’un loup-garou des Mangemorts de Valdemort. » (sic) On ajoutera Walt Disney comme troisième référence majeure destinée au grand public qui n’aurait pas lu les textes anciens… Ou peut-être plutôt aux érudits qui ne mettraient pas le nez hors des ouvrages universitaires !
Parfois il y a également des petites problèmes dans la rédaction, par exemple plus d’une fois un nom est parachuté ; en relisant je comprends qu’il s’agit d’une personne introduite dans le paragraphe précédent – mais pas nommée. J’aurais appris, en passant, que les hiboux ont « une aigrette sur le front » (sic).
Je regrette enfin l’absence d’illu- pardon, il y a en fait de toutes petites vignettes à moitié mangées par le bord de la page, à côté de chaque titre. Autant vous dire qu’elles sont en noir et blanc, et si petites qu’on ne voit en gros rien.
Faut-il pour autant jeter ce livre aux orties ? Peut-être pas. Les mythes sont quelque chose à quoi je m’intéresse depuis très jeune, j’ai donc accumulé suffisamment de lectures pour me montrer plutôt critique sur ce point. Je ne conseille pas spécialement cet ouvrage aux gens dans la même situation, mais je pense qu’il pourrait être attrayant aux yeux d’un novice en contes et légendes, ou quelqu’un qui cherche des sources sur le sujet, car les textes sacrés ou mythiques d’où sont issus les « animaux » sont dans l’ensemble cités.