Le Sentiment du fer

De Jean-Philippe Jaworski. Mnémos, 2015. Nouvelles Fantasy. Excellente lecture. [206 p.]

Collection Hélios. Contient : le Sentiment du fer, l’Elfe et les égorgeurs, Profanation, Désolation, la Troisème Hypostase.

sentiment-fer-pocheRésumé : « « J’ai quand même un ragot à vous servir, et du lourd ! Figurez-vous que ce n’est point avec moi que les elfes ont commencé à grenouiller dans les affaires de l’État. Bien loin de là ! Il y a deux bons siècles, déjà au moment de l’Émancipation de Ciudalia, ils nous ont joué un tour à leur façon. Et les marles en tâtent tellement pour la barabille que l’un d’entre eux, sans même pointer son joli minois dans notre belle cité, nous a tous jetés dans une sacrée flanche ! Jugez-en par vous-même. »  En cinq nouvelles comme autant d’étapes dans l’histoire cruelle et tumultueuse du Vieux Royaume, le monde créé par Jean-Philippe Jaworski dans Janua Vera et Gagner la guerre — déjà des classiques de la fantasy.« 

 

Je n’ai pas encore catégorisé un seul JPJ (soyons fans, soyons fous) en-dessous de « très bonne lecture », et je pense à créer une catégorie « Jaworski » qui serait un peu un genre de joker m’exemptant d’aller chercher des adjectif dithyrambiques ou même d’écrire une chronique tout court, et vous évitant ainsi une accumulation de propos trop subjectifs et enthousiastes certainement pour être honnêtes. Non ? Bah, allons-y pour un énième étalage bienheureux de qualités pléthoriques. Lire la suite

Le Livre de l’Énigme, T.1 : Source des Tempêtes

De Nathalie Dau. Les Moutons Électriques, 2016. Fantasy. Très bonne lecture. [443 p.]

sourcetempetesRésumé : « Les ténèbres ont un cœur de lumière. Je l’ai su quand j’ai vu l’enfant dans la tempête. J’ai entraperçu l’azur de sa magie étrange et intense, mon univers s’est métamorphosé. Moi qui me sentais si seul, si désespéré, j’ai découvert soudain pourquoi j’étais venu au monde : pour protéger celui qu’on m’a donné pour frère. Un frère pas tout à fait humain, pas tout à fait possible. Le protéger des autres et de lui-même : des décisions qu’il voudrait prendre afin de résoudre sa maudite Énigme. Car ce petit est doué pour se mettre – nous mettre – en péril ! Mais j’ai la faiblesse de croire que je suis plus têtu que lui. // Une nouvelle grande saga de fantasy. Les mages bleus, servants de l’Équilibre, ont été décimés, mais l’un des leurs a survécu au prix de son honneur, guidé par le besoin impérieux de transmettre la vie. Ses fils : Cerdric et Ceredawn, nés pour devenir les héros de ce voyage riche en périls, depuis les Marches jusqu’au séminaire d’Atilda.« 

Livre lu dans le cadre d’un partenariat avec Les Moutons Électriques

(Hmm… tiens la dernière image que j’ai hébergée sur le site fait aussi référence à deux frères…)

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Le Monde secret de Sombreterre, T1 : le Clan perdu

De Cassandra O’Donnell. Flammarion, 2016. Fantasy jeunesse. Bonne lecture. [202 p.]

Illustrations de Jérémie Fleury.

sombreterre1Résumé : « Orphelin, Victor n’est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d’autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Alina fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a-t-il l’impression de la connaître et qu’un lien ancien et magique les relie l’un à l’autre ?« 

Lu dans le cadre d’un partenariat avec Flammarion jeunesse.

Si je connaissais Cassandra O’Donnell de nom et que je l’avais même croisée un jour sur un salon je n’avais encore rien lu d’elle. Lorsque les éditions Flammarion, que je remercie, m’ont proposé de découvrir cette saga jeunesse qui avait l’air tout à fait sympathique je me suis dit que c’était l’occasion.

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Techno Faerie

De Sara Doke. Les Moutons électriques, 2016. Recueil de textes + encyclopédie. Excellente lecture. [346 p.]

Illustration de couverture de Melchior Ascaride.

technofaerieRésumé : « Les fées existent, bien sûr, et elles sont de retour ! Les fées ont cessé de se cacher des hommes : elles sont revenues et bon an mal an l’univers de la Faerie s’est intégré à la société technologique. Depuis les premiers contacts d’enfants-fae avec la civilisation de l’automobile jusqu’aux premiers voyages spatiaux, ce livre conte l’histoire d’une évolution différente de notre monde. L’auteur, Sara Doke, vit à Bruxelles et est traductrice. La poésie puissante de son inspiration, l’originalité de sa vision d’un monde soudain enrichi des faes, sont saisissantes. Avec des documents, des fiches couleur sur les 88 principales faes et de nombreuses illustrations, par Bigot, Booth, Calvo, Cardinet, Caza, Ellyum, Fructus, Gestin, Jozelon, Larme, Malvesin, Mandy, Muylle, Nuncq, Tag, Verbooren, Zandr et Zariel.« 

Lu dans le cadre d’un partenariat

Je suis largement sortie des sentiers battus au cours de cette lecture, ai parcouru le livre un peu dans tous les sens – revenant en arrière, goûtant une citation ici, une phrase là avant de reprendre ma lecture, l’entrecoupant de coups d’œil vers l’encyclopédie en piochant des pages au hasard. Je me suis aussi assez éloignée de ce que j’ai l’habitude de lire sur les Fées/Faes, les (Daoine) Sidhe, le Peuple ou quelque soit l’appellation qu’on utilise pour les nommer, et c’était formidable.

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My Favorite Fantasy Story

Ed. by Martin H. Greenberg. Daw, 2000. Recueil de nouvelles. Bonne lecture. [423 p.]

mffsRésumé : « Who do today’s top fantasy writers read–and why? This was the question posed to some of the most influential authors in the field today. This book is their answer. Here are seventeen of the most memorable stories in the genre, each one personally selected by a well-known writer, and each prefaced by that writer’s explanation of his or her choice. Here’s your chance to enjoy familiar favorites, and perhaps to discover some wonderful new treasures. In each case, you’ll have the opportunity to see the story from the perspective of a master of the field.« 

J’étais très enthousiaste à l’idée de lire cette anthologie, à la fois parce que je n’ai pas beaucoup lu de choses livres en anglais cette année et aussi parce que le thème et le principe me paraissaient très sympas. Cependant j’ai eu quelques difficultés à arriver au bout de ce livre.

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The Wizard of Oz

De L. Frank Baum. Diamond Books, 1993. Jeunesse. Très bonne lecture. [160 p.]

Pour l’anecdote, « Oz » est un surnom affectueux donné à l’Australie par ses habitants. Je n’ai aucune idée d’un lien possible (ou complètement improbable) avec cette histoire.

wizardRésumé : « They’re off to see the Wizard! Dorothy and her friends are sure that the Wonderful Wizard of Oz can give each of them the thing they want most in the world. The Scarecrow is going to ask him for some brains. The Tin Woodman hopes the Wizard can give him a heart. The Cowardly Lion longs for courage, and Dorothy wants him to send her back to Kansas. But as they set off down the Yellow Brick Road, they have no idea of the surprise that awaits them in the Emerald City when they come face to face with the Great Oz himself! This endearing and exciting story continues to delight children as it has since its first publication.« 

Autant j’ai pris ce classique par curiosité dans une boutique d’occasion, n’en attendant pas forcément grand-chose car déjà quand j’étais assez jeune le film m’avait paru enfantin et vieillot à la fois, autant je ressors très contente de ma lecture. Lire la suite

Thorn et autres récits

De Robert Holdstock. Denoël, 2003. Nouvelles Fantasy. Bonne lecture. [142 p.]

thorn

 

Résumé : Pas de résumé sur la 4e de couverture de ce petit recueil promotionnel proposé par la collection Lunes d’Encre, et traduit par l’excellent Philippe Gindre. Il contient quatre nouvelles et un catalogue de la collection.

 

 

Robert Holdstock est un nom de Fantasy/fantastique (il me semble qu’il joue sur les deux tableaux mais peut-être me trompé-je) que je connais depuis un moment sans mettre grand’chose dessus mis à part le titre la Forêt des Mythagos. Tomber sur ce petit volume dans une vente d’occasion en était une de découvrir cet auteur dans le texte.
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Contes de la fée verte

De Poppy Z. Brite. Folio SF, 1997. Recueil de nouvelles. Excellent. [265 p.] Coup de cœur.
Titre original : Swamp Foetus, 1994.
contesfeeverteRésumé : « Que se passe-t-il quand deux frères siamois séparés à la naissance n’ont qu’un seul souhait : redevenir un ? Quand chaque apparition d’un chanteur rock s’accompagne d’un drame ? Quand un entrepreneur de pompes funèbres du quartier de Chinatown vous charge de surveiller un cadavre ? Et quand vous perdez dans Calcutta livrée aux morts-vivants ? Tout le talent de Poppy Z. Brite se dévoile dans ces douze nouvelles à l’odeur de souffre [sic] et au goût d’absinthe, dont « Calcutta, seigneur des nerfs », récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire 1998.« 
WAOUH. C’est mon impression en refermant cet ouvrage, impression convoyée par le style et les idées de l’auteur tout au long de ces douze nouvelles, quasiment dès la première page, sans compter l’introduction par Dan Simmons qui m’a aussi comblée (« Prolégomènes à toute métaphysique future de Poppy« ).
Avant d’aller plus loin je préviendrai quand même que ce livre est je pense à réserver à un public averti : les idées et thèmes développés ne sont pas des plus légers ou rieurs et jouent très largement avec le dérangeant, et les descriptions de relations sexuelles (ou de comparaisons, atmosphères, etc. sulfureuses) ou de cadavres pourrissants ne sont pas rares. Quand il ne s’agit pas de scènes sensuelles impliquant un cadavre.
ça va, vous êtes toujours là ? :p

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Winterheim [Intégrale]

De Fabrice Colin. Pygmalion, 2011. Fantasy. (Très) Bonne lecture. [604 p.]
Winterheim existe  au départ en un cycle de trois tomes : Le Fils des Ténèbres, La Saison des conquêtes, La Fonte des rêves.
188 WinterheimRésumé : « Il y a bien longtemps, les Faeders et les Dragons ont décidé de ne plus s’immiscer dans les affaires des mortels. Retirés loin de Midgard, ils ont cependant confié à la Dame des Songes et à ses trois demi-sœurs les Ténèbres la tâche de veiller sur les humains. Aujourd’hui, dans le royaume de Walroek, le jeune forestier Janes Oelsen, dont les parents n’ont jamais pu comprendre le caractère rêveur et la juvénile impétuosité, entre en possession, à la suite d’un pari, d’une mystérieuse carte. Accompagné de sa fidèle chouette Flocon, il part pour le château maudit de Nartchreck où, à en croire les légendes, repose un fabuleux trésor… »
J’oscille entre le « bonne » et « très bonne » lecture. Dans l’ensemble c’est de la fantasy assez classique mais en même temps très originale et bien construite (je me comprends ! :p), mais j’ai aussi repéré quelques maladresses ou choses qui m’ont dérangée.
La reprise des mythes nordiques est je pense le point fort majeur de l’œuvre (avec la qualité de la plume de l’auteur). Les dieux très « humains », arrogants, méprisants, avides, violents et machos (en tous cas ceux qu’on voit !), ainsi que les déesses qui sont ici montrées plus douces, protectrices, sages, raisonnées, maternelles, se livrent une bataille rangée mêlant mythes et politique. L’insertion des Dragons est pour moi inattendue, mais je connais moins la mythologie d’origine que la gréco-romaine, ou même l’égyptienne. J’ai tout de même grandement apprécié le point de vue de l’auteur sur les dieux asgardiens et la nouvelle mythologie qu’il a mis en place autour : la place du Temps, des autres personnifications anthropomorphiques (:p), d’Yggdrasil, des sorcières, et des populations humaines aux prises avec tout ce petit monde magique. Je parle de « petit monde » mais en fait j’ai ressenti l’univers comme quelque chose de riche et de profond, on a souvent le droit d’ailleurs à des genres d’interludes descriptifs (ou même narratifs), parfois même hors-sujet avec l’action présente, qui ne semblent être là que pour aider le lecteur à plonger un peu plus dans le monde entre Midgard et Winterheim. Sur ce point je trouve que Fabrice Colin a fait très fort, l’immersion a très bien marché sur moi, et a été très convaincante.
Les quelques choses qui m’ont moins plu sont de manière générale plutôt des détails : quelques longueurs dans l’histoire, quelques passages un peu confus, et quelques tentatives de narration originales qui pour moi n’ont pas été très concluantes, notamment le texte sans ponctuation que je n’ai pas trouvé très utile et plutôt casse-pieds à lire, et la rencontre de Livia et Janes autour de la table du festival, où j’avais envie de lire d’abord toutes les pages de l’un puis toutes les pages de l’autre ! (Les deux points de vue étaient présentés en vis-à-vis, Janes page de gauche et Livia page de droite, sur quelques pages en tout). Par contre j’ai aimé d’autres prises de risque ou brisures de codes structurels de temps à autre, le choix de chapitres très courts, les nombreuses voix dont beaucoup données à des personnages secondaires voire d’arrière-plan qui ont un aspect de figurants sur lesquels la caméra se focaliserait furtivement. La scène avec les aulnes m’a bien entendu fait penser aux Ents, mais je crois me souvenir que Tolkien n’a ici strictement rien inventé et qu’on touche aux racines (pardon) du folklore nordique, tout court. D’ailleurs les deux auteurs ne gèrent pas du tout leurs arbres de la même façon.
Il y a aussi des choix de l’auteur que je n’ai pas trouvé très cohérents ou justifiables, certaines choses un peu tirées par les cheveux ou tues pendant longtemps sans qu’on sache très bien pourquoi. La rencontre de Janes avec Julea un an seulement après sa séparation d’avec Livia m’a semblé vaguement abusive – il était amoureux fou de Livia, vraiment ? Dans un monde aussi lyrique, je ne m’attendais pas à ça, surtout après toute la poésie déployée autour des deux personnages dans les chapitres précédents. Sommes-nous censés penser que Janes « n’est qu’un homme » ? Dans ce cas bonjour le machisme, et personnellement je trouve que ça casse un peu ce qui a été construit précédemment. D’ailleurs au niveau du ton et des thèmes utilisés je pense qu’il y aurait peut-être eu moyen de faire quelque chose de plus équilibré, entre les instants de poésie lyrique, de descriptions grandioses, de scènes bien violentes ou sanglantes, et les scènes de sexe quand même relativement nombreuses (je veux dire par là que j’ai parfois pensé qu’on aurait pu avoir une description plus courte voire une scène supprimée car cela n’amenait rien de spécial). Peut-être que c’était une manière de montrer la brutalité et la multiplicité du monde, je n’en sais rien !
J’ai été parfois gênée, perdue ou dégoûtée, souvent emportée par le torrent d’écriture. Sa force est néanmoins incontestable, que l’on aime tout ou seulement une partie du livre, il y a quelque chose de puissant qui s’en dégage. Un roman qui n’est pas parfait mais qui vaut le coup d’être lu si vous aimez la fantasy et/ou la mythologie scandinave.
NB : le nom du chapitre « Carnaval de neige » a été pour moi comme un écho à « Bal de givre…* ». Coïncidence ? Aucune idée.
* « … à New York », autre œuvre de l’auteur (en jeunesse).
Chroniques d’ailleurs :  Blog-O-Livre, Lectures Trollesques

La Maison du magicien

De Mary Hooper. 2008. Historique jeunesse. Très bonne lecture. [270 p.]
Titre original : At the House of the Magician, 2007
Appartient à une série de trois titres :
1. La Maison du Magicien
2. Espionne de sa Majesté
3. La Trahison
maisonmagicienRésumé : « En Angleterre, à l’époque d’Elizabeth 1ère. Lucy, une jeune gantière, rêve de trouver une place dans une maison de l’aristocratie et de pouvoir échapper ainsi à la tyrannie de son père. Voici que par un mystérieux tour du destin elle est engagée chez le Dr Dee, magicien et conseilleur personnel de Sa Majesté. Intriguée par l’étrange métier qu’exerce son maître, Lucy ne résiste pas à l’envie de satisfaire sa curiosité. Elle se retrouve alors dépositaire d’un terrible secret. Il en va de la vie de la reine…« 
Avant de dire quoi que ce soit d’autre un petit mot sur la couverture qui est certes jolie mais a un côté girly qui non seulement m’énerve un peu mais ne correspond pas au contenu. Ceci est un roman jeunesse (« à partir de 11 ans »), morbleu, PAS encore une de ces innombrables romances YA assorties d’histoire ou de dystopie ! *Lance une pétition pour la diversification des couvertures jeunesse et YA*
Voilà, vous êtes prévenus. 🙂
J’avais déjà lu ce livre il y a quelques années, mais je le relis maintenant pour pouvoir embrayer sur la suite, qui n’était pas encore à la médiathèque à l’époque. En effet les trois livres forment une histoire entière, qui est coupée un tantinet brutalement à la fin du premier livre, au moins (« conclusion » de la majorité des fils conducteurs de l’histoire, et lancement de nouvelles intrigues).
J’avais déjà chroniqué Velvet du même auteur, et je pense ne pas trop me répéter ici : récit d’aventures jeunesse, sur fond historique, un peu de romance en passant comme dans presque toutes les histoires – mais loin d’être prédominante, personnages certes un peu (beaucoup) clichés, mais attachants dans l’ensemble, et je trouve tout de même relativement réalistes / cohérents. Mary Hooper continue d’exploiter le filon historico-mystique (ou mystico-historique, à votre convenance), ponctuant son récit cohérent avec l’Histoire avec un soupçon de surnaturel. L’autre caractéristique des livres de l’auteur est son atmosphère mystérieuse : bien que la narration soit plutôt du genre aventure ou roman jeunesse classique, avec descriptions, explications, récit « simple » autour des choix de l’héroïne, sa vie, ses petits soucis quotidiens, le texte est tout de même soutenu par des intrigues ou des énigmes, que Lucy va tenter de comprendre. Autrement dit, bien que ce livre soit essentiellement un roman jeunesse de fiction, il peut être rapproché des énigmes policières et des récits historiques.
J’ai trouvé que le contexte historique était plus présent et plus détaillé ici que dans Velvet : on lit les noms de Robert Dudley, de John Dee, de ses faits et gestes, des préoccupations d’Elisabeth 1ère concernant Mary Stuart l’Écossaise qui voudrait lui piquer le trône. Les Tudor sont évoqués, ainsi que les « factions » religieuses (catholiques et anglicans) – bref, on peut lire l’histoire sans y prêter trop attention, mais le lecteur avisé saura trouver plein de petits clins d’œils précis et, si je me souviens bien, tout à fait avérés. J’espère que cet aspect sera d’autant plus exploité dans les deux livres suivants. 🙂
Les petits + du livre : Le lecteur trouvera à la fin une note sur les personnages, un tutoriel pour fabriquer des faisceaux de lavande, et un glossaire (les mots présents y sont renvoyés par astérisque au fil du texte).