Bones to Ashes

De Kathy Reichs. Pocket Star Books, 2008. Thriller. Excellente lecture. [388 p.]

Première édition : 2007.

Trad. française : Meurtres en Acadie, 2009

Série : Temperance Brennan, #10

bonestoashesRésumé : « The discovery of a skeleton in Acadia, Canada, reawakens a traumatic episode for forensic anthropologist Temperance Brennan: Could the young girl’s remains be those of Évangéline Landry, Tempe’s friend who disappeared when Tempe was twelve? Exotic, free-spirited, and slightly older, Évangéline enlivened Tempe’s summer beach visits…then vanished amid whispers that she was “dangerous.” Now, faced with bones scarred with inexplicable lesions, Tempe is consumed with solving a decades-old mystery — while her lover, detective Andrew Ryan, urgently needs her attention on a wave of teenage abductions and murders. With both Ryan and her ex-husband making surprising future plans, Tempe may soon find that her world has painfully and irrevocably changed once again.« 

Après avoir suivi la série Bones pendant quelques années j’étais déjà passée à la découverte des livres de Kathy Reichs qui ont inspiré l’adaptation télévisuelle. J’aime beaucoup les personnages, même s’ils sont très différents dans le livre et la série (en fait certains ne sont juste pas les mêmes du tout ^^), ainsi que les intrigues souvent un peu tordues ou mystérieuses, au moins en termes de circonstances.

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La Maison d’à côté

De Lisa Gardner. Livre de Poche, 2010. Thriller. Très bonne lecture. [517 p.]

Titre original : The Neighbour, 2009 ; trad. de Cécile Deniard

maisonacoteRésumé : « Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d’école et mère modèle, a disparu. Seul témoin: sa petite fille de 4 ans. Suspect n°1: son mari Jason. Dès que l’inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d’empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse « chérie » … Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher? Mais de qui?« 

Lisa Gardner fait partie des noms que j’ai dû lire ici ou là au hasard des chroniques des copains bloggeurs ou avis de presse – en amatrice de thrillers je glane des références par-ci par-là, après je pars à la découverte des titres un peu au hasard.

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Le Bonhomme de neige

De Jo Nesbø. Folio policier, 2008. Thriller. Très bonne lecture. [584 p.]

Une enquête de l’inspecteur Harry Cole (7e opus).

Titre original : Snømannen, 2007 ; traduit du norvégien par Alex Fouillet

Le-bonhomme-de-neige-Jo-NesboRésumé : « Les premiers flocons ont quelque chose de féerique. Ils rapprochent les couples dans la chaleur des veillées, étouffent les bruits, étirent les ombres et masquent les traces. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait son apparition, sorte de croquemitaine blanc, ses grands yeux noirs braqués vers les fenêtres du salon. Le lendemain matin, la mère a disparu ; seule reste une écharpe rose autour du cou du bonhomme de neige… Trop de femmes en Norvège, depuis des années, n’ont plus donné signe de vie le jour des premières neiges. Harry Hole reçoit une lettre qui lui annonce d’autres victimes. D’une sobriété étonnante, l’inspecteur va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur son territoire. L’enquête le conduira jusqu’au gouffre de la folie.« 

Autant j’avais eu un peu de mal avec le tout premier volet des enquêtes de l’inspecteur Cole, l’Homme chauve-souris, autant j’ai adoré celui-ci, que j’ai ramené de chez mon oncle après mon passage à Paris en septembre dernier.

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Le Chuchoteur

De Donato Carrisi. Calmann-Lévy, 2010. Thriller. Très bonne lecture. [433 p.]

Titre original : Il Suggeritore, 2009. Traduit de l’italien par Anaïs Bokobza.

lechuchoteurRésumé : « Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche. Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs. Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…« 

Que d’encre, matérielle ou virtuelle, ce livre a fait couler ! Il y a quelques temps j’avais l’impression que tout le monde l’avait lu et adoré. Une explication au phénomène, outre la qualité indéniable du livre, serait peut-être qu’il s’agit d’un premier roman. Il signore Carrisi s’est depuis distingué un peu plus en tant qu’incontournable littéraire avec d’autres titres, dont la Femme aux fleurs de papier que j’ai des chances de me procurer un jour rien que pour voir comment il traite le Titanic et ses passagers historiques.

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Les Yeux d’Harry

De Nathalie Hug et Jérôme Camut. Le Livre de Poche, 2010. Thriller/Aventure. Excellente lecture. [440 p.]

yeuxdharryRésumé : « Inde, Etat du Kerala. Jan Craven, un ex-journaliste, tombe malencontreusement dans un trou masqué par des branchages. Alors qu’il se désespère, un être hirsute, au langage incompréhensible, surgit et repart sans lui apporter aucune aide. Sorti d’affaire des heures plus tard, Jan retrouve la trace d’Harry, un étrange individu qui vit dans les arbres. Intrigué, il s’attache à ses pas, renouant ainsi avec son instinct de journaliste. Très vite les deux hommes sont pourchassés, menacés de mort. Mais qui est Harry ? Comment a-t-il perdu ses capacités mentales ? Pourquoi cherche-t-on à l’éliminer ? De l’Inde au Sri Lanka, des îles anglo-normandes à Paris, une quête haletante au dénouement glaçant.« 

Wouhouh ! Je viens de courir trois fois autour de la Terre et je me sens prête à repartir ! Je viens de refermer ce livre et j’en veux encore, du Harry, des péripéties, d’autres lignes et d’autres livres de ce fabuleux duo d’auteurs qui se nomme lui-même JCHN parce que ça s’engloutit comme du chocolat noir et que toute amertume ou effet crispant trouvée dans les intrigues fait partie de leur saveur.

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Le Protectorat de l’ombrelle, T.1 : Sans-Âme

De Gail Carriger. Orbit, 2011. Fantasy urbaine / Steampunk. Excellente lecture et coup de coeur. [313 p.]
Titre original : The Parasol Protectorate, Book the First : Soulless, 2009.
sans-ameRésumé : « Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?« 
Ce livre m’a tuée plus d’une fois, et c’est tant mieux !
D’abord par son humour sans tache, systématique, portant sur tout, d’une délicatesse frisant la provocation, la dépassant souvent, se posant là sans détours ni fanfreluches. C’est un des gros gros points du roman, surtout ne vous en laissez pas conter si d’aventure quelqu’un tente de vous faire croire le contraire ! Je ne sais pas trop pourquoi, mais elle m’a rappelé plusieurs fois Naomi Novik (série Téméraire, thématique et histoire sans aucun rapport)

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Codex, le manuscrit oublié

De Lev Grossman. 2007. Roman à intrigue. Lecture passable. [329 p.]
Titre original : Codex, 2004.
codexRésumé : « Edward Wozny est un jeune banquier new-yorkais à qui tout réussit. Il est enfin sur le point de prendre des vacances bien méritées quand son patron exige de lui une dernière mission : aider un des clients les plus importants de la banque à ranger et trier sa bibliothèque laissée à l’abandon ! C’est bien la peine d’être un banquier de haut vol pour se retrouver à classer des papiers poussiéreux. Mais Edward n’a guère le choix. On lui demande surtout de rechercher un vieux manuscrit datant du XIVe siècle dont on n’est même pas sûr de l’existence mais qui serait d’une très grande valeur ! Et il se fait aider par une étudiante revêche et érudite, Margaret Napier. Parallèlement à sa recherche, il se prend de passion pour un jeu vidéo. À sa stupéfaction, il découvre des similitudes étranges entre ce jeu et la légende du manuscrit disparu. Il se plonge alors dans une enquête passionnante qui va peu à peu l’amener à douter de tout, avant de percer le secret magistral du Codex…« 
J’ai emprunté ce livre sans en attendre beaucoup, et j’ai bien fait. Il s’agit là d’un ouvrage distrayant, sans plus, avec pas mal de défauts et quelques points forts, que je ne recommanderai vivement ni ne déconseillerai non plus.
Je trouve les appellations « polar » ou « thriller » un peu tirées par les cheveux, car, d’enquête ou de poursuite effrénées, il s’agit plutôt de simplement résoudre une énigme – rechercher un vieux manuscrit, qui n’existe peut-être même pas, avec quelques pressions extérieures et quelques personnages qui ont une part sombre, mais sont très loin d’être de véritables tueurs ou malfrats ! Du suspense, oui, un peu, mais pas de frissons dignes de ce nom. 😉
J’ai failli ne pas du tout m’attacher au héros, Edward, et finalement j’ai réussi au fil du roman à lui trouver quelques aspects intéressants ou intrigants. L’arrivée de Margaret a été un véritable bonheur car c’est une fana de livres, et de nombreuses références m’ont fait penser à mes cours de DUT. 🙂 L’aspect reliure, par contre… je n’y connais quasiment rien, et certains passages m’ont semblé occultes au possible. J’ai aussi remarqué quelques descriptions qui faisaient mouche, me transportaient dans des endroits très tranquilles, au charme vieillot et reposant. (ou alors c’est parce qu’il n’y a pas un bruit dans la maison en ce moment, et ça a influencé ma lecture)
Le résumé de l’éditeur nous promet tout de même une intrigue riche et complexe, alors que l' »action » de l’histoire repose surtout sur les choix d’Edward, sa vie quotidienne, ses interrogations, et son travail avec Margaret dans les différentes bibliothèques – mon cerveau a fini par suivre simplement ce qu’il se passait dans l’histoire au fil des pages, mais j’imagine qu’il est facile de lire le résumé, de s’en faire de grandes idées, et d’être finalement très déçu. (La dernière phrase de la 4e est particulièrement fausse à tous points de vue !) :/
Pour le reste, tout est moyen : l’intrigue, les personnages secondaires, le rythme, le style – ce n’est ni génial ni très mauvais, ou parfois un peu déséquilibré au gré des pages et passages. Cela ne m’a pas trop dérangée dans ma lecture, mais j’imagine sans peine que d’autres lecteurs puissent être moins tolérants, puisque ces faiblesses sont bel et bien là.
La fin m’a paru trop précipitée, et je n’ai pas aimé la manière dont ça se finissait, même si d’un point de vue scénaristique ça se tenait.
Un livre distrayant, mais vraiment juste distrayant.

La Vallée des disparus

De Bente Porr. 2012. Roman à suspense. Très bonne lecture. [225 p.]
Titre original : Moriac, 2008.
Vallee-des-disparusRésumé : « Trois amis, tombés en panne sur une petite route provençale, sont bloqués quelques jours dans le village de Moriac, où ils prennent connaissance d’une inquiétante légende. Au pied du village se niche une mystérieuse vallée. Ceux qui s’y sont aventurés, dit-on, n’en sont jamais revenus. Au total, une douzaine de disparitions inexpliquées en deux siècles. Quel secret cache cet endroit sinistre ? Intrigué, l’un des trois voyageurs décide de mener l’enquête…« 
Ce livre a été pour moi une agréable surprise. Je l’ai choisi dans le rayon « polars », et en fait ce n’est pas vraiment du policier ; je m’attendais à quelque chose entre médiocre et bien, et j’ai trouvé certains points géniaux, et le livre très bon dans l’ensemble. Pour un premier roman c’est une belle réussite, c’est très équilibré de bout en bout.

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Dans le livre des rêves

De Mikkel Birkegaard. 2013. Science-fiction. Excellente lecture. [509 p.]
Titre original :  Fra drommenes Bog*, 2012
* Mes neurones conditionnés à la trad’ s’activent, trouvent : « fra » = « from » ; « drommenes » = « Traum-« / »dreams » ; « Bog » = « Buch »/ »book » ; autrement dit le titre « Ex Libris Somnia » aurait pu être simplement donné, car je trouve qu’on perd un chouïa la signification de l’expression en la passant ainsi en français : « dans le », au lieu de « from »/ »ex »/ »von », indiquant tous la provenance. « Du livre des rêves » aurait peut-être sonné de manière bizarre ? Ouais, je sais, on s’en fout un peu, le titre est loin d’être mauvais. C’était juste une pensée sauvage.
lelivredesrevesRésumé : « Copenhague, 1846. Arthur avait 10 ans quand son père est mort dans des circonstances inexpliquées. Il en a 17 quand son chemin croise celui de Mortimer Welles, restaurateur de livres anciens et détective amateur à ses heures perdues. Ensemble, ils tentent d’élucider une série de disparitions étranges… Dans le pays, l’heure est à l’obscurantisme et à la censure. Le roi lutte contre la divulgation des idées. Mais Arthur entend parler d’une mystérieuse bibliothèque ou seraient conservés tous les ouvrages interdits par le ministère du Livre. Y aurait-il un lien entre cette bibliothèque et la mort de son père, fonctionnaire de ce ministère ? Aurait-il découvert des informations compromettantes ? Pour le savoir, Arthur et Mortimer plongent dans un univers aussi déroutant que menaçant… Décidément il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark.

Un roman onirique, brillant et inventif à mi-chemin entre les univers de Jules Verne et d’Arthur Conan Doyle, une aventure littéraire fabuleuse. »

Difficile de classifier ce livre sans donner de fausses idées aux lecteurs ! 😉
Petit rappel : la science-fiction donne des explications scientifiques à des phénomènes « improbables » qui vont sous-tendre une intrigue, un univers. On est donc bien ici, en principe, dans de la S-F. Certains trouveront dans le cadre oppressif du Ministère du Livre une idée de dystopie – effectivement ça cadre avec la définition globale (qui fait partie de la grande famille de la S-F, ne l’oublions pas même en ces temps où la dystopie est en train de devenir un genre à part, quelque chose que j’aurais d’ailleurs vraiment envie de qualifier de néo-dystopie, car très loin en termes de codes et d’atmosphère de ce qui se faisait dans les années 1920/60 !). J’ai aussi, malgré tous les éléments de S-F, trouvé un petit air gothique à tout ceci : les vieux livres, le concept onirique, la vieille Copenhague du XIXe… Cependant ce n’est pas à strictement parler du fantastique, à cause justement des explications « rationnelles » citées ci-dessus.

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