La Maison d’à côté

De Lisa Gardner. Livre de Poche, 2010. Thriller. Très bonne lecture. [517 p.]

Titre original : The Neighbour, 2009 ; trad. de Cécile Deniard

maisonacoteRésumé : « Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d’école et mère modèle, a disparu. Seul témoin: sa petite fille de 4 ans. Suspect n°1: son mari Jason. Dès que l’inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d’empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse « chérie » … Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher? Mais de qui?« 

Lisa Gardner fait partie des noms que j’ai dû lire ici ou là au hasard des chroniques des copains bloggeurs ou avis de presse – en amatrice de thrillers je glane des références par-ci par-là, après je pars à la découverte des titres un peu au hasard.

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Blade Runner

De Philip K. Dick. J’ai Lu, 2007. Science-Fiction. Excellente lecture. [251 p.]

Titre original : Do Androids Dream of Electric Sheep ?, 1968 ; trad. par Serge Quadruppani

Paru précédemment en français sous les titres Robots blues et Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

bladerunnerRésumé : « Les androïdes Nexus 6 ne sont pas de simples robots. Leur intelligence est bien supérieure à celle de certains humains. Et parce qu’ils ne supportaient plus l’âpreté de la vie sur Mars, huit d’entre-eux ont assassiné leurs gardiens avant de s’enfuir sur la Terre. La brigade spéciale des Blade Runners a mis Rick Deckard, son meilleur chasseur d’androïdes, sur l’affaire. Les renégats seront difficiles à coincer, même avec le test standard… Mais la paie proposée devrait lui permettre de concrétiser son rêve : remplacer son simulacre électrique de mouton par un vrai ! Cependant, quand surgit face à lui la belle Rachel, toutes ses certitudes sont remises en cause…« 

Poussée par l’arrivée d’une nouvelle adaptation de ce monument de la SF (après un article sur Asimov j’ai l’impression de me répéter !) sur grand écran, j’ai sorti de ma PàL ce petit opus récemment arrivé (cette année !) pour me plonger une fois de plus dans les univers frisant parfois l’absurde, sans toutefois jamais paraître si délirants, de Sieur K. Dick.

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Le Chuchoteur

De Donato Carrisi. Calmann-Lévy, 2010. Thriller. Très bonne lecture. [433 p.]

Titre original : Il Suggeritore, 2009. Traduit de l’italien par Anaïs Bokobza.

lechuchoteurRésumé : « Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche. Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs. Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…« 

Que d’encre, matérielle ou virtuelle, ce livre a fait couler ! Il y a quelques temps j’avais l’impression que tout le monde l’avait lu et adoré. Une explication au phénomène, outre la qualité indéniable du livre, serait peut-être qu’il s’agit d’un premier roman. Il signore Carrisi s’est depuis distingué un peu plus en tant qu’incontournable littéraire avec d’autres titres, dont la Femme aux fleurs de papier que j’ai des chances de me procurer un jour rien que pour voir comment il traite le Titanic et ses passagers historiques.

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Les Crimes de l’Ange

De Jean-Claude Baudroux. Editions du Bastberg : 2000. Policier. Lecture très sympathique. [251 p]
crimesdelangeRésumé : « Les habitants de Nancy ont peur… Et il y a de quoi ! On a déjà retrouvé trois morts en quelques jours. Et ce n’est malheureusement pas fini… Qui est ce mystérieux assassin qui guette ses proies dans l’ombre, et qui les tue ce manière aussi horrible ? Quel est ce monstre qui se régale de la souffrance de ses victimes ? Et pourquoi retrouve-t-on toujours les cadavres dans des demeures dessinées par des architectes de l’Ecole de Nancy ? Stanislas Kopinski est chargé de l’enquête. Il aurait vraiment préféré que ce soit son collègue Andrieux qui s’y colle, parce qu’il va s’engager dans l’enquête la plus calamiteuse de sa carrière…  « 
Il paraît qu’il y a d’autres écrivains à Nancy que Pierre Pevel, dont certains qui donnent dans le policier/thriller, genres que j’affectionne de manière générale sauf ratage catastrophique et/ou maladresses trop récurrentes. J’ai donc jeté mon dévolu en passant sur ce petit livre (il est écrit gros, en plus !) à dominante rouge estampillé « Les Polars régionaux » – nom de la collection, j’imagine. Je n’ai globalement pas été déçue.
Nous suivons donc… Tadaaaaaam : Stanislas (!!) – revenez, les nancéiens, n’allez pas vous pendre 😉 – Kopinski de son nom de famille (ça n’arrange rien*), un flic du type sombre, amer, solitaire et ayant le sentiment d’avoir raté sa vie – comme on les aime. Ses collègues sont sensiblement du même moule : beaucoup de réchauffé ou stéréotypé, point assumé visiblement à 110% par l’auteur, qui en rajoute au fil des pages. On trouve un Andrieux, ce qui me fait penser au philosophe Bernard Andrieu professeur à la fac de Lettres, un légiste qui s’appelle bizarrement Mulot et à qui je rajoute des moustaches fines à chaque fois que je lis son nom, et d’autres noms à consonance plus ou moins régionale.
Les allusions à l’agglomération nancéienne, la ville et sa culture sont légion, et c’est du coup très rigolo à lire, car j’arrive sans aucun souci à visualiser les endroits, les enfilades de rues et même les détails, ce qui est bien la première fois ! Je suis du genre à lire les romans policiers et thrillers en me focalisant sur l’intrigue, et en ayant une sorte d’arrière-plan flou chamarré et stéréotypé en toile de fond, et autant dire que s’il y a une course-poursuite dans les rues de New-York j’ai un peu de mal à prendre des repères.
L’intrigue et le déroulement de l’enquête sont par contre assez ténus. Le livre étant court et se focalisant pas mal sur les pensées de Stanislas, c’est quelque chose que j’ai vu venir de loin. Ne vous attendez pas à une intrigue complexe et foisonnante de rebondissements, ce n’est pas du tout le cas ici. Cependant j’ai trouvé les avancements et piétinements assez réalistes dans l’ensemble, et je ne me suis pas ennuyée, principalement parce que l’auteur a un style que j’apprécie entre fluidité narrative assez simple, traits d’humour et aussi un poil d’élaboration par moments, dans les pensées du policier, ses souvenirs, les descriptions de certaines scènes… Finalement cela forme un tout assez complet et pas trop mal cohérent. J’ai simplement relevé une ou deux répétitions au début du livre (des infos données deux fois presque de suite).
Un polar frais bien que sanglant, à apprécier au soleil pendant qu’il réchauffe votre terrasse / balcon / le parc d’à côté.

 

* Tout savoir sur Stanislas Leczinski dit le Bienfaisant, Duc de Lorraine : ici /// Site de Nancy Tourisme – La Place Stanislas

 

Le Syndrome Copernic

De Henri Lœvenbruck. 2007. Thriller. Bonne lecture. [442 p.]
A lire de préférence après le Testament des Siècles – ce livre en reprend des éléments, et risque donc de vous gâcher légèrement la lecture du Testament si vous le lisez après. Les deux romans sont néanmoins compréhensibles chacun de leur côté, et forment deux histoires séparées.
syndromecopernicRésumé : « Ils lui avaient dit qu’il souffrait d’une schizophrénie paranoïde aiguë.
Mais Vigo Ravel le sait : les voix qu’il entend dans sa tête ne sont pas des hallucinations.
Ce sont les pensées des gens.
Les vôtres.« 
Je n’ai pas eu le même ressenti après cette lecture qu’après celle du Testament des siècles. J’ai trouvé celui-ci moins équilibré dans son ensemble – un début très bon, qui m’a happée dans la tête de cet homme qui finit par douter de tout – le genre de situation que j’adore !! 😀 Toutes les réflexions et commentaires sur la schizophrénie m’ont intéressée, voire passionnée, et pour une fois j’ai trouvé qu’on ne tombait pas dans les clichés, on est vraiment dans le ressenti de la personne, et ça s’accordait très bien avec le début de l’intrigue.
Bien sûr, longue expérience de thrillers oblige, j’ai assez vite pris des paris sur la suite de l’histoire. Et c’est là que le bât a blessé : la tournure des évènements est à peu de choses près la même que dans un roman de Jean-Christophe Grangé*. Je ne vous dirais pas lequel, si vous avez lu les deux livres il y a de fortes chances que vous ayiez vous aussi fait le lien, mais en même temps je ne voudrais pas vous priver de la lecture de l’un ou de l’autre car les deux ont d’autres points intéressants que simplement l’intrigue. En tous cas inutile de vous dire qu’une fois mes hypothèses confirmées le livre a commencé à moins m’intéresser – de plus, et je reprends là mon argumentaire du premier paragraphe, la deuxième moitié du livre est à mon avis beaucoup moins bonne que la première. L’auteur commence par reprendre des éléments d’un de ses livres précédents, et s’assure par là même une espèce de deus ex machinaen tous cas c’est l’impression malheureuse que j’en ai eu ! Ensuite l’écheveau complexe qu’il semblait avoir tissé laborieusement, patiemment autour du personnage principal est plus ou moins dénoué en deux coups de cuillère à pot, et on enchaîne avec des scènes d’action, on fonce dans le tas, et bien sûr le méchant c’était bien le personnage ultra-secondaire que j’avais repéré dès sa première apparition dans le texte. Voilà, voilà. 😦
* et peut-être aussi que d’autres romans que j’ai pas lus, pour ce que j’en sais.
Dire que je ressors déçue de ma lecture est cependant inexact. D’abord la plume de Loevenbruck est toujours aussi fluide, assez cynique, et dans l’ensemble distrayante sans frôler le niveau des pâquerettes, si vous me suivez ! Au contraire c’est plutôt bien écrit, il a pas mal de vocabulaire, je dirais même qu’il en use énormément pour un auteur de polars – le genre ne se définit globalement que peu par sa poésie ou son niveau de langage ! 😉 Je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai été frappé dans un certain paragraphe par l’utilisation du passé simple à la première personne du pluriel : « nous nous mîmes en route… » et autres terminaisons en -âmes, -îmes. Donc voilà, je trouve ça agréable et esthétique. 🙂
J’apprécie toujours autant l’humanité de ses personnages, le côté très terre-à-terre, quotidien, fragile. Ils sont facilement dépassés par les évènements qui leur tombent dessus, et j’arrive assez facilement à m’identifier à eux, ou en tous cas à éprouver de l’empathie, justement parce que ce ne sont pas des super-héros ou des personnages virils, stoïques et prêts à tout !
Ensuite, comme je l’ai dit plus haut, c’est mon énième roman policier de type thriller, et franchement je crois que je commence à me blaser, ou à en tous cas avoir fait le tour d’un certain nombre de possibilités de scénario, de type de personnages et de résolution d’énigme. J’aurais lu ce livre 10 ans plus tôt j’en serais peut-être restée plus ébahie, alors que maintenant dès les premières pages j’ai mes rouages qui se mettent en marche dans mon cerveau et j’échafaude un certain nombre d’hypothèses éclairées tout en cherchant les « indices » dans le texte.
Un bon thriller dans la veine contemporaine française. Je recommande aux amateurs de Grangé, Chattham, Thilliez, et tous les autres.

 

Les Perles

Collectif. 2012. Humour. Bonne lecture.
lesperlesRésumé : « 100 Histoires culte, parce que les blagues, le mieux c’est quand elles sont drôles, non ? Plus de 100 éclats de rire garantis grâce à ces authentiques et désopilantes perles de l’administration, de la politique, de l’éducation, etc ! Des blagues mordantes et drôles, à partager en famille ou entre amis, avec vos collègues ou simplement pour vous détendre ! Attention : fous rires garantis ! »
Un petit livre de 64 pages recensant des perles de tout et rien, présentées en petites bulles et encarts colorés. Une bonne lecture détente ! Je n’ai pas hurlé de rire, mais c’était sympathique, léger et pas trop long.

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