Train d’enfer pour Ange rouge

De Franck Thilliez. Pocket, 2012. Thriller. Très bonne lecture. [436 p.]

Première édition : 2003.

trainange

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Résumé : « Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination. Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au cœur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…« 

J’avais commencé à lire du Thilliez mais pas par le début. ça m’avait bien plu du coup j’ai acheté les deux premiers volumes de la série du commissaire Sharko au bouquiniste du coin, et je les ai dévoré en pas longtemps car ça se lit très très bien.

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De fièvre et de sang

De Sire Cédric. Le Pré aux Clercs, 2010. Thriller fantastique. Bonne lecture. [447 p.]

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defievreRésumé : « Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ? Suspense, angoisse, horreur, sensations étranges, crises de démence, folie meurtrière, rite satanique… Un thriller oppressant qui entraîne ses lecteurs au-delà de la raison.« 

* * *

   J’ai entendu beaucoup de bien de cet auteur depuis pas mal d’années maintenant (je l’ai aussi aperçu aux Imaginales, il faut dire qu’il est repérable ! ^^). En tant qu’amatrice de thrillers bien sombres et bien ficelés, de fantastique, et même d’un peu d’horreur pourquoi pas de temps en temps, j’ai assez vite pensé qu’il fallait que je tente la lecture d’au moins une de ses œuvres, sans grand risque de déception !
   Finalement je n’ai pas été déçue, mais je n’ai pas non plus compris la passion générale pour cet auteur, en tous cas pas avec ce seul et premier livre.

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Les Lutins Urbains, T.2 : Le dossier Bug le Gnome

De Renaud Marhic. 2014. Roman jeunesse. Bonne lecture. [115 p.]
Résumé : « On les croyait disparus à jamais,
chassés de nos contrées par la modernité.
Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains !
Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs
d’agaceries, tracasseries, et espiègleries…
Le dossier Bug le Gnome-couvertureOrdinateurs en folie… smartphones ensorcelés… Quel est donc ce “virus” qui menace la Grosse Cité ? À peine remis de sa rencontre avec le Pizz’ Raptor, Gustave Flicman doit se rendre à l’évidence : un nouveau lutin menace la ville ! Comme par hasard, revoilà le Professeur B. Avec son aide, le jeune policier se lance sur la piste du redoutable Bug le Gnome. Vite ! Ça sent déjà le grillé… Gustave parviendra-t-il à ne pas péter les plombs ? Car voilà ses 5 sœurs à l’hôpital, victimes d’une mystérieuse intoxication… Tandis que Bug le Gnome s’est introduit dans le Laboratoire d’Étude et de Recherche Nucléaire de la Grosse Cité…« 
Renaud Marhic (que je remercie au passage), des Editions P’tit Louis, m’a recontactée pour me proposer la lecture de son deuxième opus. Comme le premier m’avait enchantée, j’ai bien sûr accepté de suivre à nouveau Gustave Flicman dans la suite de ses aventures urbano-lutines ! J’ai reçu le livre la semaine dernière, accompagné d’un marque-page en plus. 🙂

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L’Homme chauve-souris

De Jo Nesbø. Folio policier, 2002. Roman policier. Bonne lecture. [473 p]
Titre original : Flaggermusmannen, 1997.
hommechauvesourisRésumé : « Parce qu’une jeune Norvégienne a été sauvagement jetée d’une falaise à l’autre bout du monde en Australie, l’inspecteur Harry Hole de la police d’Oslo est envoyé sur place par une hiérarchie soucieuse de l’évincer. Ce qui n’aurait dû être que routine diplomatique va se transformer en traque impitoyable au fur et à mesure de meurtres féroces qu’Harry Hole refuse d’ignorer. Autre hémisphère, autres méthodes… Associé à un inspecteur aborigène étrange, bousculé par une culture neuve assise sur une terre ancestrale, Hole, en proie à ses propres démons, va plonger au cœur du bush millénaire. L’Australie, pays de démesure, véritable nation en devenir où les contradictions engendrent le fantastique comme l’indicible, lui apportera, jusqu’au chaos final, l’espoir et l’angoisse, l’amour et la mort : la pire des aventures.« 
Bien, bien, bien. Cette non pas première mais volontaire et consciente (ré, donc) incursion dans le polar nordique n’a pas été infructueuse, même si l’essai n’a pas été transformé pour moi.
Commençons par ce qui ne m’a pas enchantée : tout d’abord il s’agit d’un roman policier tirant sur le roman noir, l’atmosphère est sombre, le héros torturé, et l’enquête n’avance pas aussi vite que dans les thrillers les plus contemporains. Avec Harry Hole on prend le temps de frapper aux portes, de connaître les gens : témoins, suspects et gens environnants, de s’offrir une aventure passagère (ou peut-être pas seulement…) avec une autre étrangère, presque une concitoyenne, de s’empreindre de la culture du coin… Bien sûr je sais que tous ces éléments peuvent être de très bons critères, et je ne doute pas que certains d’entre vous aient déjà le sourire aux lèvres en lisant ceci, mais personnellement ici tout ça ne m’a fait ni chaud ni froid, je n’aime pas trop ce genre de personnage (même si paradoxalement le Capitaine Vimaire est un de mes personnages du Disque-Monde préférés !), j’ai trouvé le livre assez lent et ne me suis passionnée pour aucun trait du contenu, si ce n’est peut-être les légendes aborigènes ! La révélation du coupable ne m’a pas tiré de frissons probablement parce que j’ai véritablement lu ce livre comme une fiction lointaine qui n’a pas réussi à me faire voyager avec elle.
Je n’ai rien à redire à la plume (traduite) de Nesbø, elle ne m’a ni impressionnée ni ennuyée en elle-même. J’ai même eu l’impression que c’était à deux doigts de faire mouche, que c’était loin d’être mauvais, et que, oui, même, je pouvais la recommander sans prendre de risques.
Enfin comme je vous l’ai dit au-dessus j’ai bien aimé certaines immersions dans les mythes aborigènes, une certaine culture australienne plus contemporaine également (avec leurs « freshies » et leurs « salties« * par exemple…), et bien que non passionnée de manière générale j’ai tout de même réussi à me prendre au jeu de ce bonhomme norvégien qui vient se perdre down under** pour une sombre affaire de meurtre.
* plus d’explications sur les drôles de bestioles australiennes dont les freshies/salties sur le blog d’une amie qui est justement allée mettre les pieds là-bas il y a peu de temps.
** un surnom de l’Australie, voir aussi ici.
Une lecture qui n’a pas réussi à me passionner, mais que je ne déconseille pas pour autant.

 

Chroniques d’ailleurs : L’Aléthiomètre

Les Crimes de l’Ange

De Jean-Claude Baudroux. Editions du Bastberg : 2000. Policier. Lecture très sympathique. [251 p]
crimesdelangeRésumé : « Les habitants de Nancy ont peur… Et il y a de quoi ! On a déjà retrouvé trois morts en quelques jours. Et ce n’est malheureusement pas fini… Qui est ce mystérieux assassin qui guette ses proies dans l’ombre, et qui les tue ce manière aussi horrible ? Quel est ce monstre qui se régale de la souffrance de ses victimes ? Et pourquoi retrouve-t-on toujours les cadavres dans des demeures dessinées par des architectes de l’Ecole de Nancy ? Stanislas Kopinski est chargé de l’enquête. Il aurait vraiment préféré que ce soit son collègue Andrieux qui s’y colle, parce qu’il va s’engager dans l’enquête la plus calamiteuse de sa carrière…  « 
Il paraît qu’il y a d’autres écrivains à Nancy que Pierre Pevel, dont certains qui donnent dans le policier/thriller, genres que j’affectionne de manière générale sauf ratage catastrophique et/ou maladresses trop récurrentes. J’ai donc jeté mon dévolu en passant sur ce petit livre (il est écrit gros, en plus !) à dominante rouge estampillé « Les Polars régionaux » – nom de la collection, j’imagine. Je n’ai globalement pas été déçue.
Nous suivons donc… Tadaaaaaam : Stanislas (!!) – revenez, les nancéiens, n’allez pas vous pendre 😉 – Kopinski de son nom de famille (ça n’arrange rien*), un flic du type sombre, amer, solitaire et ayant le sentiment d’avoir raté sa vie – comme on les aime. Ses collègues sont sensiblement du même moule : beaucoup de réchauffé ou stéréotypé, point assumé visiblement à 110% par l’auteur, qui en rajoute au fil des pages. On trouve un Andrieux, ce qui me fait penser au philosophe Bernard Andrieu professeur à la fac de Lettres, un légiste qui s’appelle bizarrement Mulot et à qui je rajoute des moustaches fines à chaque fois que je lis son nom, et d’autres noms à consonance plus ou moins régionale.
Les allusions à l’agglomération nancéienne, la ville et sa culture sont légion, et c’est du coup très rigolo à lire, car j’arrive sans aucun souci à visualiser les endroits, les enfilades de rues et même les détails, ce qui est bien la première fois ! Je suis du genre à lire les romans policiers et thrillers en me focalisant sur l’intrigue, et en ayant une sorte d’arrière-plan flou chamarré et stéréotypé en toile de fond, et autant dire que s’il y a une course-poursuite dans les rues de New-York j’ai un peu de mal à prendre des repères.
L’intrigue et le déroulement de l’enquête sont par contre assez ténus. Le livre étant court et se focalisant pas mal sur les pensées de Stanislas, c’est quelque chose que j’ai vu venir de loin. Ne vous attendez pas à une intrigue complexe et foisonnante de rebondissements, ce n’est pas du tout le cas ici. Cependant j’ai trouvé les avancements et piétinements assez réalistes dans l’ensemble, et je ne me suis pas ennuyée, principalement parce que l’auteur a un style que j’apprécie entre fluidité narrative assez simple, traits d’humour et aussi un poil d’élaboration par moments, dans les pensées du policier, ses souvenirs, les descriptions de certaines scènes… Finalement cela forme un tout assez complet et pas trop mal cohérent. J’ai simplement relevé une ou deux répétitions au début du livre (des infos données deux fois presque de suite).
Un polar frais bien que sanglant, à apprécier au soleil pendant qu’il réchauffe votre terrasse / balcon / le parc d’à côté.

 

* Tout savoir sur Stanislas Leczinski dit le Bienfaisant, Duc de Lorraine : ici /// Site de Nancy Tourisme – La Place Stanislas

 

Les Lutins Urbains, T.1 : L’attaque du Pizz’Raptor

De Renaud Marhic. 2013. Roman jeunesse. Très bonne lecture.
romans.fiction-lutins.urbains.attaque.pizz.raptor-170-215Résumé : « On les croyait disparus à jamais,/ chassés de nos contrées par la modernité. / Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains ! / Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs / d’agaceries, tracasseries, et espiègleries… Quel est donc cet inconnu qui s’en prend aux livreurs de pizzas, leur dérobant leur chargement sans jamais faire main-basse sur l’argent ? Gustave Flicman, jeune policier de la Grosse Cité, croise un soir le voleur. Si ce n’est pas un lutin, ça y ressemble bien… Mais voilà le coupable arrêté : c’était un simple SDF. Affaire réglée. Pas pour Gustave ! Qui ne se doute pas que sa quête du Pizz’ Raptor va le mener jusqu’à l’Université d’Onirie. Là où les Lutins Urbains ont trouvé refuge. Sous la protection du mystérieux Professeur B., Docteur en Lutinologie…« 
Renaud Marhic (que je remercie au passage :D), des Editions P’tit Louis, m’a contacté récemment pour me proposer un partenariat. Je ne connaissais ni l’auteur, ni le livre, ni les éditions, mais au vu du résumé ça m’a semblé un livre drôle et distrayant, plein de jeux de mots à deux sous, des péripéties abracadabrantes, et de lutins taquins – bref, le type même de lecture que je n’ai pas tout à fait cessé de lire, et qui passe bien entre deux livres plus sérieux !

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La Méthode du crocodile

De Maurizio de Giovanni. 2013. Roman policier. Très moyen.
Titre original : Il Metodo di coccodrillo, 2012.
methodeRésumé : « Le crocodile, le prédateur le plus froid et le plus redoutable, rôde dans les rues de Naples…

Tapi dans l’ombre, à l’affût, il observe, attend, se prépare. Rien n’est laissé au hasard, il repère les lieux, les habitudes, les horaires de ses victimes. Et quand il frappe, il ne manque jamais sa cible. D’autant que rien n’est plus facile que de passer inaperçu dans une ville comme Naples, ou chacun vaque à ses occupations, indifférent à ce qui se passe autour de lui.
Quand à quelques jours d’intervalle, plusieurs jeunes sont retrouvés assassinés d’une balle dans la nuque, la presse se saisit de l’affaire. Le meurtrier, qui sème des mouchoirs en papier imprégnés de larmes sur les scènes de crime, se voit aussitôt affublé du surnom de Crocodile. Comme le prédateur, il semble pleurer en tuant ses victimes…
L’enquête est confiée à l’inspecteur Lojacono, Sicilien déraciné, personnage effacé voire invisible. Dans une Naples fébrile et pluvieuse, deux hommes solitaires vont se livrer bataille. Le flic contre le tueur. Lequel s’imposera ? »
Le gros défaut que j’ai trouvé à ce livre, c’est que j’ai largement préféré le début à la fin.
Dans les premières pages on ne connaît pas encore les personnages, il y a une atmosphère vraiment étrange, on se demande comment ça va tourner… et finalement petit à petit on retombe dans une certaine réalité quotidienne et une résolution d’enquête tout ce qu’il y a de plus banal, ou pas loin. Encore une fois, je cherche le « Thriller » estampillé en gros sur la couverture ! Car des frissons, je n’en ai point eu, ou plutôt les quelques-uns que j’ai ressenti ont fait place à quelque chose de beaucoup plus banal : une certaine misanthropie.
En fait, je dirais que ce roman policier est beaucoup trop proche de ce qu’on voit tous les jours pour ma satisfaction. J’aime quand ça va chercher loin, quand les gens sont ravagés, que les secrets sont honteux et bien planqués – mais ce que j’ai trouvé dans ce polar est la copie conforme des séries policières des grandes chaînes, sans chercher les plus tordues.
De plus, mettre des adolescents en avant était un excellent moyen pour que je ressente moins d’empathie pour les victimes et leur entourage, et donc aussi moins d’intérêt pour l’intrigue. Je ne regrette pas mes années collège-lycée, et la façon dont ce bouquin met les jeunes gens en scène ne m’aide absolument pas à me les remémorer avec tendresse, tant il dépeint une jeunesse délinquante, stupide et égoïste.
Dans les points positifs, je mettrais le personnage du flic, qui bien qu’un peu cliché, est somme toute sympathique, avec ses soucis de famille, sa petite vie et ses amis ; et la fluidité de l’écriture.
En bref, même si je ne peux pas dire que ce roman est mauvais, il est beaucoup trop terre-à-terre pour moi, sans rien qui ne m’ait plu plus que ça. Même le meurtrier et sa méthode m’ont laissée en quelque sorte blasée.
Chroniques d’ailleurs :  La biblio de Gaby

À tombeau ouvert

De Kathy Reichs. 2007. Thriller / policier. Bonne lecture.
Titre original : Cross Bones, 2005.
atombeauouvert1Résumé : « Alors que l’anthropologue judiciaire Tempe Brennan est chargée d’examiner le corps d’un homme tué d’une balle dans la tête, un inconnu lui remet la photo d’un squelette. «Voici la clé du meurtre», dit-il. Ses premières recherches révèlent à Tempe que cette ossature est un vestige archéologique retrouvé lors d’un chantier mené à Massada, en Israël. Pourquoi toute trace de la découverte a-t-elle été effacée des rapports de fouilles ? Pourquoi assassine-t-on ceux qui y ont été mêlés ? Et qui était cet homme ? Certains prononcent le nom de Jésus de Nazareth… Tempe va suivre la piste jusqu’au bout, au risque de sa vie. »
Je finis ma lecture plus ou moins dans le même état d’esprit qu’après Les os du Diable : je ne trouve ça ni excellent ni mauvais, du bon polar à lire de temps en temps, quoi. Je continue à apprécier le personnage de Tempérance Brennan, à regretter la cohorte de personnages secondaires qui gravitent autour d’elle dans la série TV (Bones), et j’aime toujours autant les nombreux détails scientifiques semés tout au long de l’enquête – plus nombreux il me semble que dans la plupart des romans policiers que j’ai lus. J’apprends des trucs en passant, c’est assez sympathique.
Le petit plus qui m’a bien plu dans l’intrigue c’est la manière dont elle (l’auteur, le personnage – parfois indissociables l’une de l’autre de mon point de vue, car je ne connais que peu l’auteur !) alterne entre hypothèses religieuses et raisons plus terre-à-terre – ça c’était vraiment sympa, cette impression de ne plus très bien savoir où on en est. J’avais trouvé un peu la même atmosphère dans l’autre livre (le premier que j’avais lu de K. Reichs), et je dois dire que je ne peux m’empêcher de me demander ce que penseraient certaines personnes assez religieuses de l’ensemble du livre…
Je me sens au vu de l’intrigue un peu obligée de faire une comparaison avec le Da Vinci Code, qui va tenir en trois mots : bien plus travaillé.
Bon, après les deux auteurs sont assez différents, Dan Brown écrit vraiment des romans distrayants s’appuyant fortement sur le côté religieux / ésotérique / mythes à forte résonance, alors que Kathy Reichs est, comme Crichton (qui lui n’écrit pas de trucs ésotériques, mais aussi auteur de romans policiers / thrillers), une scientifique.

Les Héritiers du mal

De Chelsea Cain. 2010. Policier/Thriller. Mauvais, mais distrayant.
Titre original : Evil at Heart.
Troisième tome d’une série : Au Cœur du mal, l’Étreinte du mal.
heritiersmalRésumé : « L’inspecteur Archie Sheridan est encore convalescent lorsque des restes humains sont retrouvés au nord de Portland. Sur la scène de crime, les enquêteurs identifient une signature reconnaissable entre mille : des coeurs gravés… Aucun doute, il s’agit de Gretchen Lowell, la tueuse aux 200 victimes. Archie avait pourtant conclu un marché avec elle : il ne mettrait pas fin à ses jours si elle arrêtait de tuer. Tout porte à croire qu’une fois encore, elle n’a pas tenu parole. Mais à mesure que l’enquête avance, Archie est de plus en plus convaincu qu’il est en présence d’un copycat. Il pourrait s’agir d’un admirateur de Gretchen, véritable star depuis son évasion de prison. La criminelle a-t-elle repris du service ou le battage médiatique autour de son personnage a-t-il donné naissance à un nouveau montre ?« 
Des personnages totalement stéréotypés au psychisme peu développé, une tueuse en série sans motivation particulière, un déroulement des évènements sans grosse surprise ni suspense, avec en plus un style d’écriture très quelconque. Quelques scènes gore et sexe sans intérêt particulier. Un dénouement de l’intrigue progressif et final sans grosse surprise ni subtilité non plus.
Un bon point c’est le final, qui sans être extraordinaire est suffisamment à la hauteur du reste du livre, et cohérent, pour ne pas « plomber » le lecteur. J’ai lu de  meilleurs romans policiers qui se finissaient n’importe comment, et quelque part c’était beaucoup plus décevant.
Le deuxième point fort de cet ouvrage est sa facilité de lecture. Je l’ai lu presque d’une traite, pendant une migraine, et dans ces moments-là j’apprécie particulièrement les histoires simples et linéaires, comme celle-ci.
Une bonne idée de lecture de vacances, de plage…
Note : informer la médiathèque que, bien que l’éditeur se soit encore passé de le noter sur l’extérieur du bouquin, ceci est le troisième tome d’une trilogie. Vérifier qu’ils ont bien acheté les deux autres ? (peu probable en fait, à moins que quelqu’un ai regardé de près)