Lettres de l’Atlantide

De Robert Silverberg. J’ai Lu, 1992. Science-Fiction. Bonne lecture. [159 p.]

Titre original : Letters from Atlantis, 1990 ; trad. de l’américain par Frédéric Lasaygues

lettres-de-l-atlantideRésumé : « L’Atlantide, île radieuse… Mythe ou réalité ? En ce XXIème siècle, la grande révolution de l’exploration temporelle est enfin venue. Et c’est ainsi que Roy Colton est « transféré » dans l’esprit du prince Ram, l’héritier du trône atlante. Ce qu’il découvre dépasse la légende. Tandis qu’en Europe les hommes chassent les derniers mammouths à l’aide de haches de pierre, les Atlantes sillonnent les mers à bord de navires propulsés par des turbines et s’éclairent à l’électricité ! Qui sont ces bâtisseurs ? Comment une civilisation aussi avancée a-t-elle pu disparaître sur cette île perdue au milieu de l’Atlantique Sud ? Roy découvrira le secret des Atlantes. Mais il connaît aussi leur avenir tragique. Comment ne pas révéler au prince ce qui l’attend ? Peut-on défier le destin ? Sauver l’Atlantide ?« 

Une fois n’est pas coutume, je commence ma chronique par une citation.

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Le Post-apocalyptique

[Collectif]. ActuSF, 2013. Essai. Très bonne lecture. [90 p.]

Collection(s) : La Maison d’Ailleurs

43777Résumé : « Le post-apocalyptique est un genre relativement connu, principalement grâce aux innombrables productions cinématographiques hollywoodiennes qui sont apparues sur nos écrans cette dernière décennie. Or, il serait terriblement réducteur d’imaginer que seuls Le Jour d’après, La Route, 2012 et autre After Earth sont représentatifs d’une tradition aussi ancienne que diversifiée. Afin de mieux saisir la spécificité et la richesse de cette esthétique, la Maison d’Ailleurs a confié à quatre spécialistes le soin de proposer des points de vue inédits sur ces récits faisant la part belle aux zones et, surtout, à la manière dont les humains tentent de reconstruire une société digne de ce nom après la catastrophe. Quatre essais, une sélection iconographique exceptionnelle : le post-apocalyptique dévoile ses secrets.« 

Récemment j’ai réalisé que ça n’allait pas faire très loin d’un an que j’avais reçu ce livre de la Faquinade à l’issue de la session 2014 de Août, Nouvelles coûte que coûte. Étant en plus plutôt dans des lectures SF en ce moment, je me suis dit que c’était un bon moment pour le sortir de ma PàL.

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Contrepoint

Présenté par Laurent Gidon. ActuSF, 2012. Nouvelles S-F. Très bonne lecture. [131 p.]

Collection Les Trois Souhaits.

contrepoint_FINALRésumé : « Peut-on écrire des histoires dans lesquelles il n’y aurait ni guerre, ni conflit, ni violence ? Un vrai défi qu’ont relevé avec talent, sensibilité et humour neuf des plus belles plumes de l’imaginaire en France sous la direction de Laurent Gidon.« 

J’ai récupéré ce petit ouvrage dans le désherbage de Lynnae, pas spécialement échevelée à l’idée de le lire au départ, d’abord parce que je n’avais pas lu les noms d’auteurs qui composent ce recueil (qu’en fait j’avais plutôt bien envie de découvrir concernant plusieurs), et aussi très fortement à cause de la couverture que je trouve extra-moche, parce qu’en fait je déteste ce style tout court, ça n’a rien de personnel envers l’illustrateur (Roberlan Borges).

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Les Cantos d’Hypérion 1 : Hypérion

De Dan Simmons. Robert Laffont (Pocket SF), 1991. Science-fiction. Excellente lecture. [282+296 p.]
Titre original : Hyperion, 1989.
hyperionRésumé : « Quand les sept pèlerins se posent à Hypérion, le port spatial offre un spectacle de fin du monde. Des millions de personnes s’entassent derrière les grilles : les habitants de la planète sont sûrs que le gritche va venir les prendre et ils veulent fuir. Mais l’hégémonie ne veut rien savoir. Une guerre s’annonce et les routes du ciel doivent être dégagées. Et tout ce que le gouvernement a trouvé, c’est d’envoyer les sept pèlerins. La présidente le leur dit d’emblée : « Il est essentiel que les secrets des Tombeaux du Temps soient percés. C’est notre dernière chance. » Mais les pèlerins n’y comprennent rien : c’est tout simple, ils ne se connaissent même pas entre eux ! Heureusement, le voyage leur permettra de se rapprocher. Chacun raconte son histoire, et l’on s’aperçoit vite que nul n’a été pris par hasard. Celui qui a fait la sélection, au fil des confidences, paraît bien avoir fait preuve d’une lucidité… diabolique. Et d’une cruauté… raffinée !« 
Vous me voyez bien embêtée : Hypérion ne possède pas de fin réelle. En effet ces deux tomes, dans cette édition, ne sont que la première partie de la série Les Cantos d’Hypérion, qui continue avec Les Chants d’Hypérion, eux aussi souvent trouvables en deux tomes. Je vois que Endymion et l’Éveil d’Endymion (même remarque quant aux éditions) feraient eux aussi partie de la saga des Cantos, reste à voir si c’est un deuxième cycle dans la série, donc lisible à part de Hypérion, ou si c’est encore une suite directe avec une intrigue en lien avec nos sept pèlerins. Autrement dit je n’aurai plus qu’à revenir à cette chronique pour la finir lorsque j’aurais lu la suite, à moins que je n’en écrive une deuxième si celle-ci devient trop longue !

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A la poursuite des Humutes

De Carina Rozenfeld. Syros, 2010. Nouvelle, S-F jeunesse. Très bonne lecture. [38 p.]
humutesRésumé : « Depuis des années, les médias diffusent les images d’une guerre sans merci entre les humains et les Humutes, ces mutants qui, vers l’âge de dix ans, développent des superpouvoirs, et que l’on reconnaît à la bosse qui orne leur nuque. Ce soir-là, à table, Tommy a du mal à regarder ses parents en face… car il sent depuis quelque temps une légère excroissance à l’arrière de son cou…« 
Je connaissais Carina Rozenfeld entre autres par les Imaginales, mais je n’avais pas encore franchi le pas de lire un de ses livres, parce que ceux que j’ai pu voir ou manipuler ne m’en ont pas donné suffisamment envie, ni les critiques que j’ai pu en lire derrière ; je pense notamment à la Symphonie des Abysses ou Phaenix – qui sont apparemment des livres très différents de celui-ci !
Ce petit livre – encore un de la bibliothèque de Lynnae – m’a tout de suite attiré, sous forme d’objet, par son packaging « SF jeunesse » assez classique mais néanmoins toujours efficace à mes yeux : couleurs gris-bleutées, dessin et mise en page clairs et nets, titre de collection sympatoche (« Soon – Des histoires de futurs »). Je n’ai pas eu que d’excellentes surprises avec la science-fiction jeunesse, mais extrêmement peu de mauvaises ; du coup c’est un genre qui me met en confiance peu importe l’auteur (sauf peut-être Christophe Lambert que j’ai catégorisé dans le « très spécial » – au point de me demander au début si ce n’était pas son célèbre homonyme avec qui j’ai également du mal).

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Metro 2034

De Dmitry Glukhovsky. L’Atalante, 2011. S-F post-apocalyptique. Très bonne lecture. [413 p.]
Titre original : Метро 2034, 2009.
« Suite » de Metro 2033.
metro-2034Résumé : « La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’électricité qui alimente celui-ci. Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse. Cependant, la dernière caravane d’approvisionnement n’est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche. Ils seront trois à devoir résoudre cette énigme. Hunter, le combattant impitoyable revenu d’entre les morts, rongé de l’intérieur par les ténèbres ; Homère, qui a tout perdu aux premiers instants de la guerre et projette de laisser sa trace dans la nouvelle histoire qui s’ouvre ; et Sacha, jeune fille à peine sortie de l’adolescence qu’ils trouveront sur leur route dans une station où elle a vécu en exil avec son père. »
Après avoir lu Metro 2033 j’avais plutôt envie de continuer sur ma lancée mais finalement, et même si cela reste une bonne lecture, j’ai été un peu moins emballée par cette suite, tout en lui trouvant pourtant plus de force.
Je me suis un peu moins attachée aux personnages même si je reconnais des qualités humaines au trio de base, Hunter y compris. Homère est celui qui m’a paru le plus intéressant car il figure la personne lambda entraîné malgré lui dans des péripéties dont il aurait aussi bien pu se passer – exception faite de son besoin de « créer » en se basant sur des faits qu’il lui faut bien aller chercher ! Je ne m’attendais pas du tout à rencontrer ce type de personnage à la fois rêveur, maussade, pleutre et déterminé, en héros quasi-principal, et ma foi ça fonctionne plutôt bien, il contrebalance les autres caractères plus archétypés.
On retrouve cette idée de menace planant toujours sur certains tunnels ou certaines stations, qu’il faut aller analyser et résoudre – souvent par la destruction dans cet univers toujours aussi sombre et impitoyable, dont les habitants luttent (ou pas…) pour sauvegarder des miettes d’humanité. La trame est donc parallèle, mais différente, de celle de Metro 2033. La notion d’espoir, par exemple, est un peu plus présente dans ce livre, et j’ai trouvé qu’il y avait un peu plus d’action /narration, et moins de passages réflexifs. J’ai eu un peu une sensation de mise en abyme du livre et du projet d’Homère – il cherche un héros de qui raconter les hauts faits, pour en faire une légende, et finalement il se retrouve au cœur des propres aventures qu’il voulait relater, acteur et non pas seulement spectateur. Le récit se cristallise autour du trio tout au long du livre, à la différence d’Artyom dans le premier qui rencontrait beaucoup de gens différents, ce qui rend la structure narrative très différente à cause des relations entre les personnages qui sont plus fortes, plus exploitées.
En parlant d’Artyom, j’aurais bien aimé le suivre à nouveau, surtout après le final assez terrible du livre précédent, mais on voit bien dès le début du livre que cela ne va pas être le cas. Finalement, j’aurais mieux aimé ne pas le suivre du tout car je n’ai pas vu l’intérêt de le replacer ainsi dans l’histoire généraleCameo gratuit ?
Je pense que les deux livres peuvent être lus séparément, car les évènements du premier sont rappelés dans la mesure du besoin, mais Metro 2034 ne constitue pas non plus une suite exacte à Metro 2033. Simplement ce serait sans doute un peu dommage de passer à côté du premier tome, plus fouillé et plus dense.

 

A voir aussi : l’article de Nelcie sur le métro de Moscou, le vrai.

 

Metro 2033

De Dmitry Glukhovsky. L’Atalante, 2010. S-F post-apocalyptique. Très bonne lecture. [631 p.]
Titre original : Метро 2033, 2005.
metro-2033Résumé : « 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.« 
J’ai mis très longtemps à lire ce livre : moins que d’autres que j’ai largement moins appréciés ou sur lesquels j’ai véritablement buté (comme Ubik), mais tout de même plusieurs semaines. La faute à une moindre envie de lire, mais également à la structure, le style et au ton de ce livre en particulier, qui m’ont amené à le poser, le reprendre, le laisser à nouveau « décanter », ou lire d’une traite une centaine de pages ou plus de temps en temps.
[Petit aparté lexical : j’ai vraiment l’impression d’enfoncer un clou avec un marteau ACME de 10 tonnes mais je ne suis encore une fois pas d’accord avec l’étiquette « dystopie » collée sur ce livre par la Wikipédia (j’y cherchais l’orthographe exacte, tout en majuscules ou pas ?) et sans doute d’autres >Une dystopie étymologiquement c’est une contre-utopie, c’est à dire l’inverse d’une utopie ou bien lorganisation volontaire d’un mode de vie d’une société entraînant forcément malfonctionnement humain, détresse, tristesse, non-épanouissement. Ce régime politique, quel qu’il soit, est unique et tout-puissant, et utilise des modes de répression, de censure, d’oppression, etc, etc pour atteindre un but, un idéal précis. Par conséquent, avant l’explosion des prétendues (toutes ne semblent pas exactement correspondre à la définition) dystopies des années 2010, ce terme n’était connu que par quelques amateurs de SF et universitaires, car il ne concernait en fait qu’un petit pan (même si non négligeable) de la littérature science-fictive.

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La Science-fiction (Que sais-je ?)

Par Jacques Baudou. 2003. Essai / livre-outil. Très bonne lecture.
SFCe livre est tout à fait ce que j’attends d’un Que sais-je ? : concis, clair (facile à lire), synthétique. Cette synthèse sur la S-F se propose surtout de définir le genre, par ses composants et thèmes associés, ses sous-genres, et aussi par anti-définition (ce que n’est pas la S-F) ; elle donne aussi beaucoup de titres et noms d’auteurs associés au genre, des origines aux années 2000 (livre publié en 2003).
Une lecture agréable et utile, qui m’a donné envie d’ajouter de la S-F à ma PàL prochainement 🙂
Bémols : c’est un Que sais-je ?, et en 91 pages on ne saurait être exhaustif. De mon point de vue il y a beaucoup de références, mais certaines personnes plus calées que moi font peut-être être frustrées de ne pas y voir figurer tous leurs auteurs favoris. De plus, l’étude elle-même est centrée sur la S-F aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France, et seulement vaguement (petits paragraphes) sur le reste de l’Europe.