A propos Tesrathilde

Grande lectrice née en 1987, curieuse de tout ou presque. Lit aussi en anglais, et cherche les histoires des mots rigolos. Tente parfois de s'adonner à la cuisine pas trop compliquée parce "tant qu'il y a de la vie, y'a de l'espoir, et le besoin de se sustenter". Est fan en vrac des dinosaures, de Tolkien et du RMS Titanic (entre autres). Contact : mathilde.a.samson@gmail.com

Pause

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Je vous laisserais bien juste avec le titre mais quand même. 😉

Rien de particulier pourtant, juste je pense une convergence entre un emploi du temps bien plus rempli qu’au temps où je me suis lancée dans ma petite aventure blogistique, ainsi qu’une certaine lassitude. Je dois dire que j’ai commencé à me poser des questions il y a quelques mois, alors que je commençais à éprouver non plus seulement du plaisir mais aussi une certaine frustration au moment d’écrire mes chroniques – ou plutôt de ne pas les écrire, faute de temps et de motivation concordants. Encore que même au moment de les écrire j’ai également eu pas mal de moments où j’avais l’impression de me répéter, de raconter toujours la même chose, de ne plus m’amuser autant à l’exercice.

J’ai commencé par voie de conséquence à freiner mes lectures pour ne pas être trop en retard dans mes rédactions – me rappelant tout de même une fois ou deux que je m’étais mise à écrire sur mes lectures parce que j’aime lire, au départ, et non pas l’inverse. Du coup la lecture aussi a commencé à avoir un goût de frustration, et j’ai écrit mes derniers avis avec un véritable sentiment de faire mes devoirs, avant de réaliser une seconde chose : blog = loisir. On ne me paie pas, je n’ai rien signé, je ne dois rien à personne, et avant tout c’est censé être quelque chose qui me procure du plaisir. Du coup si les circonstances ou envies du moment n’y correspondent pas, eh bien ! autant s’arrêter.

Pour autant je ne déclare pas cet espace comme fermé, mais juste en pause d’activité, tout simplement parce que je n’ai pas de raison d’y mettre un terme clair et précis.

Est-ce que j’y retournerai dans quelques semaines, mois, années ? Je n’en sais rien du tout. Peut-être. Je suis du genre à retourner à ce que j’ai aimé, parfois. Ce n’est pas non plus impossible que je revienne à ce genre d’activité mais sous une autre formule.

Ce que j’en retire toutefois c’est une très bonne période de partage de lectures, qui m’a amené à croiser des gens sympathiques qui m’ont fait découvrir des auteurs vers lesquels je ne serais peut-être pas toujours allée (je continuerai d’ailleurs sans aucun doute à aller lire vos avis, ou en tous cas certains), et une activité qui m’a beaucoup plu ; mais aussi un besoin (en ce qui me concerne), si je veux en profiter pleinement de l’activité, de rigueur, de détails et de communication avec la communauté, ce qui me prend du temps que je n’arrive pas à dégager si je cumule avec mon actuelle vie professionnelle, amoureuse, rôlistique, vidéoludique, littéraire, associative, etc.

Du coup, je fais une pause.

 

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L’affaire de la licorne

De N. M. Zimmermann. Flammarion jeunesse, 2018. Policier jeunesse. Très bonne lecture. [220 p.]

Série : Angelica Varinen, T. 2.

angelica_varinenRésumé : « Angelica, une détective prête à tout pour résoudre les mystères ! Panique ! La licorne très rare et très précieuse de Mina a été kidnappée ! Heureusement, Angelica et Lisobel sont là pour se lancer sur la piste du ravisseur. Mais elles ne sont pas au bout de leurs surprises…« 

Lu en partenariat avec les éditions Flammarion jeunesse

Lors des dernières offres de SP de l’éditeur j’avais assez envie d’une lecture sympathique sans trop de prise de tête, c’est pourquoi j’ai jeté mon dévolu sur une énième enquête d’enfants, avec une licorne sur une couverture pleine de couleurs vives.

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Le Monde des Ā

De A.E. Van Vogt. J’ai Lu, 1970. Science-fiction. Bof. [302 p.]

Titre original : The World of Null-A, 1945 ; trad. par Boris Vian

LeMondeDes_ARésumé : « Le matin même, Gilbert Gosseyn avait quitté Cress-Village, en Floride, pour se rendre dans la capitale et tenter sa chance auprès de la Machine des Jeux. A l’hôtel, il reconnaît un voisin et le salue. Ce simple geste fait basculer son univers quotidien en cauchemar. Ainsi, il apprend qu’il n’existe aucun Gilbert Gosseyn dans son petit village de Floride, et que sa femme Patricia, décédée un mois plus tôt, n’est pas morte et, qui plus est, n’a jamais été mariée ! Alors Gosseyn entreprend la plus fantastique quête qu’un homme puisse faire, celle de sa propre identité.« 

J’ai eu une bien drôle expérience de lecture plongée dans cette science-fiction « d’époque », et si je lui trouve des qualités objectives je n’en ressors pas moins sans la moindre envie de continuer le cycle des Ā.

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Lontano

De Jean-Christophe Grangé. Albin Michel, 2015. Thriller. Très bonne lecture. [777 p.]

/!\ L’intrigue se continue dans Congo Requiem.

Mise en page 1Résumé : « Le père est le premier flic de France. Le fils aîné bosse à la Crime. Le cadet règne sur les marchés financiers. La petite sœur tapine dans les palaces. Chez les Morvan, la haine fait office de ciment familial. Pourtant, quand l’Homme-Clou, le tueur mythique des années 70, resurgit des limbes africaines, le clan doit se tenir les coudes. Sur fond d’intrigues financières, de trafics miniers, de magie yombé et de barbouzeries sinistres, les Morvan vont affronter un assassin hors norme, qui défie les lois du temps et de l’espace. Ils vont surtout faire face à bien pire : leurs propres démons. Les Atrides réglaient leurs comptes dans un bain de sang. Les Morvan enfouissent leurs morts sous les ors de la République.« 

Je l’ai déjà indiqué plusieurs fois : Grangé fait partie de mes auteurs préférés, même si tous ses romans ne sont pas équivalents en terme de qualité (pas duuuuu tout, parfois 😉 ) je trouve qu’il lui arrive régulièrement de sortir de très bonnes choses, bien ficelées, bien documentées, avec un rythme haletant et/ou des relances d’intrigue suffisamment bonnes pour qu’on ne lâche pas le bouquin avant de l’avoir fini.

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Je suis à l’Est !

De Josef Schovanec. Pocket, 2013. Témoignage. Très bonne lecture. [281 p.]

jesuisalestRésumé : « Josef Schovanec n’est pas fou. Ni luxembourgeois, tchèque ou plutonien. Il n’est pas non plus un génie. Il est autiste. Diplômé de Sciences-Po, docteur en philosophie, Josef maîtrise une dizaine de langues, mais n’a pas parlé pendant plusieurs années. À huit ans, il était capable de présenter un exposé d’astronomie mais restait presque inapte au discours social. Est-ce son intelligence, la vivacité de son esprit, son sens de l’humour ? Josef est spécial… comme tout un chacun. Un témoignage salutaire qui contribue à changer notre regard sur l’autisme.« 

J’ai piqué ce livre à un membre de ma famille concerné par l’autisme, à qui je l’avais offert il y a quelques années – je l’ai lu, corné de partout pour repérer des passages, et je lui ai racheté un exemplaire neuf pour me garder celui-ci dans ma bibliothèque parce qu’il m’a fasciné et que je compte le relire un jour, et/ou le prêter.

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Strange Superstitions and Curious Customs of the Ancient World

De Alicia et Matheos Chrysostomou. Mercier Press, 2006. Anthologie. Bonne lecture. [122 p.]

Version française : pas trouvée, n’existe probablement pas

strangesuperstitionsRésumé : « When husbands from the oriental province of Pem left home on a journey of longer than twenty days duration, their wives were entitled to take another husband in the interim. *** According to the ancient Irish Brehon laws, a wife could annul her marriage if her husband was obese, or if he was a gossip who would brag of his bedroom antics.  *** Spartans going into battle ensured their hair was combed and well groomed as they considered it improper to die with untidy hair.  *** The Romans used a plaster composed of spiders’ webs soaked in oil and vinegar to staunch the flow of blood from minor gashes.  *** In one ancient Ethiopian tribe, the wives of tribal members were shared. Anyone committing adultery with the wife of the tribal chief, however, was fined a sheep.  *** A compilation of the oddest, most eccentric and truly bizarre customs, laws and superstitions of our forefathers. Alicia and Matheos Chrysostomou have combed the planet to bring you the very best of the very odd.« 

Lorsque j’ai vu ce livre dans la pile des désherbés de Lynnae, je lui ai plus ou moins sauté dessus : les cultures et superstitions étrangères, la période antique, la langue anglaise, le format court… tout me laisser présager un très bon moment.

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115° vers l’épouvante

De Lazare Guillemot. Les Saisons de l’étrange, 2018. Aventure horrifique. Bonne lecture. [202 p.]

Co-édité avec les Moutons Électriques ; Saison 1

115-epouvanteRésumé : « Que s’est-il produit dans un lointain passé sur l’île de Skellig, au large de l’Irlande ? La manifestation d’une créature épouvantable, événement dont on trouve des traces sur une bonne partie du globe terrestre, selon une étrange diagonale de 115° qui, traversant l’Europe et l’Afrique, va se perdre quelque part dans l’Océan Indien. La chose terrifiante avait jadis été mise en échec. Or, en ce mois de mai 1925, elle s’est réveillée… et compte bien revendiquer le monde comme terrain de jeu ! Les seuls à savoir, les seuls qui, peut-être, parviendront à la contrer, sont au nombre de cinq : le Père Brown, un prêtre catholique britannique dont le hobby est la résolution de meurtres et mystères ; un jeune orphelin cornouaillais, Billy Babbridge ; ainsi que trois aventuriers américains, Hareton Ironcastle, sa fille Muriel et son neveu Sidney Guthrie. Ils se lanceront sur les traces des sectateurs de la chose et, au terme d’un périple qui les mènera au-dessus d’une faille océanique, à l’autre bout de la Terre, tenteront d’empêcher le monde de basculer dans l’horreur.« 

Les Saisons de l’étrange sont un label lancé très récemment par trois compères des Moutons, dont le déjà fameux Melchior Ascaride, qui a un très important pourcentage de leurs couvertures à son actif (celle-ci en fait partie) ! Ses complices ont pour noms Arthur Plissechamps et Vivian Amalric.

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Le Passager

De Jean-Christophe Grangé. Le Livre de poche, 2014. Thriller. Excellente lecture. [977 p.]

Première parution : Albin Michel, 2011.

lepassager

 

Résumé : « Je suis l’ombre.
Je suis la proie.
Je suis le tueur.
Je suis la cible.
Pour m’en sortir, une seule option : fuir l’autre.
Mais si l’autre est moi-même ?…« 

Je trouve que les éditeurs de Grangé jouent la facilité depuis quelques œuvres : privilégier les phrases courtes, choc, avec le moins de mots possible. :p Mais ce n’est que mon avis. Si au moins ça pouvait leur éviter de balancer des spoilers comme avec Miserere… que je m’étonne de ne pas trouver dans mes chroniques, j’ai vraiment lâché cet auteur ces dernières années, alors que je l’aimais beaucoup au début – je pense que c’est dû aux quelques déceptions que j’ai eu avec des titres comme la Ligne noire (gore mais pas franchement trépidant – je l’ai trouvé franchement longuet et le héros bêtasse comme c’est pas permis), ou la Forêt des Mânes (hyper bizarre). Pourtant je trouve qu’il rebondit correctement avec cet opus, qui m’a énormément plu !

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L’Homme bicentenaire

De Isaac Asimov. Denoël, 1978. Nouvelles de SF. Très bonne lecture. [284 p.]

Collection : Présence du futur

Titre original : The Bicentennial Man and other stories, 1976 ; trad. de l’américain par Marie Renault

lhomme-bicentenaireRésumé : « Qu’Isaac Asimov soit lui-même bicentenaire, comme Andrew le robot, héros de la nouvelle qui donne son titre à ce recueil, c’est ce que l’énormité de sa production pourrait laisser à penser. Il s’en défend dans un poème, La Fleur de la jeunesse, où l’on découvrira aussi que M. Asimov est un individu et non un trust. Qu’il ait l’âge de ses artères, et que dans celles-ci le sang circule avec autant de fluidité que les impulsions électriques dans les circuits de son ordinateur Multivac, c’est ce que prouvent ces onze nouvelles, datant toutes des dix dernières années. Une invention inépuisable servie par un métier de vieux routier dont l’humour et les pirouettes ne cesseront jamais d’étonner.« 

J’ai lu ce livre en fin d’été dernier, j’avoue que je ne me souviens plus bien de toutes les nouvelles et que je suis bien contente d’avoir pris des notes à un moment où j’avais plus envie – besoin – de lire que d’écrire ! Cependant en relisant mes griffonnages je me rappelle de mon appréciation générale agréable du livre et de mon envie de lire plus d’Asimov à l’occasion, que ce soit pour ses idées originales, son talent de conteur (car s’il n’a pas un style littéraire incroyable je lui trouve une efficacité narrative assez terrible), et son indéfectible humour qui borde parfois un aussi profond sérieux ou des réflexions qui n’ont rien d’anodin.

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Sinouhé l’Égyptien

De Mika Waltari. Folio, 2008. Roman d’aventures historique. Bof. [499 + 478 p.]

Titre original : Sinuhe egyptyläinen, 1945 ; trad. du finnois par Jean-Louis Perret.

sinouheRésumé : « Par amour pour une courtisane, le médecin égyptien Sinouhé s’est vendu comme esclave. Il va vivre une odyssée à mi-chemin des mythes et de la réalité. Médecin, mais aussi espion pour le compte du pharaon Aménophis IV, il ira de Thèbes à Babylone, et aussi chez les mystérieux Hittites et chez les Crétois soumis au Minotaure. Prodigieux roman d’aventures qui nous initie à la politique, à la religion et aux sciences du quatorzième siècle avant Jésus-Christ, le chef-d’oeuvre du grand écrivain finlandais Mika Waltari invite aussi à réfléchir sur l’homme d’aujourd’hui, le plaisir, la liberté, le pouvoir, la violence, l’injustice et tout ce qui fait notre destin. « 

Bien, bien, bien. Encore un classique de lu. Alors, oui, je sais, je ne serais jamais en peine de classiques tant de titres sont désormais considérés comme tels, et oui encore je suis en train de broder parce que je ne suis pas sûre de savoir comment vous parler de ce livre ni si j’en ai très envie.

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