L’Ombre du vent

De Carlos Ruiz Zafón. Le Livre de Poche, 2011. Roman. Très bonne lecture. [637 p.]

Titre original : La Sombra del viento, trad. de l’espagnol par François Maspero

L’Ombre du vent fait partie du « cycle » du Cimetière des Livres Oubliés, d’après ce que je lis sur la Toile c’est le premier opus que l’auteur a écrit dans cet univers mais les autres titres sont indépendants et peuvent se lire dans le désordre.

ombreduventRésumé : « Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie« 

J’avais lu quelques ouvrages jeunesse de Ruiz Zafon : Marina, le Palais de minuit et les Lumières de septembre, tous trois de belles lectures qui m’ont donné envie de continuer à découvrir l’auteur.

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Les Forêts d’Acora

De Thomas Clearlake. Éditions Moonlight, 2017. Science-Fiction. [362 p.]

acoraRésumé : « Dans un futur très lointain, à des milliards de cycles-lumière de notre galaxie… De mystérieux objets célestes viennent de s’écraser sur une planète du nom d’Acora. Sous le sceau de l’Alliance universelle secrète, trois agents y sont envoyés en mission. Leur objectif : entrer en contact avec un ordre siégeant au sein d’une cité-monastère perdue dans les montagnes. Les rudes conditions du protocole autarcique en vigueur sur cette planète vont rendre le voyage des plus périlleux. Des profondes forêts jusqu’aux vallées de glace, en passant par les déserts, les trois émissaires vont être mis à l’épreuve malgré eux. Mais ils ne sont pas les seuls à chercher à rejoindre la cité-monastère. La plus terrible des menaces qu’ait connu l’Univers les poursuit dans l’ombre…« 

Lorsque j’ai lu les premiers chapitres de ce livre, l’année dernière, sur proposition de l’auteur, j’en avais retiré une plutôt bonne impression d’un monde fouillé permettant une immersion impressionnante, à défaut d’un récit que j’eusse trouvé palpitant – en tous cas de ce que j’en avais lu.

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Lettres de l’Atlantide

De Robert Silverberg. J’ai Lu, 1992. Science-Fiction. Bonne lecture. [159 p.]

Titre original : Letters from Atlantis, 1990 ; trad. de l’américain par Frédéric Lasaygues

lettres-de-l-atlantideRésumé : « L’Atlantide, île radieuse… Mythe ou réalité ? En ce XXIème siècle, la grande révolution de l’exploration temporelle est enfin venue. Et c’est ainsi que Roy Colton est « transféré » dans l’esprit du prince Ram, l’héritier du trône atlante. Ce qu’il découvre dépasse la légende. Tandis qu’en Europe les hommes chassent les derniers mammouths à l’aide de haches de pierre, les Atlantes sillonnent les mers à bord de navires propulsés par des turbines et s’éclairent à l’électricité ! Qui sont ces bâtisseurs ? Comment une civilisation aussi avancée a-t-elle pu disparaître sur cette île perdue au milieu de l’Atlantique Sud ? Roy découvrira le secret des Atlantes. Mais il connaît aussi leur avenir tragique. Comment ne pas révéler au prince ce qui l’attend ? Peut-on défier le destin ? Sauver l’Atlantide ?« 

Une fois n’est pas coutume, je commence ma chronique par une citation.

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À la poursuite des Slans

De A. E. Van Vogt. J’ai Lu, 1968. Science-fiction. Très bonne lecture. [309 p.]

Titre original : Slan, 1940 ; trad. de l’américain par Jean Rosenthal

A_la_poursuite_des_SlansRésumé : « L’humanité compte parfois des génies qui sont admirés et respectés.
Mais qu’arriverait-il si, au sein de la race humaine, se développait une autre race, d’un niveau mental infiniment supérieur, celle des Slans ? Ne seraient-ils pas craints, haïs, pourchassés puisque supérieurs et donc redoutables ? Pourtant, le Slan c’est l’avenir de l’homme, le prochain stade de son évolution. Voici son histoire à travers celle de ses membres les plus parfaits, Jommy Cross et la belle Kathleen, traqués, pourchassés par la planète entière et cependant triomphants car rien ne peut arrêter l’évolution inéluctable de l’humanité.« 

Encore un auteur de SF qu’il fallait bien que je lise un jour! Je profite du désherbage de Lynnae pour lui piquer ses vieux titres, principalement en J’ai Lu, et découvrir des classiques.

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Le Rivage oublié

De Kim Stanley Robinson. J’ai Lu, 1986. S-F Post-apocalyptique. Bonne lecture. [446 p.]

Titre original : The Wild Shore, 1984, trad. par J.-P. Pugi.

rivageRésumé : « Le vieux Tom parle du temps d’avant le jour funeste, à cause du XXIe siècle, où deux mille explosions nucléaires ont ravagé l’Amérique. Il raconte des souvenirs à peine croyables : l’homme logeait dans des boîtes et marchait sur la lune…
Aujourd’hui, en Californie, il faut se débrouiller. Vivre de chasse, de pêche et de maigres cultures. Eviter les mystérieux gardiens de la côte ? Mais Henry et Steve n’ont pas envie de végéter dans les ruines. Alors, quand des hommes de San Diego viennent leur parler de la résistance américaine, ils sont prêts à les suivre contre l’avis de leurs aînés. Pour libérer leur patrie. Une entreprise presque impossible où ils risqueront leur vie à chaque instant…« 

Si je n’ai pas totalement apprécié ma lecture je ne peux pas non plus vous affirmer que c’est un mauvais livre.

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Le Huit

De Katherine Neville. Pocket, 2004. Thriller ésotérique. Très bonne lecture. [957 p.]

Titre original : The Eight, 1988 ; trad. par Evelyne Jouve

lehuitRésumé : « New York, 1972. Alors qu’elle s’apprête à gagner le Maghreb, Catherine Velis apprend d’un mystérieux antiquaire qu’elle court un grand danger : dans la désolation du Sahara, l’attendrait depuis toujours un fabuleux jeu d’échec d’origine mauresque. Un jeu qui, en 782, envoûta dangereusement Charlemagne avant d’exciter onze siècles durant la convoitise de Richelieu, Robespierre, Catherine de Russie et Napoléon. Tous voulurent le mettre au service de leurs funestes desseins car selon la légende, il ferait de son détenteur l’égal de Dieu… En Afrique du Nord, la jeune femme, plongée dans une quête où se joue l’avenir même de l’humanité, découvrira qu’elle n’est pas la seule à vouloir percer le secret du jeu maudit…« 

Le Huit est un livre que j’avais envie de lire depuis très longtemps, autant parce que c’est un thriller et que j’aime le genre tout court, que parce qu’il a eu, à une époque (de sa reparution chez Pocket justement ?) des tas de critiques très positives et était cité partout comme LE thriller à lire absolument. Quand j’en ai trouvé un exemplaire tout dépenaillé (sans couverture et sale :D) dans une boite à livres je l’ai donc rapidement sauvé et lu quasiment juste après.

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L’Enfant des cimetières

De Sire Cédric. Le Pré au Clercs, 2009. Thriller gothique. Bof. [525 p.]

Enfant_des_cimetieres_Ed_FLRésumé : « Lorsque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. 
Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, la compagne de David. Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière? 
Est-ce un homme ou un démon? Le journaliste, qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable… « 

Quand j’ai vu ce livre je ne sais plus où en occasion j’ai sauté dessus : chouette, du Sire Cédric, auteur largement vanté parmi les fans de thrillers, et chouette un résumé qui en promet !

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Ça va, Jeeves ?

De P. G. Wodehouse. France Loisirs, 1982. Humour. Bonne lecture. [286 p.]

Titre original : Right oh, Jeeves, 1934 ; trad. par Josette Raoul-Duval

jeevesRésumé : « Malgré ses efforts pour surpasser son maître d’hôtel le célèbre Jeeves, Bertie ne parvient guère à aider les invités de sa tante, à réconcilier les fiancés brouillés ou à obtenir du timide éleveur de tritons qu’il déclare ses tendres sentiments pour une larmoyante jeune fille sensible à la beauté des étoiles… « 

Encore une fois c’est Lynnae qui m’a branchée sur cette lecture, je ne connaissais ni le personnage ni l’auteur (enfin si, vaguement, de nom…), et ça a fait mouche !

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Le Club des punks contre l’apocalypse zombie

De Karim Berrouka. ActuSF, 2016. Post-apo humoristique. Excellente lecture. [413 p.]

Illustration : Diego Tripodi

Le-club-des-punksRésumé : « Paris n’est plus que ruines.
Et le prix de la cervelle fraîche s’envole.
Heureusement, il reste des punks.
Et des bières.
Et des acides.
Et un groupe électrogène pour jouer du Discharge.
Le Club des punks va pouvoir survivre à l’Apocalypse.
Enfin, si en plus des zombies, les gros cons n’étaient pas aussi de sortie…

Il est grand temps que l’anarchie remette de l’ordre dans le chaos ! »

J’avais un tout petit peu entendu parler de Berrouka avant les Imaginales 2016, mais c’est à cet occasion que j’ai pu d’abord l’entendre en table ronde (où il a dit entre autres que détruire les monuments qu’on connaît avec des zombies et des punks c’est rigolo : en tant que rôliste je suis très sensible à ce genre d’arguments 🙂 – la modératrice avait l’air choquée qu’on puisse trouver ça drôle tout court, fiction ou pas. Un monstre dont il était justement question avait dû lui aspirer toute âme d’enfant et toute imagination juste avant, m’est avis). Forcément en sortant de la TR il fallait que je lui achète ce bouquin. Lire la suite

Mademoiselle Christina

De Mircea Eliade. L’Herne, 1978. Fantastique. Bonne lecture. [282 p.]

Titre original : Domnisoara Christina, 1935, trad. par Claude Levenson

mllechristinaRésumé : « Une famille isolée au bord du Danube subit l’influence maléfique d’une ancêtre disparue. Mademoiselle Christina hante les chambres des occupants, vampire à l’apparence séductrice, elle charme Egor et enlève petit à petit toute vie dans la demeure austère. Sous la lumière blafarde de la lune, les ombres trahissent la présence d’un autre monde, effrayant, celui des âmes damnées. Entre deux soupirs de Sanda, jeune fille exsangue, un silence de mort s’installe dans le récit. »

J’avais lu un peu de Mircea Eliade il y a quelques années, notamment son essai le Sacré et le Profane, qui m’avait passionné. J’ai lu récemment qu’il est décrié dans certains cercles spécialisés comme étant dépassé, et certes c’est un écrivain qui commence à dater un peu, mais je continue de le trouver fascinant dans son approche des choses surnaturelles et mythiques. Je savais qu’il avait également un ou plusieurs romans à son actif et c’est une fois de plus Lynnae qui m’a prêté celui-ci.

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