I Am Legend

De Richard Matheson. Orion Books, 1999. SF. Bonne lecture. [160 p.]

1ère édition : 1954

Titre VF : Je suis une légende, 1955 (Denoël)

iamlegendRésumé : « Robert Neville is the last living man on Earth… but he is not alone. Every other man, woman and child on the planet has become a vampire, and they are hungry for Neville’s blood. By day he is the hunter, stalking the undead through the ruins of civilisation. By night, he barricades himself in his home and prays for the dawn. How long can one man survive like this?« 

 Neville a pas mal de soucis dans sa vie : il a perdu sa femme et sa fille, il est seul dans une fichue bourgade désertée comme le reste des États-Unis, et en plus il doit repousser jour après jour les saletés qui ont entraîné tout le reste : des vampires.

Lire la suite

Publicités

La Gladiatrice

De Marion Zimmer Bradley. Pocket SF, 1998. Fantasy. Bizarre. [159 p.]

Titre original : Warrior Woman, 1985 ; trad. par Simone Hilling.

Couverture : Wojtek Siudmak.

gladiatriceRésumé : « Des éclairs dans la tête. Des rêves…ou des visions. Une torpeur éternelle. Elle est prisonnière et entravée. On la transporte à travers le désert. Au terme du voyage, elle est vendue comme esclave, et, arrivée sur son lieu de travail, elle comprend qu’on s’apprête à faire d’elle une prostituée. Dans un réflexe, elle saisit une épée… Mais son lieu de travail est un camp de gladiateurs, et le commandant voit bien qu’elle est entraînée au maniement des armes. C’est une professionnelle, une femme de guerre. Pourquoi pas une gladiatrice? Elle n’en sait rien. Elle n’a aucun souvenir de son passé.« 

J’ai acheté ce livre en occasion, ou on me l’a donné, je ne sais plus, un peu par hasard. Au final, même si je ne peux pas dire ni que ce soit une mauvaise lecture ni que je me sois particulièrement ennuyée, je ressors un peu perplexe.

Lire la suite

Parleur, ou les chroniques d’un rêve enclavé

De Yal Ayerdhal. J’ai Lu, 1997. Utopie/Fantasy. Excellente lecture. [376 p.]

Illustration : Gilles Francescano

jl4317-1997Résumé : « «Il est arrivé un matin, au petit matin, le cinquième jour de la fermentation, quand le miel prend sa première amertume. C’était l’année où le Prince adouba son aîné, l’année où il lui confia la ville pendant qu’il guerroyait pour son Roi sur d’autres rivages. Il est arrivé avec le vent de mer, un havresac au bout du bras droit, le chat sur l’épaule gauche.» C’est ainsi que Vini, l’épistolière, recueille Parleur et le présente à ses amis : Mescal le magicien, Halween la Mante, Gabar l’Ours, Teng le Gros, Qatam le guerrier, le Vielleux… C’est ainsi depuis des siècles sur la Colline, sous le joug des Princes de Macil et de la Citadelle… Parce qu’on naît pauvre et qu’on le reste, en redoutant la Garde et les questeurs d’impôts, en tremblant devant le Prévost ou le Connétable, en agonisant doucement. C’est ainsi, mais le frère de Vini écrivait que ce ne pouvait pas toujours l’être. Et Parleur dit que cela doit changer. »

J’ai entamé cette lecture directement après Techno Faërie car cela me semblait cohérent, les deux auteurs ayant été compagnons de vie jusqu’au décès récent d’Ayerdhal, l’année dernière. Je me rappelle d’un grand monsieur avec plein de cheveux, vu de loin aux Imaginales une année. J’avais trouvé ce livre en occasion, il y a déjà un moment, il traînait dans ma PàL avec plein d’autres, c’était le moment de le sortir.

Lire la suite

Le Village aux Huit Tombes

De Seishi Yokomizo. Denoël, 1993. Roman policier. Très bonne lecture [307 p.]

Titre original : Yatsuhakamura, 1951

Traducteurs : René de Ceccatty et Ryôji Nakamura

villagehuittombesRésumé : « Nous sommes dans l’après-guerre. Une double malédiction a frappé un petit village traditionnel du Japon profond. Les huit tombes qui lui donnent son nom abritent les corps de samouraïs assassinés dans des temps très lointains par les villageois désireux de s’emparer d’un trésor fabuleux. Un second massacre, plus récent, a été perpétré par un amant fou de jalousie. Y aura-t-il une troisième tuerie ? Avec l’arrivée du narrateur, Tatsuya, jeune homme au passé mystérieux, le pire est à craindre. Le carnage commence dès son entrée en scène. Son grand-père et son demi-frère sont empoisonnés. Tout l’accuse. Acueilli avec suspicion par les villageois, il comprend avec horreur que les crimes se succèdent selon un système imparable – qui n’est pas sans rappeler Dix petits nègres – dont il tente de comprendre les lois avec l’aide d’un détective à la fois futé et décontracté, Kôsuke Kindaichi. Huit samouraïs assassinés, huit tombes, huit victimes. Mais qui est donc le narrateur ? L’assassin ou l’ultime victime ?« 

De romans japonais je n’ai lu qu’extrêmement peu de titres, et de romans policiers japonais je ne me souviens que d’un Ranpo Edogawa (merci Détective Conan [un manga] pour la référence ! 😉 ) qui m’avait bien plu.

Lire la suite

La Chambre des morts

De Franck Thilliez. Le Passage, 2005. Thriller. Très bonne lecture. [312 p.]

La chambre des mortsRésumé : « En pleine nuit, au milieu de nulle part, un homme surgit et se fait renverser. A ses côtés, un sac rempli de billets. Voleur ? Trafiquant ? Peu importe. Deux millions d’euros, là, à portée de main. Aucun témoin. Que faire ? Appeler la police, ou disparaître avec l’argent ? Vigo et Sylvain, jeunes informaticiens au chômage, ne tardent pas à se décider. Le lendemain, une fillette aveugle est retrouvée morte dans un entrepôt. Peu après, une autre est enlevée. Diabétique. Ses heures sont comptées. Et si le magot n’était autre que la rançon destinée à sauver la vie d’une gamine ?« 

Je vois toujours plein de bonnes critiques sur Thilliez partout, et le premier que j’ai lu, Fractures, m’avait beaucoup plu, alors pourquoi ne pas continuer ?

Lire la suite

Janua Vera

De Jean-Philippe Jaworski. Folio SF, 2015. Nouvelles Fantasy. Excellent. [488 p.]

Première édition aux Moutons Électriques, 2007.

A 46426-Janu vera.inddRésumé : « Né du rêve d’un conquérant, le Vieux Royaume n’est plus que le souvenir de sa grandeur passée… Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l’assassin trempe dans un complot dont il risque d’être la première victime, Ædan le chevalier défend l’honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries… Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain…
Jean-Philippe Jaworski met une langue finement ciselée au service d’un univers de fantasy médiévale d’une richesse rare. Entre rêves vaporeux et froide réalité, un moment de lecture unique. Janua vera a été récompensé par le prix du Cafard Cosmique 2008.« 

J’ai acheté ce recueil de nouvelles par curiosité au départ – c’est la première fois que je lis du Jaworski et, si l’on m’en a dit du plus grand bien ici et là j’avais surtout envie de découvrir son monde Fantasy celtique (ou est-ce ainsi que je me l’imagine sans avoir pour le moment mis le nez dedans) de sa saga Rois du Monde. L’univers de Gagner la Guerre, dans lesquelles ces nouvelles sont d’après ce que j’ai compris bien plus ancrées même si elles ne le sont peut-être pas toutes, je n’en sais trop rien, ne me tentait pas trop au départ.

Lire la suite

Le Roi des elfes

De Philip K. Dick. Folio SF, 2010. Nouvelles, imaginaire. Très bonne lecture. [315 p.]

Titres originaux : The Builder, 1953 ; The King of Elves, 1953 ; The Cookie Lady, 1953 ; The Golden Man, 1954 ; If There Were No Benny Cemoli, 1963 ; Waterspider, 1964 ; The War With the Fnools, 1964 ; The Exit Door Leads In, 1979 ; Chains of Air, Web of Aether, 1980.

roideselfesRésumé : « Rien n’avait préparé Shadrach Jones à voir arriver le roi des elfes et sa suite au grand complet dans sa station-service. Et pourtant, aussi incroyable que cela paraisse, il est bien là, devant lui, et plutôt mal en point. / Les derniers mutants qui menacent encore la Terre sont traqués à mort. Mais Cris Johnson, cet homme intégralement doré et à la beauté divine, peut-il être un monstre? / Ernest Elwood est plutôt rêveur, ces derniers temps. Rien d’autre ne semble l’intéresser que la construction de son bateau, comme s’il était manipulé. En neuf nouvelles, Philip K. Dick montre une fois de plus toute l’étendue de son talent, qu’il aborde la science-fiction, le fantastique et même, sans doute pour la seule fois, la fantasy.« 

J’avais au départ acheté ce recueil pour mon compagnon (anniversaire), mais le format nouvelles ne l’avait pas plus branché que ça. De mon côté je comptais bien le lire un jour, autant parce que K. Dick reste une référence en matière de SF, et ce livre-ci en particulier, comme les Chroniques martiennes de Bradbury auxquelles il m’a fortement fait penser, bien que les deux auteurs n’aient pas le même style, que parce que le résumé et la couverture m’intriguaient fortement… Le CRAAA était une bonne occasion de sortir ce petit poche argenté de ma bibliothèque et me laisser enchanter par les petites mais savoureuses histoires de cet écrivain à la créativité florissante.

Lire la suite

Ganesha

De Xavier Mauméjean. Mnémos, 2014. Fantastique policier. Excellente lecture. [314 p.]

ganeshaRésumé : « Londres, fin du XIXe siècle. Qui est réellement Joseph Merrick, celui qu’on surnomme « l’Homme-Éléphant » ? Homme ou bête ? Monstre de foire ou curiosité scientifique ? Une simple anomalie de la nature ou… un dieu ? Lorsqu’il rédige ses Mémoires, il n’a pas trente ans et réside depuis peu à l’hôpital de Whitechapel sous la protection du médecin Frederick Treves. Un refuge qui lui permet d’observer splendeurs et misères de la capitale, et d’enquêter : quatre affaires, autant de saisons dans une année. De leur résolution dépendra peut-être plus que son destin, car « le monde s’efface dans les rêves de l’éléphant… »« 

Coïncidence amusante en vérité que ce livre soit publié chez un éditeur qui s’appelle Mnémos ; en termes de mémoire Joseph Merrick nous est introduit comme un maître en son humble demeure terrestre de Whitechapel’s Hospital : il voit tout, analyse tout, se fait rapporter les éléments manquants. L’autre habitant du XIXe siècle – lui fictif de son état – auquel vous fait probablement vous aussi penser cette description fera d’ailleurs dans le livre une apparition aussi brève qu’à peine voilée, comme un reflet évanescent du narrateur. Étonnant et fascinant reflet « en chair et en os » des capacités mentales de Merrick, lui qui évite les miroirs comme la peste !

Lire la suite

Choc

De Robin Cook. Albin Michel, 2002. Thriller médical. Livre très moyen. [342 p.]
Titre original : Shock, 2001
chocRésumé : « Les manipulations génétiques
peuvent faire progresser la science.
Ou mener au chaos.
45 000 dollars en échange de quelques ovules : l’annonce passée par une prestigieuse clinique bostonienne a de quoi séduire. Deborah et Joanna, deux étudiantes fauchées, acceptent de se prêter à cette expérience censée remédier à la stérilité de certaines femmes. Avant de découvrir qu’elle cache le plus effroyable et le plus inimaginable des scénarios. Au croisement de la technologie médicale et de la bioéthique, Robin Cook nous plonge dans un thriller dont on aimerait croire qu’il n’est qu’imaginaire. Et si Robin Cook n’avait rien inventé ?
« 
Je dois dire que je suis assez déçue par ma lecture, car j’avais déjà lu un ou deux titres du même auteur que j’avais au contraire trouvé très bons. Ici rien ne m’a ni emballé ni convaincue.
L’intrigue, point central de tout thriller qui se respecte, est déjà clairement annoncée dans le résumé et ne présente pas de développements très étonnants, et peu d’inattendus. Le roman souffre également d’un début très lent, il faut environ 150 pages pour que l’intrigue s’amorce vraiment, autour d’une idée qui m’a semblé bizarre dans le contexte et il me semblait impossible, ou très difficile, sur un plan légal : les deux jeunes filles veulent savoir ce qu’il est devenu de leurs ovules. De plus pour conduire leur enquête les deux jeunes filles vont non seulement se débrouiller toutes seules (un peu à la manière d’Alice Roy / Nancy Drew mais en un peu moins douées) mais en plus utiliser bien évidemment des moyens illégaux, j’avoue ne pas avoir très bien compris pourquoi. Ajoutons à ceci un nombre minimal d’incohérences et de hasards bienheureux
C’est là il me semble un bon moyen d’embrayer sur les personnages : au centre, des thésardes d’Harvard d’une vingtaine d’années avec pourtant assez peu de bonnes idées. J’ai eu un peu l’impression que les héroïnes sortaient plutôt d’un roman de chick-lit, et ne collaient vraiment pas au genre, même si elles m’ont été parfois sympathiques et ne m’ont pas énervée tout le long non plus (même si elles n’ont parfois pas deux sous de bon sens). Les autres personnages ne m’ont été d’aucun intérêt : des méchants vénaux, un psychopathe qui au final ne dessert en rien l’intrigue (!), et des fantômes secondaires qui gravitent autour de l’action.
L’introduction présentait pourtant une méthode de manipulation de cellule avec jargon scientifique toutes les deux lignes, que malgré mon bac S et mon intérêt pour le domaine je n’ai pu suivre entièrement, et qui m’a laissé présager d’une intrigue fouillée ; le reste du livre se rabat en fait sur un style peu exigeant, qui m’a divertie au travers de son rythme et de ses péripéties, mais sans plus. Quant à la conclusion, je n’en dirai rien (pour les lecteurs éventuels) mais n’en penserai pas moins.
Un polar divertissant mais qui ne m’a pas fait frémir ni par son originalité ni par sa qualité.

Déjà dead

De Kathy Reichs. Pocket, 1998. Thriller. Bonne lecture. [542 p.]
Titre original : Déjà dead, 1997.
dejadeadRésumé : « A Montréal, sur la table de dissection du laboratoire de médecine légale de la police provinciale, arrive un cadavre découvert dans l’ancien parc du Grand Séminaire. Le docteur Temperance Brennan est chargé d’autopsier ce qu’il reste d’une femme découpée en morceaux. Son expertise va l’amener en première ligne de l’enquête, seule, en butte à l’hostilité de son collègue policier et face à l’assassin qui collectionne les victimes féminines… Cinq femmes sont déjà mortes. Sera-t-elle la prochaine?« 
Comme je l’avais déjà dit de Kathy Reichs, elle ne fait pas partie de mes écrivains préférés dans le sens où elle n’a pas de grande originalité ni dans son style ni dans ses idées de manière générale, mais en même temps elle représente maintenant pour moi une sorte de valeur sûre : j’ai envie de lire vite fait un thriller un peu macabre, pas mauvais mais pas prise de tête non plus, un de ses livres risque toujours de bien faire l’affaire ! Et c’est plus ou moins sur une telle envie que j’ai ressorti ce livre qui prenait la poussière sous une figurine de vaisseau de… Warhammer 40k peut-être, depuis quelques années. En effet, ces 500 pages et quelques sont aussi bien passées qu’un livre de 200 pages de moins.
Ce livre-ci, son premier apparemment, offre je trouve un rythme un peu plus soutenu et un meilleur arrière-plan scénaristique que A tombeau ouvert ou Les Os du Diable.
L’action se situe au Québec, où Brennan se retrouve plus ou moins expatriée, étant américaine. On trouve donc tout un tas de comparaisons des deux cultures, surtout du point de vue linguistique, et le texte est truffé d’expressions typiques de la région – enfin, j’imagine ! Ne connaissant que bien peu cette région et sa culture, je serais bien en peine de vous dire si c’est un ramassis de clichés ou si cette vision du Québec peut être considérée affectueusement réaliste. :p En tous cas ça m’a bien fait sourire tout au long du texte. Dans la même idée l’environnement de travail de l’héroïne est assez dense, on connaît ses relations avec ses autres collègues, les problèmes qu’elle rencontre ; on entre aussi assez fréquemment dans sa vie quotidienne et cela donne un rythme assez particulier, même si pas forcément moins tendu que dans d’autres thrillers étant donné qu’on reste toujours dans sa tête, avec ses doutes, questions et réflexions sur l’enquête, formant ainsi quelque chose de plutôt obsessionnel du point de vue du lecteur ! Le côté « médecine légale » est toujours très largement exploité, avec force détails peu ragoûtants qui en raviront certainement certains plus que d’autres… Mais encore une fois les amateurs du genre n’en seront probablement pas trop chamboulés, on reste dans une certaine « norme ».
J’ai vu venir un des derniers retournements de situation de très très loin, dès que l’amie Gabby a été impliquée dans l’histoire générale. Mis à part ce point un peu grossier, le reste ne m’a ni spécialement plu ou intriguée, ni lassée.
J’apprécie toujours autant le personnage de Temperance Brennan et ses dizaines de petites réflexions et commentaires sur tout et rien, alternant les modes sérieux, professionnel, cynique, humoristique, ou décalé. Je regrette également toujours que peu de personnages de la série soient exploités en dehors d’elle, ou, quand ils le sont, que ce soit toujours de façon bien moins forte et dense.
Un bon thriller dans la veine de beaucoup d’autres, que je ne conseille ni déconseille spécialement !