Je suis ton ombre

De Morgane Caussarieu. Mnémos, 2016. Fantastique horrifique Excellente lecture. [330 p.]

Collection : Hélios.

Première édition : 2014 (page éditeur)

jesuistonombreRésumé : « Dans un village du Sud-Ouest de la France, un jeune garçon vivant avec son père handicapé, seul, malheureux, en échec scolaire, souffre-douleur de ses camarades, fait de son mieux pour survivre dans le désordre de sa vie. Le jour où il trouve un étrange carnet dans une maison calcinée, peut-être hantée, sa vie va basculer encore un peu plus dans l’horreur. Fasciné par ce petit livre, il l’ouvre et voit sur la première page : « Si tu lis ces lignes, prie pour que je ne sois pas déjà mort sinon c’est toi qui mourras. » Intrigué autant qu’effrayé, il continue sa lecture…« 

« Je suis ton ombre est un roman sombre, totalement atypique et l’un des meilleurs dans son genre. » nous vend l’éditeur, et je ne peux qu’être d’accord, encore que j’aie lu trop peu d’horreur / épouvante (bien peu de choses à côté de Stephen King) pour comparer ce roman à ses pairs.

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10 Nouvelles fantastiques de l’Antiquité à nos jours

Prés. par Alain Grousset. Flammarion Jeunesse. Nouvelles. Très bonne lecture. [132 p.]

nouvellesfantRésumé : « De Pline le Jeune à Stephen King, en passant par Edgar Poe ou Guy de Maupassant, on retrouve ce même goût du frisson. Depuis l’Antiquité, les hommes aiment se raconter des histoires pour se faire peur. Des récits de fantômes, de diables, mais aussi de téléphones portables machiavéliques ! Ces dix nouvelles nous font trembler et découvrir toutes les facettes du Fantastique…« 

J’ai tout de suite beaucoup aimé le principe de faire découvrir au lecteur les racines du fantastique, même sous forme aussi réduite, puisque pensée pour la jeunesse.

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Janua Vera

De Jean-Philippe Jaworski. Folio SF, 2015. Nouvelles Fantasy. Excellent. [488 p.]

Première édition aux Moutons Électriques, 2007.

A 46426-Janu vera.inddRésumé : « Né du rêve d’un conquérant, le Vieux Royaume n’est plus que le souvenir de sa grandeur passée… Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l’assassin trempe dans un complot dont il risque d’être la première victime, Ædan le chevalier défend l’honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries… Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain…
Jean-Philippe Jaworski met une langue finement ciselée au service d’un univers de fantasy médiévale d’une richesse rare. Entre rêves vaporeux et froide réalité, un moment de lecture unique. Janua vera a été récompensé par le prix du Cafard Cosmique 2008.« 

J’ai acheté ce recueil de nouvelles par curiosité au départ – c’est la première fois que je lis du Jaworski et, si l’on m’en a dit du plus grand bien ici et là j’avais surtout envie de découvrir son monde Fantasy celtique (ou est-ce ainsi que je me l’imagine sans avoir pour le moment mis le nez dedans) de sa saga Rois du Monde. L’univers de Gagner la Guerre, dans lesquelles ces nouvelles sont d’après ce que j’ai compris bien plus ancrées même si elles ne le sont peut-être pas toutes, je n’en sais trop rien, ne me tentait pas trop au départ.

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My Friend Walter

De Michael Morpurgo. Egmont, 1988. Roman jeunesse. Très bonne lecture. [156 p.]

myfriendwalterRésumé :  » ‘I never in my life betrayed my country. They wronged me by my death and such a wrong should be righted.’ Bess Throckmorton discovers she is descended from Sir Walter Raleigh, daring adventurer and favourite courtier of Queen Elizabeth I. She visits the Bloody Tower in London, curious to see where he was imprisoned. There, she is amazed to find her ancestor’s ghost waiting for her… Shortlisted for the Smarties Award. « 

Je n’ai pas trouvé de trace de traduction en français de cette oeuvre de Morpurgo à cette heure.

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Le Château des Carpathes

De Jules Verne. Le Livre de Poche, 1966. Roman fantastique. Très bonne lecture. [241 p.]
Première édition : 1892
chateaujvJ’ai entamé ce roman sans avoir trop d’idées sur ce que j’allais trouver exactement puisque l’édition que j’avais en main ne comportait aucun résumé. Cependant il me semblait que je l’avais déjà lu une fois, et effectivement une fois lancée dans ma lecture beaucoup d’éléments me sont revenus en mémoire. L’histoire se situe dans un endroit reculé, rural, des Carpathes, dans un petit village peuplé de ses archétypes attendus : le docteur, le berger, les deux jeunes amoureux, l’aubergiste… Un jour Frik le berger remarque de la fumée au-dessus du vieux château à l’écart du village. Pourtant, l’endroit est censé être désert depuis des décennies. En mal de curiosité une expédition se forme, y va, revient amochée : c’est certain, le château est hanté ! D’autres personnages, des visiteurs venus de loin, font finalement irruption dans l’histoire en amenant leur propre passé et début de réponses.

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Comme des fantômes

De Fabrice Colin. Folio, 2011. Recueil de nouvelles. Excellente lecture. [474 p.]
Sous-titré : Histoires sauvées du feu. Première publication aux Moutons électriques, 2008.
Comme-des-fantomes-Colin-fabriceRésumé : « Que se passe-t-il quand un auteur abandonne ses personnages ? Quand l’Alice de Lewis Carroll oublie de fêter ses 130 ans ? Quand Peter Pan entend vous faire payer ses orientations sexuelles ? Que se passe-t-il lorsqu’un lecteur est pris au piège d’un cadavre d’histoire, qu’un détective devient fabriquant de spectres ou que la mort d’un poète fait surgir une forêt ? Expert en fantômes et en fées, docteur ès faux semblants et machinations troubles, Fabrice Colin possédait sur ces questions – et sur d’autres – des avis très personnels. C’était avant 2005 : avant qu’un incendie accidentel ne mette un terme brutal à ce qu’il appelait lui-même  » ma petite carrière d’ombres « . Ce recueil de nouvelles se veut hommage autant qu’étude ; s’y dévoile par à-coups une personnalité tourmentée et complexe dont les textes ici présentés ne sauraient suffire à épuiser pleinement le mystère. Suicide ou disparition ? Mythomanie chronique ou soif d’histoires compulsive ? La réponse, si elle existe, se trouve à l’intérieur.« 

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Le Protectorat de l’ombrelle, T.2 : Sans Forme

De Gail Carriger. Orbit, 2011. Fantasy urbaine / Steampunk. Coup de cœur pour la série. [319 p.]
Titre original : The Parasol Protectorate, Book the Second : Changeless, 2010.
Sans-formeRésumé : « Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule aux prises avec un régiment de soldats non humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête ! « 
Bon déjà presque tout ce que j’ai dit sur le tome 1 reste d’actualité. Les scènes « crues » se font néanmoins un peu plus rares, contexte oblige (ça deviendrait lourd sinon). C’est toujours drôle et passionnant. J’ai apprécié voir enfin les fantômes devenir plus que de simples connaissances d’arrière-plan de l’univers. D’ailleurs j’ai embrayé sur le tome 3 à la suite d’un PUTAIN DE CLIFFHANGER à la fin de ce tome-ci (fini il y a à peine une demi-heure, excusez mon état d’ébriété de folie passagère).

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La Vallée des disparus

De Bente Porr. 2012. Roman à suspense. Très bonne lecture. [225 p.]
Titre original : Moriac, 2008.
Vallee-des-disparusRésumé : « Trois amis, tombés en panne sur une petite route provençale, sont bloqués quelques jours dans le village de Moriac, où ils prennent connaissance d’une inquiétante légende. Au pied du village se niche une mystérieuse vallée. Ceux qui s’y sont aventurés, dit-on, n’en sont jamais revenus. Au total, une douzaine de disparitions inexpliquées en deux siècles. Quel secret cache cet endroit sinistre ? Intrigué, l’un des trois voyageurs décide de mener l’enquête…« 
Ce livre a été pour moi une agréable surprise. Je l’ai choisi dans le rayon « polars », et en fait ce n’est pas vraiment du policier ; je m’attendais à quelque chose entre médiocre et bien, et j’ai trouvé certains points géniaux, et le livre très bon dans l’ensemble. Pour un premier roman c’est une belle réussite, c’est très équilibré de bout en bout.
Quelques mots sur le genre d’abord : il y a mystère dans la vallée, et anguille sous roche à propos de phénomènes inexpliqués. On le sait dès le début, et ce côté sombre, étrange, fantastique est largement exploité ne serait-ce que dans l’atmosphère. Les personnages sont pris dedans, et on trouve quelques scènes typiques du genre, avec des allusions ou comparaisons qui appartiennent au surnaturel. Autrement, le héros prend la décision de retrouver les disparus, ce qui nous mène effectivement dans une petite enquête – mais rien de très exploité en fait, de ce côté-là.
Le gros du livre, de ce que j’en ai ressenti, se concentre en fait sur les relations entre les personnages. La vallée énigmatique, le petit village champêtre, le voyage même n’apparaissent finalement que comme des excuses, une manière de mettre les trois personnes – Curt (le narrateur), Germer (son meilleur ami), et Fee (la fiancée de ce dernier) – dans une situation de huis-clos tendu où les faux-semblants, les hypocrisies latentes, les tolérances poussées à bout, les incompréhensions vont finalement éclater au grand jour. C’est le gros point fort du livre – je n’ai pas l’habitude de lire des drames psychologiques ou des romans contemporains ; celui-ci n’en est pas vraiment un, comme je l’ai précisé ci-dessus, on va dire que c’est du roman contemporain* mâtiné de fantastique, ou le genre de roman fantastique qu’on peut trouver au XIXe siècle, où l’atmosphère et les décisions et réactions des personnages priment très largement sur le surnaturel « pur » ! En tous cas, ça m’a beaucoup plu. 🙂
* L’histoire se passe dans les années 30, ce qui ajoute un certain charme 🙂
Bref, double (bonne) surprise : j’ai trouvé les évènements et évolution des personnages très bien amenés, tout en finesse, avec ce qu’il faut de prémonitoire (pour le lecteur), quelques temps forts ou « dérapages » nets, et un rythme constant que ce soit dans la montée en tension ou dans l’écriture globale, ce qui a été très appréciable. Le style n’a rien de très original, ça se lit bien, c’est bien écrit, rien de spécial à en dire. C’est plutôt de la bonne qualité toutefois.
Le fait qu’il n’y ait que trois personnages principaux et que toute l’action se déroule autour et à travers eux donne une force particulière au récit, écrit de plus à la première personne. J’ai été immédiatement plongée dans les pensées et dans la vie de Curt, ce qui n’a pas toujours été agréable, et même parfois franchement horrible ! Je ne m’attendais pas tout à fait à la fin – mais en fait, avec le recul, j’aurais pu ! Je l’ai trouvé à la hauteur du reste du livre – glauque. Mais un glauque littérairement appréciable. 😉
Ce livre n’aurait pas été rangé dans « polars », je n’aurais probablement pas mis le nez dedans, et ça aurait été dommage ! Pourtant il ne s’agit pas vraiment d’un roman policier mais plutôt de fantastique, en toile de fond d’un bon roman à tendance classique/suspense.
Chroniques d’ailleurs :   Bazar de la littérature

La Maison du magicien

De Mary Hooper. 2008. Historique jeunesse. Très bonne lecture. [270 p.]
Titre original : At the House of the Magician, 2007
Appartient à une série de trois titres :
1. La Maison du Magicien
2. Espionne de sa Majesté
3. La Trahison
maisonmagicienRésumé : « En Angleterre, à l’époque d’Elizabeth 1ère. Lucy, une jeune gantière, rêve de trouver une place dans une maison de l’aristocratie et de pouvoir échapper ainsi à la tyrannie de son père. Voici que par un mystérieux tour du destin elle est engagée chez le Dr Dee, magicien et conseilleur personnel de Sa Majesté. Intriguée par l’étrange métier qu’exerce son maître, Lucy ne résiste pas à l’envie de satisfaire sa curiosité. Elle se retrouve alors dépositaire d’un terrible secret. Il en va de la vie de la reine…« 
Avant de dire quoi que ce soit d’autre un petit mot sur la couverture qui est certes jolie mais a un côté girly qui non seulement m’énerve un peu mais ne correspond pas au contenu. Ceci est un roman jeunesse (« à partir de 11 ans »), morbleu, PAS encore une de ces innombrables romances YA assorties d’histoire ou de dystopie ! *Lance une pétition pour la diversification des couvertures jeunesse et YA*
Voilà, vous êtes prévenus. 🙂
J’avais déjà lu ce livre il y a quelques années, mais je le relis maintenant pour pouvoir embrayer sur la suite, qui n’était pas encore à la médiathèque à l’époque. En effet les trois livres forment une histoire entière, qui est coupée un tantinet brutalement à la fin du premier livre, au moins (« conclusion » de la majorité des fils conducteurs de l’histoire, et lancement de nouvelles intrigues).
J’avais déjà chroniqué Velvet du même auteur, et je pense ne pas trop me répéter ici : récit d’aventures jeunesse, sur fond historique, un peu de romance en passant comme dans presque toutes les histoires – mais loin d’être prédominante, personnages certes un peu (beaucoup) clichés, mais attachants dans l’ensemble, et je trouve tout de même relativement réalistes / cohérents. Mary Hooper continue d’exploiter le filon historico-mystique (ou mystico-historique, à votre convenance), ponctuant son récit cohérent avec l’Histoire avec un soupçon de surnaturel. L’autre caractéristique des livres de l’auteur est son atmosphère mystérieuse : bien que la narration soit plutôt du genre aventure ou roman jeunesse classique, avec descriptions, explications, récit « simple » autour des choix de l’héroïne, sa vie, ses petits soucis quotidiens, le texte est tout de même soutenu par des intrigues ou des énigmes, que Lucy va tenter de comprendre. Autrement dit, bien que ce livre soit essentiellement un roman jeunesse de fiction, il peut être rapproché des énigmes policières et des récits historiques.
J’ai trouvé que le contexte historique était plus présent et plus détaillé ici que dans Velvet : on lit les noms de Robert Dudley, de John Dee, de ses faits et gestes, des préoccupations d’Elisabeth 1ère concernant Mary Stuart l’Écossaise qui voudrait lui piquer le trône. Les Tudor sont évoqués, ainsi que les « factions » religieuses (catholiques et anglicans) – bref, on peut lire l’histoire sans y prêter trop attention, mais le lecteur avisé saura trouver plein de petits clins d’œils précis et, si je me souviens bien, tout à fait avérés. J’espère que cet aspect sera d’autant plus exploité dans les deux livres suivants. 🙂
Les petits + du livre : Le lecteur trouvera à la fin une note sur les personnages, un tutoriel pour fabriquer des faisceaux de lavande, et un glossaire (les mots présents y sont renvoyés par astérisque au fil du texte).

The Night Circus

D’Erin Morgenstern. 2011. Roman merveilleux jeunesse. Coup de cœur. [490 p.]
Titre français : Le Cirque des rêves.
nightcircusRésumé :
Ceci n’est pas un livre, c’est un spectacle.
Munis de votre billet d’entrée, laissez-vous tenter par un chocolat chaud accompagné de beignets à la crème chantilly, choisissez une des nombreuses tentes rayées de noir et blanc qui vous entourent, comme autant d’îlots mystérieux au milieu d’odeurs de pop-corn et de caramel chaud, et savourez le spectacle quel qu’il soit : entrez dans l’atmosphère en deux tons du Cirque des Rêves*…
Ce livre a été une claque comme je n’en ai pas eu depuis un bail, et sur un thème qui m’a ramené presque 15 ans en arrière, à l’époque où je découvrais avec fascination les aventures d’un petit sorcier dans un monde plein de magie étrange à tous les tournants… La même année, ou la suivante, suivant toujours le filon Gallimard Folio Junior du CDI, je suis tombée sur les Mondes de Crestomanci (+ Ma soeur est une sorcière, Les Magiciens de Caprona, et heu, au moins un autre dont j’oublie toujours le titre il me semble), de Diana Wynne Jones – et même si c’était pas autant une claque j’ai également apprécié trouver, dans ces livres, une magie en même temps douce et violente, présente un peu partout, et dévoilée petit à petit. Pensez aussi Contes de Terremer d’Ursula le Guin, ou simplement la poésie subtile et détaillée de la plupart de films de Miyazaki, et vous aurez peut-être une idée pas trop fausse de l’endroit où cette histoire peut vous emmener, et de quelle manière. J’ai aussi pensé à Philip Pullman (A la croisée des mondes, Sally Lockhart) pour la manière dont la romance est amenée et utilisée à l’intérieur de l’intrigue, et aussi d’autres détails, personnages ou concepts.
Quand je lis ce genre de livre l’émerveillement est presque toujours au rendez-vous, j’aime sentir l’auteur développer son monde petit à petit devant les yeux du lecteur, m’identifier aux personnages eux-mêmes en proie à la surprise, à la joie, au doute selon les situations. Ici, c’est exactement ce qui s’est passé, selon les axes majeurs de l’histoire, ou plutôt de l’univers : plusieurs histoires, destins ou rencontres qui viennent finalement s’entremêler, comme par magie ! Deux magiciens adversaires préparant leurs pions pour une compétition mortelle ; lesdits compétiteurs, ignorant exactement ce que l’on attend d’eux ; un gamin de la campagne rêvant d’évasion – ainsi que les divers personnages peut-être pas si secondaires que ça (d’autres lecteurs n’auront probablement pas le même point de vue sur qui sont les personnages « principaux »), qui gravitent autour des premiers cités, et également autour d’eux-mêmes dans certains cas.

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