Flûte, flûte et flûtes !

De Isaac Asimov. Denoël, 1977. Nouvelles S-F. Très bonne lecture. [184 p.]

Flte-flte-et-fltesRésumé : « Un savant dont les découvertes risquent d’envoyer aux oubliettes le métier d’antiquaire. Un singe qui, couplé à un ordinateur, donne enfin raison aux statisticiens en réécrivant les sonnets de Shakespeare. Un homme qui survit au sommet de l’Everest grâce à des… Martiens. Un voyageur temporel qui peut nous révéler pourquoi les dinosaures ont disparu. Panique dans les couloirs de la Commission de l’Énergie Atomique ! La radioactivité a disparu et même le souvenir qu’une telle chose ait pu exister.
Dix nouvelles où l’évolution d’un genre se reflète dans celle d’un de ses représentants les plus prestigieux, classées par ordre chronologique et commentées par l’auteur, plus en verve que jamais. Un feu d’artifice de trouvailles et de bonne humeur.« 

D’Asimov j’avais lu comme beaucoup Fondation et Seconde Fondation, œuvres majeures de la SF (même si à 15 ans j’avais trouvé ça un peu complexe quand même) axées sur l’humanité et ses potentiels futurs économiques et politiques – de ce que je me souviens.

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Moi, Cthulhu

De Neil Gaiman. La Clef d’Argent, 2012. Nouvelle humoristique. Bonne lecture. [47 p.]

Collection Fhtagn, Pastiches et hommages lovecraftiens

Titre original : I, Cthulhu, 1986 ; traduit, introduit et annoté par Patrick Marcel

moi-cthulhuRésumé : « «Je n’ai jamais connu mes parents. Mon père a été dévoré par ma mère sitôt qu’il l’a eu fécondée et elle, à son tour, a été dévorée par moi, à ma naissance. C’est mon premier souvenir, d’ailleurs. M’extirper de ma mère, avec son goût faisandé encore sur mes tentacules…» Cthulhu par lui-même! La plus célèbre création du maître de l’horreur, H.P. Lovecraft, se livre sans détours et dévoile ses origines dans ce document unique qui paraît ici pour la première fois accompagné des indispensables notes d’un spécialiste du Mythe, Patrick Marcel (Les nombreuses vies de Cthulhu), qui en a également assuré la traduction.« 

Un court texte trouvé dans la bibliothèque d’un ami, lu le matin de… mais oui ! La suite de nos péripéties vers l’Antarctique [L’Appel de Cthulhu, jeu de rôle, campagne : Les Montagnes Hallucinées].

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Le Sentiment du fer

De Jean-Philippe Jaworski. Mnémos, 2015. Nouvelles Fantasy. Excellente lecture. [206 p.]

Collection Hélios. Contient : le Sentiment du fer, l’Elfe et les égorgeurs, Profanation, Désolation, la Troisème Hypostase.

sentiment-fer-pocheRésumé : « « J’ai quand même un ragot à vous servir, et du lourd ! Figurez-vous que ce n’est point avec moi que les elfes ont commencé à grenouiller dans les affaires de l’État. Bien loin de là ! Il y a deux bons siècles, déjà au moment de l’Émancipation de Ciudalia, ils nous ont joué un tour à leur façon. Et les marles en tâtent tellement pour la barabille que l’un d’entre eux, sans même pointer son joli minois dans notre belle cité, nous a tous jetés dans une sacrée flanche ! Jugez-en par vous-même. »  En cinq nouvelles comme autant d’étapes dans l’histoire cruelle et tumultueuse du Vieux Royaume, le monde créé par Jean-Philippe Jaworski dans Janua Vera et Gagner la guerre — déjà des classiques de la fantasy.« 

 

Je n’ai pas encore catégorisé un seul JPJ (soyons fans, soyons fous) en-dessous de « très bonne lecture », et je pense à créer une catégorie « Jaworski » qui serait un peu un genre de joker m’exemptant d’aller chercher des adjectif dithyrambiques ou même d’écrire une chronique tout court, et vous évitant ainsi une accumulation de propos trop subjectifs et enthousiastes certainement pour être honnêtes. Non ? Bah, allons-y pour un énième étalage bienheureux de qualités pléthoriques. Lire la suite

Comment Blandin fut perdu

De Jean-Philippe Jaworski. Folio, 2016. Nouvelles. Excellente lecture. [132 p.]

Première édition chez les Moutons électriques, 2009, in Récits du Vieux Royaume.

A46839_Comment_Blandin_fut_perdu.inddRésumé : « Pour avoir dessiné encore et encore, avec un talent ensorcelant, le visage de madone d’une jeune moniale aux yeux verts, le novice Blandin est chassé du monastère de Havreval. Le jeune enlumineur entame alors sur les routes du Vieux Royaume son apprentissage auprès d’Albinello, talentueux peintre sur fresque itinérant. Blandin dépassera-t-il son obsession amoureuse? Et l’élève surpassera-t-il le maître? « 

Ce court recueil comporte deux nouvelles : Montefellóne (45 p.), et Comment Blandin fut perdu.

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10 Nouvelles fantastiques de l’Antiquité à nos jours

Prés. par Alain Grousset. Flammarion Jeunesse. Nouvelles. Très bonne lecture. [132 p.]

nouvellesfantRésumé : « De Pline le Jeune à Stephen King, en passant par Edgar Poe ou Guy de Maupassant, on retrouve ce même goût du frisson. Depuis l’Antiquité, les hommes aiment se raconter des histoires pour se faire peur. Des récits de fantômes, de diables, mais aussi de téléphones portables machiavéliques ! Ces dix nouvelles nous font trembler et découvrir toutes les facettes du Fantastique…« 

J’ai tout de suite beaucoup aimé le principe de faire découvrir au lecteur les racines du fantastique, même sous forme aussi réduite, puisque pensée pour la jeunesse.

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My Favorite Fantasy Story

Ed. by Martin H. Greenberg. Daw, 2000. Recueil de nouvelles. Bonne lecture. [423 p.]

mffsRésumé : « Who do today’s top fantasy writers read–and why? This was the question posed to some of the most influential authors in the field today. This book is their answer. Here are seventeen of the most memorable stories in the genre, each one personally selected by a well-known writer, and each prefaced by that writer’s explanation of his or her choice. Here’s your chance to enjoy familiar favorites, and perhaps to discover some wonderful new treasures. In each case, you’ll have the opportunity to see the story from the perspective of a master of the field.« 

J’étais très enthousiaste à l’idée de lire cette anthologie, à la fois parce que je n’ai pas beaucoup lu de choses livres en anglais cette année et aussi parce que le thème et le principe me paraissaient très sympas. Cependant j’ai eu quelques difficultés à arriver au bout de ce livre.

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Thorn et autres récits

De Robert Holdstock. Denoël, 2003. Nouvelles Fantasy. Bonne lecture. [142 p.]

thorn

 

Résumé : Pas de résumé sur la 4e de couverture de ce petit recueil promotionnel proposé par la collection Lunes d’Encre, et traduit par l’excellent Philippe Gindre. Il contient quatre nouvelles et un catalogue de la collection.

 

 

Robert Holdstock est un nom de Fantasy/fantastique (il me semble qu’il joue sur les deux tableaux mais peut-être me trompé-je) que je connais depuis un moment sans mettre grand’chose dessus mis à part le titre la Forêt des Mythagos. Tomber sur ce petit volume dans une vente d’occasion en était une de découvrir cet auteur dans le texte.
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Top Ten Tuesday : Les 10 meilleurs recueils de nouvelles

« Le Top Ten Tuesday (ou TTT, donc) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog Frogzine« .

Difficile de classer des livres, mais encore plus dur, je trouve, de classer des ouvrages qui regroupent plusieurs textes différents ! Ce top 10 ne sera donc pas vraiment qualitatif dans son défilement.

tree and leaf

Tree and Leaf, de J. R. R. Tolkien : Celui-là je me sens obligée de le mettre en premier parce que Le Professeur, et aussi que Leaf, by Niggle, et On Fairy-Stories sont deux textes immensément en lien avec l’écriture, mais aussi l’oeuvre spécifique de Tolkien, et les deux sont magnifiques et passionnants. Je ne l’ai pas encore chroniqué mais ça ne devrait plus trop tarder, j’ai une relecture prévue dans l’année pour le CRAAA.

 

 

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Janua Vera

De Jean-Philippe Jaworski. Folio SF, 2015. Nouvelles Fantasy. Excellent. [488 p.]

Première édition aux Moutons Électriques, 2007.

A 46426-Janu vera.inddRésumé : « Né du rêve d’un conquérant, le Vieux Royaume n’est plus que le souvenir de sa grandeur passée… Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l’assassin trempe dans un complot dont il risque d’être la première victime, Ædan le chevalier défend l’honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries… Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain…
Jean-Philippe Jaworski met une langue finement ciselée au service d’un univers de fantasy médiévale d’une richesse rare. Entre rêves vaporeux et froide réalité, un moment de lecture unique. Janua vera a été récompensé par le prix du Cafard Cosmique 2008.« 

J’ai acheté ce recueil de nouvelles par curiosité au départ – c’est la première fois que je lis du Jaworski et, si l’on m’en a dit du plus grand bien ici et là j’avais surtout envie de découvrir son monde Fantasy celtique (ou est-ce ainsi que je me l’imagine sans avoir pour le moment mis le nez dedans) de sa saga Rois du Monde. L’univers de Gagner la Guerre, dans lesquelles ces nouvelles sont d’après ce que j’ai compris bien plus ancrées même si elles ne le sont peut-être pas toutes, je n’en sais trop rien, ne me tentait pas trop au départ.

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Contrepoint

Présenté par Laurent Gidon. ActuSF, 2012. Nouvelles S-F. Très bonne lecture. [131 p.]

Collection Les Trois Souhaits.

contrepoint_FINALRésumé : « Peut-on écrire des histoires dans lesquelles il n’y aurait ni guerre, ni conflit, ni violence ? Un vrai défi qu’ont relevé avec talent, sensibilité et humour neuf des plus belles plumes de l’imaginaire en France sous la direction de Laurent Gidon.« 

J’ai récupéré ce petit ouvrage dans le désherbage de Lynnae, pas spécialement échevelée à l’idée de le lire au départ, d’abord parce que je n’avais pas lu les noms d’auteurs qui composent ce recueil (qu’en fait j’avais plutôt bien envie de découvrir concernant plusieurs), et aussi très fortement à cause de la couverture que je trouve extra-moche, parce qu’en fait je déteste ce style tout court, ça n’a rien de personnel envers l’illustrateur (Roberlan Borges).

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