Comment Blandin fut perdu

De Jean-Philippe Jaworski. Folio, 2016. Nouvelles. Excellente lecture. [132 p.]

Première édition chez les Moutons électriques, 2009, in Récits du Vieux Royaume.

A46839_Comment_Blandin_fut_perdu.inddRésumé : « Pour avoir dessiné encore et encore, avec un talent ensorcelant, le visage de madone d’une jeune moniale aux yeux verts, le novice Blandin est chassé du monastère de Havreval. Le jeune enlumineur entame alors sur les routes du Vieux Royaume son apprentissage auprès d’Albinello, talentueux peintre sur fresque itinérant. Blandin dépassera-t-il son obsession amoureuse? Et l’élève surpassera-t-il le maître? « 

Ce court recueil comporte deux nouvelles : Montefellóne (45 p.), et Comment Blandin fut perdu.

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Dragon de glace

De G. R. R. Martin. Flammarion, 2015. Fantasy jeunesse. Très bonne lecture. [116 p.]

Titre original : The Ice Dragon, 1980.

Illustrations : Luis Royo.

dragondeglaceRésumé : « Adara ne se souvient plus de sa première rencontre avec le dragon de glace. Pour la petite fille, il a toujours fait partie de sa vie. Cette créature terrifiante ne laisse dans son sillage que le froid et la désolation. Pourtant, Adara ne le craint pas car elle est née durant l’hiver le plus glacial qui ait jamais existé. Mais l’année de ses sept ans, des dragons de feu venus du nord ravagent le paisible hameau où elle vit. Adara et son dragon de glace sont les seuls à pouvoir ramener la paix et sauver le monde de la destruction.« 

Lu dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Flammarion

Lorsque j’ai vu cet ouvrage dans la dernière sélection de Flammarion, j’ai un peu hésité : certes, c’était du G. R. R. Martin, auteur avec lequel j’ai entamé une déjà trop longue relation de déceptions et d’incompréhensions ; cependant j’ai toujours adoré les contes et récits pour la jeunesse basés sur de la Fantasy, sans quasiment aucune déception dans ce genre ; et l’illustration m’a tout de suite beaucoup plu. J’ai donc décidé de retenter ma chance sur ce titre !

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Drame de Troll

De Sir Terry Pratchett. L’Atalante, 2000*. Nouvelle. Très bonne lecture. [25 p.]
* petit livre gratuit (précision de la 4e)
Titre original :  Troll Bridge, 1992.
dramedetrollRésumé : « Le bon vieux temps… Tout était mieux autrefois, les hivers étaient plus froids, les forêts, plus lugubres, les gobelins, plus hargneux, les trolls, plus sanguinaires et sur les ponts. Le progrès est définitivement une mauvaise chose pour Cohen le barbare. Pris d’un élan nostalgique, il chevauche vers un pont, bien décidé à massacrer du troll, comme dans le bon vieux temps ! »
Cohen le Barbare et son cheval parcourent comme d’habitude le Disque-monde de consort. Pourtant aujourd’hui quelque chose est différent : Cohen a une quête personnelle à achever avant de mourir (ce qui n’est pas tout à fait pour tout de suite mais sait-on jamais).

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Au fil du temps

De G. R. R. Martin. ActuSf, 2013. Recueil de nouvelles. Pas convaincue par cette lecture. [323 p.]
Nouvelles originales écrites entre 1970 et 1980.
au_fil_du_tempsRésumé : « Mondialement connu pour sa série Le Trône de Fer, adaptée à la télévision par HBO, George R.R.Martin est également l’auteur de nombreux romans et nouvelles. Avec ce recueil, découvrez l’autre facette de sa bibliographie. Un voyage au fil du temps, mêlant imaginaire et science‑fiction. On connaissait le romancier de fantasy, ce recueil montre tout son talent de novelliste. Riche, foisonnant et passionnant !« 
La Forteresse : mon ignorance totale de l’histoire de la Finlande et de la Suède ne m’a pas du tout aidée à m’immerger dans l’histoire. Le contexte militaire n’est pas pour m’aider plus. Heureusement, c’était court ! Pas totalement inintéressant cependant.

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The Bamboo Sword and Other Samurai Tales

De Shuhei Fujisawa. 2005. Contes. Excellente lecture. [253 p.]
Ces contes sont extraits de différentes publications japonaises éditées dans les années 70/80 – je ne suis par contre pas sûre qu’ils trouvent leur origine (écriture) au 20e siècle.
the-bamboo-swordRésumé : « This delightful collection of eight stories evokes life in early seventeenth-century Japan, a time when peace finally reigns after centuries of civil war. Tokugawa Ieyasu has defeated his rivals to become shogun, and is busily establishing the regime that ruled the country for the next two and a half centuries.
It is a period of political upheaval full of intrigue, rivalry, and betrayals. The samurai are still valued for their swordsmanship, and are a cut above the peasants, artisans, and merchants in the social hierarchy. Without battles to fight, however, these career warriors struggle to retain their sense of pride and meaning in life as they attempt to settle into mundane jobs and family life. Occasional flashes of the sword are tempered by the sympathies, conspiracies, kindnesses, and enmities arising between people from across the social spectrum.
Fujisawa brings a distant culture richly to life, with characters that modern audiences the world over can relate to presented against a detailed, realistic historical backdrop.« 
This delightful collection of eight stories evokes life in early seventeenth-century Japan, a time when peace finally reigns after centuries of civil war. Tokugawa Ieyasu has defeated his rivals to become shogun, and is busily establishing the regime that ruled the country for the next two and a half centuries.It is a period of political upheaval full of intrigue, rivalry, and betrayals. The samurai are still valued for their swordsmanship, and are a cut above the peasants, artisans, and merchants in the social hierarchy. Without battles to fight, however, these career warriors struggle to retain their sense of pride and meaning in life as they attempt to settle into mundane jobs and family life. Occasional flashes of the sword are tempered by the sympathies, conspiracies, kindnesses, and enmities arising between people from across the social spectrum.

Fujisawa brings a distant culture richly to life, with characters that modern audiences the world over can relate to presented against a detailed, realistic historical backdrop. – See more at: http://www.kodanshausa.com/books/9784770030054/#sthash.C19QB232.dpuf

This delightful collection of eight stories evokes life in early seventeenth-century Japan, a time when peace finally reigns after centuries of civil war. Tokugawa Ieyasu has defeated his rivals to become shogun, and is busily establishing the regime that ruled the country for the next two and a half centuries.It is a period of political upheaval full of intrigue, rivalry, and betrayals. The samurai are still valued for their swordsmanship, and are a cut above the peasants, artisans, and merchants in the social hierarchy. Without battles to fight, however, these career warriors struggle to retain their sense of pride and meaning in life as they attempt to settle into mundane jobs and family life. Occasional flashes of the sword are tempered by the sympathies, conspiracies, kindnesses, and enmities arising between people from across the social spectrum.

Fujisawa brings a distant culture richly to life, with characters that modern audiences the world over can relate to presented against a detailed, realistic historical backdrop. – See more at: http://www.kodanshausa.com/books/9784770030054/#sthash.C19QB232.dpuf »

J’ai passé un excellent moment (samedi matin :p) sur cet ensemble de contes japonais se situant au début du XVIIe. Je me mélange beaucoup trop les pinceaux dans l’histoire du Japon (que je connais uniquement par bribes très incomplètes) pour pouvoir affirmer que c’était l’âge d’or des samouraïs, mais c’est tout de même un peu l’impression que j’ai eue en parcourant ces pages.
En tous cas, je n’ai pas de mauvais points à donner à ce livre : bel objet, relié, avec des pages épaisses, une typologie agréable, une mise en page classique mais efficace pour des contes – j’aurais aimé avoir quelques illustrations mais ça ne m’a pas manqué non plus (et la couverture est tout à fait dans le ton ! 🙂 ), tant les auteurs dans leur diversité ont tout de même un point commun : s’assurer que le lecteur sait de quoi on parle, et dans quel environnement on se trouve. En fait, toutes les histoires se passent dans un cadre très limité : un château ou un village, voire même le quartier d’un village, dans lequel vivent, simplement, des gens. Des hommes, des femmes, des plus ou moins jeunes, avec leur famille, leurs amis, leurs relations.
Ici, pas de grandes batailles ou d’histoires de guerriers défaisant des dragons, non – les samouraïs (ou autres, car deux ou trois héros ne semblent pas correspondre à ce titre ?) de ce recueil sont présentés comme des gens simples, désireux avant tout de préserver ou rétablir une certaine harmonie dans la petite société dans laquelle il vivent, ou au sein de leur famille (ça n’empêche pas certains de se servir de leur arme, rassurez-vous :p). Le fantastique n’est pas du tout présent, au contraire d’autres contes japonais que j’ai pu lire. Pourtant j’ai énormément apprécié la manière par laquelle les auteurs nous font ressentir l’importance de l’équilibre, de la justice au sein d’une communauté – tous les contes sans exception sont ancrés autour de cette nécessité (plus que « vertu »). Contrairement à la plupart des contes occidentaux, la morale est assez peu présente, ou pas sous la même forme : plus subtile, plus évidente, et aussi beaucoup plus portée, toujours, sur la communauté – peut-être pas non plus aux dépends de l’individuel ! – mais l’individu comme pièce indissociable de la communauté, dont la recherche d’un meilleur comportement profite aux deux. 🙂 D’où une impression d’exotisme en même temps que des images familières !
Question style je n’ai rien à dire non plus, c’est assez simple à lire (le seul moment « difficile » pour moi était au début du premier conte, quand on apprend que le samouraï était au service d’untel, du clan machin de la région truc… argh – mais finalement c’était pas très grave que je ne garde pas en mémoire certains de ces détails, en tous cas pas pour la suite du conte 😉 ) – l’humour est curieusement assez présent (je ne m’y attendais pas !), entre répliques cinglantes, querelles de ménages, mesquineries, ou simplement remarques un peu moqueuses sur certains personnages plutôt cocasses. On a un peu l’impression d’être au théâtre, de voir les personnages vivre leur quotidien soudainement chamboulé, puis leurs problèmes résolus. Même dans les quelques contes « plus sérieux » il y a une certaine légèreté, comme si après tout ce n’était pas si grave, ou que le lecteur était officiellement autorisé à se distraire avec l’histoire avant toute chose, même s’il y a des complots et des morts.
Un recueil de contes parfois légèrement dramatiques, parfois plutôt rigolos, mais toujours très optimistes dans leur résolution de conflits et problèmes sociétaux. Une lecture qui fait du bien ! 🙂

Légende

De David Gemmell. 2000 (édition Bragelonne). Heroic fantasy. Bonne lecture / pas trop mon genre.
Titre original : Legend, 1981 (d’abord publié sous le titre Against the Horde)
legendeRésumé : « Druss est une légende.
Ses exploits sont connus de tous. Surnommé le Capitaine à la Hache lors de ses plus grandes batailles, il aurait pu devenir riche en tant que mercenaire… Au contraire, fuyant la célébrité, il a choisi de vivre retiré loin des hommes, perché au sommet d’une montagne glacée. Il a remisé son arme, vivant reclus, se contentant de la compagnie de quelques léopards des neiges. Il attend patiemment son ennemie de toujours: la Mort.
Dros Delnoch est une forteresse imprenable. Passage indispensable à la frontière de deux mondes, c’est l’ultime limite qu’une armée doit impérativement franchir si elle veut envahir l’Empire drenaï. Protégée par six remparts, elle est la place forte mythique. C’est aussi le dernier foyer d’une résistance désespérée, car tous sont déjà tombés devant l’envahisseur nadir. Il lui faudrait un atout déterminant, un chef charismatique: Druss, le vieux guerrier.
Quand Conan rejoint Fort Alamo, un demi-million d’envahisseurs barbares face à huit mille guerriers barricadés… Druss pourra-t-il faire la différence ? Deux mains ancrées à une hache pour empêcher une tragédie… »
J’entends parler de Gemmell depuis des années, en tant que classique de la fantasy contemporaine. Récemment j’ai aussi pas mal entendu dire que ce n’était pas super original. Après cette lecture je pense que les deux sont fondés : l’homme a du style, il écrit de manière assez énergique, pose des personnages un minimum intéressants bien que parfois terriblement stéréotypés, dose bien son humour même si ce n’est pas un trait très important dans le livre, et a un côté épique tout à fait assumé. En parlant de Conan le Barbare j’ai trouvé Légende carrément mieux, ne supportant pas le style lyrique hyperbolique de Robert E. Howard. Gemmell use effectivement d’un style qui correspond assez bien à la fantasy classico-classique de guerriers légendaires et de batailles épiques.
Ce qui m’a manqué c’est qu’en fait il n’y a pas grand chose de plus dans le livre. LA bataille en est le centre de focalisation, et franchement ça ne m’a pas plus emballée que ça, surtout que le déroulement de la bataille n’a rien de très drôle, c’est juste… épique, sanglant, et héroïque. Le souci c’est que la moitié des personnages sont aussi forts et héroïques, ce qui fait qu’à un moment j’en ai juste eu un peu ma claque de tout cet héroïsme classique, et j’ai finalement complètement perdu cette impression de « merveilleux » (dans le sens de la surprise, de l’évasion que ça peut nous apporter) que j’aime trouver dans un roman de fantasy.
Ah et puis à la fin il a pris une décision que je classe dans « donner du foin aux lecteurs ». C’est pas correct, c’est tout. On assume ses choix, mince alors ! Il n’y avait aucune raison que ce truc se passe, mais bon, comme on dit en jeu de rôle, TGCM. Je sais que certains lecteurs seront au contraire ravis de ce retournement de situation. Personnellement, j’ai toujours l’impression qu’on veut me ménager inutilement quand les auteurs ou réalisateurs prennent ce genre de décisions, surtout quand il n’y a pas lieu de le faire de manière convaincante, et ça me casse totalement l’illusion de réalisme, grrr.
Pour moi ce roman est fade, même si je l’ai moins subi que par exemple le premier tome de la Roue du Temps, de Jordan. Trop classique, trop prévisible, pas assez original ni en style ni en scénario ni au niveau des personnages, et sans non plus ce petit plus qui parfois vous fait adorer quelque chose de pourtant totalement stéréotypé. Néanmoins je ne peux pas dire que c’est un mauvais roman, car j’ai senti que l’auteur maîtrisait bien son style et son univers, et il le tient jusqu’au bout.

Star Trek Into Darkness

De J.J. Abrams. 2013. Vu en VF.  Science-fiction. Bon film, très distrayant.
startrek1Résumé : « Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos…
Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive.
Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe. »
Star Trek, version 2008 était ma toute première incursion dans cet univers, mis à part de sombres allusions entendus parlant du capitaine Kirk, de l’Enterprise, de Spock et des Klingons, et leur langue apparemment suffisamment développée pour l' »apprendre » (d’un point de vue linguistique, hautement douteux, très ambigu, ou du moins très difficile et limité, tout comme le sindarin et le quenya), sans parler d’un curieux signe de la main. Maintenant je ne confonds plus avec l’univers Stargate (que je connais aussi assez mal, avec juste le film et quelques épisodes SG-1 de vus) !

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