Sans parler du chien

De Connie Willis. J’ai Lu, 2003. SF humoristique. Bonne lecture. [574 p.]

Titre original : To Say Nothing of the Dog, 1997. Traduit par Jean-Pierre Puigi.

sans-parler-du-chienRésumé : « Au XXIe siècle, le professeur Dunworthy dirige une équipe d’historiens qui utilisent des transmetteurs temporels pour voyager dans le temps. Ned Henry, l’un deux, effectue ainsi d’incessantes navettes vers le passé pour récolter un maximum d’informations sur la cathédrale de Coventry, détruite par un raid aérien nazi. Or c’est à ce même Henry, épuisé par ses voyages et passablement déphasé, que Dunworthy confie la tâche de corriger un paradoxe temporel provoqué par une de ses collègues, qui a sauvé un chat de la noyade en 1888 et l’a ramené par inadvertance avec elle dans le futur. Or l’incongruité de la rencontre de ce matou voyageur avec un chien victorien pourrait bien remettre en cause… la survie de l’humanité !« 

J’ai eu une expérience très bizarre avec cette lecture.

Connie Willis est une auteure dont j’entends énormément parler depuis quelques années (depuis que j’ai mon blog en fait), toujours en bien voire en très élogieux, et j’étais très contente que Lynnae me prête son exemplaire du titre susmentionné même si le titre ne m’inspirait guère et que je n’avais fichtrement aucune idée de quoi ça pouvait parler.

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Au fil du temps

De G. R. R. Martin. ActuSf, 2013. Recueil de nouvelles. Pas convaincue par cette lecture. [323 p.]
Nouvelles originales écrites entre 1970 et 1980.
au_fil_du_tempsRésumé : « Mondialement connu pour sa série Le Trône de Fer, adaptée à la télévision par HBO, George R.R.Martin est également l’auteur de nombreux romans et nouvelles. Avec ce recueil, découvrez l’autre facette de sa bibliographie. Un voyage au fil du temps, mêlant imaginaire et science‑fiction. On connaissait le romancier de fantasy, ce recueil montre tout son talent de novelliste. Riche, foisonnant et passionnant !« 
La Forteresse : mon ignorance totale de l’histoire de la Finlande et de la Suède ne m’a pas du tout aidée à m’immerger dans l’histoire. Le contexte militaire n’est pas pour m’aider plus. Heureusement, c’était court ! Pas totalement inintéressant cependant.

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Strom, T.2 : les Portails d’outre-temps

D’Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas. 2011. Série jeunesse d’aventures ésotérico-mythologiques . Très bonne lecture.
Trois tomes sortis pour le moment :
1. Le collectionneur
2. Les portails d’outre-temps
3. La 37e prophétie
stromRésumé : « Il y a certains secrets qu’il est préférable de taire, certaines portes qu’il vaut mieux laisser fermées. Ainsi, depuis des siècles, et grâce aux pouvoirs du Strom, la confrérie des Chevaliers de l’Insolite cache l’existence de portails ouvrant sur l’inconnu.
Membres de la future génération de chevaliers, Raphaël et Raphaëlle découvrent l’un de ces passages : un portail d’outre-temps, qui permet de voyager dans le passé – au risque de ne jamais revenir… »
Un bon livre, distrayant et prenant. Ce qui est sympa c’est que déjà concernant le premier tome je n’étais pas plus emballée que ça, et l’impression des toutes premières pages est assez « enfantine », simple et un petit peu stéréotypée par moments, typique des lectures jeunesse 10-12 ans – pourtant la narration finit toujours très vite par me happer, et je me retrouve prise dans l’histoire sans aucun problème et sans plus me poser de questions sur la maturité du texte ou quoi que ce soit. C’est dynamique, humoristique, léger. Ça se lit super bien.
Le Strom, la Confrérie de Saint Georges n’est pas sans rappeler, encore une fois Harry Potter. De mon point de vue c’est suffisamment différent pour n’en retenir que les bons côtés (apprentissage du Strom, camaraderie, vie et découvertes au sein de l’organisation) sans crier au plagiat. Les deux héros sont jumeaux, ce qui m’a cette fois rappelé plutôt la série des Nicolas Flamel (que par comparaison je trouve beaucoup plus mal fichue en termes d’équilibre interne et de subtilité, même si elle s’adresse pourtant à un public un peu plus âgé !).
En conclusion, ne casse pas trois pattes à un canard pour son originalité, mais s’assume pleinement en tant que tel. Thème et écriture maîtrisés, agréables. Rien à redire 🙂

 

Chroniques d’ailleurs :  Let’s Be ExtraVagant

La Traversée du Temps

Film de Mamoru Hasoda, d’après une nouvelle de Yasutaka Tsutsui, que je n’ai pas lue.
traverseeRésumé :  » Makoto est une jeune lycéenne comme les autres, un peu garçon manqué, pas trop intéressée par l’école et absolument pas concernée par le temps qui passe ! Jusqu’au jour où elle reçoit un don particulier : celui de pouvoir traverser le temps. Améliorer ses notes, aider des idylles naissantes, manger à répétition ses plats préférés, tout devient alors possible pour Makoto. Mais influer sur le cours des choses est un don parfois bien dangereux ! » (source : allocine.com)
N’allez pas lire le résumé sur Wikipédia, ils spoilent toute la fin –‘
Dans l’ensemble, je l’ai trouvé bon.
Je l’ai tout de même visionné avec deux handicaps appréciatifs :
– malgré le côté SF c’est indéniablement un shojo (destiné plus aux filles qu’aux garçons), comportant un énorme tas d’aventures lycéennes, de romances, etc. – le genre de choses qui ne m’attire généralement pas plus que ça, et le genre d’histoire que je ne vais pas chercher à lire ou voir moi-même (mis à part justement si on me précise que si, même à moi ça peut me plaire)
– en 2007, à sa sortie, je n’en avais entendu que du bien, que c’était novateur, original, etc. Sauf que pour quelqu’un qui a déjà lu et vu ce genre de SF, ça n’a juste rien de très original du tout. C’est divertissant, certes, mais je n’ai pas été trop étonnée dans l’ensemble, voyant même venir certaines scènes ou retournements de situation de très loin.
Malgré tout il est très beau pour une intrigue aussi micro-centrée ; les personnages sont assez attachants, l’héroïne est suffisamment naïve pour donner un intérêt à l’intrigue (si elle était trop sage, trop mature, il n’y aurait juste pas d’histoire du tout) – mais pas assez stupide pour que je m’en énerve au bout d’un quart d’heure, ni que je décroche. Encore une œuvre que je conseille de manière générale, sans que ce soit un véritable coup de cœur me concernant.