Thorn et autres récits

De Robert Holdstock. Denoël, 2003. Nouvelles Fantasy. Bonne lecture. [142 p.]

thorn

 

Résumé : Pas de résumé sur la 4e de couverture de ce petit recueil promotionnel proposé par la collection Lunes d’Encre, et traduit par l’excellent Philippe Gindre. Il contient quatre nouvelles et un catalogue de la collection.

 

 

Robert Holdstock est un nom de Fantasy/fantastique (il me semble qu’il joue sur les deux tableaux mais peut-être me trompé-je) que je connais depuis un moment sans mettre grand’chose dessus mis à part le titre la Forêt des Mythagos. Tomber sur ce petit volume dans une vente d’occasion en était une de découvrir cet auteur dans le texte.
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La Vierge Noire

De Philippe Mignaval. 2009. Thriller ésotérique. Mauvais.
Note : D’habitude, je mets ce qui me gêne en rouge, mais comme je trouve que c’est une couleur agressive j’ai préféré gardé le vert dans cette critique, pour pas vous faire mal aux yeux. ^^
viergenoireRésumé : « Parmi les reliques que lui confie une parente centenaire, Alban Vertigo découvre une mystérieuse lettre datant de la Révolution et révélant que la fameuse Vierge noire du Puy aurait échappé au bûcher républicain. À peine Alban a-t-il commencé à suivre la piste de la statue que d’atroces crimes rituels se succèdent. Les cadavres sont retrouvés nus, ligotés en position fœtale, les yeux arrachés. Mais que représente cette Vierge noire? Au nom de quoi fait-elle couler tout ce sang? De quel pays, de quel culte, de quel temps est-elle issue? Autour d’Alban et de Gargovitch, le flic de service, gravitent d’étranges personnages: une ex d’Alban devenue médium, une énigmatique dame orange, une séduisante journaliste, la papesse française de l’art roman, un druide illuminé et une secte très spéciale… Certains sont prêts à tout, et même plus, pour s’emparer de la Vierge noire.« 
En lisant le résumé j’ai pensé que ce livre n’était peut-être pas exceptionnel, peut-être bien truffé de stéréotypes et autres défauts mineurs, mais que le thème me plaisait et qu’il allait probablement me faire passer un bon moment de lecture.
Arrivée à la page 60, je suis déjà en mesure de dresser une liste de ce qui ne va PAS. Je veux dire, ce qui a réussi à me sortir de ma torpeur agréable de « je lis un bouquin de fiction et c’est sympa ».

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Les Treize Reliques

De Michael Scott et Colette Freedman. 2013. Fantasy / Thriller. Ni bon, ni mauvais.
Titre original : The Thirteen Hallows, 2010
reliquesRésumé : « Il existe Treize Reliques sacrées disséminées dans tout le Royaume-Uni. Depuis des siècles, des Gardiens les protègent avec pour seule règle de ne jamais les réunir. De nos jours à Londres, les Gardiens sont assassinés les uns après les autres. Face à deux tueurs sadiques, Sarah et Owen ont été désignés bien malgré eux pour poursuivre la mission des Gardiens. Leur seul espoir : utiliser les pouvoirs que l’on prête aux Treize Reliques depuis la nuit des temps… »
Je m’interroge toujours un peu sur la mention « thriller » de la couverture… Oui, il y a course-poursuite et quelques moments (un peu) affreux, mais dans l’ensemble on est prévenus dès le départ de plusieurs éléments magiques ce qui classerait plutôt l’œuvre en fantasy (urbaine ?), et les codes du thriller sont en fait assez peu utilisés dans l’ensemble.
Dans l’ensemble je ne me suis pas ennuyée et j’ai lu le roman assez rapidement, tout en n’accrochant pas plus que ça au style (fluide, mais classique) ni aux personnages (sans réelle profondeur ni particularité) ni même, en fait, à l’intrigue (totalement stéréotypée). Un peu de mythologie à deux sous – même pas vraiment exploitée ni explicitée dans le détail : emballez, c’est pesé !
La fin, composée de clichés mis bout à bout, ne m’a pas impressionnée.
A relire ma critique, on pourrait penser à quelque chose de vraiment mauvais, mais en fait j’en ressors loin de la béatitude, mais sans regret non plus. C’est suffisamment dynamique, les évènements s’enchaînent assez rapidement pour qu’on se prenne au jeu de lire ce livre comme on se laisse bercer par un téléfilm… (ou pas) En même temps vu le résumé de 4e de couverture, je ne m’attendais à rien de plus, c’est probablement ce qui m’a permis d’apprécier le livre à sa juste valeur sans en attendre davantage.
Un bon roman détente. M’a fait penser à ma lecture des Héritiers de Stonehenge.
Note : Ah ! Mais oui, bien sûr ! C’est l’auteur de la série « Les Secrets de l’immortel Nicolas Flamel » (jeunesse).

Encyclopédie de l’imaginaire celtique

De Thierry Jigourel. 2012. Pas fabuleux à lire d’une traite. Pas ce que j’attendais.
encycloimagcelt
Résumé : « Paradoxalement, chacun de nous connaît bien mieux les Dieux romains ou Egyptiens que ceux des Celtes, leurs légendes, leur mythologie ou leur histoire. Or la civilisation celtique, qui recouvrait l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, est d’une richesse étonnante, avec ses fêtes religieuses qui, détournées, sont arrivées jusqu’à nous, comme la nuit des morts, Samain, devenu la Toussaint ou Halloween. Avec ses dieux et ses rites qui influencèrent profondément le christianisme, par l’intermédiaire des moines bretons et irlandais. Avec ses légendes, au premier rang desquelles celle du roi Arthur, de Merlin et de Brocéliande, mais aussi tout un monde de fées et de lutins, d’animaux fantastiques, de saints guérisseurs et de pierres magiques… Au XIXe siècle, la révolution romantique réhabilita largement cette culture, grâce à Chateaubriand ou Walter Scott, à laquelle la littérature fantastique – menée par Stevenson ou Bram Stocker – doit beaucoup. De la Grande à la Petite Bretagne, de l’Irlande à la Galicie, ce livre explore toutes les facettes d’une culture à (re)découvrir, au moment où – de Game of Thrones à The Hobbit – le cinéma s’en inspire à son tour. »
Faire un synthèse complète de l' »imaginaire celtique », ce n’est sans doute pas chose évidente. L’auteur propose ici un découpage essentiellement chronologique. Les deux premières parties, sur les Celtes en tant que tels puis le Moyen-Age, m’ont encore parues pas trop mal documentées, à peu près objectives et reliables entre elles.

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Le Druidisme

De Jean Markale, 1985. Excellent ouvrage.
druidismeRésumé : « Le druidisme est la pensée religieuse des anciens Celtes, l’ensemble des conceptions spirituelles, intellectuelles, artistiques, scientifiques et sociales de la communauté celtique avant que celle-ci ne se convertisse au christianisme. Or, si les druides eux-mêmes sont repérables dans l’histoire, la doctrine qu’ils professaient et enseignaient demeure prisonnière de zones d’ombres. En la traquant à travers les multiples expressions traditionnelles de la communauté celtique, Jean Markale ne livre pas ici les « secrets » du druidisme, ceux-ci étant vraisemblablement perdus à jamais, mais les moyens de remonter le temps, en marquant chaque étape d’observations simples, empruntées à tous les documents disponibles, afin que chacun puisse retrouver sa propre vision de ce qu’était la pensée des Celtes. »
Une très bonne découverte. Tout d’abord je dois avouer que j’ai pris un très grand plaisir à voir démonter tant d’idéologies, de pseudo-druidisme, de syncrétismes* (quel joli mot) et de pseudo-experts. La plume de Markale se fait parfois acérée, et ça ne me dérange pas du tout. J’aime qu’on me rappelle que la plupart des sujets, l’humain, le monde sont des choses extrêmement complexes, que les gens s’y connaissent souvent le moins quand ils veulent vous faire sentir qu’ils s’y connaissent le plus, qu’enfin pour presque toutes choses on peut autant argumenter, que vérifier ses sources, que rétracter une hypothèse visiblement erronée, etc. J’ai effectivement relevé un certain nombre de détails en contradiction avec d’autres informations que j’ai lues, du coup j’ai d’autant plus envie d’aller creuser le sujet, en sachant que Markale a une excellente réputation de chercheur, et qu’a priori je peux sans doute plus m’appuyer sur lui que sur d’autres sources, en cas de litige. Bref une étude non seulement complète en termes de sources, pour ce qu’il me semble, que dans sa méthode. Un débat, une réflexion, une tentative de cerner le druidisme, qui semble pourtant se dérober à chaque page – ce que souligne l’auteur dans sa conclusion. Le résumé d’éditeur me convient pour une fois très bien, je ne vois pas ce que je pourrais rajouter sans le paraphraser. Le style est fluide et agréable.
* »bricolage » spirituel, patchwork reliant des éléments, symboles, rites, etc. appartenant en fait à des idéologies ou cultures diverses, quand certains composants ne sont pas inventés de toutes pièces. (ma définition)