The Wizard of Oz

De L. Frank Baum. Diamond Books, 1993. Jeunesse. Très bonne lecture. [160 p.]

Pour l’anecdote, « Oz » est un surnom affectueux donné à l’Australie par ses habitants. Je n’ai aucune idée d’un lien possible (ou complètement improbable) avec cette histoire.

wizardRésumé : « They’re off to see the Wizard! Dorothy and her friends are sure that the Wonderful Wizard of Oz can give each of them the thing they want most in the world. The Scarecrow is going to ask him for some brains. The Tin Woodman hopes the Wizard can give him a heart. The Cowardly Lion longs for courage, and Dorothy wants him to send her back to Kansas. But as they set off down the Yellow Brick Road, they have no idea of the surprise that awaits them in the Emerald City when they come face to face with the Great Oz himself! This endearing and exciting story continues to delight children as it has since its first publication.« 

Autant j’ai pris ce classique par curiosité dans une boutique d’occasion, n’en attendant pas forcément grand-chose car déjà quand j’étais assez jeune le film m’avait paru enfantin et vieillot à la fois, autant je ressors très contente de ma lecture. Lire la suite

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Les Yeux d’Harry

De Nathalie Hug et Jérôme Camut. Le Livre de Poche, 2010. Thriller/Aventure. Excellente lecture. [440 p.]

yeuxdharryRésumé : « Inde, Etat du Kerala. Jan Craven, un ex-journaliste, tombe malencontreusement dans un trou masqué par des branchages. Alors qu’il se désespère, un être hirsute, au langage incompréhensible, surgit et repart sans lui apporter aucune aide. Sorti d’affaire des heures plus tard, Jan retrouve la trace d’Harry, un étrange individu qui vit dans les arbres. Intrigué, il s’attache à ses pas, renouant ainsi avec son instinct de journaliste. Très vite les deux hommes sont pourchassés, menacés de mort. Mais qui est Harry ? Comment a-t-il perdu ses capacités mentales ? Pourquoi cherche-t-on à l’éliminer ? De l’Inde au Sri Lanka, des îles anglo-normandes à Paris, une quête haletante au dénouement glaçant.« 

Wouhouh ! Je viens de courir trois fois autour de la Terre et je me sens prête à repartir ! Je viens de refermer ce livre et j’en veux encore, du Harry, des péripéties, d’autres lignes et d’autres livres de ce fabuleux duo d’auteurs qui se nomme lui-même JCHN parce que ça s’engloutit comme du chocolat noir et que toute amertume ou effet crispant trouvée dans les intrigues fait partie de leur saveur.

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Thorn et autres récits

De Robert Holdstock. Denoël, 2003. Nouvelles Fantasy. Bonne lecture. [142 p.]

thorn

 

Résumé : Pas de résumé sur la 4e de couverture de ce petit recueil promotionnel proposé par la collection Lunes d’Encre, et traduit par l’excellent Philippe Gindre. Il contient quatre nouvelles et un catalogue de la collection.

 

 

Robert Holdstock est un nom de Fantasy/fantastique (il me semble qu’il joue sur les deux tableaux mais peut-être me trompé-je) que je connais depuis un moment sans mettre grand’chose dessus mis à part le titre la Forêt des Mythagos. Tomber sur ce petit volume dans une vente d’occasion en était une de découvrir cet auteur dans le texte.
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3 fois plus loin

De Nathalie Hug et Jérôme Camut. Le Livre de poche, 2009. Thriller/Aventure. Très bonne lecture. [501 p]

3foisplusloinRésumé : « Dans les années 50, quatre scientifiques traversent la jungle vénézuélienne en quête d’une espèce de singes muets. Ce qu’ils vont découvrir va changer le cours de leur vie. /  Amazonie, de nos jours Nina Scott dirige une équipe de cueilleurs d’essences rares pour l’industrie américaine dans une région contrôlée par les braconniers et les trafiquants de drogue. / En s’éloignant du groupe, Nina découvre les vestiges d’un site magnifique, où les singes sont silencieux et les arbres recouvrent des charniers. / Alors que la mort frappe ses compagnons, elle est miraculeusement épargnée. / Des mines d’émeraudes colombiennes aux bidonvilles de Caracas, des palaces de la Côte d’Azur aux confins du désert marocain, Nina va alors s’embarquer dans une aventure qui pourrait mettre en péril sa vie et bien plus encore.« 

L’histoire se déroule en deux temps alternés, entre Robert Ravenne, scientifique de l’après-guerre, et Nina Scott, botaniste contemporaine. Je ne saurais dire celui que j’ai préféré, les deux types de récits étant assez différents dans leur style mais aussi leurs apports narratifs. Lire la suite

Le Dieu dans l’ombre

De Megan Lindholm. Le Livre de Poche, 2004. Fantastique. Excellente lecture. [510 p.]

Titre original : Cloven Hooves, 1991.

9782253114796 (1)Résumé : « Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle famille avec son mari et son fils de 5 ans, tourne à l’enfer puis au cauchemar absolu. Une créature surgie de son enfance l’entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel, inquiétant et totalement imprévisible vers les forêts primaires de l’Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même… Qui est le Dieu dans l’ombre ?« 

Je me suis lancée dans ce livre avec une vague appréhension quant au côté « voyage sensuel » – l’érotique, c’est pas vraiment mon truc en général – appréhension contrebalancée par le fait que Megan Lindholm alias Robin Hobb m’a plus d’une fois convaincue et enchantée – par son Le Dernier Magicien, notamment, mais j’avais commencé le Peuple des Rennes et j’avais aimé également. C’est une dame qui a de bonnes idées et une très belle plume, et que je recommande chaudement à ceux qui n’auraient pas encore lu aucune de ses œuvres. Lire la suite

Les Cantos d’Hypérion 1 : Hypérion

De Dan Simmons. Robert Laffont (Pocket SF), 1991. Science-fiction. Excellente lecture. [282+296 p.]
Titre original : Hyperion, 1989.
hyperionRésumé : « Quand les sept pèlerins se posent à Hypérion, le port spatial offre un spectacle de fin du monde. Des millions de personnes s’entassent derrière les grilles : les habitants de la planète sont sûrs que le gritche va venir les prendre et ils veulent fuir. Mais l’hégémonie ne veut rien savoir. Une guerre s’annonce et les routes du ciel doivent être dégagées. Et tout ce que le gouvernement a trouvé, c’est d’envoyer les sept pèlerins. La présidente le leur dit d’emblée : « Il est essentiel que les secrets des Tombeaux du Temps soient percés. C’est notre dernière chance. » Mais les pèlerins n’y comprennent rien : c’est tout simple, ils ne se connaissent même pas entre eux ! Heureusement, le voyage leur permettra de se rapprocher. Chacun raconte son histoire, et l’on s’aperçoit vite que nul n’a été pris par hasard. Celui qui a fait la sélection, au fil des confidences, paraît bien avoir fait preuve d’une lucidité… diabolique. Et d’une cruauté… raffinée !« 
Vous me voyez bien embêtée : Hypérion ne possède pas de fin réelle. En effet ces deux tomes, dans cette édition, ne sont que la première partie de la série Les Cantos d’Hypérion, qui continue avec Les Chants d’Hypérion, eux aussi souvent trouvables en deux tomes. Je vois que Endymion et l’Éveil d’Endymion (même remarque quant aux éditions) feraient eux aussi partie de la saga des Cantos, reste à voir si c’est un deuxième cycle dans la série, donc lisible à part de Hypérion, ou si c’est encore une suite directe avec une intrigue en lien avec nos sept pèlerins. Autrement dit je n’aurai plus qu’à revenir à cette chronique pour la finir lorsque j’aurais lu la suite, à moins que je n’en écrive une deuxième si celle-ci devient trop longue !

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Comme des fantômes

De Fabrice Colin. Folio, 2011. Recueil de nouvelles. Excellente lecture. [474 p.]
Sous-titré : Histoires sauvées du feu. Première publication aux Moutons électriques, 2008.
Comme-des-fantomes-Colin-fabriceRésumé : « Que se passe-t-il quand un auteur abandonne ses personnages ? Quand l’Alice de Lewis Carroll oublie de fêter ses 130 ans ? Quand Peter Pan entend vous faire payer ses orientations sexuelles ? Que se passe-t-il lorsqu’un lecteur est pris au piège d’un cadavre d’histoire, qu’un détective devient fabriquant de spectres ou que la mort d’un poète fait surgir une forêt ? Expert en fantômes et en fées, docteur ès faux semblants et machinations troubles, Fabrice Colin possédait sur ces questions – et sur d’autres – des avis très personnels. C’était avant 2005 : avant qu’un incendie accidentel ne mette un terme brutal à ce qu’il appelait lui-même  » ma petite carrière d’ombres « . Ce recueil de nouvelles se veut hommage autant qu’étude ; s’y dévoile par à-coups une personnalité tourmentée et complexe dont les textes ici présentés ne sauraient suffire à épuiser pleinement le mystère. Suicide ou disparition ? Mythomanie chronique ou soif d’histoires compulsive ? La réponse, si elle existe, se trouve à l’intérieur.« 

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Celui qui a peur du loup

De Karin Fossum (Norvège). 2005. Policier. Bonne lecture.
Titre original : Den Som Frykter Ulven (ne me demandez pas si c’est bien traduit !!)
celuiquiRésumé : « Au cœur de la forêt, une vieille femme est retrouvée morte devant sa maison par Kannick, un pensionnaire de l’orphelinat local. Celui-ci raconte aussitôt à la police qu’il a aperçu un individu dissimulé entre les arbres, ressemblant fort à Errki Johrma, un jeune marginal échappé du centre psychiatrique. Le lendemain de cette découverte macabre, la banque de la ville est cambriolée. Le braqueur prend un jeune homme en otage et s’enfuit dans les bois. Le commissaire Konrad Sejer se doute qu’il existe un lien entre les deux affaires. Tout semble accuser l’énigmatique Errki, que -seule sa psychiatre juge incapable d’un tel acte. Au cœur de la forêt norvégienne, l’étau se resserre.  »
Je n’ai pas trop l’habitude de lire de la littérature nordique ; ma seule autre expérience notable a été les Arto Paasilinna, qui est finnois et n’écrit pas que du policier (s’il en écrit, je n’ai lu que de la littérature « générale » de lui). Pourtant comparé aux auteurs anglais, américains ou français que je lis d’habitude, je ne peux m’empêcher de tirer des comparaisons, des différences notables, qui semblent regrouper les auteurs du Grand Nord de l’Europe : le calme de l’écriture, du ton ; l’environnement très local, très limité ; l’omniprésence de la forêt, espace de silence, de quiétude, de fuite. Et aussi un certain goût pour l’étrangeté de certaines situations et de certaines personnes, auquel après tout il est si facile de s’habituer, surtout quand c’est si bien amené.
Tout ceci n’est qu’une impression, et je m’excuse d’avance de mettre finnois et norvégiens dans le même paquet, peut-être que d’autres lectures me feront faire la différence entre les deux de manière tout aussi claire que je la fais à présent entre ce type de littérature, et celles qui me sont habituelles. 😉
Cette lecture a été plaisante, et aussi assez dérangeante, dans le bon sens. Je me suis sentie totalement dépaysée, tout en suivant l’enquête qui se déroule de façon assez conventionnelle : interrogatoires, recherche de preuves, discussion entre enquêteurs…
J’ai dans l’ensemble beaucoup aimé les personnages, dont certains sortent du lot, et qui sont plutôt bien amenés et semblent tous très humains, avec leur complexité. J’ai eu l’impression d’une histoire courte, en une traite, pourtant le livre fait presque 400 pages.
Et là est la seule raison, ou presque, pour laquelle je n’ai mis qu’un « bonne » lecture : le rythme était un peu trop lent à mon goût, axé plutôt sur la psychologie que sur l’enquête ou les rebondissements. Cependant je dois reconnaître que c’est dans cette lenteur, cette langueur, cette torpeur qui se dégage du livre que l’auteur donne du sens à ses personnages.
Un très bon bouquin, donc, quelque part ; même si à moi il ne m’a pas tout autant plu que d’autres.

Soudain dans la forêt profonde

D’Amos Oz. 2005. Conte. Bonne lecture.
soudainRésumé : Ce conte doux-amer commence dans un village presque comme tous les autres, près d’une forêt.  Un jour, tous les animaux, bétail, chiens, chats, oiseaux, poissons, jusqu’aux plus petits insectes, en ont disparu, le laissant vide, morne, gris, sans bruit. Des décennies plus tard, les adultes n’osent même plus en parler, en font un tabou – cela a-t-il seulement eu lieu ? Les animaux ne seraient-ils pas plutôt des chimère, des contes pour enfants ? Maya et Matti, deux enfants, n’y croient pas. Ou pas tout à fait. Un jour, pour lever leurs doutes, ils décident de mener l’enquête par eux-mêmes, d’aller à la rencontre, dans la forêt profonde, de Nehi, le démon maléfique qui aurait enlevé tous les animaux.
Encore une référence que j’ai trouvée en lisant autre chose, je ne me souviens plus quoi ! Une agréable surprise que ce conte israélien, dont le rythme est un peu différent de ce à quoi je suis habituée (les contes de différentes cultures ont quasiment toujours des rythmes et formules différents). Apparemment il y a beaucoup à dire sur Amos Oz en tant que figure philosophique et politique, mais je ne le connais pas du tout, et j’ai effectué ma lecture sans ces informations.
On y retrouve des histoires de tolérance / intolérance, d’amitié, de mesquinerie, et d’espoir aussi. Je conseille à tous ceux qui aiment les contes.