Strange Superstitions and Curious Customs of the Ancient World

De Alicia et Matheos Chrysostomou. Mercier Press, 2006. Anthologie. Bonne lecture. [122 p.]

Version française : pas trouvée, n’existe probablement pas

strangesuperstitionsRésumé : « When husbands from the oriental province of Pem left home on a journey of longer than twenty days duration, their wives were entitled to take another husband in the interim. *** According to the ancient Irish Brehon laws, a wife could annul her marriage if her husband was obese, or if he was a gossip who would brag of his bedroom antics.  *** Spartans going into battle ensured their hair was combed and well groomed as they considered it improper to die with untidy hair.  *** The Romans used a plaster composed of spiders’ webs soaked in oil and vinegar to staunch the flow of blood from minor gashes.  *** In one ancient Ethiopian tribe, the wives of tribal members were shared. Anyone committing adultery with the wife of the tribal chief, however, was fined a sheep.  *** A compilation of the oddest, most eccentric and truly bizarre customs, laws and superstitions of our forefathers. Alicia and Matheos Chrysostomou have combed the planet to bring you the very best of the very odd.« 

Lorsque j’ai vu ce livre dans la pile des désherbés de Lynnae, je lui ai plus ou moins sauté dessus : les cultures et superstitions étrangères, la période antique, la langue anglaise, le format court… tout me laisser présager un très bon moment.

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Le Village aux Huit Tombes

De Seishi Yokomizo. Denoël, 1993. Roman policier. Très bonne lecture [307 p.]

Titre original : Yatsuhakamura, 1951

Traducteurs : René de Ceccatty et Ryôji Nakamura

villagehuittombesRésumé : « Nous sommes dans l’après-guerre. Une double malédiction a frappé un petit village traditionnel du Japon profond. Les huit tombes qui lui donnent son nom abritent les corps de samouraïs assassinés dans des temps très lointains par les villageois désireux de s’emparer d’un trésor fabuleux. Un second massacre, plus récent, a été perpétré par un amant fou de jalousie. Y aura-t-il une troisième tuerie ? Avec l’arrivée du narrateur, Tatsuya, jeune homme au passé mystérieux, le pire est à craindre. Le carnage commence dès son entrée en scène. Son grand-père et son demi-frère sont empoisonnés. Tout l’accuse. Acueilli avec suspicion par les villageois, il comprend avec horreur que les crimes se succèdent selon un système imparable – qui n’est pas sans rappeler Dix petits nègres – dont il tente de comprendre les lois avec l’aide d’un détective à la fois futé et décontracté, Kôsuke Kindaichi. Huit samouraïs assassinés, huit tombes, huit victimes. Mais qui est donc le narrateur ? L’assassin ou l’ultime victime ?« 

De romans japonais je n’ai lu qu’extrêmement peu de titres, et de romans policiers japonais je ne me souviens que d’un Ranpo Edogawa (merci Détective Conan [un manga] pour la référence ! 😉 ) qui m’avait bien plu.

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Le Tour du Monde de la politesse

Cécile Boutelet et alii (collectif). 2012. Essai / documentaire. Très bonne lecture.
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Résumé : « Ce Tour du Monde de la politesse, voyage riche en informations et plein d’humour parmi les rituels du monde entier, reprend une série d’articles publiés pendant l’été 2011 par le quotidien Le Monde. »
Édité chez Denoël en 2012, ce petit livre (130p.) a été pensé et compilé par un journaliste au  journal « le Monde » qui a collecté des exemples d’usages de bienséance de plusieurs pays autour du globe, grâce aux témoignages de certains de ses collègues reporters ou attachés de presse à l’étranger. Je m’aperçois que le livre n’affiche même pas de nom d’auteur, bien que plusieurs personnes ayant collaboré au projet soient citées dans la préface.
J’ai suivi des cours de FLE (Français en tant que Langue Etrangère), couplés au champ didactique/linguistique/sociologique, car le tout est dans ce cadre (l’enseignement du FLE) indissociable, et la présentation du thème et du pourquoi de cet ouvrage m’y fait penser ; on suit le même principe du « ce qui paraît aberrant pour les uns est la logique même pour les autres ». Je ne vais pas m’étendre sur la notion de tolérance car ce n’est pas du tout le but ici, mais bien de montrer différents types de pensée et de comportement, que je m’attends à ne pas forcément trouver automatiquement absurdes juste parce que le pays dont il est question se trouve aux antipodes.
Chaque chapitre traite un pays donné.
Quelques remarques et notes pour vous donner envie de mettre vous aussi le nez dedans :
– En Allemagne, soyons non pas francs mais sincères : disons ce que nous pensons et posons nos questions sans circonvolution. « Auriez-vous, s’il vous plaît, l’amabilité d’ouvrir la fenêtre ? » (exemple français donné) n’est cependant pas une phrase que je formulerais de manière naturelle (ce serait même probablement une raison pour moi de sourire si je l’entendais) ; aurais-je un sens de la politesse plus allemand que français, ou est-ce que c’est juste une question de génération ? « On peut ouvrir la fenêtre ? » (exemple allemand parallèle) ne me paraît pas spécialement malpoli.  Les bises « pour un oui ou un non » sont aussi désapprouvées ? Bon d’accord il va falloir que je me mette sérieusement à la langue de Goethe. J’aime pas ça non plus, surtout quand c’est par pure politesse, envers quelqu’un que je n’apprécie pas, ou que je sais être totalement hypocrite (genre je te tape la bise mais ça ne veut pas dire que je suis ton amie °_o). J’aimerais réserver mes bises pour les gens que j’apprécie vraiment, mais ce n’est hélas pas toujours possible dans les mœurs d’aujourd’hui, les gens veulent trop faire semblant de plaire avec ce genre de superficialité. Le pire c’est quand les gens qui n’en n’ont rien à faire de vous insistent quand même pour appliquer leur visage sur le vôtre quand une poignée de main serait tout aussi polie, avec un poil de distance qui serait beaucoup plus logique à mon sens. Enfin bon.
– Le Brésil fait partie des pays où se moucher en public ne se fait pas, jamais.
– Ne pas se saouler en Chine peut nuire à la sociabilité.
– Même chose en Corée du Sud, qui a l’air de mêler américanisme et valeurs traditionnelles (semblables à celles du Japon) très codées. Bousculer les passants dans la rue n’est pas considéré comme une impolitesse. Vous avez le droit de cracher et renifler en public, mais encore une fois surtout pas de vous moucher.
– Espagne : chapitre sous-titré « plus on vous aime, plus on vous parle mal » ça pourrait expliquer le « kaixo » (prononcer « kaïcho »), « Salut », que j’ai vu sur la porte d’une boutique Orange à Donistia (San Sebastian en espagnol), au Pays basque, que j’avais senti comme assez familier (on n’imagine pas un « Salut ! » sur la porte d’un magasin français). Je sais que le basque et l’espagnol sont deux langues différentes, mais j’avais lu qu’en langue basque, les circonvolutions ne sont pas non plus trop de mise, et peuvent même paraître suspectes. Je tombe aussi dans ce chapitre sur un concept/une expression que je connais déjà : « desperdirse a la francesca »/to take the French leave, autrement dit… filer à l’anglaise ! Le sens est le même dans les trois langues : s’en aller sans saluer personne, comme un voleur dit-on aussi 😉
– si vous tendez la main, tous doigts écartés, vers un Grec, vous le maudissez, lui et sa famille, sur 5 générations…
– offrir un foulard à une Taïwannaise est une grosse erreur : proche du mouchoir, donc aux larmes, il est associé au décès.
– le chapitre consacré à Israël me fait penser que Ziva David dans  la série NCIS est en fait très polie.
Petite déception : les chapitres sont vraiment très courts, j’aurais aimé avoir un peu plus de détails encore. Je suppose que c’est à mettre en relation avec le nombre de pays traités (une quinzaine).
N’ayant que très peu voyagé, je suis incapable de dire à quel points les détails abordés sont significatifs pour chaque pays, ni s’il y a des inexactitudes dans les conseils donnés. Ce n’est pour moi qu’une lecture amusante, je suis consciente qu’il faudrait peut-être mieux que je vérifie tout cela avant de m’essayer à l’appliquer à la lettre ! 🙂