The Miniaturist

De Jessie Burton. Picador, 2014. Fantastico-historique. Très bonne lecture. [424 p.]

Titre français :  Miniaturiste, 2015

miniaturistRésumé : « On an autumn day in 1686, eighteen-year-old Nella Oortman arrives at a grand house in Amsterdam to begin her new life as the wife of wealthy merchant Johannes Brandt. Though curiously distant, he presents her with an extraordinary wedding gift: a cabinet-sized replica of their home. It is to be furnished by an elusive miniaturist, whose tiny creations ring eerily true. As Nella uncovers the secrets of her new household she realizes the escalating dangers they face. The miniaturist seems to hold their fate in her hands – but does she plan to save or destroy them?« 

J’ai acheté ce livre à Londres, au 219 A Baker Street, à deux pas du musée Sherlock Holmes (devant lequel il y avait une queue pas possible – ce sera pour une autre fois), en juillet. En fait il y avait une promotion sur les romans demi-format comme celui-ci, et après m’être emparée sans hésiter de Uprooted de Naomi Novik, qui s’est révélé être un coup de coeur (bonne pioche ! 😉 ) j’ai un peu tourné autour des autres titres bien que j’eusse déjà repéré celui-ci. Je ne sais même plus où j’en avais entendu parler, peut-être une chronique sur un blog que je suis ? Bref j’avais en tête : contexte historique réaliste agrémenté de fantastique, et c’est exactement ce que j’ai retrouvé dans le résumé de 4e.

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The Bamboo Sword and Other Samurai Tales

De Shuhei Fujisawa. 2005. Contes. Excellente lecture. [253 p.]
Ces contes sont extraits de différentes publications japonaises éditées dans les années 70/80 – je ne suis par contre pas sûre qu’ils trouvent leur origine (écriture) au 20e siècle.
the-bamboo-swordRésumé : « This delightful collection of eight stories evokes life in early seventeenth-century Japan, a time when peace finally reigns after centuries of civil war. Tokugawa Ieyasu has defeated his rivals to become shogun, and is busily establishing the regime that ruled the country for the next two and a half centuries.
It is a period of political upheaval full of intrigue, rivalry, and betrayals. The samurai are still valued for their swordsmanship, and are a cut above the peasants, artisans, and merchants in the social hierarchy. Without battles to fight, however, these career warriors struggle to retain their sense of pride and meaning in life as they attempt to settle into mundane jobs and family life. Occasional flashes of the sword are tempered by the sympathies, conspiracies, kindnesses, and enmities arising between people from across the social spectrum.
Fujisawa brings a distant culture richly to life, with characters that modern audiences the world over can relate to presented against a detailed, realistic historical backdrop.« 
This delightful collection of eight stories evokes life in early seventeenth-century Japan, a time when peace finally reigns after centuries of civil war. Tokugawa Ieyasu has defeated his rivals to become shogun, and is busily establishing the regime that ruled the country for the next two and a half centuries.It is a period of political upheaval full of intrigue, rivalry, and betrayals. The samurai are still valued for their swordsmanship, and are a cut above the peasants, artisans, and merchants in the social hierarchy. Without battles to fight, however, these career warriors struggle to retain their sense of pride and meaning in life as they attempt to settle into mundane jobs and family life. Occasional flashes of the sword are tempered by the sympathies, conspiracies, kindnesses, and enmities arising between people from across the social spectrum.

Fujisawa brings a distant culture richly to life, with characters that modern audiences the world over can relate to presented against a detailed, realistic historical backdrop. – See more at: http://www.kodanshausa.com/books/9784770030054/#sthash.C19QB232.dpuf

This delightful collection of eight stories evokes life in early seventeenth-century Japan, a time when peace finally reigns after centuries of civil war. Tokugawa Ieyasu has defeated his rivals to become shogun, and is busily establishing the regime that ruled the country for the next two and a half centuries.It is a period of political upheaval full of intrigue, rivalry, and betrayals. The samurai are still valued for their swordsmanship, and are a cut above the peasants, artisans, and merchants in the social hierarchy. Without battles to fight, however, these career warriors struggle to retain their sense of pride and meaning in life as they attempt to settle into mundane jobs and family life. Occasional flashes of the sword are tempered by the sympathies, conspiracies, kindnesses, and enmities arising between people from across the social spectrum.

Fujisawa brings a distant culture richly to life, with characters that modern audiences the world over can relate to presented against a detailed, realistic historical backdrop. – See more at: http://www.kodanshausa.com/books/9784770030054/#sthash.C19QB232.dpuf »

J’ai passé un excellent moment (samedi matin :p) sur cet ensemble de contes japonais se situant au début du XVIIe. Je me mélange beaucoup trop les pinceaux dans l’histoire du Japon (que je connais uniquement par bribes très incomplètes) pour pouvoir affirmer que c’était l’âge d’or des samouraïs, mais c’est tout de même un peu l’impression que j’ai eue en parcourant ces pages.
En tous cas, je n’ai pas de mauvais points à donner à ce livre : bel objet, relié, avec des pages épaisses, une typologie agréable, une mise en page classique mais efficace pour des contes – j’aurais aimé avoir quelques illustrations mais ça ne m’a pas manqué non plus (et la couverture est tout à fait dans le ton ! 🙂 ), tant les auteurs dans leur diversité ont tout de même un point commun : s’assurer que le lecteur sait de quoi on parle, et dans quel environnement on se trouve. En fait, toutes les histoires se passent dans un cadre très limité : un château ou un village, voire même le quartier d’un village, dans lequel vivent, simplement, des gens. Des hommes, des femmes, des plus ou moins jeunes, avec leur famille, leurs amis, leurs relations.
Ici, pas de grandes batailles ou d’histoires de guerriers défaisant des dragons, non – les samouraïs (ou autres, car deux ou trois héros ne semblent pas correspondre à ce titre ?) de ce recueil sont présentés comme des gens simples, désireux avant tout de préserver ou rétablir une certaine harmonie dans la petite société dans laquelle il vivent, ou au sein de leur famille (ça n’empêche pas certains de se servir de leur arme, rassurez-vous :p). Le fantastique n’est pas du tout présent, au contraire d’autres contes japonais que j’ai pu lire. Pourtant j’ai énormément apprécié la manière par laquelle les auteurs nous font ressentir l’importance de l’équilibre, de la justice au sein d’une communauté – tous les contes sans exception sont ancrés autour de cette nécessité (plus que « vertu »). Contrairement à la plupart des contes occidentaux, la morale est assez peu présente, ou pas sous la même forme : plus subtile, plus évidente, et aussi beaucoup plus portée, toujours, sur la communauté – peut-être pas non plus aux dépends de l’individuel ! – mais l’individu comme pièce indissociable de la communauté, dont la recherche d’un meilleur comportement profite aux deux. 🙂 D’où une impression d’exotisme en même temps que des images familières !
Question style je n’ai rien à dire non plus, c’est assez simple à lire (le seul moment « difficile » pour moi était au début du premier conte, quand on apprend que le samouraï était au service d’untel, du clan machin de la région truc… argh – mais finalement c’était pas très grave que je ne garde pas en mémoire certains de ces détails, en tous cas pas pour la suite du conte 😉 ) – l’humour est curieusement assez présent (je ne m’y attendais pas !), entre répliques cinglantes, querelles de ménages, mesquineries, ou simplement remarques un peu moqueuses sur certains personnages plutôt cocasses. On a un peu l’impression d’être au théâtre, de voir les personnages vivre leur quotidien soudainement chamboulé, puis leurs problèmes résolus. Même dans les quelques contes « plus sérieux » il y a une certaine légèreté, comme si après tout ce n’était pas si grave, ou que le lecteur était officiellement autorisé à se distraire avec l’histoire avant toute chose, même s’il y a des complots et des morts.
Un recueil de contes parfois légèrement dramatiques, parfois plutôt rigolos, mais toujours très optimistes dans leur résolution de conflits et problèmes sociétaux. Une lecture qui fait du bien ! 🙂

Mademoiselle Scaramouche

De Jean-Michel Payet. 2010. Roman d’aventures jeunesse. Bonne lecture, sans plus.
scaramoucheRésumé : « Lorsqu’elle assiste à la mort de son père, tué en duel, Zinia Rousselières est loin d’imaginer qu’elle est à l’aube d’un singulier tour du destin. Dans le caveau familial repose en effet déjà un cercueil, le sien, ou plutôt celui de celle qu’elle croyait être… En un instant, le monde de la jeune fille vole en éclats, et elle n’aura désormais de cesse de découvrir sa véritable identité. Des bas-fonds de la capitale au faste de Versailles, de la cour des Miracles au Trianon de porcelaine, Jean-Michel Payet nous propulse dans une aventure rocambolesque, où Zinia, afin de percer le mystère qui entoure sa naissance, devra porter un temps le masque de Mademoiselle Scaramouche !« 
L’histoire commence, et se poursuit dans sa majeure partie, comme un roman de cape et d’épée dans le Paris du XVIIe siècle. Cependant l’auteur a choisi d’y inclure un peu d’ésotérisme, et même de magie, ce que j’ai trouvé superflu. L’héroïne part au départ à la recherche de ses racines, quête classique mais souvent efficace, et dans l’intervalle elle se retrouve à enquêter sur un complot politique qu’on voit venir de très très loin. Autrement dit c’est un roman jeunesse assez commun à ce niveau, mais ça fait déjà deux axes narratifs entrecroisés, qui amènent beaucoup de personnages et une multitude d’occasions de péripéties diverses – c’est normal, sinon ce n’est pas très intéressant ! Je n’ai donc pas compris du tout l’utilité d’insérer un élément magique à l’intérieur de l’histoire, qui après tout fait moins de 400 pages et s’inquiète aussi des déboires psychologiques de l’adolescence ! L’objet magique en question aurait pu être de nature plus commune, on n’aurait perdu que quelques pages et gagné beaucoup en cohérence, puisque c’est la seule chose qui semble ne pas coller à l’environnement qui se veut réaliste (je n’ai pas vérifié et je ne suis pas une bête en Histoire, mais ce que j’ai lu sur les conditions sociales, les grands personnages et l’état général du pays à l’époque du roman me parait digne de la réalité).
La deuxième chose qui ne m’aurait pas manqué, c’est ce personnage qui ne s’exprime qu’en alexandrins. Encore une fois, si l’héroïne avait eu 6 ou même 12 ans j’aurais pu l’accepter, y trouvant un charme enfantin, mais là ça ne me semble pas justifié du tout avec les thèmes abordés (trahison, meurtres, kidnapping, intrigues politiques…) ni le cadre réaliste, ni le ton plutôt sombre de l’histoire. Si c’était un moyen d’alléger l’atmosphère, ça n’aura réussi qu’à m’agacer.
Cependant je n’ai pas trouvé cette lecture ennuyeuse, ni même agaçante dans son ensemble. Malgré quelques incohérences, revirements de caractère des personnages, et nombreux stéréotypes, ça reste un roman d’aventures jeunesse distrayant, avec une héroïne qui m’a dans l’ensemble plu, un assortiment de personnages secondaires rigolos à défaut d’être tous crédibles ou profondément construits, et des enchaînements d’action pas trop mal fichus.
Je pense que les détails malencontreux m’auraient moins sauté aux yeux si j’avais été plus jeune, ou si j’avais lu moins de livres de ce genre.
A lire sans trop d’attentes, pour se distraire.
Autre chronique sur le même ouvrage : Des livres, des livres (Bianca)