Train d’enfer pour Ange rouge

De Franck Thilliez. Pocket, 2012. Thriller. Très bonne lecture. [436 p.]

Première édition : 2003.

trainange

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Résumé : « Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination. Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au cœur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…« 

J’avais commencé à lire du Thilliez mais pas par le début. ça m’avait bien plu du coup j’ai acheté les deux premiers volumes de la série du commissaire Sharko au bouquiniste du coin, et je les ai dévoré en pas longtemps car ça se lit très très bien.

J’ai hésité à faire deux chroniques car j’avoue que je trouve souvent les thrillers difficiles à chroniquer, j’ai l’impression de me répéter tout le temps. Finalement je vais écrire tout de même deux chroniques et pas une seule pour deux livres parce que ça ne me plaît pas (#team bloggeurs monomaniaques), et tant pis si elles sont un peu plus courtes que d’autres.

Bref. L’histoire s’ouvre avec le commissaire Sharko, un flic torturé… NON NE PARTEZ PAS !! …lui a plus de bonnes raisons de l’être que d’autres car en plus d’avoir une affaire cradouille sur les bras il n’a toujours aucune nouvelle de sa femme, disparue il y a 6 mois.

Alors ok, la double intrigue policière / personnelle c’est suranné, mais n’empêche que ça fonctionne toujours très bien pour harponner le lecteur dès les premières lignes et le faire lire jusqu’au bout sans qu’il ne s’en rende bien compte lui-même (jet de SAN ?). L’enquête avance suffisamment bien pour que ça soit intéressant, mais suffisamment doucement pour que le lecteur ait le temps de considérer les indices, les personnages secondaires, et de se dire han mais oui c’est lui c’est évident.

Thilliez aime, comme Grangé, saupoudrer son intrique policière de détails glauques, de thèmes et univers sombres ou morbides, de courses-poursuites avec le tueur et d’un soupçon de mystique (qui n’a de réalité que dans la tête du psychopathe). A titre personnel j’aime beaucoup, ça donne un peu de diversité à la lecture et me distrait d’autant mieux. Oui, quand il est question de thrillers, je suis assez bon public et dévore du best-seller sans trop de soucis. 🙂 Après, honnêtement, je trouve – et je crois l’avoir déjà dit dans une chronique précédente – que Thilliez a un bon style et se permet quelques fioritures ou traits d’humour ici ou là qui sont toujours agréables à noter.

Le grand Martin Leclerc devait peser à peine plus qu’un paquet de chips vide et ce qui lui manquait en chair contribuait à faire ressortir le réseau de ses veines, de façon si intense qu’il aurait attiré sur lui tous les vampires de la planète.

On pourrait regretter la grosse coïncidence que je ne vais pas vous dévoiler ici même si elle se voit de loin, mais ça ne marche pas trop mal même si je me demande toujours dans ce genre de cas (surligner pour lire le léger spoiler) pourquoi les tueurs font des fixations sur les détectives, se faisant ainsi capturer un peu plus facilement et de manière moins réglementée vu qu’ils ont un flic *vraiment* en rogne aux trousses.

Un bon premier thriller pour monsieur Thilliez, prenant et efficace.

 

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