Tu seras un Homme, mon fils [Poésie]

cormoran (7)Aujourd’hui on m’a remis en tête une poésie que j’ai relue plusieurs fois et en partie apprise à force car elle était affichée sur le mur en face de l’entrée du CDI lorsque j’étais au Collège (et que je passais la plupart des récrés là-haut).
Je « ne suis pas très poésie », mais celle-ci m’a laissé une forte impression dès ma première lecture. Ce n’est pas impossible que j’en partage quelques autres ici de temps en temps, si ça ne vous dérange pas. 🙂
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Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

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Les Cantos d’Hypérion 1 : Hypérion

De Dan Simmons. Robert Laffont (Pocket SF), 1991. Science-fiction. Excellente lecture. [282+296 p.]
Titre original : Hyperion, 1989.
hyperionRésumé : « Quand les sept pèlerins se posent à Hypérion, le port spatial offre un spectacle de fin du monde. Des millions de personnes s’entassent derrière les grilles : les habitants de la planète sont sûrs que le gritche va venir les prendre et ils veulent fuir. Mais l’hégémonie ne veut rien savoir. Une guerre s’annonce et les routes du ciel doivent être dégagées. Et tout ce que le gouvernement a trouvé, c’est d’envoyer les sept pèlerins. La présidente le leur dit d’emblée : « Il est essentiel que les secrets des Tombeaux du Temps soient percés. C’est notre dernière chance. » Mais les pèlerins n’y comprennent rien : c’est tout simple, ils ne se connaissent même pas entre eux ! Heureusement, le voyage leur permettra de se rapprocher. Chacun raconte son histoire, et l’on s’aperçoit vite que nul n’a été pris par hasard. Celui qui a fait la sélection, au fil des confidences, paraît bien avoir fait preuve d’une lucidité… diabolique. Et d’une cruauté… raffinée !« 
Vous me voyez bien embêtée : Hypérion ne possède pas de fin réelle. En effet ces deux tomes, dans cette édition, ne sont que la première partie de la série Les Cantos d’Hypérion, qui continue avec Les Chants d’Hypérion, eux aussi souvent trouvables en deux tomes. Je vois que Endymion et l’Éveil d’Endymion (même remarque quant aux éditions) feraient eux aussi partie de la saga des Cantos, reste à voir si c’est un deuxième cycle dans la série, donc lisible à part de Hypérion, ou si c’est encore une suite directe avec une intrigue en lien avec nos sept pèlerins. Autrement dit je n’aurai plus qu’à revenir à cette chronique pour la finir lorsque j’aurais lu la suite, à moins que je n’en écrive une deuxième si celle-ci devient trop longue !

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La Main tendue

De Poul Anderson. Éditions le passager clandestin, 2014. Nouvelle S-F. Très bonne lecture. [66 p.]
Titre original : The Helping Hand, 1950.
maintendueRésumé : « En 1950 Poul Anderson imagine l’anéantissement de la diversité culturelle par un impérialisme galactique.« 
J’avais déjà découvert Poul Anderson avec sa saga de Hrolf Kraki, que je me souviens d’avoir bien aimé mais trouvé étrange au sens premier du terme (éloigné, étranger), mais dont aucun détail ne me revient à l’instant. Ceci est donc ma première incursion dans l’univers S-F de l’auteur, et j’ai beaucoup aimé : tant le style très fluide mais choisi, presque chantant, que le fil conducteur de la nouvelle et son développement.
60 pages c’est court, juste assez long pour introduire une poignée de personnages issus de trois planètes ou peut-être plutôt univers différents : Sol, successeur de notre Terre, qui a atteint une apogée impériale, Cundaloa dont les habitants m’ont assez fait penser aux Elfes de Tolkien, et Skontar qui abrite des êtres d’aspect et de comportement plutôt rude en comparaison des deux autres. Le point de vue commence par se focaliser sur Sol, puis se déplace sur les deux autres, au fur et à mesure que l' »action » se déroule, sous forme d’une recherche d’alliance et d’accords commercio-financiers. Bien entendu les deux peuples extérieurs à Sol sont mis en opposition, et comme j’étais plutôt concentrée sur l’histoire je n’ai pas vu venir la chute avant une bonne moitié de l’histoire, bien qu’elle soit je pense prévisible ! Le récit alterne entre descriptions / explications, dialogues, et narration. Cela se lit donc extrêmement bien, sans temps mort.
Le livre contient en fin de volume une biographie de Poul Anderson et un rappel du contexte historique les quelques années précédant l’année d’écriture de la nouvelle, ce que j’ai trouvé très intéressant, voire primordial.

 

Chroniques d’ailleurs :  La Faquinade

Vermilion Sands

De J. G. Ballard. 1955-1970. Science-fiction. Pas trop mon style mais très bien écrit.
Recueil de nouvelles.
vermilion sandsRésumé : « Mélange de Riviera et de Floride, Vermilion Sands est une station balnéaire sur le déclin, prise dans les sables, avec sa léthargie, son mal des plages, ses perspectives mouvantes. S’y côtoient milliardaires excentriques, artistes désœuvrés, belles et riches héritières en proie à leurs névroses et à leurs fantasmes, qui trompent leur ennui dans d’étranges passe-temps. On y rencontre – parmi d’autres inventions extraordinaires -des fleuristes qui cultivent des plantes douées pour l’art lyrique, des sculpteurs de nuages, des maisons psychotropiques, sensibles à l’humeur de leurs occupants… Souvent considéré comme le plus parfait des livres de J G Ballard, Vermilion Sands était devenu introuvable. Aux neuf nouvelles, ou chapitres, composant le recueil original, s’ajoutent aujourd’hui un long inédit, « Le labyrinthe Hardoon », qui préfigurait dès 1955 tout l’univers de Vermilion Sands, ainsi que trois avant-propos qui montrent l’importance séminale de ces textes pour l’oeuvre future de l’auteur.« 
Étrange. Dérangeant. Coloré.

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