Références possibles « His Dark Materials » de Pullman

Où quand mes pensées retournent à l’univers de Philip Pullman, plusieurs années après ma dernière relecture, sur un plan linguistique mais également symbolique.

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Attention pour ceux qui n’auraient pas encore lu cette très bonne série : cet article contient quelques spoilers.

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Chihuahua, zébu et Cie : l’étonnante histoire des noms d’animaux

De Henriette Walter et Pierre Avenas. Robert Laffont (Points), 2007. Essai zoo-linguistique. Excellent. [315 p.]

chihuahuaRésumé : « Savez-vous que le loup a laissé sa griffe sous les termes lycée, Louvre et même lupanar ? Pourquoi le hot-dog porte-t-il un nom si étrange ? Et quels animaux se cachent derrière les mots butane et vaccin ? Quinze chapitres savants et malicieux débusquent les traces de nos animaux familiers au détour des conversations et des langues… Fourmillant d’illustrations et d’anecdotes, ce bestiaire fait escale aux portes de la mythologie et de la littérature. Un étonnant voyage dans les contrées animalières de notre langue. Amis des bêtes et amateurs de mots, ce livre est pour vous !« 

Voilà un documentaire au titre et au résumé aguicheurs de mon point de vue zoomaniaque et linguistiphile. (Non aucun de ces deux mots ne semble exister)

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Langues et lecture

Il va falloir, je le sens, que je vous explique une petite chose à propos de mon rapport à la lecture. En tous cas j’en ai bien envie. 🙂
Du fait de mon environnement familial et social, j’ai commencé par lire en français, et continué sur cette lancée pendant un sacré nombre d’années. Au fil des mes lectures, avant même de commencer l’enseignement des langues vivantes à l’école, j’ai commencé à repérer des choses, ici et là, qui titillaient mon cerveau et commençaient à construire des petites catégories chacune dans leur coin, et pourtant tous reliés quelque part : parfois, dans les livres, se glissent des mots voyageurs, des mots venus d’ailleurs, d’autres temps ou d’autres lieux. Je me suis mise à les « collectionner », et je suis à ce jour toujours ravie d’en trouver dans n’importe quel texte (surtout lorsqu’une traduction ou explication me permet d’en saisir le sens). Je ne les retiens pas tous, naturellement, mais j’ai comme une constellation de termes trouvés ici et là que je peux parfois reconnaître, sans parler aucune de ces langues. ^^

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Question de valeur…

(…linguistique)
1. Point de départ
De nos jours dans le monde francophone tout le monde répète à l’envi la désormais fameuse performance d’Andy Serkis en tant que Gollum sur le mode de « mon Précccieux… ». Cela fait maintenant plus de 10 ans, et cela semble n’avoir choqué personne. Pire encore, dans les films, les autres personnages reprennent une ou deux fois ce terme eux aussi.
Pourtant, avant 2001, qui aurait utilisé cette formule pour parler d’un bien chéri ? Que ramassent les enfants ? Des « trésors », pas des « précieux » (sic) !

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La Main tendue

De Poul Anderson. Éditions le passager clandestin, 2014. Nouvelle S-F. Très bonne lecture. [66 p.]
Titre original : The Helping Hand, 1950.
maintendueRésumé : « En 1950 Poul Anderson imagine l’anéantissement de la diversité culturelle par un impérialisme galactique.« 
J’avais déjà découvert Poul Anderson avec sa saga de Hrolf Kraki, que je me souviens d’avoir bien aimé mais trouvé étrange au sens premier du terme (éloigné, étranger), mais dont aucun détail ne me revient à l’instant. Ceci est donc ma première incursion dans l’univers S-F de l’auteur, et j’ai beaucoup aimé : tant le style très fluide mais choisi, presque chantant, que le fil conducteur de la nouvelle et son développement.
60 pages c’est court, juste assez long pour introduire une poignée de personnages issus de trois planètes ou peut-être plutôt univers différents : Sol, successeur de notre Terre, qui a atteint une apogée impériale, Cundaloa dont les habitants m’ont assez fait penser aux Elfes de Tolkien, et Skontar qui abrite des êtres d’aspect et de comportement plutôt rude en comparaison des deux autres. Le point de vue commence par se focaliser sur Sol, puis se déplace sur les deux autres, au fur et à mesure que l' »action » se déroule, sous forme d’une recherche d’alliance et d’accords commercio-financiers. Bien entendu les deux peuples extérieurs à Sol sont mis en opposition, et comme j’étais plutôt concentrée sur l’histoire je n’ai pas vu venir la chute avant une bonne moitié de l’histoire, bien qu’elle soit je pense prévisible ! Le récit alterne entre descriptions / explications, dialogues, et narration. Cela se lit donc extrêmement bien, sans temps mort.
Le livre contient en fin de volume une biographie de Poul Anderson et un rappel du contexte historique les quelques années précédant l’année d’écriture de la nouvelle, ce que j’ai trouvé très intéressant, voire primordial.

 

Chroniques d’ailleurs :  La Faquinade