La Volonté du Dragon

De Lionel Davoust. Critic, 2010. Fantasy. Excellente lecture. [165 p.]

Illustrations : couverture Cyrielle Alaphilippe, intérieures Frédéric Navez

lavolontedudragonRésumé : « Une reine dont les yeux émeraude lisent l’avenir… Un enfant-roi, passablement fou, gardien d’un savoir oublié… Du déroulement de leur partie d’échecs pourrait bien se décider l’issue de la guerre… Entre les derniers royaumes libres et les forces d’invasion de l’Empire d’Asreth se dresse l’imprenable Qhmarr, petit pays à peine sorti de l’ère médiévale. Gouverné par un roi trop jeune et un conseiller trop confiant, il ne devrait représenter dans le plan de conquête de l’Empire qu’une note de bas de page. Et alors que le généralissime D’eolus Vasteth s’emploie à négocier les modalités d’une reddition diplomatique, déjà, aux portes de la capitale, se presse l’implacable armada… La conclusion du conflit ne fait aucun doute. D’une manière ou d’une autre, Qhmarr passera sous pavillon asrien. Pourtant, malgré la défaite annoncée, Vasteth découvre des dirigeants qhmarri inflexibles, prêts à confier le destin de leur nation à d’absurdes croyances ancestrales. À travers le défi lancé par l’enfant-roi, ce sont toutes les certitudes du généralissime qui vont se voir ébranlées, tandis que, sur la mer, les soldats meurent, simples pions sur un échiquier qui les dépasse…« 

Il y a des chroniques qui me hantent et me démangent en même temps, que je repousse tout en bavant à l’idée de les écrire, et celle-ci en fait partie. J’ai tellement de choses à raconter, à exprimer sur ces malheureuses 160 pages que je ne sais pas trop par quoi commencer.

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3 fois plus loin

De Nathalie Hug et Jérôme Camut. Le Livre de poche, 2009. Thriller/Aventure. Très bonne lecture. [501 p]

3foisplusloinRésumé : « Dans les années 50, quatre scientifiques traversent la jungle vénézuélienne en quête d’une espèce de singes muets. Ce qu’ils vont découvrir va changer le cours de leur vie. /  Amazonie, de nos jours Nina Scott dirige une équipe de cueilleurs d’essences rares pour l’industrie américaine dans une région contrôlée par les braconniers et les trafiquants de drogue. / En s’éloignant du groupe, Nina découvre les vestiges d’un site magnifique, où les singes sont silencieux et les arbres recouvrent des charniers. / Alors que la mort frappe ses compagnons, elle est miraculeusement épargnée. / Des mines d’émeraudes colombiennes aux bidonvilles de Caracas, des palaces de la Côte d’Azur aux confins du désert marocain, Nina va alors s’embarquer dans une aventure qui pourrait mettre en péril sa vie et bien plus encore.« 

L’histoire se déroule en deux temps alternés, entre Robert Ravenne, scientifique de l’après-guerre, et Nina Scott, botaniste contemporaine. Je ne saurais dire celui que j’ai préféré, les deux types de récits étant assez différents dans leur style mais aussi leurs apports narratifs. Lire la suite

Le Dieu dans l’ombre

De Megan Lindholm. Le Livre de Poche, 2004. Fantastique. Excellente lecture. [510 p.]

Titre original : Cloven Hooves, 1991.

9782253114796 (1)Résumé : « Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle famille avec son mari et son fils de 5 ans, tourne à l’enfer puis au cauchemar absolu. Une créature surgie de son enfance l’entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel, inquiétant et totalement imprévisible vers les forêts primaires de l’Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même… Qui est le Dieu dans l’ombre ?« 

Je me suis lancée dans ce livre avec une vague appréhension quant au côté « voyage sensuel » – l’érotique, c’est pas vraiment mon truc en général – appréhension contrebalancée par le fait que Megan Lindholm alias Robin Hobb m’a plus d’une fois convaincue et enchantée – par son Le Dernier Magicien, notamment, mais j’avais commencé le Peuple des Rennes et j’avais aimé également. C’est une dame qui a de bonnes idées et une très belle plume, et que je recommande chaudement à ceux qui n’auraient pas encore lu aucune de ses œuvres. Lire la suite

Les Cantos d’Hypérion 1 : Hypérion

De Dan Simmons. Robert Laffont (Pocket SF), 1991. Science-fiction. Excellente lecture. [282+296 p.]
Titre original : Hyperion, 1989.
hyperionRésumé : « Quand les sept pèlerins se posent à Hypérion, le port spatial offre un spectacle de fin du monde. Des millions de personnes s’entassent derrière les grilles : les habitants de la planète sont sûrs que le gritche va venir les prendre et ils veulent fuir. Mais l’hégémonie ne veut rien savoir. Une guerre s’annonce et les routes du ciel doivent être dégagées. Et tout ce que le gouvernement a trouvé, c’est d’envoyer les sept pèlerins. La présidente le leur dit d’emblée : « Il est essentiel que les secrets des Tombeaux du Temps soient percés. C’est notre dernière chance. » Mais les pèlerins n’y comprennent rien : c’est tout simple, ils ne se connaissent même pas entre eux ! Heureusement, le voyage leur permettra de se rapprocher. Chacun raconte son histoire, et l’on s’aperçoit vite que nul n’a été pris par hasard. Celui qui a fait la sélection, au fil des confidences, paraît bien avoir fait preuve d’une lucidité… diabolique. Et d’une cruauté… raffinée !« 
Vous me voyez bien embêtée : Hypérion ne possède pas de fin réelle. En effet ces deux tomes, dans cette édition, ne sont que la première partie de la série Les Cantos d’Hypérion, qui continue avec Les Chants d’Hypérion, eux aussi souvent trouvables en deux tomes. Je vois que Endymion et l’Éveil d’Endymion (même remarque quant aux éditions) feraient eux aussi partie de la saga des Cantos, reste à voir si c’est un deuxième cycle dans la série, donc lisible à part de Hypérion, ou si c’est encore une suite directe avec une intrigue en lien avec nos sept pèlerins. Autrement dit je n’aurai plus qu’à revenir à cette chronique pour la finir lorsque j’aurais lu la suite, à moins que je n’en écrive une deuxième si celle-ci devient trop longue !

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Journey to the River Sea

D’Eva Ibbotson. 2001. Roman aventure jeunesse. Excellente lecture. [295 p.]
Titre français : Reine du fleuve
Résumé : « The girls in Maia’s class told her what to expect when she reached the Brazilian jungle.’There are huge mosquitoes which bite you. »You turn as yellow as a lemon and then you die.’ But Maia, an orphan, can’t wait to start the long sea voyage. She is to begin a new life with relatives she has never met, a thousand miles up the Amazon river. And Maia’s classmates could never, even in their wildest dreams, imagine the adventures that await her on the shores of the River Sea. »
Waouh. Eva Ibbotson vient de rejoindre Morpurgo et Ruiz Zafon sur l’étagère des Fabuleux Auteurs Jeunesse (parmi ceux que j’ai lu suffisamment récemment pour que je me souvienne à quel point ils sont génialissimes – je suis probablement tombée sur des perles entre mes 7 et 10 ans sans me souvenir des auteurs).

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20 clés pour comprendre le chamanisme

De Michèle Bilimoff et consorts. 2013. Essai. Très bonne lecture.
chamanismeRésumé : « Religion primordiale, philosophie de l’harmonie avec la nature et des réalités extrasensorielles, le chamanisme fascine notre modernité à la recherche d’authenticité. Présent aussi bien en Amérique précolombienne qu’en Sibérie ou en Afrique, il donne lieu à un vaste éventail de manifestations culturelles et spirituelles dont le présent ouvrage offre un tour d’horizon complet.

Avec : Michèle Bilimoff, Éric de Rosny, Anne de Sales, Louis-Jacques Dorais, Roberte Hamayon, Jénane Kareh Tager, Serge Lafitte, Frédéric Laugrand, Michel Perrin, Joëlle Rostkowski, Jennifer Schwartz, Odon Vallet et Danièle Vazeilles.« 

Une synthèse courte (150 p. petit format, écrit assez gros et avec beaucoup de divisions à l’intérieur, ce qui « fait moins de texte » :D) mais sympathique, et relativement complète d’après ce que j’ai déjà lu sur le sujet ! J’ai retrouvé des références à Mircea Eliade, qui apparaît une fois de plus comme *la* référence en matière d’histoire des religions (au sens très large : cultes et rites sociaux en général), et aussi quelques noms que je crois avoir croisés auparavant, et qui me semblent tenir des discours cohérents, bien référencés, et plutôt objectifs (ce qui n’est pas toujours le cas pour ce genre de thèmes).
Le livre rassemble 20 articles qui se focalisent tous sur un aspect particulier du thème principal : « La première religion de l’humanité ? » – « Des esprits et des ancêtres » – « Le langage des plantes » – « L’art » – « Afrique » – « Le néochamanisme » – voilà un échantillon pour vous donner une idée ! Du coup on apprécie des explications qui arrivent au fur et à mesure, concentrées à chaque fois sur un aspect précis, ce qui m’a permis de me (re)construire une représentation du concept de chamanisme petit à petit, de manière très méthodique. J’ai trouvé l’agencement des articles pertinent, cela permet une certaine progression dans la lecture, plus ou moins du général au particulier (des origines et pratiques du chamanisme en général à ses particularités rituelles, régionales ou sociologiques).
J’aurais aimé un petit peu plus de références ; mais je suppose que le format du livre ne permettait pas d’en caser plus, d’autant qu’il est clairement destiné à un grand public, et non pas à des universitaires : le langage est relativement clair, les mots scientifiques sont explicités en grande partie.
Un bon ouvrage de synthèse que je recommande à ceux que le sujet intéresse.

Les Voies de l’ombre, T.3 : Instinct

De Nathalie Hug et Jérôme Camut. 2008. Thriller / policier. Excellente lecture.
(Suite de 3 romans : T.1 Prédation et T.2 Stigmate)
instinctRésumé : « Et s’il suffisait de 25 tueurs pour plonger la France dans le chaos ? Une meute sans visage dressée par un pervers de génie pour frapper leurs cibles avec une perfection terrifiante…
Et s’il suffisait d’un seul homme ?
Pour que nous nous mettions tous à douter… »
Un troisième opus à la hauteur des deux autres, tant concernant l’intrigue que l’atmosphère. Bien sûr, comme je m’y attendais un peu, le ton n’est pas aussi glauque que dans le deuxième livre, au vu des évènements qui ont d’ores et déjà pris place à la fin de ce dernier, et aussi au vu de ceux qui ouvrent celui-ci. Néanmoins on reste dans du thriller plutôt sombre, qui malmène pas mal les notions d’humanité et de normalité, et ne bascule pas dans les stéréotypes d’arrangements heureux de situation.
Le déroulement de l’intrigue a été de mon point de vue relativement attendu ; cependant on est ici sur un tome final, et certains retournements de situations n’étaient tout simplement pas possibles étant donné les choix des auteurs dans les tomes précédents. D’où une baisse de la tension, mais aussi une grande cohérence dans l’histoire et les personnages. J’ai aussi apprécié la fin, non pas parce qu’elle me convenait personnellement mais encore une fois parce qu’elle s’inscrit dans la logique de la série.
Une très bonne série de thrillers français, que je conseille à tous les amateurs de polars aux tripes bien accrochées.

L’Apocalypse selon Marie

De Patrick Graham. 2008. « Thriller* ». Une vraie déception, malgré un style pas si mauvais.
Arrêté page 226, soit la moitié du livre.
* Je pense que le mot est assez inadapté. Pas de frissons, pas d’excitation. Récit proche de l’onirisme, avec des incursions dans le genre policier / thriller de temps en temps.
apocalypsemarieRésumé : « Perdue au milieu d’une foule de réfugiés dans un stade de La Nouvelle-Orléans, Holly, une fillette de onze ans, appelle au secours. Elle a peur de l’ouragan qui dévaste sa ville, peur d’avoir perdu ses parents, peur que quelque chose de terrible ne se soit glissé en elle. Marie Parks, profileuse et médium au FBI, entend son appel. Elle vient de mettre un terme à la carrière du plus sanglant des serial-killers, un tueur bien plus proche d’elle qu’elle n’aurait voulu le croire. Brisée et en colère, elle va pourtant trouver la force d’affronter la terre entière, et même ses anciens collègues du FBI, pour sauver une enfant. Car Holly a des pouvoirs immenses et se révèle l’enjeu d’une lutte ancienne, le seul espoir de l’humanité contre le fléau qui menace de l’engloutir. A moins que le fléau, ce ne soit justement elle… Une seule femme se dresse entre vous et la fin des temps. Patrick Graham a un don pour jouer avec nos peurs primaires, nos espoirs de rédemption et nos émotions les plus intimes. Son roman ouvre un chemin qui mène droit à la fin du monde. Vous n’aurez pourtant jamais envie de faire demi-tour. »
J’avais vaguement entendu parler de cet ouvrage, jusqu’au jour où, passant à la médiathèque avec une amie qui voulait s’initier au thriller, je me le suis moi-même fait chaudement recommander par une des bibliothécaires venue discuter avec nous.
Après être arrivée à la moitié du roman, ce qui m’énerve le plus c’est que la 4e de couverture est totalement mensongère. La fillette, Holly, je l’ai vue quoi ? 30 pages ? Et je n’en sais pas plus sur elle que ce que donne la première phrase du résumé ! Le reste du résumé promet une intrigue haletante, de l’action… mais en fait (toujours là où j’en suis), il ne se passe rien, ou très peu, de tout ça – surtout car tout est assez décousu. On parle d’Untel, puis on se focalise sur quelqu’un d’autre, et finalement tout semble se cristalliser autour de chamans de 400 ans, qui possèdent un genre d’immortalité en même temps que des super-pouvoirs, comme vous allez vous en rendre compte au bout de 30 pages si vous tentez l’expérience vous-même. Ce n’est pas vraiment (du tout) ce à quoi je m’attendais !!

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Les Voies de l’ombre, T.2 : Stigmate

De Jérôme Camut et Nathalie Hug. 2007. Thriller. Excellente lecture mais très dérangeante.
(Suite de 3 romans : T.1 Prédation, et T.3 Instinct, tous déjà parus)
stigmateRésumé : « Quand un monstre fascinant et obscène prend la parole et surgit à nouveau face à ses anciennes victimes, elles n’ont pour seules issues que la fuite, la mort… ou les « voies de l’ombre », le système implacable d’un criminel qui leur dévoile en chuchotant les secrets de sa folie.
« J’ai de l’amour pour mes chiens d’attaque. Certains il a fallu les tabasser, d’autres pas.
Il n’y a pas de règles. C’est ça l’extraordinaire chimie de la nature humaine. C’est passionnant.
Approche-toi, ami voyeur. Et n’aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d’un artiste du crime. Il est temps que je me présente et que j’offre ma réflexion à la multitude. » »
Tout d’abord c’est la suite directe de Prédation, donc si vous ne l’avez pas lu ne lisez pas celui-ci en premier. On retrouve les mêmes personnages, la même idée de fond (plus poussée vu qu’ils sont dans le tome 2), etc. – sans compter qu’en fait la fin de Prédation n’est qu’une demi-fin, ce qui permet aux auteurs de reprendre directement dans un certain vif du sujet.
Ensuite si vous avez trouvé que le tome 1 était déjà trop dur, trop violent, trop poussé pour vous, il est peut-être temps de s’arrêter. Autant Prédation ne m’avait pas dérangé plus que ça, autant ce livre-ci frôle mes limites en termes de perversité et d’atmosphère malsaine. Oui, il y a toujours des meurtres et crimes plus ou moins sanglants, mais en fait c’est quelque part beaucoup plus facile à lire et à accepter – dans l’histoire – que le pourquoi du comment, les motivations du « méchant », les répercussions psychologiques et renversements moraux qu’il provoque. C’est difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue ou certains tournants du récit, mais la manière dont c’est amené, le déroulement des évènements… On voit, on sent les personnages basculer, glisser dans l’abîme, c’est vraiment horrible. Du coup je dirais que paradoxalement c’est très bien écrit, car c’est rare que je ressente de telles choses en lisant. J’avais pris le tome 1 pour une histoire relativement affreuse, mais je ne m’attendais pas du tout à ce que ça prenne un tour aussi sombre dans la suite. J’attends toujours, quelque part, un genre de « happy end », une fin qui ramène un genre de justice dans le tome 3, mais je n’en suis plus aussi sûre que ça.
Un des buts de cette série semble être une réflexion sur l’esprit humain, sa « normalité » et ses limites, ainsi que des réflexions assez semblables sur la société. Je pense que c’est justement ça qui est le plus dérangeant : ce n’est pas de la SF, ça n’appartient pas forcément au passé ; et même si c’est de la fiction c’est tout de même quelque chose d’un peu trop réel, décrit par des esprits un peu trop lucides pour le confort du lecteur.
Le livre dans le livre
Cette série se base en grande partie sur un livre dont j’ai pas mal entendu parler, sans l’avoir lu : Heart of Darkness, de Joseph ConradAu cœur des ténèbres, en français. Il paraît que le film Apocalypse Now en reprend pas mal d’idées, mais encore une fois je ne l’ai pas vu non plus. Heart of Darkness est apparemment un classique anglais (écrit en 1899), et traite de la dichotomie conceptuelle civilisation / sauvagerie, des méthodes et effets néfastes (à défaut d’un mot plus fort) de la colonisation, et de la folie. Un professeur à la fac, quand j’étais en L3 (3e année de Licence) d’Anglais, nous a à demi-mot recommandé de ne pas le lire, ou en tous cas d’être prêts à lire des choses horribles, si vraiment on voulait se lancer dedans. C’était fou ! Il avait vraiment l’air secoué, alors qu’il nous a fait lire des textes plutôt documentaires, et sur d’autres sujets pas drôles non plus (j’ai un souvenir très vif, par exemple, d’un témoignage d’un journaliste quelques jours après Hiroshima). Bref, maintenant que Hug et Camut m’ont mis dans le bain, je me demande si ce n’est pas le moment d’aller découvrir cet horrible roman (court, heureusement) pour satisfaire ma curiosité intellectuelle.
Je repense aussi à cette phrase de Nietzsche (je crois) : « Si tu regardes l’abysse, l’abysse regardera également en toi » (ma reformulation de « If you look into the abyss, the abyss looks into you » – je n’ai pas la phrase allemande ni les capacités de la traduire, je pense, si c’est bien de Nietzsche)

Les Cornes d’Ivoire, T.2 : Septentrion

De Lorris Murail (frère de Marie-Aude et d’Elvire). 2012. Uchronie jeunesse. Bonne lecture.
cornesdivoire2Résumé : « A seize ans, Mari, esclave blanche née sous le soleil de l’Afirik, part à la découverte du Septentrion, le continent qui a vu naître les siens. Menée par l’ingénieur Penda et le capitaine Diaker, l’expédition s’aventure dans les terres sauvages du Nord. Très vite, le rêve des explorateurs s’effondre : dévasté par la Peste, pillé par les colons afirikains, le pays franche est loin de ce que Mari avait imaginé… Et l’hiver approche…« 
Un peu déçue de ce tome 2 (attention, il y a au moins un tome 3 derrière, donc ça « rattrapera » peut-être), sans la découverte du monde comme dans le tome 1, forcément, et avec je trouve beaucoup plus de temps creux, où il ne se passe vraiment pas grand’chose, ni aventures, ni évolution des personnages. De plus, l’héroïne prend un certain nombre de décisions un peu égoïstes voire carrément irrespectueuses, et je m’y suis largement moins attachée que dans le premier tome, quand elle était une enfant plus qu’une ado – je sais que j’avais alors dit que j’aimais l’humanité des personnages, mais là je sais pas pourquoi ce n’est pas aussi bien passé. J’apprécie par contre toujours autant les personnages secondaires et la richesse de l’univers, le nôtre mais étrangement déformé sous la plume de Lorris Murail. J’ai beaucoup aimé trouver des noms de peuples comme les Franches, les Angles, les Portugues, les Itales… et tout plein d’allusions à notre propre histoire.
Une bonne lecture dans l’ensemble, même si je l’ai moins aimé que le premier tome, que j’avais trouvé vraiment excellent !
Le tome 3, Mauretania, est annoncé pour 2013.