La Controverse de Valladolid

De Jean-Claude Carrière. Pocket, 1993. Roman historique. Très bonne lecture. [189 p.]

9782266054010Résumé : « En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu’il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ? Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l’aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sepulveda, fin lettré, rompu à l’art de la polémique, et Bartolomé de Las Casas, prêtre ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre au nom de Dieu. Le second lutte contre l’esclavage des Indiens. Un face-à-face dramatique dont l’écho retentit encore.« 

J’ai entamé cette lecture par pure curiosité : l’amie qui me l’a recommandée l’a étudiée en 1ère, et m’a simplement dit que c’était sur un des tournants de l’Histoire, et que ça se lisait bien. J’aime bien l’Histoire mais ce n’est pas une passion non plus pour moi ; il y a tant à apprendre et à retenir que j’ai tendance à oublier des bouts par-ci et des bouts par-là qu’il faut mieux me rappeler de temps en temps ! Cependant ce livre paraissait court, le résumé pouvait tout autant vendre du barbant que de l’intéressant, alors je me suis dit pourquoi pas.

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La Main tendue

De Poul Anderson. Éditions le passager clandestin, 2014. Nouvelle S-F. Très bonne lecture. [66 p.]
Titre original : The Helping Hand, 1950.
maintendueRésumé : « En 1950 Poul Anderson imagine l’anéantissement de la diversité culturelle par un impérialisme galactique.« 
J’avais déjà découvert Poul Anderson avec sa saga de Hrolf Kraki, que je me souviens d’avoir bien aimé mais trouvé étrange au sens premier du terme (éloigné, étranger), mais dont aucun détail ne me revient à l’instant. Ceci est donc ma première incursion dans l’univers S-F de l’auteur, et j’ai beaucoup aimé : tant le style très fluide mais choisi, presque chantant, que le fil conducteur de la nouvelle et son développement.
60 pages c’est court, juste assez long pour introduire une poignée de personnages issus de trois planètes ou peut-être plutôt univers différents : Sol, successeur de notre Terre, qui a atteint une apogée impériale, Cundaloa dont les habitants m’ont assez fait penser aux Elfes de Tolkien, et Skontar qui abrite des êtres d’aspect et de comportement plutôt rude en comparaison des deux autres. Le point de vue commence par se focaliser sur Sol, puis se déplace sur les deux autres, au fur et à mesure que l' »action » se déroule, sous forme d’une recherche d’alliance et d’accords commercio-financiers. Bien entendu les deux peuples extérieurs à Sol sont mis en opposition, et comme j’étais plutôt concentrée sur l’histoire je n’ai pas vu venir la chute avant une bonne moitié de l’histoire, bien qu’elle soit je pense prévisible ! Le récit alterne entre descriptions / explications, dialogues, et narration. Cela se lit donc extrêmement bien, sans temps mort.
Le livre contient en fin de volume une biographie de Poul Anderson et un rappel du contexte historique les quelques années précédant l’année d’écriture de la nouvelle, ce que j’ai trouvé très intéressant, voire primordial.

 

Chroniques d’ailleurs :  La Faquinade