Psychose

De Robert Bloch. Éditions Gérard, 1960. Thriller. Bonne lecture. [248 p.]

Collection : Marabout géant

Titre original : Psycho, 1959.

psychoseRésumé : « Mary vient de dérober 40 000 dollars à son patron. Partie retrouver son fiancé, elle s’arrête pour la nuit dans un motel isolé. Le propriétaire, un grand garçon à l’air timide, finit, par accepter de lui donner une chambre. Épuisée par dix-huit heures de route, elle décide de s’accorder une douche bien méritée… « 

Mention spéciale à l’auteur du résumé sur Babelio – ou bien un certain éditeur, je ne sais pas, qui avant d’écrire ces quelques lignes qui correspondent effectivement au début de l’intrigue, nous spoile tout le fun du bouquin ! 😡

Entre l’adaptation du livre par Hitchcock en 1960, la réputation du bouquin comme un grand classique de policier horrifique et le fait que l’auteur ait été un ami de Lovecraft et écrive également des choses qualifiées de fantastique il y avait toutes les chances du monde pour que ce livre se retrouve un jour ou l’autre dans ma PàL.

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Sadako

De Kôji Suzuki. Fleuve Noir, 2014. Épouvante. Moyen, voire pas terrible. [359 p.]
Titre original :  S, 2012
sadakoRésumé : « Takanori Andô, graphiste spécialiste de l’analyse d’image, reçoit une vidéo amateur montrant un suicide à l’intérieur d’un appartement banal. Son client souhaite déterminer s’il s’agit d’un véritable suicide ou d’une mise en scène de génie. À chaque visionnage de la vidéo, Takanori se rend compte que le cadre de l’image se décale très légèrement, permettant de voir jusqu’au visage du suicidé : Seiji Kashiwada. Ce dernier est un serial killer condamné à la peine de mort pour le meurtre de quatre fillettes, douze ans plus tôt, et dont l’exécution a eu lieu peu de temps auparavant…
Takanori se lance dans une enquête effrayante tandis que d’étranges phénomènes envahissent sa vie et celle de sa compagne.

Kôji Suzuki est considéré comme le « Stephen King japonais ». Sa série Ring ainsi que Dark Water ont été adaptés au cinéma et ont connu un succès international.

« 
J’ai emprunté ce livre cet après-midi et l’ai déjà fini, il est en fait assez court car écrit très gros, et se lit très rapidement. Le style ne m’a pas marqué particulièrement, c’est parfois vaguement poétique, ou peut-être est-ce le regard japonais qui me donne une impression d’exotisme ? Les phrases et enchaînements de paragraphes, bien que très fluides, ne m’ont pas paru empreint d’aucun style particulier.
En le lisant j’ai compris qu’il se voulait une suite de « Ring« , dont je n’ai vu que l’adaptation cinématographique, d’un œil, en essayant de ne pas voir le « flippant » (raté j’ai enlevé mes mains au mauvais moment) – et je ne sais même plus laquelle ! (il n’y avait pas une sombre histoire de version US vs version J ?) De toutes manières Sadako rappelle les évènements de l’histoire de Ring (le livre), c’est clair même si ça dévoile l’histoire en entier (je la connaissais en gros, je n’ai pas eu de surprise) – donc je conseillerais à ceux qui seraient passés totalement à côté de Ring de ne pas lire ce roman en premier s’ils souhaitent découvrir l’intrigue « de base ».
Le côté épouvante… ne m’a pas épouvantée du tout. Mais alors vraiment pas. On voit tout arriver de très très loin, même si parfois c’est par étapes que ça se passe, et hormis un vague malaise à certains moments (l’atmosphère reste toute de même déplaisante) je n’ai franchement rien ressenti du tout. Je précise en passant que je trouve les Chair de Poule flippants. Certains m’ont même collé des cauchemars à 12 ans. J’ai lu quelques King et certains m’ont moins plu que d’autres, mais dans l’ensemble il arrive au moins à créer une atmosphère bien malsaine, un sentiment de tension chez le lecteur (parfois frustré en fin de compte, je n’ai plus de titres précis mais j’ai eu quelques semi-déceptions). Ici – rien, ou quasiment rien. J’aurais pu lire un roman d’aventures, ou à énigmes.
Je ne me suis pas vraiment ennuyée non plus car il se passe des choses dans le livre et j’ai apprécié les relations entre les différents personnages. J’ai aussi pu remarquer certaines différences de pensées, propres peut-être aux Japonais, ou en tous cas différentes de ce qu’on aurait pu lire dans un roman français ou américain. Néanmoins si le but du roman était de créer une atmosphère de terreur, je trouve que c’est tombé à plat.

 

Chroniques d’ailleurs :  Plume de Cajou

Walhalla

De Graham Masterton. 1996. Horreur/Epouvante. Distrayant.
Titre original : The House that Jack Built*, 1994
*Je crois qu’il s’agit d’une référence à une comptine, ou une chanson populaire.
walhallaRésumé : « Séduits par le charme délabré d’une maison victorienne, Walhalla, Craig et sa femme Effie en font l’acquisition. Mais ils ne tardent pas à devenir les otages de ce manoir qui a appartenu à un milliardaire diabolique et excentrique qui s’est suicidé. Craig, de plus en plus violent, ira jusqu’au meurtre alors qu’Effie est l’objet d’effroyables visions qui la traumatisent…« 
(Je remarque une fois de plus un curieux estampillage sur la première de couv. : « roman », simplement.)
Je ne me suis pas ennuyée sur ce livre, mais si quelqu’un me disait qu’il n’aimait pas le livre ou l’auteur, je ne suis pas sûre d’arriver à trouver des arguments en leur faveur…
Le genre horrifique est respecté de bout en bout, avec des éléments très classiques : l’élément déclencheur, la montée de la tension, le cadre (maison type manoir, très grande et ancienne, qui renferme de sombres secrets), et des personnages que j’ai trouvés assez typiques de l’univers américain à suspense : le couple qui a des soucis, la femme trop conciliante, le mari pareil sans le -ciliant, la vieille folle hippie qui connait tous les trucs ésotériques de magie blanche, le gosse bizarre mais gentil… Idem pour les personnages du passé. Je m’y attendais un peu, donc je n’ai pas été déçue – mais je n’ai par conséquent pas été emballée non plus !
Le « méchant » est cependant bien détestable, à tous points de vue je pense, et plus que l’environnement un peu trop cliché à mon goût c’est lui qui m’a fait le plus ressentir de frissons et de répulsion.
Malgré le fait que cela s’explique dans l’intrigue et sa résolution, certaines scènes – de sexe ou de mort – sont très crues, très violentes (alors que le reste du récit est relativement neutre, et que l’auteur utilise peu de vocabulaire familier, et s’abstient du vulgaire, hormis donc dans ces quelques pages). Tomber sur la description d’une mort horrible qui prend deux pleines pages, alors que rien ne me le laisser présager, était une expérience de lecture peu agréable pour moi. Vers le milieu du livre des éléments horribles commencent à se mettre en place, alors ça m’a moins gênée ; mais les premiers sont je trouve amenés de manière très violente et soudaine pour le lecteur.
J’aurais aimé que l’intrigue, ou bien sa résolution, soit plus poussée. Ici j’ai eu l’impression de lire un « simple » roman d’horreur, avec ce qu’il faut en choses désagréables, mais qui manquait un peu de piment, de surprise. De plus j’ai trouvé le style tout à fait conventionnel – je n’ai rien noté d’intéressant ou d’original dans la manière d’écrire de l’auteur.
Peut-être que je n’aime tout simplement pas ce genre, ça je ne sais pas trop – c’est vrai que j’ai lu assez peu de romans classés en « Horreur » qui ne soient pas aussi des enquêtes type thriller.
De manière générale je n’ai absolument pas eu de surprises avec ce livre – l’auteur choisit parfois des voies qui lui sont personnelles, mais on le voit venir de très très loin, et l’ensemble du livre reste très classique pour le genre.
Le petit bonus qui n’a rien à voir : tiens, il y a Lucie Duff-Gordon, ou plutôt Lady Cosmo Duff-Gordon tel que j’ai plutôt retenu son nom, qui est citée en préface ! 😀 – d’ailleurs il s’agirait plutôt de « Lucy », je ne sais pas pourquoi son nom a été francisé. Autrement je n’avais aucun souvenir qu’elle écrivait quoi que ce soit, c’était juste drôle de voir son nom apparaître comme ça. ^^
/mode fan off.