Loathsome London

De Terry Deary. Editions Scolastic, 2005. Documentaire jeunesse humoristique. Excellente lecture [127 p.]
Collection Horrible History ; illustrations de Martin Brown.
loathsomelondonRésumé : « Loathsome London dishes the dirt on life in the capital – the lies, the legends and all the lousy details, from the rotten Roman rulers to the plague-ridden peasants. Want to know : -What caused the Great Stink of 1858? -Why the flying dustmen were feared? -Who ate a tosher for tea? Go underground to discover London’s putrid past, take a trip to the terrifying Tower, and then dip into the River Thames – London’s largest toilet. Find out the ten worst ways to make a living in the city and the most disgusting way to die. History has never been so horrible!« 
J’ai l’impression d’avoir lu beaucoup plus que 130 malheureuses petites pages. Ce livre est fouillé, complet, amusant (le plus souvent), on ne s’y ennuie vraiment pas et on en apprend beaucoup !
J’ai beaucoup apprécié le choix de l’auteur de suivre d’abord un ordre chronologique de l’Histoire de Londres, puis de sélectionner quelques thèmes particuliers (parfois également traités par ordre chronologique, à l’intérieur de chacun d’entre eux) : la Tour de Londres, ses corbeaux, ses lapins…, les criminels, les morts absurdes ou immondes, les combats d’animaux, les conditions de vie des enfants, les métiers cradouilles, le Londres souterrain, les monuments particuliers (détruits ou en lien avec des anecdotes absurdes)…

Bien entendu comme le titre le laisse présager l’ouvrage est focalisé sur les aspects horribles, dégoûtants, révoltants, idiots ou grossiers de la cité. Pourtant le contenu n’en reste pas moins non seulement très instructif mais aussi très intéressant – j’ai appris pas mal de choses au cours de ma lecture, dont certaines que je vais certainement oublier d’ici quelques mois parce que le thème n’est pas forcément un de mes points forts (par exemple les noms des criminels célèbres), et j’ai été aussi ravie de constater qu’au-delà d’anecdotes croustillantes l’auteur nous offre un véritable travail encyclopédique – synthétique, certes, mais travaillé et touffu. Quelque part je me dis que le format est impeccable pour un lecteur qui ne connaîtrait pas (déjà) Londres et son histoire sur le bout des doigts ; de plus je pense que les informations que l’on y trouve ne seraient pas forcément au menu d’une encyclopédie plus sérieuse, et c’est peut-être un peu dommage, car j’ai véritablement eu l’impression d’être transportée dans un Londres historique certes un peu décalé, un peu loufoque dans le ton, mais également très réaliste et détaillé. En fait je n’ai pas eu l’impression que ce livre devait forcément être réservé aux enfants ou aux « débutants »(débutants en quoi, je ne sais pas trop, mais je me comprends) !
J’ai bien aimé que l’auteur se limite à un seul gros quizz, au milieu de l’ouvrage, et sinon seulement quelques petits par-ci par-là. Dans la même collection j’avais trouvé que Angry Animals en comportait un peu beaucoup, cela coupait ma lecture de façon peut-être un peu trop récurrente.
Les illustrations de Brown imagent à merveille les différentes situations ou points décrits ou relatés – j’ai bien ri et souri au cours de ma lecture, autant devant les illustrations qu’en lisant le texte. La langue par contre pourrait être un peu compliquée pour de grands débutants en anglais : je conseillerais plutôt cet ouvrage à des personnes déjà relativement à l’aise avec cette langue, ne serait-ce que pour ne pas rater (tous) les jeux de mots omniprésents !
Quelques points que j’ai notés : beaucoup de thèmes abordés ne sont franchement pas drôles en eux-mêmes, que ce soit la maltraitance des enfants, les massacres, les meurtres ou la pauvreté. Pourtant ça « passe » plutôt bien ici – l’humour reste présent, un peu plus grinçant parfois, ou un peu plus subtil, je n’ai pas réussi à totalement oublier que ces faits se sont bien déroulés, mais j’ai eu l’impression que les deux créateurs avaient réussi à créer une distance très juste. J’ai aimé retrouver une référence à Jack London, venu dans cette ville (coïncidence à la noix ! ^^) pour y étudier l’extrême pauvreté des slums au tournant du XXe siècle. J’avais étudié son texte, People of the Abyss (traduit le Peuple des abysses), quand j’étais à l’université, et celui-ci était au contraire très dur, je ne le conseille qu’aux personnes averties. J’ai aussi pensé à Dodger, dans lequel Pratchett parle effectivement des toshers, ces gens qui fouillaient les égouts à la recherche de monnaie ou autre. J’avais soupçonné que cela pouvait être vrai sans avoir la référence culturelle ; c’est donc bien le cas ! Dodger paraît donc être un excellent ouvrage, bien que fictif dans son fil rouge, sur le Londres du XIXe.
Un petit ouvrage vite lu bien fait pour tous les amoureux de l’Histoire, de Londres, de l’Angleterre – ou ceux qui ont envie de mettre le pied dedans !
Chroniques d’ailleurs :  Lynnae
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3 réflexions au sujet de « Loathsome London »

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