La Terre Mourante – l’intégrale I

De Jack Vance. Pygmalion, 2010. Bonne lecture.
Contient : Un monde magique, Cugel l’Astucieux.
Titre original :  The Dying Earth, The Eyes of the Overworld, [1950-1966]
terremouranteRésumé : « Portrait au fusain d’une planète à l’agonie, les cinq nouvelles qui composent Un monde magique nous emportent dans plusieurs centaines de milliers d’années, quand la Terre s’éteindra doucement sous les rayons écarlates de son soleil déclinant. Écrites au lendemain de la guerre, leur pessimisme ne doit pas faire oublier leur importance historique : monde imaginaire, absence de technologie, utilisation de la magie… Quinze ans avant la publication américaine du Seigneur des anneaux, Jack Vance jetait les bases de la fantasy.
Cugel l’Astucieux nous invite à suivre les aventures rocambolesques de son héros éponyme, sympathique voleur aux mille péripéties dont les stratagèmes abracadabrants finissent toujours par se retourner contre lui… Jack Vance signe l’une de ses plus brillantes créations avec le personnage de Cugel, devenu un modèle – un archétype – pour de nombreux auteurs de fantasy et scénaristes de jeux de rôle.
Jack Vance est né en 1916. Cet infatigable bourlingueur a sillonné toutes les mers du monde et en a rapporté un goût marqué pour l’exotisme qui imprègne chacune des pages de ses livres. Ses univers baroques et chatoyants sont la plus pure expression du fameux sensé of wonder, cette faculté qu’ont certains auteurs de nous émerveiller et de nous emporter, dès les premières pages, dans un tout autre monde.« 

Le résumé donne une bonne image de l’ouvrage. J’ai emprunté le livre quelques semaines avant la mort de l’auteur, vraiment une coïncidence, car j’en avais entendu parler depuis très longtemps sans me décider à commencer à  le lire.
Autant j’ai beaucoup aimé le recueil de nouvelles, autant j’ai eu plus de mal avec Cugel. L’ensemble du Monde magique m’a assez fait penser à du Ursula le Guin (Terremer), ou certains contes oniriques (mes auteurs référents : Lovecraft, Dunsany), c’était sympa à lire, parfois un peu cynique sur les bords, mais assez léger dans l’ensemble. Je conseille à ceux qui aiment ce style, ou ont envie de le découvrir.
J’ai par contre vraiment du mal à apprécier Cugel. Il m’est peu sympathique, amoral, égoïste, envoyé en quête de force par un magicien complètement barge, et va croiser beaucoup de choses et de personnages qui me sont dans l’ensemble tout aussi peu sympathiques (j’ai fini le livre en me forçant, je commençais à en avoir ras-le-bol et hâte qu’il rentre enfin). De plus je n’ai pas aimé le style « accumulatif » qui constitue ce roman : une suite ininterrompue de rencontres courtes (30 pages maxi à chaque fois), de petites péripéties en forme de saynètes, souvent sans lien aucun avec la quête du héros. Enfin Vance est décidément quelqu’un de cynique, voire absurde, qui aime mettre ses personnages et son lecteur face à des situations sans queue ni tête. ça m’a parfois fait sourire, mais dans l’ensemble je n’ai pas adhéré au principe. En dernier lieu j’ai remarqué qu’il aimait bien mélanger des éléments très divers entre eux (les tentacules / mages / éléments folkloriques), mais encore une fois je n’ai pas trop aimé la manière dont il le faisait.
Je ne rejette pas Vance totalement car ses nouvelles m’ont bien plu, mais je vais probablement m’abstenir de lire la suite des aventures de Cugel (car il y a un second roman sur ce personnage).
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