Lily et Po, T.1 : Rencontres et Rendez-vous

De Lauren Oliver. 2012. Jeunesse. Coup de cœur esthétique. Très bonne lecture.
Titre original : Liesl & Po, 2011
lily&poRésumé : « Lily est une petite fille comme les autres… pourtant son histoire n’est pas banale. Une nuit, dans le grenier où elle habite, Lily reçoit la visite de Po. C’est un curieux fantôme qui voyage avec Balluchon, une créature ni chien ni chat. Po lui parle d’un lieu étrange, qu’il appelle « l’Autre Côté », où il a croisé le papa de Lily. Il est porteur d’un message inattendu qui va entraîner notre héroïne dans une folle aventure… « 
J’ai choisi ce livre autant pour sa qualité technique et esthétique que pour le résumé ! La couverture m’a tout de suite attirée, que ce soit par l’image toute mimi, les nuances de couleur, la présentation, la calligraphie… Le format est un de ceux que j’aimais avoir dans les mains quand j’avais l’âge de l’audience ciblée de ce livre, avec une couverture en carton fort et une reliure épaisse qui donne un aspect « durable » au livre. En le feuilletant je remarque quelques images type gravure, en noir et blanc comme je les aime, et d’un style qui me plaît bien. Les pages sont en papier de bonne qualité, aux bords relativement doux, et avec une typographie et une mise en page très agréables à l’œil.
lily&poarriereAu dos du livre, je lis : « Les aventures de Lily et Po : 3 tomes qui émerveilleront tous les lecteurs dès 8 ans. » Et c’est vrai ! Je suis tout émerveillée !
Bon, passons au contenu !
L’univers, le cadre sont plus ou moins entre le conte et la fantasy : nous sommes dans un monde plus ou moins semblable au nôtre (trains, hôpital), sauf que la magie est semble-t-il plus attendue à défaut d’être présente de manière quotidienne (alchimie).
La forme du texte est très poétique, très posée. Entre deux actions nous avons droit à des incursions dans les pensées des personnages, des descriptions et explications sur le monde et les détails importants pour l’histoire, et aussi des retours dans le passé permettant de mieux cerner les personnages. C’est suffisamment explicite et doucement amené pour être accessible aux enfants, mais je pense que les adultes amateurs de contes, ou d’auteurs comme Carlos Ruis Zafon, Le Guin ou Morpurgo pourraient aussi y trouver leur compte.
Il y a peu de personnages, et ils sont plutôt stéréotypés, mais je trouve que c’est tout à fait en accord avec à la fois l’environnement, l’intrigue, et la plume de l’auteur. En fait le fait que les personnages soient en nombre limité permet d’avoir plus d’informations sur chacun d’eux, de pouvoir les apprécier ou ne pas les apprécier de manière plus significative.
J’ai hâte de trouver les tomes suivants, car l’histoire n’est qu’amorcée dans ce premier opus.
Un très joli livre pour enfants, avec une histoire qui en vaut la peine : pleine de poésie et de douceur mais qui traite aussi de sujets sérieux et tristes.
Publicités

Butcher Bird

De Richard Kadrey. 2012. Fantasy urbaine. Très bonne lecture.
Titre original : idem*, 2007.
butcherbirdRésumé : « Tout juste largué par sa copine, Spyder se rend dans le seul bar tibétain de San Francisco pour s’y saouler. Alors qu’il se demande quelle est la pire façon de mourir, il rencontre une aveugle fort désirable, Pie-grièche. En sortant du bar, le jeune tatoueur féru d’occultisme est agressé par un démon. Au moment où il va recevoir le coup de grâce, Pie-grièche intervient et décapite le monstre avec sa canne-épée. Le lendemain, perclus de douleurs, Spyder découvre une Californie hantée par des démons aztèques, tibétains, des créatures fabuleuses qu’il est le seul à voir. Une personne peut lui expliquer ce qui lui arrive : Pie-grièche. Mais on ne se mêle pas impunément des affaires de la belle tueuse de démons.
     Butcher Bird, mélange d’action débridée, de dialogues tarantiniens et de démonologie érudite, véritable concentré de fantasy urbaine, marque le grand retour en France de Richard Kadrey. »
Mon deuxième Richard Kadrey ! J’avais adoré Sandman Slim pour son style à la fois enjoué et familier, le rythme de l’histoire, et le cadre relativement original – de mon point de vue, je rappelle que je ne suis pas trop familière du genre fantasy urbaine adulte.
J’aime vraiment beaucoup l’environnement magico-démoniaque à mi-chemin entre faux sérieux et carrément comique, les références tant à la Divine Comédie / aux références de sorcellerie, de rituels et de mythologie qu’à des choses nettement moins académiques (dont quantité de films que je ne connais pas par cœur voire que je n’ai jamais vus). Beaucoup plus que dans Sandman Slim je me suis attachée aux personnages, et cette fois-ci je n’ai pas eu de mal à entrer dans l’histoire ; au contraire je considère le début du livre comme particulièrement bien amenée ! Le fond de l’histoire est assez intéressant, hésitant également entre tragique et comique, toutefois de manière un peu moins subtile et poignante que des auteurs comme Pratchett.
Quelque part j’ai trouvé que c’était écrit comme un conte, plus que comme un roman de fantasy, avec un (des) problème(s), des rencontres d’alliés/ennemis assez simples, des péripéties et un dénouement qui équivaut à la résolution des problèmes. Pourtant c’est très efficace : j’ai dévoré le livre, je ne me suis pas du tout ennuyée.
Un livre distrayant, mais qui pourrait également vous tenir en haleine de bout en bout si vous appréciez le style particulier !
* je viens de me faire avoir : en cherchant une image de la couverture, j’ai commis l’erreur de simplement taper « butcher bird », trouvant par là même une magnifique galerie de… pies grièches !

 

La Porte de Ptolémée

De Jonathan Stroud. 2005. Fantasy jeunesse. Très bonne lecture. (relecture)
Tome final de la Trilogie de Bartiméus
Titre original : Ptolemy’s Gate
porteRésumé : « Londres, ville des sorciers, est en proie aux grèves et aux émeutes. Humains et démons en ont assez d’être asservis aux magiciens dédaigneux qui les exploitent et les humilient. Mais cette grande révolution pourrait bien tourner à l’apocalypse.
Nathaniel, le jeune magicien ambitieux, Bartiméus, le djinn sarcastique, et Kitty, la résistante, sauront-ils surmonter leurs dissensions et unir leurs forces pour sauver Londres? »
Après un début un peu poussif, enfin tout s’emballe ! Révélations sur les personnages, évolution de certains personnages (dont un un peu trop soudainement, je trouve, mais je ne vais pas me plaindre car il est tout d’un coup beaucoup plus intéressant !), intrigues qui reprennent, mais surtout questions laissées en suspens depuis le tome 2, voire le tome 1, qui trouvent enfin leurs réponses !
J’ai largement préféré ce dernier tome au deuxième, même si quelque part il s’y passe moins de choses, en ce qui concerne les actions et déplacements des personnages. Je ne pense pas pouvoir plus entrer dans les détails sans en dévoiler trop ; le style de l’auteur reste le même ; l’univers, que j’apprécie décidément beaucoup, est toujours décrit un peu plus, entre deux épisodes d’action ou de narration. Je reste attachée, plus ou moins, aux personnages, parmi eux les trois narrateurs très disparates.
Je n’ai par contre pas compris pourquoi Crystal Palace est devenu « le Palais de Verre » au cours de la traduction. Enfin, je n’ai pas la version anglaise sous la main, mais je la mettrais à couper (oublié le nom de cette figure de style à l’instant) que ce dont ils parlent est bien le Crystal Palace…
Une fin qui m’a plu, malgré quelques stéréotypes et détails courus d’avance.
T.1 : L’Amulette de Samarcande
T.2 :L’Œil du golem

Nightshade City

De Hilary Wagner. 2010. Aventure jeunesse avec pointe de fantasy. Très bonne lecture.
nightshadeSummary : « Deep beneath a modern metropolis lies the Catacombs, the kingdom of mutant rats of superior intellect. Following a bloody coup, the once peaceful democracy has become a dictatorship, ruled by decadent High Minister Kildeer and vicious Billycan, a demented former lab rat and now head of the Kill Army. Three young orphan rats–brothers Vincent and Victor and a clever female named Clover–rebel against the Ministry, joining forces with Juniper, Billycan’s archenemy. Juniper and his maverick bank of followers, helped by a tribe of earthworms, plot to overthrow their oppressors and liberate the citizens to create a new city: Nightshade City. This impossible-to-put-down animal fantasy, set in a brilliantly imagined subterranean world, explores timeless themes of freedom, forgiveness, the bonds of family, and the power of love. »
Il semble ne pas y avoir de traduction française pour le moment, je laisse donc le résumé en anglais sans traduction, sachant que vous ne pourrez pas lire le livre autrement !
Ce livre fait partie d’une catégorie de livres plus courante, je trouve, parmi les auteurs anglophones que parmi les francophones : les séries d’aventures mettant en scène non pas de humains ou humanoïdes mais des animaux, souvent des rongeurs ou autres petits animaux de la campagne. Je pense entre autres à l’excellente série Rougemuraille (Redwall), mais aussi à Mme Brisby et le secret de NIHM (Mrs Brisby and the rats of NIHM), le Clan (the Warriors), la série Ga’Hoole, la quadrilogie en « -wing » de Kenneth Oppel, Watership Down ou, découvert plus récemment, Gamba et les rats aventuriers.
Bien sûr, on peut partir du principe que puisque toutes ces joyeuses bestioles parlent, pensent, et construisent des villes, ces livres sont du domaine de la fantasy. J’avoue que, ceci étant le seul critère valable, et également le critère sine qua non à l’existence d’une telle fiction, cela me semble un peu tiré par les cheveux. En effet toute autre forme de magie est totalement (ou quasiment, dans certains cas) absente de ces livres, qui sont par contre axé et construit comme n’importe quel récit d’aventures, avec des histoires de famille, d’amis, d’amour, de complots politiques, et de trahisons, ponctuées de péripéties.
J’ai beaucoup aimé cette lecture, pour les raisons habituelles en ce qui concerne les romans d’aventures : des personnages charismatiques et/ou attachants, des histoires secondaires autour du fil conducteur, de bons dialogues, un environnement que je trouve sympathique (il est difficile de parler d' »univers » à cette échelle !). Je ne me suis pas ennuyée, et je trouve que l’auteur a plutôt un bon style, assez riche pour une histoire aussi « simple » – il s’agit d’un roman jeunesse plus distrayant qu’extrêmement original. Cependant, comme dans Rougemuraille et d’autres, on trouve une certaine alternance entre un ton très léger et des situations dramatiques, ce que j’apprécie.
Je le conseille à tous lecteurs, tant que vous ne rechignez pas à remettre le nez dans une aventure jeunesse !
Tome 2 : The White Assassin. (paru)

Sandman Slim, T.1

De Richard Kadrey. 2013. Fantasy (« urbaine » ?). Très bonne lecture.
VO : même titre, 2009.
sandmanslimRésumé : « ‘La meilleure série B que j’ai lue ces vingt dernières années. Hautement satisfaisant, un chef-d’ œuvre d’humour et de mauvais esprit’. William Gibson
Victime de ce qu’il croyait être ses meilleurs amis, le magicien James Stark est expédié vivant aux enfers, où le général Azazel en fait un gladiateur puis un tueur à gages. Apprenant la mort de l’amour de sa vie, Alice, Stark arrache le cour d’Azazel et revient chez lui avec trois objets magiques : une clé, un couteau et une pièce qui ne ment jamais.
Si Stark est revenu chez les mortels, c’est évidemment pour se venger. Mais il lui faudra bien plus qu’un couteau, une clé et une pièce magique pour éliminer les membres du Cercle de magie et la véritable menace qui se cache derrière eux. »
J’ai été attirée par la 4e de couverture, qui promettait quelque chose de très original comparé à mes lectures habituelles, et un style particulier d’écriture. Les 100 premières pages ne m’ont ni vraiment accrochée, ni vraiment ennuyée – quand tout d’un coup je me suis retrouvée dans une partie d’INS. Autrement dit, c’est devenu en même temps très drôle et très prenant. INS, si vous ne connaissez pas, c’est l’abréviation pour In Nomine Satanis (/MV pour Magna Veritas, pour compléter le titre, mais cette partie-là est moins jouée) – un jeu de rôle (JDR) axé sur la guéguerre entre anges et démons, en gros. On voit plus de gens jouer des démons car c’est juste plus drôle, on est plus libre de ses actions, et ça a tendance à tourner au n’importe quoi. Oui, c’est un peu (carrément, la plupart du temps) un jeu défouloir.
Bé oui, j’ai quasiment pas lu de choses en fantasy « urbaine », je crois que ça c’en est, et je n’ai donc pas de comparaisons littéraires à faire.
Le décor dans une L.A. décadente (d’aujourd’hui, en fait, mais présentée de façon négative) et envahie par les monstres et les sorciers est assez sympa, et bien tenu par l’auteur. Par moments ça m’a pas mal fait penser à du Stephen King : les gens bizarres, le langage fleuri, l’atmosphère glauque (tout sauf le côté horrible/oppressant, en fait).
Le héros, qui a mentalement 19 ans au début, évolue heureusement au cours de l’histoire. Il m’a franchement énervée dans les premières pages, vengeance ou pas j’avais surtout envie de lui coller des baffes. Finalement il m’est devenu sympathique au cours de l’histoire, en partie parce qu’il est à la limite de l’anti-héros : un peu con, suffisant, cruel – mais pas de façon immodérée non plus (C’est marrant j’en discutais l’autre jour avec d’autres lecteurs sur Facebook, ce fameux sujet des héros pas si parfaits mais qui sont tout de même très intéressants) – en fait il est relativement « normal », avec un côté bad boy :D. Les autres personnages, assez peu nombreux, sont je trouve très bien dosés : des secondaires, des extra-secondaires, qui sont là où ça paraît logique qu’ils soient, avec des réactions cohérentes. Pour de la fantasy, j’ai trouvé ça somme toute assez réaliste dans l’ensemble, et ça fait très plaisir 🙂 L’intrigue, bien que simple, est bien menée sans que ce soit lourdingue ; de plus elle s’enchevêtre avec d’autres questions, d’autres mini-intrigues, ce qui fait qu’on reste plutôt facilement accroché au récit, surtout dans la deuxième moitié.
Le style, bien que très familier (et comportant un certain nombre de scènes sanguinolentes et violentes), est également fluide, et parsemé d’humour (bon / noir / de bas étage). J’ai adoré, mais je préfère prévenir ; je sais que ça ne plaira pas à tout le monde. Néanmoins l’auteur se débrouille bien, je trouve qu’il a du vocabulaire et un certain talent pour tourner ses phrases et enchaîner ses paragraphes, ce qui lui a valu un bon point de ma part :).
Un livre qui ne paye pas de mine au départ, mais qui n’en est pas moins bon : fluide, original, moderne. J’en sors hilare à cause de la situation finale (rassurez-vous, ce n’est pas un cliffhanger), et j’attends le deuxième tome.
Chroniques d’ailleurs : Blog-O-Livre

Les Salauds Gentilshommes, T.2

Titre du tome : Des horizons rouge sang. De Scott Lynch. 2008. Roman d’aventures sauce fantasy. COUP DE COEUR.
Titre original : Red Seas under Red Skies
horizonsRésumé : « Locke Lamora, l’ancienne Ronce de Camorr, et son comparse Jean Tannen ont fui leur cité natale. Ils ont embarqué à bord d’un navire et gagné la cité-État de Tal Verrar, où ils prévoient bientôt de réaliser leur forfait le plus spectaculaire : s’attaquer à L’Aiguille du péché, une maison de jeu réservée à l’élite et voler son incommensurable trésor. Il n’existe qu’une façon de s’approprier l’argent de cet établissement: le gagner aux divers jeux qu’il propose à ses clients. Un domaine que Locke et Jean croient connaître sur le bout des doigts. Mais, une fois encore, les deux compères se retrouvent embringués dans des aventures imprévues… et devront se frotter à la flotte pirate de la redoutable capitaine Zamira Drakasha. Une véritable sinécure pour des voleurs qui ne distinguent pas bâbord de tribord ! Et pendant ce temps, les Mages Esclaves fomentent leur revanche contre celui qui les a humiliés et croit avoir échappé à leur châtiment: un certain Locke Lamora. »
AAARGH. Encore 5 tomes pour arriver au bout, et l’auteur ne nous ménage pas ! On a toujours quelques infos au compte-goutte sur la jeunesse des personnages – mais moins que dans le premier ; et on sait aussi qu’il reste quelques années de leur apprentissage dont on ne sait rien, mais qui pourraient être importantes en un sens… (ou pas, et c’est moi qui extrapole).

Lire la suite

Les Salauds Gentilshommes, T.1

Titre du tome : Les Mensonges de Locke Lamora. De Scott Lynch. 2007. Très bonne lecture malgré un début poussif.
Titre original : The Lies of Locke Lamora.

 

 7 tomes sont prévus au total.
lockelamoraRésumé : « On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire… Entre Oliver Twist, Il était une fois en Amérique et Arsène Lupin, les aventures d’un audacieux criminel et de sa bande de fripouilles ! »
Déjà plusieurs fois que j’entends parler de cette série en bons, voire excellents termes. Je dois dire que je ne me fie pas à tout les yeux fermés, car j’ai déjà eu de sacrés cassages de dents sur des livres présumés « originaux, modernes, excellents, un futur classique » – que personnellement je ne peux pas lire, même en me forçant (Catherine Dufour : Blanche-Neige et les Lance-Missiles ; G. R. R. martin : Le Trône de Fer). Finalement j’ai décidé de le « tester », vu que la 4e de couv’ m’a plutôt fait bonne impression, et qu’une de mes bonnes résolutions de cette année est de lire des choses qui ne m’attirent pas forcément au premier passage (mais pas que :p).
Le début était un peu fouillis, avec quelques passages descriptifs bien ratés – c’est là que mon homme a décidé d’abandonner, parce qu’il n’arrivait pas à se représenter le cadre d’une embuscade. Je ne peux pas lui reprocher. Moi qui m’embête moins avec ce genre de détails, ça m’a un peu gênée au passage, mais le livre n’est que peu basé sur les descriptions de l’environnement. Ses points forts sont plutôt les personnages et les dialogues, sur fond d’intrigues. Du coup j’ai simplement occulté le fait que je ne pouvais pas moi non plus dessiner la scène (même mal) et j’ai continué, jusqu’au moment où la lecture est plus ou moins subitement passée de « distrayante » à « intéressante ». Les personnages à ce moment deviennent aussi plus complexes (on en a appris assez sur eux), et la véritable intrigue de ce premier tome s’avance.
La deuxième moitié du livre m’a laissé une très bonne impression. Intrigue bien tournée, aventures et entourloupes en série, méchants pas trop idiots et bien antipathiques, personnages qui ont de la classe et du répondant… Tout ce à quoi je m’attendais d’après le résumé. C’est moins (beaucoup moins) classe que du Pevel concernant le phrasé et le vocabulaire, ainsi que le cadre, mais dans l’ensemble le style est plutôt très bon, en tous cas de ce que j’ai lu en fantasy.
Un bon roman bien tenu. J’attends la suite.
NB : QUOI ? 7 TOMES ? Nan mais faut qu’ils arrêtent, là –‘. J’aimerais bien tomber sur des « one shots », en fantasy. Des bons. A croire que ça devient impossible. Les séries c’est chiant, ça ne me convient pas du tout : il faut qu’ils aient tout à la médiathèque, ou que la parution suive bien, ce qui est rarement le cas, ensuite se battre avec les autres utilisateurs pour avoir les derniers tomes… Beaucoup trop de facteurs qui peuvent faire qu’un jour j’arrête de les lire, si je n’accroche pas un max à l’histoire, aux personnages… et encore faut-il que je me souvienne à peu près de ce qui s’est passé la dernière fois que j’ai eu un tome entre les mains. –‘

 

Critique du tome 2

 

Chroniques d’ailleurs : The Library at Hurtfew, les Lectures de Xapur, La tête dans les livres