Northanger Abbey

De Jane Austen. Flammarion, 2015. Comédie romanesque. Très bonne lecture. [248 p.]

Titre original : Northanger Abbey, 1817.

9782081344648Résumé : « Catherine Morland est une jeune fille dont l’esprit déborde d’imagination. Passionnée de littérature gothique, elle brûle de découvrir le monde, qu’elle se figure identique à ses rêveries. L’occasion se présente quand elle est conviée à séjourner dans la ville de Bath par ses voisins, Mr et Mrs Allen. Catherine prend alors conscience des tourments de la vie mondaine mais fait la rencontre du bel Henry Tilney. Quand ce dernier l’invite à passer quelque temps dans la demeure familiale, l’antique Abbaye de Northanger, Catherine est aux anges. Ses espoirs si romanesques seront-ils déçus?« 

Lu dans le cadre d’un partenariat. 

Lorsque j’ai reçu la dernière sélection Flammarion jeunesse je n’ai pas longtemps hésité à choisir ce classique parmi les autres titres (je trouve en plus l’édition très jolie). Même si pendant de longues années je n’avais pas envie de découvrir les écrits de Mlle Austen, les prenant pour des romances peu susceptibles de m’intéresser, ma première rencontre avec la grande dame anglaise a finalement été un moment très plaisant et beaucoup plus drôle que je ne l’aurais parié. Une seconde lecture de ce nom s’imposait donc !

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L’Été des pas perdus

De Rachel Hausfater. Flammarion, 2015. Roman jeunesse. Très bonne lecture. [113 p.]

etepasperdusRésumé : « Madeleine a un grand-père dont elle est très proche. Mais depuis quelque temps, il change, il oublie les choses ; pour lui, passé et présent se confondent. Le temps d’un été, Madeleine et lui vont cheminer ensemble.« 

Lu dans le cadre d’un partenariat.

Je ne suis pas une grande habituée des témoignages ou récits à portée sociale ou familiale, mais Rachel Hausfater a su me toucher avec ses mots forts et doux à la fois sortant de la tête de sa petite Madeleine.

Madeleine, pas encore très grande mais plus si petite, est une enfant à la fois tendre, intelligente et débrouillarde. Il le faut bien, quand on a des parents divorcés plus occupés à s’occuper d’eux-mêmes qu’à s’inquiéter pour leur fille ! Et quelque part ça ne tombe pas si mal car Madeleine s’occupe très bien avec son grand-père. Enfin, ces derniers temps elle se retrouve pas mal à s’occuper de son grand-père, mais après tout ils sont ensemble et s’entendent bien, alors qu’importe ? C’est en tous cas l’avis de Madeleine jusqu’à ce que grand-père se perde un peu plus, et finisse par réclamer de rentrer chez lui. Mais chez lui, c’est un peu loin, en Normandie, et même si la petite fille est bien tentée par ces vacances improvisées elle sent bien que ça ne sera pas forcément simple avec son grand-père qui part un peu dans tous les sens selon le moment de la journée.

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Refuges

De Anne-Lise Heurtier. Casterman, 2015. Roman / société ado. Excellente lecture. [233 p.]

refugesRésumé : « Mila, une jeune italienne, revient sur l’île paradisiaque de son enfance, espérant y dissiper le mal-être qui l’assaille depuis un drame familial. Très vite, d’autres voix se mêlent à la sienne. Huit voix venues de l’autre côté de la Méditerranée qui crient leur détresse, leur rage et la force de leurs espérances.« 

J’ai lu ce roman dans le cadre d’un partenariat.

J’ai lu ce roman en deux fois, on pourrait dire en deux lampées – deux longues, lentes, prenantes bouffées d’air méditerranéen.

Quand on parle de Méditerranée on pense souvent, encouragés par les agences de voyage très certainement aussi, à ses airs de mer pépère pour qui a l’habitude de paresser sur ses plages courant juillet.

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Coup de tabac

De (Sir) Terry Pratchett. 2012. Fantasy humoristique. Coup de cœur, relecture, Pratchett, toussa toussa. Excellent roman dans son ensemble.
Titre original : Snuff, 2011. Traduit de l’anglais par le non moins bon Patrick Couton.
coupdetabacRésumé : « Blousé, Vimaire. Dame Sybil, son épouse aimante, lui impose quinze jours de congés à la campagne dans le manoir familial. La vie de hobereau, rien de folichon pour le commissaire divisionnaire du Guet d’Ankh-Morpork, non plus que la déférence servile qu’on lui témoigne, à lui qui tient pour article de foi que les hommes sont tous les mêmes le pantalon baissé. La tradition le veut, le flic en vacances n’a pas ouvert sa valise que le premier cadavre lui saute à la figure. Mais ce n’est pas un meurtre ordinaire qui attend Vimaire, c’est un crime contre l’existence et la dignité d’une espèce entière. Qu’importe s’il est hors de sa juridiction, si les repères lui manquent dans le monde rural et si l’on s’acharne à le mener en bateau, la justice doit passer. »
Que dire, que dire ? Ce 34e tome des Annales du Disque-Monde, je l’attendais comme à peu près les 5 ou 10 autres avant, je ne me souviens plus exactement du moment où j’ai rattrapé l’édition de la série. Je l’avais déjà lu en anglais avant, il y a un peu plus d’un an, puisque la bibliothèque américaine de Nancy a toute la collection ou presque (toutes les Annales en tous cas, j’en suis presque sûre). Comme d’habitude j’aime les relire en français, pour profiter de la merveilleuse traduction de M. Couton, qui me permet de me plonger une deuxième nouvelle fois dans l’histoire, grâce à des jeux de mots légèrement différents que je découvre à chaque fois avec bonheur.
Ce tome, à l’image de Jeu de Nains qui en est la préquelle directe, continue à faire évoluer non seulement le désormais commissaire Vimaire mais également son environnement vers des sujets toujours plus sombres, plus graves, plus sérieux – dans ce paradoxe littéraire qu’est souvent un ouvrage de Pratchett, mêlant humour parfois potache, politique, intrigues, et sujets de société.
Dans l’ensemble si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous conseille fortement de commencer à lire Pratchett en ouvrant ses premiers livres, ou au moins le premier de la « saga du Guet », qui est le Guet des orfèvres, ou Au guet !, je ne m’en souviens jamais, et de lire ses ouvrages dans l’ordre, car les personnages et leur environnement ont tendance à évoluer (Au moins les sorcières, le Guet, Tiphaine Patraque / les Nac Mac Feegle [« romans jeunes adultes » ci-dessous], la Mort – la série mettant en scène Rincevent est je trouve la moins aboutie, et de loin, et donc plus facile à lire dans le désordre).

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Note : le tag « Jane Austen n’est pas une erreur ! Mais ce livre n’est pas à proprement parler austenien non plus :p