La Vallée des disparus

De Bente Porr. 2012. Roman à suspense. Très bonne lecture. [225 p.]
Titre original : Moriac, 2008.
Vallee-des-disparusRésumé : « Trois amis, tombés en panne sur une petite route provençale, sont bloqués quelques jours dans le village de Moriac, où ils prennent connaissance d’une inquiétante légende. Au pied du village se niche une mystérieuse vallée. Ceux qui s’y sont aventurés, dit-on, n’en sont jamais revenus. Au total, une douzaine de disparitions inexpliquées en deux siècles. Quel secret cache cet endroit sinistre ? Intrigué, l’un des trois voyageurs décide de mener l’enquête…« 
Ce livre a été pour moi une agréable surprise. Je l’ai choisi dans le rayon « polars », et en fait ce n’est pas vraiment du policier ; je m’attendais à quelque chose entre médiocre et bien, et j’ai trouvé certains points géniaux, et le livre très bon dans l’ensemble. Pour un premier roman c’est une belle réussite, c’est très équilibré de bout en bout.

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Parmi les tombes

De Tim Powers. 2013. Fantastique. Bonne lecture.
Titre original : Hide Me Among the Graves, 2012
1306-parmi-tombesRésumé : « Londres, 1862. Une ancienne prostituée nommée Adelaïde frappe à la porte de John Crawford, dont elle a croisé la route autrefois. La fillette née de leur brève union aurait survécu mais son âme est prisonnière d’un spectre vampirique. Ce monstre assoiffé de sang n’est autre que John Polidori, jadis médecin de Lord Byron. le scandaleux poète. Le passé de Crawford et d’Adelaïde est lié au monde des ombres, faisant de leur enfant un trophée convoité par l’esprit maléfique. Déterminé à sauver sa fille, le couple maudit s’allie à la poétesse Christina Rossetti et à son frère, le peintre Dante Gabriel Rossetti, eux aussi tourmentés par Polidori depuis l’enfance. Chacun devra choisir entre la banalité d’une existence humaine et l’immortalité sacrilège… Des splendeurs de la haute société londonienne jusqu’aux bas-fonds les plus vils, des élégants salons du West End aux catacombes de Saint-Paul, Parmi les tombes nous entraîne dans un tourbillon vertigineux où l’Histoire se mêle au fantastique : un récit surnaturel moderne à la sauce victorienne. »
Un auteur dont on parle un minimum en ce moment, sur la blogosphère et dans la presse.  J’ai globalement bien aimé, mais il m’a manqué ce petit quelque chose qui fait qu’un bon livre devient une lecture passionnante.

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Histoires japonaises d’esprits, de monstres et de fantômes

 De Eric Faure. 2006. Essai / livre d’étude. Très bonne lecture, mais très (trop ?) complet.
histoiresjaponaisesBien que ce livre ne soit pas très gros (240 p.) j’ai mis assez longtemps à le lire. En effet l’auteur est professeur d’université au Japon, installé depuis 12 ans dans le pays, et apparemment spécialisé dans la culture locale de Kyôto, et bien que son ouvrage soit classé dans les « contes » à la médiathèque, le simple fait qu’il soit édité chez L’Harmattan aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Il s’agit là plus d’un ouvrage d’étude sur la culture folklorique du Japon qu’un livre de contes traditionnel qu’on peut lire à  ses enfants ou parcourir d’un œil distrait à la fin d’une longue journée. Le niveau de langue est assez haut, et on a autour de chaque conte énormément d’explications sur les lieux physiques réels, les noms que ce soit des lieux ou des personnages, historiques ou non, avec idéogrammes et significations associés, sans parler de tout l’environnement politique et historique, les ères, les changements sociaux, l’évolution de l’art, la religion. En bref : il faut s’accrocher. J’ai appris pas mal de choses concernant le mode de vie, de croyance et sur les lieux sacrés japonais, mais je me suis sentie noyée dans les noms et les références, n’en ayant que très peu concernant ce pays, et du coup je n’en ai en gros retenu aucun.
Concernant les contes en eux-mêmes, j’en connaissais la trame pour la plupart, et quelques personnages et créatures récurrentes, j’ai donc été moins perdue. On a souvent droit à plusieurs versions (annoncées) du même conte, avec toujours des explications pour justifier l’apparition de tel ou tel détail. Il y a aussi beaucoup de références à l’art japonais (peinture, théâtre, architecture) – et là encore les informations sont multiples, et les analyses qui vont avec.
Néanmoins, mis à part le chapitre sur les objets animés – concept qui ne me disait franchement rien ! – je n’ai pas une seule fois réellement décroché du livre. Le style de l’auteur est assez fluide malgré tout, et permet régulièrement au lecteur de « souffler » avec des focus sur des concepts simples ou des relâchements dans les accumulations d’explications et de références.
Je conseillerais ce livre aux gens qui s’intéressent au Japon, au folklore ou aux contes, en les prévenant que c’est une étude et non pas un simple recueil, et que c’est une lecture d’un niveau exigeant (universitaire plutôt que grand public).