Le Jardin des secrets

De Kate Morton. Pocket, 2009. Roman. Très bonne lecture. [691  p.]

Titre original : The Forgotten Garden, trad. par Hélène Collon, 2008

jardinsecretsRésumé : « 1913. Sur un bateau en partance pour l’Australie se trouve une petite fille de quatre ans, seule et terrorisée. Le navire lève l’ancre et elle se retrouve à Brisbane. Si le secret de son débarquement est religieusement gardé par ses parents adoptifs, ceux-ci décident, le jour de ses 21 ans, de révéler à Nell les circonstances étranges de son arrivée dans la famille. Les questions se bousculent : qui est-elle ? D’où viennent ses souvenirs ? Que représente le livre trouvé dans sa petite valise, seule relique d’un passé perdu ? Bouleversée, ce n’est que des années plus tard qu’elle entreprend le voyage vers ses origines. Une quête difficile pour lever le voile sur près d’un siècle d’histoire familiale…« 

Quelle bonne surprise que cette lecture ! Je me souvenais avoir lu de bons avis dessus, et je m’y suis mise tête baissée sans même trop savoir de quoi ça allait retourner (j’ai simplement jeté un œil très rapide au résumé). Je me réjouissais du côté saga familiale car j’aime assez ce genre d’intrigue dans les genres que je lis, et j’attendais un soupçon, ou beaucoup plus, de merveilleux s’invitant dans l’histoire avec l’irruption d’éléments m’y faisant penser, très tôt dans le livre.

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Le Village aux Huit Tombes

De Seishi Yokomizo. Denoël, 1993. Roman policier. Très bonne lecture [307 p.]

Titre original : Yatsuhakamura, 1951

Traducteurs : René de Ceccatty et Ryôji Nakamura

villagehuittombesRésumé : « Nous sommes dans l’après-guerre. Une double malédiction a frappé un petit village traditionnel du Japon profond. Les huit tombes qui lui donnent son nom abritent les corps de samouraïs assassinés dans des temps très lointains par les villageois désireux de s’emparer d’un trésor fabuleux. Un second massacre, plus récent, a été perpétré par un amant fou de jalousie. Y aura-t-il une troisième tuerie ? Avec l’arrivée du narrateur, Tatsuya, jeune homme au passé mystérieux, le pire est à craindre. Le carnage commence dès son entrée en scène. Son grand-père et son demi-frère sont empoisonnés. Tout l’accuse. Acueilli avec suspicion par les villageois, il comprend avec horreur que les crimes se succèdent selon un système imparable – qui n’est pas sans rappeler Dix petits nègres – dont il tente de comprendre les lois avec l’aide d’un détective à la fois futé et décontracté, Kôsuke Kindaichi. Huit samouraïs assassinés, huit tombes, huit victimes. Mais qui est donc le narrateur ? L’assassin ou l’ultime victime ?« 

De romans japonais je n’ai lu qu’extrêmement peu de titres, et de romans policiers japonais je ne me souviens que d’un Ranpo Edogawa (merci Détective Conan [un manga] pour la référence ! 😉 ) qui m’avait bien plu.

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Coup de tabac

De (Sir) Terry Pratchett. 2012. Fantasy humoristique. Coup de cœur, relecture, Pratchett, toussa toussa. Excellent roman dans son ensemble.
Titre original : Snuff, 2011. Traduit de l’anglais par le non moins bon Patrick Couton.
coupdetabacRésumé : « Blousé, Vimaire. Dame Sybil, son épouse aimante, lui impose quinze jours de congés à la campagne dans le manoir familial. La vie de hobereau, rien de folichon pour le commissaire divisionnaire du Guet d’Ankh-Morpork, non plus que la déférence servile qu’on lui témoigne, à lui qui tient pour article de foi que les hommes sont tous les mêmes le pantalon baissé. La tradition le veut, le flic en vacances n’a pas ouvert sa valise que le premier cadavre lui saute à la figure. Mais ce n’est pas un meurtre ordinaire qui attend Vimaire, c’est un crime contre l’existence et la dignité d’une espèce entière. Qu’importe s’il est hors de sa juridiction, si les repères lui manquent dans le monde rural et si l’on s’acharne à le mener en bateau, la justice doit passer. »
Que dire, que dire ? Ce 34e tome des Annales du Disque-Monde, je l’attendais comme à peu près les 5 ou 10 autres avant, je ne me souviens plus exactement du moment où j’ai rattrapé l’édition de la série. Je l’avais déjà lu en anglais avant, il y a un peu plus d’un an, puisque la bibliothèque américaine de Nancy a toute la collection ou presque (toutes les Annales en tous cas, j’en suis presque sûre). Comme d’habitude j’aime les relire en français, pour profiter de la merveilleuse traduction de M. Couton, qui me permet de me plonger une deuxième nouvelle fois dans l’histoire, grâce à des jeux de mots légèrement différents que je découvre à chaque fois avec bonheur.
Ce tome, à l’image de Jeu de Nains qui en est la préquelle directe, continue à faire évoluer non seulement le désormais commissaire Vimaire mais également son environnement vers des sujets toujours plus sombres, plus graves, plus sérieux – dans ce paradoxe littéraire qu’est souvent un ouvrage de Pratchett, mêlant humour parfois potache, politique, intrigues, et sujets de société.
Dans l’ensemble si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous conseille fortement de commencer à lire Pratchett en ouvrant ses premiers livres, ou au moins le premier de la « saga du Guet », qui est le Guet des orfèvres, ou Au guet !, je ne m’en souviens jamais, et de lire ses ouvrages dans l’ordre, car les personnages et leur environnement ont tendance à évoluer (Au moins les sorcières, le Guet, Tiphaine Patraque / les Nac Mac Feegle [« romans jeunes adultes » ci-dessous], la Mort – la série mettant en scène Rincevent est je trouve la moins aboutie, et de loin, et donc plus facile à lire dans le désordre).

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Note : le tag « Jane Austen n’est pas une erreur ! Mais ce livre n’est pas à proprement parler austenien non plus :p

L’Arcane des Épées

De Tad Williams. 2006-2009. Fantasy. Très bonne lecture.
Titre original : Memory, Sorrow, and Thorn, 1988-1993
Publié en trois tomes initialement, peut être aussi trouvé en quatre tomes ; cette édition en contient huit.
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Résumé : « Simon, quatorze ans, n’a jamais quitté le château du Hayholt où il a grandi dans les jupes des chambrières. Il n’a jamais connu son père et sa mère. Un jour, il deviendra mage, pourvu que le destin lui soit favorable.
Un mystère plane sur le grand château. Le roi Jean, tueur du dragon Shurakai et souverain de toutes les nations humaines, est à l’agonie. Bientôt son fils aîné, le prince Elias, ira siéger sur le Trône du Dragon. Et des complots se trament dans l’ombre. La mort du roi Jean est très attendue. Elle pourrait libérer un terrible maléfice…
En fait, c’est la conquête du pays par les hommes, cinq siècles plus tôt, qui a créé le malaise. Les Sithis, anciens maîtres de la terre, ont brusquement disparu. Seraient-ils morts ? Peu plausible : ils sont immortels. Alors, il y a un problème, et Simon n’en sait rien. Seule une société plus ou moins secrète, la Ligue du Parchemin, voit venir le danger. De grands desseins sont en jeu. Pour que survive le monde, Simon devra résoudre un jour l’énigme légendaire des Épées du Pouvoir. Mais on ne l’a pas prévenu. »
Cette saga fantasy en 8 tomes est une lecture distrayante que je conseille à tous. Ce n’est pas du « jeunesse », mais le style est classique, un peu à la manière de Feist, Eddings ou Tolkien (ou Robert Jordan, bien que lui je n’ai pas aimé contrairement aux autres). Certains déploreront peut-être le manque d’originalité du monde, mais je ne suis pas vraiment d’accord, on est très loin d’un plagiat de quoi que ce soit et l’auteur a ses particularités, ses mythes bien à lui, ses personnages qui évitent les stéréotypes ou les reprennent de manière personnelle. Des aventures et rebondissements à foison, des héros qui n’ont pas que du bol, des légendes bien expliquées et reprises quand il le faut, un arrière-fond politique où on ne se perd pas (ou moins que dans d’autres sagas), un style dynamique : j’avais lu les 7 premiers tomes il y a plus d’un an, je me suis remise dans le dernier (enfin disponible à la médiathèque) il n’y a même pas deux jours, et en fait de ne pas arriver à reprendre le fil j’ai eu l’impression de me retrouver propulsée à la page 150 en 10 minutes… Bon en fait j’ai dû mettre un peu plus de temps mais je me suis à nouveau trouvée happée tant par l’histoire que par l’écriture ^^.
Bref, si vous êtes devenus allergique à la fantasy « trop simple, trop classique » suite aux Catherine Dufour ou autres Glen Cook ou Justine Niogret, laissez tomber. Sinon, foncez.
Une critique plus développée, par un site de référence* : http://www.elbakin.net/fantasy/roman/cycle/l-arcane-des-epees-30  Attention cependant, cette critique est tellement développée qu’elle dévoile un peu de l’histoire. Les petits résumés peuvent vous être utiles pour vous décider ou simplement avoir les titres et couvertures, mais la critique finale est peut-être un peu trop détaillée si vous voulez vraiment tout découvrir par vous-même.
* J’adore Elbakin.net, mais je sais que certains de ses membres ne partagent pas du tout mes goûts de lecture ; c’est entre autres par certains d’entre eux que j’avais vu descendre Feist de manière presque incendiaire, alors que ce n’est pas en soi un mauvais auteur, de mon point de vue. Il ne fait qu’écrire des choses assez simples, à la limite de la lecture jeunesse.
Chroniques d’ailleurs :  Blog-O-Livre