La Bible des couleurs

De Réjane Masini-Frydig. Editions Jouvence, 2009. Manuel. Lecture abandonnée [158 p.]
la_bible_des_couleurRésumé : « Plus qu’un livre de chromo- ou de colorthérapie, cette Bible des couleurs nous révèle le langage, les pouvoirs et les vertus secrètes des couleurs. Chaque couleur de l’arc-en-ciel, plus le noir et le blanc sont présentés de façon très pédagogique, par rubriques. Le lecteur est d’abord invité à identifier et à visualiser les différentes nuances de chacune des couleurs du cercle chromatique, puis à pratiquer un exercice de rêve éveillé où domine celle qui est analysée afin de s’imprégner de son énergie. L’auteur dresse ensuite une liste des aspects positifs puis négatifs de la couleur au niveau de l’action, des émotions, des sentiments et des pensées. Elle met aussi en lumière son utilisation dans la publicité, en pharmacologie, et évoque ses effets au niveau  » déco  » de la maison. Réjane Masini-Frydig traite également des propriétés, des indications et des contre-indications thérapeutiques de la couleur – la chromothérapie étant sa spécialité. Saviez-vous par exemple que le jaune est la couleur-clé du système nerveux ou que l’orange est un stimulant respiratoire, que le pourpre induit fortement la relaxation et le sommeil ? Elle explique à quel chakra la couleur correspond et décrit sa résonance au sein du cercle chromatique. Puis elle indique sa couleur complémentaire – la complémentaire du rouge est par exemple le cyan, celle du pourpre, le jaune citron – avant d’en évoquer la signification psychologique, symbolique, traditionnelle, spirituelle et artistique et de nous donner quelques conseils sur les associations des différentes couleurs !« 
Un livre que j’ai pris, manipulé, reposé, repris finalement en me disant que d’aller contre ses préjugés ça pouvait avoir de bonnes conséquences. Pas toujours, en fait !

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La Force des introvertis

De Laurie Hawkes. Eyrolles, 2013. Documentaire. Très bonne, voire excellente, lecture. [170  p.]
la-force-des-introvertisRésumé : « On vous reproche votre réserve, un goût pour l’isolement, votre exigence pour la réflexion… Dans une société qui valorise l’extraversion, les introvertis sont jugés trop sérieux, peu charismatiques, faibles, voire arrogants. L’introversion serait-elle un handicap ?
Hypersensibles aux stimuli extérieurs, les introvertis ont en fait besoin de solitude pour se protéger et se ressourcer. Or leur difficulté à nouer des liens spontanés nuit à leur image sociale, ralentit leur intégration au groupe, disqualifie leur voix lorsque d’autres sont prompts à s’arroger une place et à s’exprimer impulsivement. Ce manque apparent de compétence dans les rapports humains masque pourtant une richesse intérieure, une qualité de concentration et d’analyse, une créativité féconde pour des liens authentiques et une vie pleine. Ce livre invite chacun à cultiver sa singularité comme une force, à apprendre à connaître l’autre plutôt que de chercher à se transformer soi-même.« 
Cela fait plus d’un mois que j’ai fini ce livre, mais je traîne à faire ma critique car ce livre m’a quelque peu chamboulée et j’avais envie de pousser un peu plus ma réflexion avant de pondre quoi que ce soit.
Il y a deux choses qui m’ont particulièrement plu dans ce livre : il est très dense, très détaillé, beaucoup plus que je ne m’y attendais ; et il est complet dans sa manière d’étudier ce trait de personnalité car non seulement il examine les stéréotypes, les démonte ou explique leur origine, mais il donne en plus beaucoup d’informations et d’exemples / de témoignages. Sans avoir lu pour le moment d’autres livres sur le sujet (seulement des articles beaucoup plus courts), il m’apparaît donc comme un ouvrage de référence. Je note également les 4 pages de bibliographie en fin d’ouvrage.
L’auteur a un style très pédagogique, très clair, qui sera certainement accessible au plus grand nombre. Les quelques termes utilisés : extraversion et introversion surtout, sont clairement définis dès le début du livre, et peaufiné par la suite : c’est l’un des axes majeurs du livre, que je synthétiserai par :
– qui sont les introvertis ? / être introverti, qu’est-ce que ça signifie au juste ?
– c’est grave docteur ?
– comment s’adapter à une société qui encourage l’extraversion ?
Autrement dit c’est plus qu’un simple livre de bien-être comme on en trouve à tous les coins de rayon ces temps-ci. Laurie Hawkes m’a donné l’impression de quelqu’un qui a creusé son sujet, s’est renseignée auprès de nombreuses personnes, et a finalement rédigé un genre de « rapport » sur l’état des personnes dites introverties à l’heure actuelle, « preuves à l’appui ».
En complément de cet ouvrage j’aimerai jeter un œil aux travaux de Susan Cain et Sophia Dembling, entre autres. En tous cas je vais certainement continuer à mettre mon nez dans ce sujet.

 

It’s ok, I’m just an introvert.

J’ai passé 26 ans de ma vie à penser que je n’étais pas introvertie, ou seulement très peu, et à tout faire pour que l’on ne pense pas ça de moi.
Les introvertis sont des êtres asociaux, qui n’aiment pas les gens, rougissent dès qu’ils doivent aborder des personnes qu’ils ne connaissent pas, ne sortent pas de chez eux, et préfèrent passer leurs vacances et dimanches seuls chez eux sur World of Warcraft plutôt que d’aller profiter du soleil. Inutile de dire que les introvertis haïssent les grandes villes qui les forcent à avoir des interactions sociales verbales ou physiques (proximité). Quand on tente de parler à un introverti, il fuit ou élude toute conversation. D’ailleurs, les introvertis sont en fait assez rares, ou alors ils ont une super technique pour qu’on ne se rende pas vraiment compte de leur existence.
=> Voilà, à peu de choses près, ce que je pensais des introvertis jusqu’à l’été dernier.
Pas étonnant que le fait que j’en sois une ne me soit pas passée par la tête avant ! Vous noterez d’abord que personne n’a envie de se voir de cette façon, mais également qu’effectivement, de telles personnes (avec tous les attributs énoncés ci-dessus) sont rares. En effet, d’après mes dernières recherches sur la question, il s’agirait d’introvertis dits « extrêmes », des gens qui ont quelque part la malchance (de mon point de vue car je ne me vois pas vivre comme ça et je pense que c’est régulièrement handicapant – j’ai peut-être tort !)  d’accumuler les stéréotypes du type, pour de vrai.

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Les Voies de l’ombre, T.3 : Instinct

De Nathalie Hug et Jérôme Camut. 2008. Thriller / policier. Excellente lecture.
(Suite de 3 romans : T.1 Prédation et T.2 Stigmate)
instinctRésumé : « Et s’il suffisait de 25 tueurs pour plonger la France dans le chaos ? Une meute sans visage dressée par un pervers de génie pour frapper leurs cibles avec une perfection terrifiante…
Et s’il suffisait d’un seul homme ?
Pour que nous nous mettions tous à douter… »
Un troisième opus à la hauteur des deux autres, tant concernant l’intrigue que l’atmosphère. Bien sûr, comme je m’y attendais un peu, le ton n’est pas aussi glauque que dans le deuxième livre, au vu des évènements qui ont d’ores et déjà pris place à la fin de ce dernier, et aussi au vu de ceux qui ouvrent celui-ci. Néanmoins on reste dans du thriller plutôt sombre, qui malmène pas mal les notions d’humanité et de normalité, et ne bascule pas dans les stéréotypes d’arrangements heureux de situation.
Le déroulement de l’intrigue a été de mon point de vue relativement attendu ; cependant on est ici sur un tome final, et certains retournements de situations n’étaient tout simplement pas possibles étant donné les choix des auteurs dans les tomes précédents. D’où une baisse de la tension, mais aussi une grande cohérence dans l’histoire et les personnages. J’ai aussi apprécié la fin, non pas parce qu’elle me convenait personnellement mais encore une fois parce qu’elle s’inscrit dans la logique de la série.
Une très bonne série de thrillers français, que je conseille à tous les amateurs de polars aux tripes bien accrochées.

Moi (en vrai)

De Gilles Azzopardi. 2011. Psycho-tests / Livre-outil. Bonne lecture.
Sous-titré : « Les 50 psycho-tests pour tout apprendre sur soi et faire les bons choix. »
J’avoue qu’il y a 5 ans à peine je n’aurais pas imaginé lire un tel livre.
J’avoue aussi m’être arrêtée au test 46 environ, juste parce que j’en avais un peu marre.
moienvraiJ’ai pris pas mal de plaisir à faire ces tests dans l’ensemble. Cependant je les ai plus faits pour m’amuser, et aussi par curiosité, que pour prendre les résultats au pied de la lettre. L’auteur, bien que psychologue, recommande de ne pas s’y fier à 100%, de le prendre plus comme un guide, un recueil d’idées et de théories psychologiques / psychanalytiques que comme un diagnostic infaillible. En effet certains tests sont très courts (20 questions), d’autres très orientés (je me suis souvent forcée à choisir la « moins pire » entre les deux propositions quand il y a un tel choix à faire, sans me reconnaître ni dans l’une ni dans l’autre) – et je suis quasiment sûre qu’il y avait une faute dans un des énoncés (« cochez les cases où vous pensez ‘oui' » – il faut en fait lire « non » pour que les résultats « collent » au test) ! Autre problème prévu par l’auteur : certains tests peuvent ne rien donner, pas de résultats suffisamment probants pour aller voir l’une ou l’autre catégorie.
Autrement ça peut être un bon moyen de faire globalement le point sur soi-même, les conseils à la fin de chaque partie ne m’ont pas semblé complètement idiots dans l’ensemble, et les tests recoupent à peu près tous les aspects de la personnalité. J’ai également découvert plein de théoriciens, de théories, de tests… ce qui était très intéressant :).
Le principal bémol que je donnerais à ce livre c’est sa généralité : en voulant tout recouper, on tombe forcément dans le non-exhaustif, or chaque personnalité reste unique, car également liée (à mon sens) à son histoire et son environnement, ainsi qu’à ses contacts avec d’autres personnalités ; le livre reste souvent dans la psychologie interne, généralisée, théorisée, se basant sur des « types » avant tout. C’est peut-être là un des principes même de la psychologie, je n’en sais rien.

Le journal intime de Ellen Rimbauer

De Ridley Pearson. 2004. Roman psychologico-fantastique. Je n’ai globalement pas aimé ce livre.
Titre original : The Diary of Ellen Rimbauer, my Life at Rose Red, 2001
journal1Résumé : « Durant l’été 1998, au cours d’une vente aux enchères, j’ai acquis un journal intime cadenassé et recouvert de poussière, persuadée que ces écrits appartenaient à Ellen Rimbauer. Au début du XXe siècle, John et Ellen Rimbauer faisaient partie de l’élite de la haute société de Seattle. Le couple fit construire une gigantesque résidence sur les hauteurs de Spring Street. Baptisé par la suite  » Rose Red  » – Rose rouge -, cet édifice a été l’objet de nombreuses controverses. En effet, sur une période de quarante et une années, au moins vingt-six personnes ont soit perdu la vie, soit disparu mystérieusement entre ses murs.
Le journal intime de Ellen Rimbauer, dont je vous propose des extraits, m’a conduite à faire certaines découvertes, qui m’ont poussée à organiser une expédition. Dans peu de temps, je serai à la tête d’une équipe d’experts en phénomènes paranormaux, au cœur de la propriété des Rimbauer, afin de sortir cette gigantesque force psychique qu est Rose Red de sa torpeur. J’espère ainsi venir à bout de certains mystères que mon mentor, Max Burnstheim, n’a pu résoudre avant sa disparition à Rose Red en 1970. Au nom de la science, je continue ma poursuite de la vérité sur Rose Red ; advienne que pourra. » Dr Joyce Reardon, Département des Phénomènes paranormaux Université de Beaumont Seattle, Etat de Washington, USA.
En lisant la 4e de couverture, et aussi le signet présent dans l’exemplaire de la médiathèque, je pensais me lancer dans un livre fantastique mettant en scène une jeune femme vivant dans une maison « hantée », vivante, qui fait disparaitre ses occupants d’une manière ou d’une autre, au début du XXe siècle aux Etats-Unis. C’est tout à fait juste, mais les éléments que j’ai trouvés dans ce livre, ainsi que sa structure, ne sont pas ceux auxquels je m’attendais.

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