Pensées pour moi-même

De Marc-Aurèle. Flammarion, 1999. Philosophie. Excellente lecture. [222 p.]
marc1Résumé : « « On sent en soi-même un plaisir secret lorsqu’on parle de cet empereur ; on ne peut pas lire sa vie sans une espèce d’attendrissement ; tel est l’effet qu’elle produit qu’on a meilleure opinion de soi-même parce qu’on a meilleure opinion des hommes. » – Montesquieu.« 
Je découvre ici un petit bijou philosophique, dont on je n’avais jamais entendu parler, et pourtant ! Je suis tout à fait d’accord avec Montesquieu. 🙂
La première chose qui m’a frappée c’est la facilité avec laquelle ce recueil de pensées se lit. La traduction y est peut-être pour quelque chose, mais on sent tout de même une pensée très nette, claire, posée et concise. Il s’agit principalement de petites maximes, de conseils, de réflexions souvent toutes bêtes sur la vie. Il parle d’Épicure, et en effet j’ai retrouvé ici un peu de la philosophie des Anciens, que ce soit Aristote, Platon, Socrate ou Épicure (de ce que je connais, de mon impression, de ce que j’en ai retenu – j’espère ne pas faire bondir de philosophe aguerri par cette comparaison ^^). Je pense spécifiquement à ces auteurs à cause de leur pragmatisme, de leur idéalisme dans certains cas, et de leur modération et positivisme toujours.

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L’Éthique

De Baruch Spinoza. Philosophie. Lecture très difficile, trop difficile.
ethiqueEn empruntant l’Éthique, j’étais très motivée. Spinoza est une référence que je croise assez souvent, et j’avais pris la résolution de le découvrir par moi-même. J’aime assez tout ce qui touche à la philosophie, même si je n’en ai pas lu beaucoup mis à part les ouvrages au programme de Terminale. J’ai particulièrement aimé les philosophes antiques : Platon, Aristote, Épicure, Épictète. Je trouve que leur style est très abordable, leurs idées souvent bien conçues et présentées, et même si le concept de médecine aristotélicienne prête à rire de nos jours, cela reste des auteurs intéressants et accessibles je pense pour un public assez large, tant au niveau du fond que de la forme.
Spinoza ne peut d’après mon expérience en aucun cas se classer dans la même « catégorie ». J’ai ouvert le livre. La version latine sur la gauche ne me dérange pas. par contre j’ai l’impression de lire plutôt un ouvrage de mathématiques avancées qu’un précis à l’usage de tous. Dès le premier paragraphe le vocabulaire très technique (et ancien ?) me rebute. J’ai tenté de sauter la première partie sur Dieu en espérant que le prochain sujet me motiverait plus. Néant. Le style ne me plaît pas, et bloque ma compréhension des idées philosophiques qu’il est censé contenir (non pas que je mette la qualité de la pensée de Spinoza en doute, mais pour moi ça a été comme de regarder quelque chose par une vitre en verre dépoli). J’ai rarement rencontré une telle difficulté à lire quelque chose dans ma langue maternelle. Je ne comprends techniquement pas les phrases en elles-mêmes. Je me sens d’autant plus frustrée que je crois sincèrement que j’aurais pu trouver du plaisir à lire cet ouvrage si j’avais réussi à en faire sens.
Peut-être que j’emprunterais des ouvrages critiques sur Spinoza, pour continuer à essayer d’intégrer ce penseur à ma « base de données » mentale, autrement qu’en le mettant au rebut des auteurs juste incompréhensibles par moi-même.