It’s ok, I’m just an introvert.

J’ai passé 26 ans de ma vie à penser que je n’étais pas introvertie, ou seulement très peu, et à tout faire pour que l’on ne pense pas ça de moi.
Les introvertis sont des êtres asociaux, qui n’aiment pas les gens, rougissent dès qu’ils doivent aborder des personnes qu’ils ne connaissent pas, ne sortent pas de chez eux, et préfèrent passer leurs vacances et dimanches seuls chez eux sur World of Warcraft plutôt que d’aller profiter du soleil. Inutile de dire que les introvertis haïssent les grandes villes qui les forcent à avoir des interactions sociales verbales ou physiques (proximité). Quand on tente de parler à un introverti, il fuit ou élude toute conversation. D’ailleurs, les introvertis sont en fait assez rares, ou alors ils ont une super technique pour qu’on ne se rende pas vraiment compte de leur existence.
=> Voilà, à peu de choses près, ce que je pensais des introvertis jusqu’à l’été dernier.
Pas étonnant que le fait que j’en sois une ne me soit pas passée par la tête avant ! Vous noterez d’abord que personne n’a envie de se voir de cette façon, mais également qu’effectivement, de telles personnes (avec tous les attributs énoncés ci-dessus) sont rares. En effet, d’après mes dernières recherches sur la question, il s’agirait d’introvertis dits « extrêmes », des gens qui ont quelque part la malchance (de mon point de vue car je ne me vois pas vivre comme ça et je pense que c’est régulièrement handicapant – j’ai peut-être tort !)  d’accumuler les stéréotypes du type, pour de vrai.

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Moi (en vrai)

De Gilles Azzopardi. 2011. Psycho-tests / Livre-outil. Bonne lecture.
Sous-titré : « Les 50 psycho-tests pour tout apprendre sur soi et faire les bons choix. »
J’avoue qu’il y a 5 ans à peine je n’aurais pas imaginé lire un tel livre.
J’avoue aussi m’être arrêtée au test 46 environ, juste parce que j’en avais un peu marre.
moienvraiJ’ai pris pas mal de plaisir à faire ces tests dans l’ensemble. Cependant je les ai plus faits pour m’amuser, et aussi par curiosité, que pour prendre les résultats au pied de la lettre. L’auteur, bien que psychologue, recommande de ne pas s’y fier à 100%, de le prendre plus comme un guide, un recueil d’idées et de théories psychologiques / psychanalytiques que comme un diagnostic infaillible. En effet certains tests sont très courts (20 questions), d’autres très orientés (je me suis souvent forcée à choisir la « moins pire » entre les deux propositions quand il y a un tel choix à faire, sans me reconnaître ni dans l’une ni dans l’autre) – et je suis quasiment sûre qu’il y avait une faute dans un des énoncés (« cochez les cases où vous pensez ‘oui' » – il faut en fait lire « non » pour que les résultats « collent » au test) ! Autre problème prévu par l’auteur : certains tests peuvent ne rien donner, pas de résultats suffisamment probants pour aller voir l’une ou l’autre catégorie.
Autrement ça peut être un bon moyen de faire globalement le point sur soi-même, les conseils à la fin de chaque partie ne m’ont pas semblé complètement idiots dans l’ensemble, et les tests recoupent à peu près tous les aspects de la personnalité. J’ai également découvert plein de théoriciens, de théories, de tests… ce qui était très intéressant :).
Le principal bémol que je donnerais à ce livre c’est sa généralité : en voulant tout recouper, on tombe forcément dans le non-exhaustif, or chaque personnalité reste unique, car également liée (à mon sens) à son histoire et son environnement, ainsi qu’à ses contacts avec d’autres personnalités ; le livre reste souvent dans la psychologie interne, généralisée, théorisée, se basant sur des « types » avant tout. C’est peut-être là un des principes même de la psychologie, je n’en sais rien.