La Fille du roi des Elfes

De Lord Dunsany*. 2006. Merveilleux. Bonne lecture.
*Edward John Moreton Drax Plunkett de son vrai nom (sans blague)
Titre original : The King of Elfland’s Daughter, 1924.
filledunsanyRésumé : « Parce que les sujets de son père veulent plus de magie dans leur royaume, le prince Alvéric entreprend de traverser la forêt enchantée afin d’y enlever la fille du roi des Elfes, Lirazel. Après avoir défait les chevaliers qui défendent la demeure de celle-ci, Alvéric séduit la jeune elfe et l’emmène jusqu’au royaume d’Erl, où naîtra Orion, le fruit de leurs amours. Furieux du départ de sa fille et surtout du fait que ce départ était volontaire, le roi des Elfes envoie à Lirazel un troll porteur d’un message magique. Immédiatement, la jeune princesse est ramenée auprès de son père. Inconsolable, Alvéric part à sa recherche, en quête de la forêt enchantée… qui a disparu. Et, pendant ce temps, Orion découvre le monde.« 
PréfaceJ’espère que la suggestion d’un pays étrange véhiculée par le titre de cet ouvrage ne fera pas fuir les lecteurs potentiels. Si, en effet, certains chapitres parlent du pays des Elfes, la majeure partie de ce livre n’évoque que le paysage familier de la campagne anglaise, avec ses forêts, ses vallées, et ses villages situés à une bonne cinquantaine de kilomètres des frontières du pays des Elfes.

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Les Contes noirs – frayeur populaire

De Jacques Collin de Plancy*. 2012. Contes. Bonne lecture.
* Sous le pseudonyme de J.s.C.  de Saint-Albin (1794-1881)
contes-noirsRésumé : « Ces contes ouvrent le lecteur sur l’intrusion du surnaturel, il s’agit de récits fantastiques liés à une atmosphère particulière. Le lecteur sera vite saisi par une sorte de crispation due à la rencontre de l’impossible. La peur est souvent présente, on la retrouvera chez le héros, mais aussi chez le lecteur, car l’auteur n’a pas manqué de provoquer l’angoisse chez celui qui parcours ses écrits… A l’instar de son Dictionnaire infernal, les Contes noirs de Collin du Plancy nous présentent « des êtres, des personnages, des faits et des choses qui tiennent aux apparitions, à la magie, au commerce de l’enfer, aux divinations, aux sciences secrètes, aux grimoires…»« 
Les contes… je commence à en avoir lu suffisamment pour ne plus trouver de recueil sans aucune histoire qui m’est connue, d’une version ou d’une autre ! Mais cela fait partie du principe d’oralité et de la survie même des contes, et peut-être bien que vous aussi vous aurez plaisir à relire une histoire familières, à en découvrir de partiellement ou totalement nouvelles pour vous, mais également à savourer le talent de conteur de cet auteur, qui aime particulièrement nous servir les détails croustillants ou absurdes qui font l’enchantement, dans tous les sens du terme, du conte ou de l’anecdote.
Avant de lire la 4e de couverture j’avais remarqué le style légèrement ampoulé, vieillot, des « temps anciens ». Effectivement ces contes n’ont rien de très moderne, et ça a été pour moi un plaisir supplémentaire de me perdre dans le cadre et la société d’une époque révolue avec cette musique langagière pour bien aller avec.
Les contes de ce recueil mettent en scène principalement soit le Diable, soir des fantômes de quelque sorte que ce soit. Néanmoins certains sont réellement à visée effrayante pendant que d’autres sont burlesques. De même, le ton est parfois moralisateur mais aussi parfois franchement cynique. Il s’agit donc d’un joyeux pot-pourri de contes effectivement plutôt sombres de par leur thème (la mort / la mauvaise morale), mais pas forcément de par leur déroulement ou leur chute.
J’ai par contre regretté le manque de savoir-faire de l’équipe éditoriale concernant l’usage des majuscules, et parfois de la ponctuation. Des choses étranges mais récurrentes de correction un peu trop absolue :
« Rome » => « pRomesse », « pRomettre »
« Paul » => « éPaule », « éPauler »
« Pierre » => « Il trouva une Pierre sur le chemin »
« Roger » => « abRoger » (si je me souviens bien)
J’ai fini par en rire, bien obligée, car on retrouve des mots avec des majuscules inopportunes dans dans TOUT le livre.
Un bon recueil dans l’ensemble.