Frères d’exil

De Kochka. Flammarion, 2016. Docu-fiction jeunesse. Bonne lecture. [128 p.]

Illustrations de Tom Haugomat.

freres-dexilRésumé : « Il y a des moments dans la vie où ce que l’on croyait solide s’effondre… Où que la vie t’emmène, Nani, n’oublie jamais d’où tu viens, va  ! Lorsqu’une tempête vient inonder leur île, la famille de Nani part pour le continent. Son grand-père, Enoha, décide de rester. Au moment de partir, Enoha confie à Nani des lettres dans lesquelles il lui raconte son histoire. S’ensuit un long voyage au cours duquel Nani rencontre Semeio, un petit garçon seul.« 

Lu dans le cadre d’un partenariat avec Flammarion jeunesse

C’est la deuxième fois cette année que je chronique un titre qui parle de réfugiés aux éditions Flammarion jeunesse, et si vous avez plus de 10-13 ans, âge conseillé pour cet ouvrage, je vous renverrai plutôt vers Refuges. Ceci dit j’ai également apprécié cette lecture, qui bien qu’elle traite du même thème global ne l’aborde pas du tout de la même manière, et conviendra sans doute beaucoup mieux aux plus jeunes (comme Nani a 8 ans, et que le livre regorge d’optimisme et à l’occasion d’onomatopées ou autres détails amusants, je le conseillerai même à des lecteurs un peu plus jeunes que 10 ans, accompagnés).

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Parleur, ou les chroniques d’un rêve enclavé

De Yal Ayerdhal. J’ai Lu, 1997. Utopie/Fantasy. Excellente lecture. [376 p.]

Illustration : Gilles Francescano

jl4317-1997Résumé : « «Il est arrivé un matin, au petit matin, le cinquième jour de la fermentation, quand le miel prend sa première amertume. C’était l’année où le Prince adouba son aîné, l’année où il lui confia la ville pendant qu’il guerroyait pour son Roi sur d’autres rivages. Il est arrivé avec le vent de mer, un havresac au bout du bras droit, le chat sur l’épaule gauche.» C’est ainsi que Vini, l’épistolière, recueille Parleur et le présente à ses amis : Mescal le magicien, Halween la Mante, Gabar l’Ours, Teng le Gros, Qatam le guerrier, le Vielleux… C’est ainsi depuis des siècles sur la Colline, sous le joug des Princes de Macil et de la Citadelle… Parce qu’on naît pauvre et qu’on le reste, en redoutant la Garde et les questeurs d’impôts, en tremblant devant le Prévost ou le Connétable, en agonisant doucement. C’est ainsi, mais le frère de Vini écrivait que ce ne pouvait pas toujours l’être. Et Parleur dit que cela doit changer. »

J’ai entamé cette lecture directement après Techno Faërie car cela me semblait cohérent, les deux auteurs ayant été compagnons de vie jusqu’au décès récent d’Ayerdhal, l’année dernière. Je me rappelle d’un grand monsieur avec plein de cheveux, vu de loin aux Imaginales une année. J’avais trouvé ce livre en occasion, il y a déjà un moment, il traînait dans ma PàL avec plein d’autres, c’était le moment de le sortir.

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Le Secret d’Orbæ

De François Place. Casterman, 2013. Récit de voyage merveilleux jeunesse. Superbe ! [424 p.]

orbaeRésumé : « Il y a cette île de l’autre côté du monde, entourée de fleuves de brume, dont le nom se prononce dans un souffle: Orbæ. Il y a aussi une mystérieuse toile à nuages, et certaines cartes qui ne se lisent qu’à la clarté de la lune… Il y a Cornélius, le jeune marchand de drap des froides villes du nord. Il y a Ziyara, la petite gardienne de chèvres des montagnes de Candaâ. Même les routes les plus contraires peuvent se rencontrer…« 

Une très belle fresque située dans un monde qu’on croirait connaître, lue dans le cadre d’un partenariat.

Le rythme et le phrasé de ce livre lui donnent une tournure tout particulière qui ravira certainement certains lecteurs. L’auteur soigne ses descriptions, nombreuses, et cisèle ses phrases comme autant de détails du récit. La voix du conteur, après tout, le choix de ses mots, comptent pour autant dans une veillée que l’histoire qui se dévoile. 

L’histoire, justement, amène deux protagonistes l’un auprès de l’autre, dans deux récits séparés mais convergents : le voyage de Cornélius, puis le voyage de Ziyara. Le deuxième évite l’écueil de la répétition inutile même alors que les deux héros sont en contact, se concentrant sur le point de vue de Ziyara qui nous échappe dans la première partie, et les moments où elle n’est pas en compagnie de Cornélius, dans un nombre de pages légèrement plus court.

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The Night Circus

D’Erin Morgenstern. 2011. Roman merveilleux jeunesse. Coup de cœur. [490 p.]
Titre français : Le Cirque des rêves.
nightcircusRésumé :
Ceci n’est pas un livre, c’est un spectacle.
Munis de votre billet d’entrée, laissez-vous tenter par un chocolat chaud accompagné de beignets à la crème chantilly, choisissez une des nombreuses tentes rayées de noir et blanc qui vous entourent, comme autant d’îlots mystérieux au milieu d’odeurs de pop-corn et de caramel chaud, et savourez le spectacle quel qu’il soit : entrez dans l’atmosphère en deux tons du Cirque des Rêves*…
Ce livre a été une claque comme je n’en ai pas eu depuis un bail, et sur un thème qui m’a ramené presque 15 ans en arrière, à l’époque où je découvrais avec fascination les aventures d’un petit sorcier dans un monde plein de magie étrange à tous les tournants… La même année, ou la suivante, suivant toujours le filon Gallimard Folio Junior du CDI, je suis tombée sur les Mondes de Crestomanci (+ Ma soeur est une sorcière, Les Magiciens de Caprona, et heu, au moins un autre dont j’oublie toujours le titre il me semble), de Diana Wynne Jones – et même si c’était pas autant une claque j’ai également apprécié trouver, dans ces livres, une magie en même temps douce et violente, présente un peu partout, et dévoilée petit à petit. Pensez aussi Contes de Terremer d’Ursula le Guin, ou simplement la poésie subtile et détaillée de la plupart de films de Miyazaki, et vous aurez peut-être une idée pas trop fausse de l’endroit où cette histoire peut vous emmener, et de quelle manière. J’ai aussi pensé à Philip Pullman (A la croisée des mondes, Sally Lockhart) pour la manière dont la romance est amenée et utilisée à l’intérieur de l’intrigue, et aussi d’autres détails, personnages ou concepts.
Quand je lis ce genre de livre l’émerveillement est presque toujours au rendez-vous, j’aime sentir l’auteur développer son monde petit à petit devant les yeux du lecteur, m’identifier aux personnages eux-mêmes en proie à la surprise, à la joie, au doute selon les situations. Ici, c’est exactement ce qui s’est passé, selon les axes majeurs de l’histoire, ou plutôt de l’univers : plusieurs histoires, destins ou rencontres qui viennent finalement s’entremêler, comme par magie ! Deux magiciens adversaires préparant leurs pions pour une compétition mortelle ; lesdits compétiteurs, ignorant exactement ce que l’on attend d’eux ; un gamin de la campagne rêvant d’évasion – ainsi que les divers personnages peut-être pas si secondaires que ça (d’autres lecteurs n’auront probablement pas le même point de vue sur qui sont les personnages « principaux »), qui gravitent autour des premiers cités, et également autour d’eux-mêmes dans certains cas.

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Dodger

De Terry Pratchett. 2012. Aventure historico-humoristique. Très bonne lecture.
Titre français : Roublard
dodgerterrypratchettRésumé : « Dodger is a tosher – a sewer scavenger living in the squalor of dickensian London.
Everyone who is nobody knows Dodger. Anyone who is anybody doesn’t.
He used to know his future; it involved a lot of brick-lined tunnels and plenty of filth. But when he rescues a young girl from a beating things start to get really messy.
Now everyone who is anyone wants to get their hands on Dodger.« 
Pas de possibilité de classement en « fantasy » cette fois-ci : nous sommes dans le Londres victorien, qui, bien qu’il m’ait fait penser à Ankh-Morpork par bien des aspects, a aussi une réalité indéniable, bien que les personnages ne soient pas tous historiques !

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Bilan annuel

Des chiffres et des livres ! (Principalement)
J’ai finalement réussi à me trouver un peu de temps à peine trois jours après le premier anniversaire du blog. Mes statistiques ne devraient donc pas être trop faussées ! 😉
Je ne vais pas vous donner *tous* les chiffres, d’abord parce que vous pouvez en consulter un certain nombre, visibles dans les catégories, et aussi parce que d’autres sont peu significatifs, ou correspondent à des aspects mineurs du blog (entendez par là des choses qui ne me tiennent pas spécialement à cœur), ou encore parce que je pense qu’ils n’ont que peu d’intérêt pour vous.
J’ai 185 articles en tout, dont 151 qui correspondent à des critiques de livres => mon objectif premier de partager mes lectures est donc tenu !
Hors critiques de livres j’ai 6 critiques de films, 6 recettes et 15 billets d’humeur / idées / découvertes, ce qui n’est pas énorme.
Mon bilan va donc être focalisé sur les livres ! 😀
Sur mes 151 chroniques, 24 correspondent à des œuvres qui ne sont pas de la fiction, soit 15,8 %.

 

categories

 

Les catégories illustrées ci-contre sont mes principaux choix de lecture, il ne s’agit pas d’un classement logique (genre ou support). « Imaginaire » regroupe SF, Fantasy, Fantastique et Merveilleux ; j’ai choisi d’afficher les BD et mangas bien que je n’en ai lu que très peu cette année.
Je ne ferai pas de bilan « Imaginaire » cette année pour la simple raison que je pense réorganiser ces catégories dès que possible, entre autres pour intégrer « Aventure » dedans, et ainsi en faire ressortir les ouvrages qui ne sont que légèrement teintés de magie, et n’appartiennent donc pas tout à fait au genre. Je pourrais également séparer « SF » et « Fantasy », que j’ai pour le moment regroupés car le résumé d’une oeuvre suffit généralement pour décider à laquelle des deux catégories le livre appartient, ou si c’est un hybride affreusement inclassable, cauchemar des bibliothécaires, libraires, et bloggeurs !! 😀 :p
J’ai compté les chroniques « Thriller » qui correspondaient vraiment au genre ; là encore j’aurais des choses à mettre dans une catégorie « Aventure ».

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Ces endroits que les livres m’ont donné envie de découvrir

Je reprends cette idée d’article à la suite du Top Ten Tuesday publié parla tête dans les livres cette semaine : Endroits / Univers que j’ai envie de découvrir.
Tous endroits confondus, réels ou imaginaires :
1. La Terre du Milieu – Tombée très tôt dans le chaudron de Tolkien, n’en suis jamais véritablement ressortie. Trop de choses à voir dans cet univers, d’endroits différents mais tous avec un certain côté féérique ou grandiose, d’après les descriptions de l’auteur. Bon, après, savoir si je serais capable d’y survivre c’est une autre question ^^.

tdm

2. L’Angleterre – découle en partie de Tolkien, qui s’est entre autres inspiré de la campagne du Warwickshire, d’où était originaire sa femme Edith, et du Worcestershire où il a passé son enfance (où est situé le fameux Moulin de Sarehole). J’aimerais aussi (dans l’absolu) aller faire un tour en Cornouailles, pays de contes et légendes, et pas qu’arthuriennes ; et également à Lyme Regis sur la côte sud (les livres sur la paléontologie, ça compte, hein ^^).
rose
3. Londres – j’y suis déjà passée mais en fait j’ai tellement de choses à y voir qu’il me faudrait un mois ! Des quartiers chics aux bas-quartiers, même s’ils n’ont plus la tête qu’ils avaient au XIXe, juste pour retrouver le monde de Sherlock Holmes, de Henry James, et de bien d’autres auteurs jeunesse et adultes qui ont tous quelque chose à décrire, une anecdote à raconter, des légendes à partager, des siècles d’Histoire à transmettre…

saintpaul

4. Oxford – un peu la même chose que Londres, j’ai eu l’occasion d’y passer mais la ville et grande et les références bien trop nombreuses : Tolkien, mais aussi C.S.Lewis, Lewis Carroll, et Philip Pullman… au moins.oxford
5. Isla Nublar – Je veux visiter le Parc Jurassique !!

JP

6. Venise – je pense tout particulièrement à Kai Meyer et sa trilogie jeunesse dont j’ai oublié le nom. Ville d’art et de mystère, assaisonné de complots politiques. Hmm 🙂

lionvenise

7. Le monde de Lyra – rien que pour aller visiter son college, et faire un tour dans cette drôle d’Angleterre à moitié magique ! Et avoir mon propre daemon :p

martre

8. Le Japon – je n’ai pas envie d’y vivre car j’ai toujours Stupeur et Tremblements en tête, mais je serais curieuse d’aller voir sur place en quoi les mangas sont une bonne vitrine ou une image trompeuse, et découvrir le mode de vie oriental parait-il si différent du nôtre, partiellement dévoilé par les livres.

sakura

9. TerremerUrsula Le Guin m’a donné l’impression que c’était un endroit magnifique et super tranquille, parfait pour passer ses vacances avec un bon livre.

terremer

10. Narnia – l’univers en lui-même me plaît bien : les créatures sont sympathiques, la magie est relativement neutre, les paysages diversifiés et pas trop cauchemardesques !

narniabaynes

J’en aurais encore quelques autres à ajouter, mais la liste deviendrait longue… Et vous ?

Le Tour du Monde de la politesse

Cécile Boutelet et alii (collectif). 2012. Essai / documentaire. Très bonne lecture.
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Résumé : « Ce Tour du Monde de la politesse, voyage riche en informations et plein d’humour parmi les rituels du monde entier, reprend une série d’articles publiés pendant l’été 2011 par le quotidien Le Monde. »
Édité chez Denoël en 2012, ce petit livre (130p.) a été pensé et compilé par un journaliste au  journal « le Monde » qui a collecté des exemples d’usages de bienséance de plusieurs pays autour du globe, grâce aux témoignages de certains de ses collègues reporters ou attachés de presse à l’étranger. Je m’aperçois que le livre n’affiche même pas de nom d’auteur, bien que plusieurs personnes ayant collaboré au projet soient citées dans la préface.
J’ai suivi des cours de FLE (Français en tant que Langue Etrangère), couplés au champ didactique/linguistique/sociologique, car le tout est dans ce cadre (l’enseignement du FLE) indissociable, et la présentation du thème et du pourquoi de cet ouvrage m’y fait penser ; on suit le même principe du « ce qui paraît aberrant pour les uns est la logique même pour les autres ». Je ne vais pas m’étendre sur la notion de tolérance car ce n’est pas du tout le but ici, mais bien de montrer différents types de pensée et de comportement, que je m’attends à ne pas forcément trouver automatiquement absurdes juste parce que le pays dont il est question se trouve aux antipodes.
Chaque chapitre traite un pays donné.
Quelques remarques et notes pour vous donner envie de mettre vous aussi le nez dedans :
– En Allemagne, soyons non pas francs mais sincères : disons ce que nous pensons et posons nos questions sans circonvolution. « Auriez-vous, s’il vous plaît, l’amabilité d’ouvrir la fenêtre ? » (exemple français donné) n’est cependant pas une phrase que je formulerais de manière naturelle (ce serait même probablement une raison pour moi de sourire si je l’entendais) ; aurais-je un sens de la politesse plus allemand que français, ou est-ce que c’est juste une question de génération ? « On peut ouvrir la fenêtre ? » (exemple allemand parallèle) ne me paraît pas spécialement malpoli.  Les bises « pour un oui ou un non » sont aussi désapprouvées ? Bon d’accord il va falloir que je me mette sérieusement à la langue de Goethe. J’aime pas ça non plus, surtout quand c’est par pure politesse, envers quelqu’un que je n’apprécie pas, ou que je sais être totalement hypocrite (genre je te tape la bise mais ça ne veut pas dire que je suis ton amie °_o). J’aimerais réserver mes bises pour les gens que j’apprécie vraiment, mais ce n’est hélas pas toujours possible dans les mœurs d’aujourd’hui, les gens veulent trop faire semblant de plaire avec ce genre de superficialité. Le pire c’est quand les gens qui n’en n’ont rien à faire de vous insistent quand même pour appliquer leur visage sur le vôtre quand une poignée de main serait tout aussi polie, avec un poil de distance qui serait beaucoup plus logique à mon sens. Enfin bon.
– Le Brésil fait partie des pays où se moucher en public ne se fait pas, jamais.
– Ne pas se saouler en Chine peut nuire à la sociabilité.
– Même chose en Corée du Sud, qui a l’air de mêler américanisme et valeurs traditionnelles (semblables à celles du Japon) très codées. Bousculer les passants dans la rue n’est pas considéré comme une impolitesse. Vous avez le droit de cracher et renifler en public, mais encore une fois surtout pas de vous moucher.
– Espagne : chapitre sous-titré « plus on vous aime, plus on vous parle mal » ça pourrait expliquer le « kaixo » (prononcer « kaïcho »), « Salut », que j’ai vu sur la porte d’une boutique Orange à Donistia (San Sebastian en espagnol), au Pays basque, que j’avais senti comme assez familier (on n’imagine pas un « Salut ! » sur la porte d’un magasin français). Je sais que le basque et l’espagnol sont deux langues différentes, mais j’avais lu qu’en langue basque, les circonvolutions ne sont pas non plus trop de mise, et peuvent même paraître suspectes. Je tombe aussi dans ce chapitre sur un concept/une expression que je connais déjà : « desperdirse a la francesca »/to take the French leave, autrement dit… filer à l’anglaise ! Le sens est le même dans les trois langues : s’en aller sans saluer personne, comme un voleur dit-on aussi 😉
– si vous tendez la main, tous doigts écartés, vers un Grec, vous le maudissez, lui et sa famille, sur 5 générations…
– offrir un foulard à une Taïwannaise est une grosse erreur : proche du mouchoir, donc aux larmes, il est associé au décès.
– le chapitre consacré à Israël me fait penser que Ziva David dans  la série NCIS est en fait très polie.
Petite déception : les chapitres sont vraiment très courts, j’aurais aimé avoir un peu plus de détails encore. Je suppose que c’est à mettre en relation avec le nombre de pays traités (une quinzaine).
N’ayant que très peu voyagé, je suis incapable de dire à quel points les détails abordés sont significatifs pour chaque pays, ni s’il y a des inexactitudes dans les conseils donnés. Ce n’est pour moi qu’une lecture amusante, je suis consciente qu’il faudrait peut-être mieux que je vérifie tout cela avant de m’essayer à l’appliquer à la lettre ! 🙂