2001 : l’Odyssée de l’espace

De Arthur C. Clarke. J’ai Lu, 2012. Science-fiction. Bonne lecture. [189 p.]

Titre original : 2001 : A Space Odyssey, 1968 ; trad. de l’anglais par Michel Demuth.

2001odysseeRésumé : « Le vaisseau Explorateur 1 fait route vers Saturne. À son bord, deux astronautes et le plus puissant ordinateur jamais conçu. Cinq ans plus tôt, un étrange monolithe noir a été découvert sur la Lune. La première preuve d’une existence extraterrestre. Et bien longtemps avant, à l’aube de l’humanité, un objet similaire s’était posé sur Terre et avait parlé aux premiers hommes. On détecte un nouveau signe de cette présence aux abords de Saturne. Que sont ces mystérieuses sentinelles ? Quel message doivent-elles délivrer ? Nous sommes en 2001, l’humanité a rendez-vous avec son destin. « 

J’essaie toujours de lire un certain nombre de classiques, ne serait-ce que pour en avoir les références. 2001 : l’odyssée de l’espace était sur ma liste depuis un moment et je ne l’ai trouvé en occasion que très récemment. Verdict ? Pas mal, mais pas tout à fait ce que j’attendais.

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Forteresse digitale

De Dan Brown. 2006. S-F / Thriller technologique. Pas trop mauvais, mais pas de la grande littérature non plus.
Titre original : Digital Fortress (1998)
forteressedigitaleRésumé : « Lorsque le super-ordinateur de décryptage de la NSA ne parvient pas à déchiffrer un code, l’agence appelle à la rescousse sa cryptanalyste en chef, Susan Fletcher, une belle et brillante mathématicienne. Ce que va découvrir Susan ébranle tous les échelons du pouvoir : la NSA est prise en otage – non sous la menace d’une arme ou d’une bombe, mais par un système de cryptage inviolable qui, s’il était mis sur le marché, pulvériserait tout le renseignement américain ! Prise dans un tourbillon de secrets et de faux-semblants, Susan se bat pour sortir l’agence de ce piège. Trahie de tous côtés, il ne s’agit bientôt plus seulement pour elle, de défendre son pays mais de sauver sa propre vie, ainsi que celle de l’homme qu’elle aime.« 
Le premier roman de Dan Brown. En gros l’intrigue est assez simple, sans trop de choses entremêlées, mais l’auteur la tient bien jusqu’au bout, du coup. La plupart des rebondissements sont attendus, mais rigolos et pas trop mal gérés. Je plains un peu David qui s’en prend pas mal dans la tronche, parfois il n’est pas très doué mais on lui pardonne un peu, parce que ce n’est qu’un cryptologue. Avec le cadre technologique on dirait un peu du vieux Crichton, avec les questions éthiques se heurtant aux questions technologiques et sécuritaires. En ce sens, je le trouve plus intéressant que Da Vinci Code. Et terriblement d’actualité. http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-23023576
En effet, une fois de plus, Dan Brown nous montre à quel point les cryptologues sont des gens qui vivent dans un monde « tour d’ivoire », beaucoup trop complexe pour arriver à gérer la vie de tous les jours dès qu’elle déborde de trop, les petites aventures, etc. J’aime lire du Dan Brown en particulier pour ça : me moquer des personnages qui n’arrêtent pas de se retrouver dans des situations idiotes et ont plutôt du mal à s’en sortir.
Et puis il y a toute le paradoxe des cryptogrammes. Je crois que Dan Brown essaie en même temps d’entrer suffisamment dans les détails pour attirer le lecteur, mais pas trop, pour ne pas le perdre, et en même temps en ce qui concerne la résolution d’énigmes, si ça se passait trop vite il n’y aurait pas autant de suspense, non ? Du coup en plus des scènes à la James Bond ratées, – parce que pas de James Bond mais seulement des cryptologues pas doués – on a aussi l’incroyable temps de suspense dû à la Résolution de l’Enigme, qui n’est pas forcément tellement plus poussée que les choses qu’on trouve dans Mickey Parade, mais que les pros vont mettre des pages et des pages à craquer, toujours je pense pour que le lecteur puisse participer, ce qui ne serait probablement pas le cas si c’était des énigmes haut de gamme, tout en maintenant un certain suspense. Bref. Le plus magnifique exemple, je l’ai trouvé dans Anges et Démons, que j’ai commencé il y a longtemps mais pas terminé encore, avec une écriture à l’envers (genre miroir) : deux pages de « je ne connais pas cette écriture », « quel code avancé, on n’y comprend rien », etc. Très drôle. Ici, on en a une un peu plus complexe, mais quand même. Avec un peu de culture générale et/ou un bac scientifique et/ou un intérêt pour la physique c’est gérable (j’avais mon idée 2 min après avoir lu le truc), mais eux vont mettre 14 pages, et chercher bien trop loin, avant de trouver la réponse qui n’est pas si compliquée.
Toujours un bon moment de rigolade. Encore une lecture de vacances.

The Terminal Man

De Michael Crichton. 1972. Thriller scientifique. Très bonne lecture.
Adaptation cinématographique de 1975.
Titre français : L’Homme terminal
terminalmanRésumé : Harry Benson, informaticien brillant, est sujet à de violentes et incontrôlables crises d’épilepsie, si violentes qu’il ne se souvient même pas de ce qui lui arrive dans ces moments. Après avoir attaqué et envoyé plusieurs hommes à l’hôpital, il est admis dans une très prestigieuse unité de recherche neurologique. L’idée : lui implanter des électrodes dans le cerveau, qui seront reliées à un micro-ordinateur « contrôlant » ses crises, un dispositif encore jamais testé sur l’homme. Bien sûr, cela ne va pas se passer aussi facilement que prévu.
Tout d’abord ce livre est très facile à lire, très fluide malgré les explications scientifiques assez nombreuses. (Si vous êtes totalement allergique à toute forme de science, évitez tout Crichton, pas juste ce livre)
Ensuite ce qui m’a frappé c’est l’âge du livre, et l’âge de l’auteur. J’ai lu Variété Andromède (Andromeda Strain), je crois le premier livre de l’auteur, il y a déjà une paire d’années, et je me souviens encore de cette impression d’épuration, de simplicité et de légèreté du livre dans sa trame et son style, même si Crichton est absolument spécialiste des sujets polémiques, et des thèmes qui sont tout sauf légers. Je dirais qu’entre les livres du début comme celui-ci, et les livres plus avancés dans sa carrière comme Jurassic Park, la Proie ou encore Next, il a tout simplement trouvé et peaufiné son style, et sûrement aussi amélioré ses connaissances – toujours aussi fluides, les derniers ouvrages sont souvent plus « touffus ».
      J’ai beaucoup aimé sa postface, dans laquelle il précise que plusieurs neurologues l’ont contacté, un peu fâchés, pour préciser que leurs patients épileptiques n’étaient heureusement pas aussi fous furieux, et que la maladie avait déjà assez mauvaise presse comme ça, merci monsieur l’écrivain en herbe. Crichton ajoute derrière que ces messieurs n’ont peut-être pas tort, et qu’il s’excuse si vraiment son livre a empiré les choses. ^^ Si je me rappelle bien, il est né en 1955, donc il n’avait même pas la trentaine à l’époque, et seulement deux autres livres à son actif, et j’ai trouvé ces excuses publiques très mignonnes ! 🙂
       Et donc en ce qui concerne mes histoires de temporalité, le deuxième point frappant à mon sens c’est le fait que ce live me paraît d’actualité, alors qu’il a plus de 40 ans. Le contrôle de la pensée et du comportement, l’homme bionique… Bien sûr, vu le nombre d’années écoulées depuis, il y a probablement des erreurs ou des choses qui ont été révoquées aujourd’hui, qui sont posées comme postulats dans le récit, mais la polémique et les interrogations durent toujours ! (ça me fait penser à Bernard Andrieu, philosophe à Nancy, qui a l’air d’avoir un discours bien rodé là-dessus, puisqu’il le ressert régulièrement à l’occasion ! 🙂 Sans blague son numéro m’a assez fait rire, tout en me dérangeant – ce qui est le but ; si ça vous intéresse je vous conseille cette référence : http://www.toutnancy.com/bernard-andrieu/ ou cet article du Huffington Post.)