Bon week-end !

Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien – autrement dit mieux que moi !
Une fois n’est pas coutume, cette année à la place de ma grippe printanière c’est une gastro qui m’est tombée dessus, me laissant une nette impression d’avoir été vidangée (c’est pas qu’une impression…), et un tonus de limace apathique. Je vais tout de même tâcher de me traîner ce week-end à la médiathèque pour rendre mes ouvrages empruntés – dont un en retard de deux jours ! Heureusement le réseau de bus est pas trop mal développé et me ramène pour ainsi dire devant ma porte. Et puis y’a du grand soleil par ici, c’est au moins motivant.
Repos forcé oblige, j’aurais aussi une critique ou deux (voire trois) à écrire avant dimanche soir.
Je vais de toutes manières pouvoir tirer toute l’énergie possible de ma demi-banane et de mon demi-mini cake du petit-déjeuner puisque j’ai mon arrêt de travail d’hier à poster ce matin… J’espère que l’appétit me reviendra bientôt, c’est assez vexant de sentir qu’on aurait besoin de manger mais de ne pas y arriver au-delà de portions microscopiques. –‘
Et vous, comment s’annonce votre week-end ? 🙂

Vermilion Sands

De J. G. Ballard. 1955-1970. Science-fiction. Pas trop mon style mais très bien écrit.
Recueil de nouvelles.
vermilion sandsRésumé : « Mélange de Riviera et de Floride, Vermilion Sands est une station balnéaire sur le déclin, prise dans les sables, avec sa léthargie, son mal des plages, ses perspectives mouvantes. S’y côtoient milliardaires excentriques, artistes désœuvrés, belles et riches héritières en proie à leurs névroses et à leurs fantasmes, qui trompent leur ennui dans d’étranges passe-temps. On y rencontre – parmi d’autres inventions extraordinaires -des fleuristes qui cultivent des plantes douées pour l’art lyrique, des sculpteurs de nuages, des maisons psychotropiques, sensibles à l’humeur de leurs occupants… Souvent considéré comme le plus parfait des livres de J G Ballard, Vermilion Sands était devenu introuvable. Aux neuf nouvelles, ou chapitres, composant le recueil original, s’ajoutent aujourd’hui un long inédit, « Le labyrinthe Hardoon », qui préfigurait dès 1955 tout l’univers de Vermilion Sands, ainsi que trois avant-propos qui montrent l’importance séminale de ces textes pour l’oeuvre future de l’auteur.« 
Étrange. Dérangeant. Coloré.

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Silhouette

De Jean-Claude Mourlevat. 2013. Recueil de nouvelles. Joli coup de cœur.
silhouetteRésumé : « 10 NOUVELLES FORTES ET CRUELLES
Lorsqu’elle découvre que son acteur préféré vient tourner près de chez elle, Pauline, une mère de famille discrète, répond à une annonce pour être «silhouette» sur le tournage…
Puisque ses jours sont comptés, M. Duc n’a qu’une idée en tête : retrouver les personnes auxquelles il a fait du mal autrefois et leur demander pardon…
Dans le car qui l’emmène en colo, Guillaume, 14 ans, s’aperçoit qu’il a laissé son chat enfermé dans sa chambre. Il doit impérativement retourner le délivrer…
Que réservera le destin à ces héros ordinaires habités chacun de belles intentions ? Dix histoires très différentes, dont les chutes tombent toujours comme des couperets. Jean-Claude Mourlevat souligne avec humour noir et jubilation l’absurdité de la destinée humaine et la vanité de nos élans. »
Dix nouvelles à la fois contemporaines et quotidiennes, sur des gens communs, des gens comme nous, comme on en connaît tous, et leurs déboires suite à quelque chose qui, d’une certaine manière, change leur vie.

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La Terre Mourante – l’intégrale I

De Jack Vance. Pygmalion, 2010. Bonne lecture.
Contient : Un monde magique, Cugel l’Astucieux.
Titre original :  The Dying Earth, The Eyes of the Overworld, [1950-1966]
terremouranteRésumé : « Portrait au fusain d’une planète à l’agonie, les cinq nouvelles qui composent Un monde magique nous emportent dans plusieurs centaines de milliers d’années, quand la Terre s’éteindra doucement sous les rayons écarlates de son soleil déclinant. Écrites au lendemain de la guerre, leur pessimisme ne doit pas faire oublier leur importance historique : monde imaginaire, absence de technologie, utilisation de la magie… Quinze ans avant la publication américaine du Seigneur des anneaux, Jack Vance jetait les bases de la fantasy.
Cugel l’Astucieux nous invite à suivre les aventures rocambolesques de son héros éponyme, sympathique voleur aux mille péripéties dont les stratagèmes abracadabrants finissent toujours par se retourner contre lui… Jack Vance signe l’une de ses plus brillantes créations avec le personnage de Cugel, devenu un modèle – un archétype – pour de nombreux auteurs de fantasy et scénaristes de jeux de rôle.
Jack Vance est né en 1916. Cet infatigable bourlingueur a sillonné toutes les mers du monde et en a rapporté un goût marqué pour l’exotisme qui imprègne chacune des pages de ses livres. Ses univers baroques et chatoyants sont la plus pure expression du fameux sensé of wonder, cette faculté qu’ont certains auteurs de nous émerveiller et de nous emporter, dès les premières pages, dans un tout autre monde.« 

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La Science-fiction (Que sais-je ?)

Par Jacques Baudou. 2003. Essai / livre-outil. Très bonne lecture.
SFCe livre est tout à fait ce que j’attends d’un Que sais-je ? : concis, clair (facile à lire), synthétique. Cette synthèse sur la S-F se propose surtout de définir le genre, par ses composants et thèmes associés, ses sous-genres, et aussi par anti-définition (ce que n’est pas la S-F) ; elle donne aussi beaucoup de titres et noms d’auteurs associés au genre, des origines aux années 2000 (livre publié en 2003).
Une lecture agréable et utile, qui m’a donné envie d’ajouter de la S-F à ma PàL prochainement 🙂
Bémols : c’est un Que sais-je ?, et en 91 pages on ne saurait être exhaustif. De mon point de vue il y a beaucoup de références, mais certaines personnes plus calées que moi font peut-être être frustrées de ne pas y voir figurer tous leurs auteurs favoris. De plus, l’étude elle-même est centrée sur la S-F aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France, et seulement vaguement (petits paragraphes) sur le reste de l’Europe.

Les Braconniers du cosmos

De Philip K. Dick. 1953-54. Science-fiction. Très bonne lecture.
Et autres nouvelles : Colonie, Souvenir, et L’homme doré.
braconnierspkdickMême pas 100 pages en tout – les nouvelles sont courtes mais bonnes, assez cyniques dans l’ensemble. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur, au moins sur ce format court – simple, dynamique, efficace. Je n’arrive plus à me rappeler si j’avais déjà lu du Philip K. Dick, ni sous quelle forme (roman / nouvelle). Ces nouvelles datent toutes des années 1953-54, et je ne peux m’empêcher de penser à Bradbury (Farenheit 451 publié en 1953 également) en les lisant, même si les deux auteurs sont légèrement différents dans leur manière d’écrire, de ce que je peux en juger. En tous cas je trouve ça intéressant de lire des ouvrages qui viennent de la même époque, et comme les deux auteurs étaient américains, je pense que ça a peut-être aussi joué sur leur style et leurs histoires, vu qu’ils partageaient la même culture.
La nouvelle L’homme doré m’a incontestablement fait penser au synopsis des X-Men de Marvel, mais je n’ai pas cherché à savoir dans quelle mesure les deux histoires pouvaient être ou ne pas être liées.
Plus de lectures de S-F bientôt ?…

In a Glass Darkly

De Sheridan Le Fanu. 1872. Nouvelles fantastiques. Très bonne lecture.
Le Fanu est un nom qui m’était connu depuis quelques années, car c’est un des grands du fantastique du XIXe. Sa nouvelle Carmilla aurait inspiré Bram Stoker pour son Dracula.
inaglassLe recueil de nouvelles qui m’est tombé entre les mains est apparemment le plus lu : il comporte, autres que la nouvelle éponyme et Carmilla citée ci-dessus, trois autres nouvelles, Green Tea, Mr Arbottle, et The Room in the Dragon Volant. Je n’ai pas lu The Room parce que je devais rendre le livre à la bibliothèque, et j’ai arrêté Mr Arbottle parce que je n’ai pas trop accroché (et que j’étais en retard aussi), mais j’ai beaucoup aimé les trois nouvelles que j’ai lues en entier, avec une préférence pour Carmilla dont le rythme m’a plus convenu que celui des deux autres (lent surtout au début).
Ecrivain irlandais, Le Fanu a connu les parents d’Oscar Wilde, qui, bien que n’ayant que très peu apporté sa plume au genre fantastique, reste néanmoins également un grand nom parmi les écrivains irlandais de cette époque ;).
Il semble s’être spécialisé dans les apparitions, le surnaturel, plus que le morbide ou les atmosphères à suspense. Je le rapprocherais plus de Bram Stoker, Machen ou Sheffield que de Poe.

Bram Stoker, en vrac

Je sais, le « en vrac » n’est pas très joli, mais je viens d’emprunter une anthologie de romans et nouvelles – 1300 p. incluant Dracula, ce qui est de mon point de vue un moyen de gonfler le recueil puisque c’est son plus gros roman si je ne m’abuse (pis c’est pas comme s’il était dur à trouver en édition seule –‘). Dans tout ça je crois avoir lu tous ses romans, ou presque.
< Bram Stoker / Dracula et autres chefs-d’oeuvre ; ed. Omnibus, 2004. [BU Lettres Nancy]
  • Dracula : si vous ne l’avez jamais lu, foncez. C’est une tuerie ce livre. Si vous n’aimez pas vous allez vite le savoir, et je pense que c’est le style XIXe qui risque le plus de lui faire perdre des lecteurs aujourd’hui, à moins que vous soyez vraiment allergique au style épistolaire. Mais attention, c’est du style épistolaire genre j’écris parce que j’ai des choses à dire, je me rappelle qu’il y a tout un tas de passages dans le roman où je n’étais même plus consciente de lire des lettres tellement le récit est bien tourné, le suspense maintenu, les personnages et le contexte travaillés. Il va falloir que je le relise un jour, celui-là, d’ailleurs. Je crois que je l’avais lu en anglais directement, et j’y retrouve tous les critères propres aux romans du XIXe que j’ai pu lire et aimer. Cette remarque est d’ailleurs vraie pour quasiment tout ce que j’ai pu lire de Stoker.

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