Sanctus

De Simon Toyne. Presses de la Cité, 2011. Thriller ésotérique. Bonne lecture. [510 p.]

sanctusRésumé : « Un moine s’échappe du monastère de la Citadelle pour se jeter du haut de la montagne. C’est le début d’un combat à mort entre deux communautés: les Sancti, qui vivent dans la Citadelle, et les Mala. Car pour eux, l’heure de la prophétie a sonné. À qui profitera-t-elle? Sera-t-elle porteuse de la Révélation ou de destruction? Liv Adamsen, la soeur du jeune moine venue l’identifier, se retrouve prise dans cette guerre sans merci. Traquée, menacée, elle va devoir percer les secrets de la Citadelle. Qu’est-ce que le Sacrement,caché si jalousement par les Sancti depuis la nuit des temps ? Le découvrir peut sauver Liv… ou lui coûter la vie.« 

J’ai acheté ce livre sur une brocante l’année dernière, et pour l’anecdote d’une part je n’étais pas sûre de le prendre mais le vendeur m’a convaincue qu’il était bon ; et d’autre part j’ai ensuite vu pas moins de 4 autres exemplaires du bouquin sur d’autres stands.

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L’Apothicaire

De Henri Lœvenbruck. 2011. Roman d’aventures historico-ésotérique. Excellente lecture. [600 p.]
apothicaireRésumé : « « Il vécut à Paris en l’an 1313 un homme qui allait du nom d’Andreas Saint-Loup, mais que d’aucuns appelaient l’Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes… »
Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu’il avait oubliée… Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires. L’Apothicaire, poursuivi par d’obscurs ennemis, accusé d’hérésie par le roi Philippe le Bel et l’Inquisiteur de France, décide de partir jusqu’au mont Sinaï. Entre conte philosophique et suspense ésotérique, L’Apothicaire est une plongée vertigineuse dans les mystères du Moyen Age et les tréfonds de l’âme humaine.« 
Ce livre m’a très fortement fait penser à l’Alchimiste de Coelho, même si cette lecture remonte à plus de 10 ans, et que les deux ouvrages restent très différents par bien des aspects ! Pourtant j’y ai retrouvé un profond humanisme, des questionnements et réflexions sur le sacré de manière générale, le sens de la vie, le respect de soi-même et des autres. C’est d’ailleurs vaguement prématuré car le roman se situe en 1300 et des bananes, autrement dit bien avant le courant humaniste et la Renaissance ; mais j’imagine sans peine que, quelque soit l’époque, il y eut toujours des personnes en désaccord avec le mode de pensée du présent, alors pourquoi pas ?

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Histoires japonaises d’esprits, de monstres et de fantômes

 De Eric Faure. 2006. Essai / livre d’étude. Très bonne lecture, mais très (trop ?) complet.
histoiresjaponaisesBien que ce livre ne soit pas très gros (240 p.) j’ai mis assez longtemps à le lire. En effet l’auteur est professeur d’université au Japon, installé depuis 12 ans dans le pays, et apparemment spécialisé dans la culture locale de Kyôto, et bien que son ouvrage soit classé dans les « contes » à la médiathèque, le simple fait qu’il soit édité chez L’Harmattan aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Il s’agit là plus d’un ouvrage d’étude sur la culture folklorique du Japon qu’un livre de contes traditionnel qu’on peut lire à  ses enfants ou parcourir d’un œil distrait à la fin d’une longue journée. Le niveau de langue est assez haut, et on a autour de chaque conte énormément d’explications sur les lieux physiques réels, les noms que ce soit des lieux ou des personnages, historiques ou non, avec idéogrammes et significations associés, sans parler de tout l’environnement politique et historique, les ères, les changements sociaux, l’évolution de l’art, la religion. En bref : il faut s’accrocher. J’ai appris pas mal de choses concernant le mode de vie, de croyance et sur les lieux sacrés japonais, mais je me suis sentie noyée dans les noms et les références, n’en ayant que très peu concernant ce pays, et du coup je n’en ai en gros retenu aucun.
Concernant les contes en eux-mêmes, j’en connaissais la trame pour la plupart, et quelques personnages et créatures récurrentes, j’ai donc été moins perdue. On a souvent droit à plusieurs versions (annoncées) du même conte, avec toujours des explications pour justifier l’apparition de tel ou tel détail. Il y a aussi beaucoup de références à l’art japonais (peinture, théâtre, architecture) – et là encore les informations sont multiples, et les analyses qui vont avec.
Néanmoins, mis à part le chapitre sur les objets animés – concept qui ne me disait franchement rien ! – je n’ai pas une seule fois réellement décroché du livre. Le style de l’auteur est assez fluide malgré tout, et permet régulièrement au lecteur de « souffler » avec des focus sur des concepts simples ou des relâchements dans les accumulations d’explications et de références.
Je conseillerais ce livre aux gens qui s’intéressent au Japon, au folklore ou aux contes, en les prévenant que c’est une étude et non pas un simple recueil, et que c’est une lecture d’un niveau exigeant (universitaire plutôt que grand public).