Talk to the Snail

De Stephen Clarke. Black Swan, 2007. Essai humoristique. Très bonne lecture. [258 p.]
Sous-titre : Ten Commandments for Understanding the French
Titre français : Français, je vous haime : Ce que les rosbifs pensent vraiment des froggies, 2009
snail

(Parfois une image vaut mieux qu’un résumé)

Allez, pour une fois je commence par les mauvais points, histoire d’arrêter de vous faire penser que je déteste en fait secrètement la moitié de ce que je lis en vous laissant sur des conclusions pinailleuses !

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Langues et lecture

Il va falloir, je le sens, que je vous explique une petite chose à propos de mon rapport à la lecture. En tous cas j’en ai bien envie. 🙂
Du fait de mon environnement familial et social, j’ai commencé par lire en français, et continué sur cette lancée pendant un sacré nombre d’années. Au fil des mes lectures, avant même de commencer l’enseignement des langues vivantes à l’école, j’ai commencé à repérer des choses, ici et là, qui titillaient mon cerveau et commençaient à construire des petites catégories chacune dans leur coin, et pourtant tous reliés quelque part : parfois, dans les livres, se glissent des mots voyageurs, des mots venus d’ailleurs, d’autres temps ou d’autres lieux. Je me suis mise à les « collectionner », et je suis à ce jour toujours ravie d’en trouver dans n’importe quel texte (surtout lorsqu’une traduction ou explication me permet d’en saisir le sens). Je ne les retiens pas tous, naturellement, mais j’ai comme une constellation de termes trouvés ici et là que je peux parfois reconnaître, sans parler aucune de ces langues. ^^

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Les Mots à la con

De Pierre Merle. Mango (Coll. Mots & Cie), 2005. Liste. Bonne lecture. [113 p.]
lesmotsRésumé : « Qu’y a-t-il de commun entre des mots comme eurocouple, convivialisation, gérer et espace ? A priori, rien. Le premier est une hasardeuse retombée conjugale de l’union européenne, le deuxième un avatar de l’omniprésente « convivialité « . Les deux derniers, bien que fort fréquentables puisque présents dans tous les dictionnaires, ne veulent plus dire grand-chose à force d’être surutilisés. Tous sont des mots à la con. Véritable  » industrie de proximité  » (pour employer une expression particulièrement à la con), la machine à fabriquer du mot à la con fonctionne, en ce début de siècle, à plein régime. Le mot à la con est à la mode et nous y succombons tous peu ou prou. Le tout est de le savoir. Et surtout de savoir en rire !« 
Ce petit ouvrage m’a quasiment sauté dans les bras, posté qu’il était en exposition au milieu d’un rayon. Je distinguerais plusieurs catégories de mots recensés :
– les mal utilisés de manière commune, fréquente (« au jour d’aujourd’hui »)
– les anglicismes ayant fait irruption en remplaçant des mots français déjà existants (« initialiser », « looser », « low cost »)
– ceux qui ont perdu tout sens, sont devenus trop synonymes de trop de choses (« improbable », « convivial », « magique »)
– les OVNIs médiatiques (« inforexiques », « écriture bloguienne » – oui, ce dernier est censé nous concerner, ou plutôt pas, enfin j’espère pas ! – en tous cas je ne l’ai jamais entendu ni lu, « télécrate »)
– les tendances langagières (« grave », « la cata », « lâcher prise »)
– des… néologismes ? (« intrusif », « pathos »)
– du verlan (« kesmo », « gen-ar »)
– le trop recherché/politiquement correct (« jouets sensibles », « orientation sexuelle », « quartier sensible », « tir ami »)

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