Oraisons

De Samantha Bailly. Bragelonne, 2013. Fantasy. Bonne lecture. [716 p.]

oraisonsRésumé : « En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup… surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu’on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide.
Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s’opposent à Hélderion. Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve.
Noony, leur soeur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l’entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s’opposer à ce conflit qui pourrait tourner en véritable massacre.
Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux soeurs devront affronter le système qui les a forgées.« 

J’étais ressortie de cette lecture avec un sentiment mitigé ; non seulement ce n’est pas forcément tout à fait ma tasse de thé, mais de plus le moment était assez mal choisi pour certains thèmes.

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Le Mystère Sherlock

De J. M. Erre. Pocket, 2012. Policier humoristique. Très bonne lecture. [260 p.]

9782266233552Résumé : « Meiringen, Suisse. Les pompiers dégagent l’accès à l’hôtel Baker Street, coupé du monde pendant trois jours à cause d’une avalanche, et découvrent un véritable tombeau. Alignés dans la chambre froide reposent les cadavres de dix universitaires qui participaient à un colloque sur Sherlock Holmes. Le meilleur d’entre eux devait être nommé titulaire de la toute première chaire d’holmésologie de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer… Hommage à Sherlock Holmes et à Agatha Christie, rebondissements, suspense et humour (anglais) : « Élémentaire, mon cher Watson ! »« 

 

Un pastiche d’enquête de Sherlock Holmes, voilà qui m’a parlé tout de suite. En fait je me demande si je n’avais pas déjà croisé le livre sur les étagères de la médiathèque il y a quelques années – je devais avoir trop de livres en main déjà à ce moment, j’imagine !

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Les Salauds Gentilshommes, T.3

De Scott Lynch. Bragelonne : 2014. Roman d’aventures sauce fantasy. Série coup de cœur. [668 p.]
Titre du tome : La République des Voleurs.
Titre original : The Gentlemen Bastards, T.3 : The Republic of Thieves, 2013
république_voleursRésumé : « Après le plus grand casse de leur carrière, Locke et son inséparable complice, Jean, ont réussi à s’échapper. Mais Locke ne s’en est pas tiré indemne : empoisonné, il est mourant. Aucun alchimiste n’est en mesure de l’aider. Alors que le moment fatidique approche, une mystérieuse Mage Esclave lui propose un marché qui le sauvera ou mettra un terme à ses souffrances. Locke hésite, jusqu’à ce que la mage mentionne le nom d’une femme qu’il a connue par le passé. L’amour de sa vie. Sa rivale en matière d’habileté et d’intelligence. Et, s’il accepte cette mission, son plus dangereux adversaire.
À l’approche des élections de la cité des mages, les différentes factions recrutent leurs stratèges. Locke doit faire un choix : affronter ou séduire celle qu’il n’a jamais pu oublier. Leurs vies dépendent peut-être de sa décision… »
Enfin ! Après nous avoir parlé de Sabetha à mots couverts pendant deux tomes, Scott Lynch décide enfin de nous présenter le dernier larron de la bande des Gentilshommes ! (Je suis en train de me dire que je risque d’avoir de plus en plus de mal à vous parler de cette série sans me répéter ou vous dévoiler des éléments de l’intrigue, mais je vais tout de même essayer) Concernant Locke et Jean, franchement je vais passer, si vous en êtes à ce tome vous les connaissez déjà, et l’auteur reste très cohérent dans ses choix de départ et sa dynamique. Les autres personnages de ce tome, vous les découvrirez comme bien d’autres avant si vous vous plongez dedans, je n’ai rien de spécial à dire sur eux, il y en a toujours que j’adore, d’autres un peu moins, mais tous semblent tellement vivants et tellement bien ancrés dans leur environnement, avec ce côté vaguement exagéré dans beaucoup de cas, que j’ai toujours presque l’impression devoir se dérouler une partie de JdR sous mes yeux plutôt que de lire. Bon, je suppose que l’environnement et le thème du voleur / de la tromperie ne m’aide pas !

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Le Trône de fer

De G.R.R. Martin. 2010. Fantasy. Lecture inachevée. [785 p. intégrale tome 1]
Titre original :  A Song of Ice and Fire
martinLu jusqu’à la page 121. (en juin 2013)
Le style d’écriture me va (syntaxe, vocabulaire, dynamisme de la langue), mais non seulement c’est très violent / amoral (ce que j’aurais peut-être pu supporter quelques dizaines ou centaines de pages de plus, ou pas ?), mais surtout je m’ennuie profondément. J’ai l’impression qu’on m’a déjà présenté 150 personnages primaires et secondaires, et tertiaires, et aussi des morts depuis des siècles, et aussi des cousins de tantes d’autres familles que celles que je n’arrive déjà pas à retenir !! Bref, c’est assez.
De plus je n’arrive pas non plus à me prendre des repères sur les cartes, et l’auteur ne m’aide pas beaucoup, trop occupé à me rappeler pourquoi tel personnage n’aime pas l’autre, parce qu’un troisième a subi un affront de la part d’un cinquième qu’un quatrième a honteusement couvert, il y a de cela des décennies quand les dynasties X et Y se faisaient la guerre à cause de… Bref, j’ai un peu l’impression de lire une encyclopédie, plus qu’un roman. Et puis j’aime trop peu de personnages au milieu de tous ces mécréants, ces vicieux, ces putains, ces pauvres gosses, etc. Pas un univers pour moi, et pas amené assez progressivement pour que j’aie même envie de m’accrocher.
Et je ne parle même pas du fil conducteur, qui s’il existe, est noyé dans l’avalanche d’informations. Au revoir, M. Martin. Vu que la série est dite pire encore (je n’ai pas testé, mais tout le monde a l’air d’accord sur ce point), je pense que je vais simplement me blaser de ne pas comprendre toutes les allusions au TdF/GoT, et continuer d’en faire sur Tolkien que lesdits gens ne suivent pas toujours non plus. Mouahahahaha.
Peut-être qu’un jour je retenterais, ou pas.

Fractures

De Frank Thilliez. 2009. Thriller. Excellente lecture. 🙂
fracturesRésumé : « Face à la tombe de sa sœur jumelle Dorothée, décédée dix ans auparavant, Alice Dehaene s’interroge : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a peine six mois, qu’elle a récupérée des mains d’un immigré clandestin ?
Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l’hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d’un an de psychothérapie, lui apporter cette lumière qu’elle recherche depuis si longtemps. Mais les événements étranges que se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus qui semble avoir vu le diable en personne.« 
Un super polar ! Un super auteur également, si j’en crois les chroniques et critiques que je croise, et d’après donc cette première expérience de sa plume. Je ne me suis pas du tout ennuyée, me suis posée plein de questions, me suis laissée balader jusqu’à la moitié du bouquin avant de commencer à comprendre où il allait en venir, et même alors j’ai encore eu quelques surprises et détails qui ne m’étaient pas venus à l’esprit dans les derniers chapitres !
Le seul point vaguement négatif que j’ai à préciser ce sont les quelques premières pages : deux prologues, une introduction, et enfin l’arrivée d’Alice – pendant quelque temps je me suis demandée à quoi ça rimait, et quel était le lien entre ces différents temps, lieux, et personnages, car ça n’était au départ pas du tout explicite ! Mais finalement l’auteur nous donne les ficelles sans trop tarder (avant que le lecteur s’énerve pour de bon et envoie valser le bouquin 🙂 ).
Après, bien sûr, l’aspect surprenant d’un thriller c’est toujours assez subjectif, ça dépend de vos lectures, mais sincèrement je pense que celui-ci pourrait plaire à un grand nombre, parce qu’il n’est pas mal ficelé du tout, Thilliez aime nous perdre dans les détails et intrigues « secondaires », fait intervenir les personnages comme il faut, et crée une atmosphère qui retient l’attention du lecteur en lui dévoilant des choses petit à petit ! Je n’ai pas noté de temps mort dans l’histoire ; le fait d’avoir plusieurs pistes de réflexion et de questionnement nous permet d’avoir toujours quelque chose à cogiter, à déduire, à observer sans savoir quoi en faire tout de suite. J’ai plusieurs fois pensé à Grangé, autre auteur de thrillers français, à cause de la recherche d’identité d’Alice – son passé, son présent, qu’est-ce qui lui échappe exactement ? Cependant c’est assez rare que je devine grand chose dans les Grangé, alors qu’ici en même temps que de me faire tranquillement illusionner par Thilliez j’ai aussi pu récolter pas mal d’indices et avoir l’impression de pouvoir moi aussi faire ma petite enquête ! Le côté psychologique est très important, même s’il y a de l’action, on est sans cesse en train de remettre en question ce que l’on sait, ce que l’on sait vraiment, ce que savent les différents personnages ou ce qu’ils se contentent de relater.
Dans ce livre on suit donc principalement Alice, qui est suivie par un psychiatre (= mise en doute dès le départ d’un certain nombre de choses bwahahahaha), et dont l’existence déjà perturbée bascule un peu plus à cause d’évènements inexpliqués. A côté on suit le docteur Luc Graham, son praticien, mais également Julie, une assistante sociale en psychiatrie, qui a trouvé un homme nu en état de catatonie. J’ai de manière générale beaucoup aimé les personnages, même si je me suis plus facilement identifiée à certains qu’à d’autres. J’aurais aimé avoir un chouïa plus de détails sur Mirabelle, toutefois. Vu leur nombre relativement limité (ce qui permet d’avoir une histoire qui sonne de manière assez réaliste, et des interactions entre eux renforcées tout au long du livre, je ne m’en plains pas !), j’ai fini par identifier le meurtrier avant le dénouement – mais bon c’était pas trop gênant c’était vraiment sur la toute fin du livre, et il restait d’autres questions à résoudre !
Donc voilà, première rencontre avec Frank Thilliez, et j’espère bien qu’on se reverra encore ! 😀
Chroniques d’ailleurs : Le Boudoir des Livres, Lectures Trollesques, Pouvoir des MotsPlaisir de lire, Les mots de Mélo

Les Salauds Gentilshommes, T.2

Titre du tome : Des horizons rouge sang. De Scott Lynch. 2008. Roman d’aventures sauce fantasy. COUP DE COEUR.
Titre original : Red Seas under Red Skies
horizonsRésumé : « Locke Lamora, l’ancienne Ronce de Camorr, et son comparse Jean Tannen ont fui leur cité natale. Ils ont embarqué à bord d’un navire et gagné la cité-État de Tal Verrar, où ils prévoient bientôt de réaliser leur forfait le plus spectaculaire : s’attaquer à L’Aiguille du péché, une maison de jeu réservée à l’élite et voler son incommensurable trésor. Il n’existe qu’une façon de s’approprier l’argent de cet établissement: le gagner aux divers jeux qu’il propose à ses clients. Un domaine que Locke et Jean croient connaître sur le bout des doigts. Mais, une fois encore, les deux compères se retrouvent embringués dans des aventures imprévues… et devront se frotter à la flotte pirate de la redoutable capitaine Zamira Drakasha. Une véritable sinécure pour des voleurs qui ne distinguent pas bâbord de tribord ! Et pendant ce temps, les Mages Esclaves fomentent leur revanche contre celui qui les a humiliés et croit avoir échappé à leur châtiment: un certain Locke Lamora. »
AAARGH. Encore 5 tomes pour arriver au bout, et l’auteur ne nous ménage pas ! On a toujours quelques infos au compte-goutte sur la jeunesse des personnages – mais moins que dans le premier ; et on sait aussi qu’il reste quelques années de leur apprentissage dont on ne sait rien, mais qui pourraient être importantes en un sens… (ou pas, et c’est moi qui extrapole).

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Le Paradoxe de Vasalis

De Raphaël CARDETTI. 2009. Policier/Thriller. Bonne lecture, tout à fait divertissante !
A lire ensuite, avec les mêmes personnages :
Le Sculpteur d’âmes (2010)
paradoxe1Résumé : «  »La Fondation Stern, ses chefs-d’œuvre et ses secrets, vous ouvrent leurs portes… »
Depuis qu’elle a été licenciée du Louvre, Valentine n’a plus de restauratrice d’art que le nom. Loin des œuvres des grands maîtres, elle est désormais réduite à redorer des croûtes et à gâcher son talent. C’est du moins l’avis du mythique Elias Stern, collectionneur d’art de renommée internationale, qui décide d’embaucher la jeune femme au sein de sa fondation. Car il sait que seule Valentine pourra restaurer le palimpseste qu’il vient d’acquérir… et peut-être révéler ainsi un texte interdit du XIIIe siècle qui a valu à son auteur – Vasalis – de finir sur le bûcher.
À mesure qu’elle se penche sur ces pages maudites, c’est tout un monde que Valentine découvre. Confrontée aux érudits de l’illustre Sorbonne comme aux pires trafiquants d’art, elle comprend qu’elle a mis le pied dans une fondation à l’image de son créateur : puissante, mystérieuse, et qui semble tirer toutes les ficelles… »
La première chose à savoir pour pleinement apprécier cette lecture, c’est le côté très divertissant, léger, du ton. ça se lit vraiment très bien. J’ai eu l’impression de me coller devant une série policière, assaisonnée vaguement de Dan Brown pour ce que j’appellerais le côté « spectacle ». Pourtant je classerais plutôt cet ouvrage dans le « policier » que dans le « thriller », parce qu’au final les crimes et intrigues sont intimement liés au domaine de l’art, et mis à part quelques pages d’hémoglobine et cascades plus dignes d’un film d’action que d’un grand thriller, le ton reste assez terre-à-terre, très français de mon point de vue.
J’ai globalement bien apprécié les personnages, même si à la fin du livre on sent que certains auraient mérité à être plus développés. L’héroïne m’a été suffisamment sympathique pour que je puisse suivre l’histoire sans être agacée, même si je n’ai pas à proprement parlé « craqué » sur elle non plus. En même temps l’histoire alterne entre différents « groupes » de personnages, et c’est assez intéressant car cela permet au lecteur de lever le voile un peu plus vite que les « héros », d’avoir divers aperçus des antagonistes – comme cela se fait assez souvent dans les romans policiers.
Par contre j’ai bien aimé cette incursion dans le milieu de l’art (peinture et esquisses essentiellement), qui a été relativement douce même s’il y a quelques références que je ne connaissais pas. Le fait que Valentine soit restauratrice donne un côté très pratique, assez original, à l’approche du thème, loin d’autres romans que j’ai pu lire qui l’abordaient par le côté ésotérique ou policier.  Justement, puisque j’aborde le sujet, et contrairement à ce que peut quelque part laisser supposer le résumé, il ne s’agit pas d’un roman dit ésotérique : l’intrigue reste tournée sur les motifs d’argent, de politique… Bien sûr le mystère est parfois au rendez-vous, mais l’auteur reste plutôt focalisé sur le côté rationnel des choses.
Un roman policier qui traite des aspects les plus sombres et tordus du monde de l’art, qui ne casse pas des briques mais n’a pas de véritable défaut non plus. Un très bon livre pour se distraire !
NB : Il s’agit du premier tome d’une série. Le deuxième livre, « Le Sculpteur d’âmes« , reprend Valentine, la Fondation, etc. – d’où une explication du faible développement de certains personnages.

Les Salauds Gentilshommes, T.1

Titre du tome : Les Mensonges de Locke Lamora. De Scott Lynch. 2007. Très bonne lecture malgré un début poussif.
Titre original : The Lies of Locke Lamora.
 7 tomes sont prévus au total.
lockelamoraRésumé : « On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire… Entre Oliver Twist, Il était une fois en Amérique et Arsène Lupin, les aventures d’un audacieux criminel et de sa bande de fripouilles ! »
Déjà plusieurs fois que j’entends parler de cette série en bons, voire excellents termes. Je dois dire que je ne me fie pas à tout les yeux fermés, car j’ai déjà eu de sacrés cassages de dents sur des livres présumés « originaux, modernes, excellents, un futur classique » – que personnellement je ne peux pas lire, même en me forçant (Catherine Dufour : Blanche-Neige et les Lance-Missiles ; G. R. R. martin : Le Trône de Fer). Finalement j’ai décidé de le « tester », vu que la 4e de couv’ m’a plutôt fait bonne impression, et qu’une de mes bonnes résolutions de cette année est de lire des choses qui ne m’attirent pas forcément au premier passage (mais pas que :p).
Le début était un peu fouillis, avec quelques passages descriptifs bien ratés – c’est là que mon homme a décidé d’abandonner, parce qu’il n’arrivait pas à se représenter le cadre d’une embuscade. Je ne peux pas lui reprocher. Moi qui m’embête moins avec ce genre de détails, ça m’a un peu gênée au passage, mais le livre n’est que peu basé sur les descriptions de l’environnement. Ses points forts sont plutôt les personnages et les dialogues, sur fond d’intrigues. Du coup j’ai simplement occulté le fait que je ne pouvais pas moi non plus dessiner la scène (même mal) et j’ai continué, jusqu’au moment où la lecture est plus ou moins subitement passée de « distrayante » à « intéressante ». Les personnages à ce moment deviennent aussi plus complexes (on en a appris assez sur eux), et la véritable intrigue de ce premier tome s’avance.
La deuxième moitié du livre m’a laissé une très bonne impression. Intrigue bien tournée, aventures et entourloupes en série, méchants pas trop idiots et bien antipathiques, personnages qui ont de la classe et du répondant… Tout ce à quoi je m’attendais d’après le résumé. C’est moins (beaucoup moins) classe que du Pevel concernant le phrasé et le vocabulaire, ainsi que le cadre, mais dans l’ensemble le style est plutôt très bon, en tous cas de ce que j’ai lu en fantasy.
Un bon roman bien tenu. J’attends la suite.
NB : QUOI ? 7 TOMES ? Nan mais faut qu’ils arrêtent, là –‘. J’aimerais bien tomber sur des « one shots », en fantasy. Des bons. A croire que ça devient impossible. Les séries c’est chiant, ça ne me convient pas du tout : il faut qu’ils aient tout à la médiathèque, ou que la parution suive bien, ce qui est rarement le cas, ensuite se battre avec les autres utilisateurs pour avoir les derniers tomes… Beaucoup trop de facteurs qui peuvent faire qu’un jour j’arrête de les lire, si je n’accroche pas un max à l’histoire, aux personnages… et encore faut-il que je me souvienne à peu près de ce qui s’est passé la dernière fois que j’ai eu un tome entre les mains. –‘
Critique du tome 2

 

Chroniques d’ailleurs : The Library at Hurtfew

La Croix des Assassins

De Éric Giacometti et Jacques Ravenne. Thriller ésotérique. Bonne lecture, facile à lire, et plutôt intéressante.
croixassassinsRésumé : « Une nouvelle race de tueurs a vu le jour, des initiés qui ne connaissent plus la douleur, ni physique ni morale. Des élites, patrons de multinationales et hommes politiques, qui ont abandonné toute humanité pour s’emparer du pouvoir suprême. Ce sont les membres de la loge Kadosh Kaos. Ce sont des Assassins… Quand la franc-maçonnerie découvre l’existence de cette loge sauvage, le commissaire Antoine Marcas est choisi pour infiltrer ce groupuscule qui ne cesse de s’étendre. Mais ce que Marcas ignore, c’est qu’il va devoir affronter un terrible secret séculaire que se sont disputé, dans le sang et le feu, les Templiers et la secte musulmane des Assassins. Jamais une mission n’aura mené le frère Marcas aussi loin. Car il devra, lui aussi, accepter de suivre la Croix des Assassins… Dans cette nouvelle aventure du commissaire Marcas, Giacometti et Ravenne révèlent une fois encore les liens occultes de l’Histoire et de la franc-maçonnerie – deux univers qui n’ont plus aucun secret pour eux et grâce auxquels ils ont définitivement renouvelé le genre du thriller ésotérique. »
Sous le vernis ésotérique se cache un bon thriller. Loin de refléter le côté théâtral du résumé officiel, le ton est assez léger, et tourne sans hésiter certains clichés en dérision. Le style est vif, l’intrigue organisée et assez prenante ; on entre effectivement (ou ce semble-t-il, je ne suis pas spécialiste) dans l’univers quotidien des francs-maçons, qui sert de cadre à l’histoire, et ses dérives, qui servent d’intrigue. Je n’ai ni très bon point ni très mauvais point à attribuer à cet ouvrage. La fin était bonne, sans plus, je n’ai pas eu ni de grosse surprise ni de réelle déception, mais par contre j’ai trouvé que c’était une bonne lecture d’approche du milieu de la franc-maçonnerie, que je ne connaissais que d’après un exposé scolaire (pas de moi). Les passages historiques m’ont parfois semblé un peu longuets, surtout qu’on ne voit pas tout de suite le lien avec l’intrigue contemporaine, mais ça allait quand même. La fin n’est pas extraordinaire mais j’ai lu bien pire. Les auteurs ont écrit d’autres livres ensemble, j’irais y jeter un œil à l’occasion. Le vrai petit plus du livre, ce sont les annexes à la fin, avec sources et sites* recommandés, et points résolument fictifs (ou disons défendus par une minorité qui se sent plus ésotérique que le reste).
* site non cité dans la biblio : http://www.miviludes.gouv.fr/ (lutte contre les dérives sectaires)

Gótico

De Rafael Ábalos. 2011. Roman jeunesse hybride*. Excellente lecture.
Titre original : Kôt, 2007
*Roman jeunesse « inclassable », regroupant intrigue policière, fantastique, et occultisme sur fond historique.
gotico
Résumé : « Un vieil homme s’éveille sans mémoire dans un cachot médiéval. Une neurologue est retrouvée morte, le mot KôT marqué au fer rouge sur la main. Nicholas et Beth, deux lycéens brillants doivent résoudre des énigmes qu’on leur envoie par e-mail. Rien de commun à ces trois évènements, pourtant ils sont liés par un ténébreux secret qui peut changer le cours du monde… »

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