The Curious Incident of the Dog in the Night-time

De Mark Haddon. Vintage, 2004. Roman jeunesse. Très bonne lecture. [272 p.]

Titre français : le Bizarre incident du chien pendant la nuit, 2005.

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Résumé : « Qui a tué Wellington, le grand caniche noir de Mme Shears, la voisine? Christopher Boone, « quinze ans, trois mois et deux jours », décide de mener l’enquête. Christopher aime les listes, les plans, la vérité. Il comprend les mathématiques et la théorie de la relativité. Mais Christopher ne s’est jamais aventuré plus loin que le bout de la rue. Il ne supporte pas qu’on le touche, et trouve les autres êtres humains… déconcertants. » (Source : Babelio, édition Pocket)

 

J’avais repéré depuis un bon moment ce livre, qui est sorti lorsque j’étais en début d’études universitaires et qui a tout de suite été encensé par les critiques. J’aurais été plus jeune peut-être serait-je allée le piocher dans le CDI par curiosité. La médiathèque de la ville, où j’allais à ce moment, offrant largement plus de possibilités de lectures, notamment en termes d’imaginaire – ce qui m’intéressait plus – j’ai délaissé ce roman « pour ados » (naaan désolée c’est pas du YA :p), qui parlait en plus d’un gamin un peu dérangé (j’en vois un qui rigole dans le fond !). Bref, pas ma tasse de thé de prime abord.

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Anne… la maison aux pignons verts

De Lucy Maud Montgomery. France Loisirs (Julliard), 1987. Très bonne lecture. [278 p.]
Titre original : Anne of the Green Gables, 1908
annegreengablesRésumé : « Dans l’île du Prince-Edouard près du golfe du Saint-Laurent, Marilla,— une vieille fille un peu acariâtre, —vit avec son frère Matthew. Ils décident d’adopter un orphelin pour les aider à la ferme. Sur le quai de la gare, le petit garçon attendu se présente sous les traits d’une fillette à la chevelure flamboyante, au visage constellé de taches de rousseur et aux grands yeux verts pétillants. Anne,— cette enfant douée d’une imagination poétique exceptionnelle,— est d’abord accueillie à contrecœur par Marilla. Mais, peu à peu, elle va réussir à capter l’affection de ces deux célibataires endurcis. Ils apprendront avec elle à s’émerveiller devant la nature, à jouir de la magie des mots, à rire de leurs propres manies… et tout simplement à vivre.« 
J’ai découvert avec Lucy Maud Montgomery un classique à côté duquel j’ai pourtant bien failli passer ! Il aura fallu une fois de plus des bavardages avec Lynnae pour que j’attrape ce livre alors que je passais devant lors d’un don public de livres (chose rare s’expliquant par le surplus d’une association dédiée à la lecture), un peu par hasard.
Ce roman se présente comme beaucoup d’autres plus ou moins classiques de la fin du XIXe / mi-XXe : les aventures familiales, parfois extra-familiales (pas trop ici), d’enfants dans un environnement socio-culturel particulier, raconté de façon optimiste et humoristique, avec quelques accents dramatiques selon les livres et auteurs. C’est assez différent de la littérature jeunesse actuelle, entre autres à cause du temps qui nous sépare et donc également du langage et des codes utilisés.

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Journey to the River Sea

D’Eva Ibbotson. 2001. Roman aventure jeunesse. Excellente lecture. [295 p.]
Titre français : Reine du fleuve
Résumé : « The girls in Maia’s class told her what to expect when she reached the Brazilian jungle.’There are huge mosquitoes which bite you. »You turn as yellow as a lemon and then you die.’ But Maia, an orphan, can’t wait to start the long sea voyage. She is to begin a new life with relatives she has never met, a thousand miles up the Amazon river. And Maia’s classmates could never, even in their wildest dreams, imagine the adventures that await her on the shores of the River Sea. »
Waouh. Eva Ibbotson vient de rejoindre Morpurgo et Ruiz Zafon sur l’étagère des Fabuleux Auteurs Jeunesse (parmi ceux que j’ai lu suffisamment récemment pour que je me souvienne à quel point ils sont génialissimes – je suis probablement tombée sur des perles entre mes 7 et 10 ans sans me souvenir des auteurs).

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Je suis une fille… ou pas.

Depuis que je suis arrivée sur la blogosphère j’ai commencé à m’intéresser aux sujets, discussions et débats autour du féminisme, du genre, et de tout le tintouin. C’est somme toute assez nouveau pour moi, je n’ai pas d’activistes dans la famille ni ne suis militante en quoi que ce soit moi-même… ou plutôt c’est ce que je croyais avant de lire un certain nombre de choses avec lesquelles je me suis retrouvée forcée de tomber d’accord, voire dans lesquelles je me suis retrouvée complètement. Je me considère donc comme une semi-féministe, même si au moins 3 articles m’ont déjà clamé que ça n’existait pas, avec arguments à l’appui (que visiblement je n’ai toujours pas compris ou accepté entièrement – laissez-moi faire mon chemin analytique, bordel :p).

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The Old Man and the Sea

De Ernest Hemingway. 1952. Roman. Très bonne lecture.
Titre français : Le Vieil Homme et la mer.
oldmanRésumé : « Set in the Gulf Stream off the coast of Havana, Hemingway’s magnificent fable is the story of an old man, a young boy and a giant fish. In a perfectly crafted story, which won for Hemingway the Nobel Prize for Literature, is a unique and timeless vision of the beauty and grief of man’s challenge to the elements in which he lives.« 
L’histoire d’un vieil homme qui part pêcher et attrape un poisson, dit comme ça je ne trouve pas l’intrigue très emballante… Et effectivement, si vous cherchez un livre trépidant, plein d’action et de péripéties pour la semaine, il vaudrait mieux remettre cette lecture à plus tard ;).
Toutefois, et heureusement, cet ouvrage a des points particulièrement forts ! Cela n’a pas été un coup de cœur pour moi, et pourtant c’est la deuxième fois que je le lis, moi qui d’habitude ne lis que peu ce genre de littérature qui somme toute ne fait que raconter le quotidien, qu’il soit proche de nous ou lointain. Pourtant j’y suis retournée par envie car je me souvenais que, près de 10 ans plus tôt, ce livre m’avait bluffée.
Mon premier argument en sa faveur est que le livre est court : 99 pages dans cette édition, qui est de format moyen et écrit assez gros, donc entre 70 et 120 pages je pense selon les autres éditions. Une grosse nouvelle, ou un court roman, encore que personnellement je le trouve plutôt construit comme une nouvelle. Une bonne raison donc de tenter la lecture !
De plus cette longueur limitée donne plus de force à ce que l’auteur y raconte, et lui permet de prendre son temps sur des détails, des petites choses… Et c’est là le deuxième, très gros, point fort que je trouve à ce livre : sous des dehors de petite histoire assez simple, Hemingway aborde en fait plein de choses, toutes ces pensées, et également les souvenirs du passé, les repères du présent, les émerveillements et ressentis présents dans la tête de cet homme seul au milieu de l’océan, accompagné du poisson énorme et magnifique, qu’il a ferré presque par hasard. Plus l’histoire avance et plus l’homme est en position de faiblesse, physique et morale, même si l’histoire comporte quelques retournements de situation – et plus on a le droit à une incursion dans sa tête, dans la mer qui a toujours fait partie de sa vie, dans la souffrance physique qu’il éprouve, et dans la pêche qui pour ce personnage représente bien plus qu’un moyen de se nourrir.
Encore un petit argument pour finir de vous convaincre d’un jour ouvrir ce livre ? Le style de l’auteur est très abordable, très explicite. Les phrases et paragraphes sont très fluides, et on se retrouve à la fin sans y avoir vraiment pensé.
Un classique très abordable, à la fois poignant et magnifique.
Chroniques d’ailleurs :  Des lires des toiles