Imaginales 2016

affiche_imaginales16Fin mai, comme chaque année, je me réserve le week-end pour aller aux Imaginales à Épinal, seul salon de l’imaginaire que je visite pour le moment pour des questions de proximité géographique. (Et puis c’est vachement bien)

Cette année ça a été un peu la course car nous étions en plein déménagement, de telle sorte que nous avons finalement emménagé le week-end juste après les Imaginales – ce qui veut dire moins de temps à la fois pour s’organiser pour le festival, moins de temps pour lire avant et après…

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Imaginales 2014

Comme chaque année ou presque depuis quelques temps (en fait j’ai mis au moins 3 ans après mon arrivée à Nancy à me décider à bouger d’à peine 60 bornes), je me réserve un peu de temps pour sortir voir des auteurs, les nouveautés, et flâner dans les environs et lieux sympathiques des Imaginales d’Épinal !

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Petite présentation du festival en lui-même
Comme leur nom l’indique plus ou moins, les Imaginales sont focalisées sur les littératures de l’imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique et tous leurs dérivés (uchronie, dystopie, bit-lit, anticipation, romance surnaturelle), contes et légendes. On peut également y trouver quelques romans historiques, ésotériques, romans policiers et même un poil de contemporain ou philosophique lorsque les auteurs sont diversifiés dans leurs travaux !
Le centre du festival reste la « Bulle du livre », le chapiteau où sont parqués installés les auteurs (je plaisante, hormis les inconvénients d’être assignés à une place limitée et les problèmes de température du chapiteau ils n’ont pas l’air trop maltraités 🙂 – je l’espère du moins !) et les stands des petits éditeurs (l’Homme Sans Nom, le Chat Noir, La Clef d’Argent malheureusement absente cette année car sur autre festival, Rebelle, Rebelyn (je n’ai pas pu m’empêcher de rire en remarquant la similitude) et associations diverses (Elbakin), un coin bouquiniste de Fontenoy-la-Joûte (village du livre), d’autres bouquinistes dont je n’ai pas retenu le nom, des illustrateurs… Autour de cette Bulle on trouve un local avec expositions et espace de conférence (et les toilettes !), les deux Magic Mirrors qui accueillent aussi discussions et conférences, et quelques autres tentes plus petites avec d’autres exposants (jeux de société/cartes/rôle, GN, acteurs du climat/écologiques locaux).
Outre les auteurs et autres personnes du monde du livre vous croiserez peut-être des échassiers, individus peinturlurés (pourquoi ne voit-on que des femmes, d’ailleurs ?), reconstituants historiques, visiteurs costumés…
Pour le moment (mais je pense et j’espère que ça restera le cas), c’est un festival assez petit, où l’on a globalement la place de circuler (sauf samedi et dimanche après-midi où ça devient un peu trop achalandé à mon goût), le temps de discuter avec les exposants et auteurs, que l’on peut apprécier par petites touches ou embrasser entièrement. Le fait que ça se passe à moitié en plein air (le Cours est un parc sur les bords de la Moselle) le rend également plutôt convivial, accessible à tous, sympathique et gratuit.
(Je n’ai pas pris de photos du festival cette année, j’étais plus focalisée sur la rencontre en elle-même !)
Samedi 24 mai
Un jour nous a pour le moment toujours suffi pour profiter de ce festival : nous n’allons en général pas aux conférences ou débats (ou rarement, et juste à une ou deux), et nous sommes suffisamment proches pour faire l’aller-retour dans la journée. De toutes façons en général l’un de nous travaille la semaine ce qui nous empêche d’y aller plus tôt, et franchement je crois qu’on apprécie aussi tous les deux d’avoir le dimanche « tranquille »(puisqu’on préfère y aller le samedi parce qu’il y a plus de choses ouvertes en ville et que c’est plus pratique pour les transports !), ce qui fait que je doute fortement d’avoir un jour une motivation suffisante pour passer la nuit là-bas et recommencer le lendemain. 🙂
8h20 : Nous quittons mon homme et moi Nancy à bord d’un TER. Une petite heure de trajet plus tard nous arrivons en gare d’Épinal, où beaucoup d’autres gens descendent aussi ! On sent qu’il est encore tôt et qu’on est le week-end, c’est assez tranquille. Il fait un peu frais, j’espère que le ciel va se dégager pour que le soleil puisse me réchauffer – j’ai changé au moins quatre fois d’avis sur comment m’habiller tellement le temps se montre changeant depuis le début de la semaine ! Finalement, au diable les idées d’habillage « cool » ou un peu chic, j’ai enfilé un haut à manches longues rouges avec mon sweat/veste Zelda (vert bouteille à capuche avec un symbole du jeu dans le dos – triforce avec des ailes, je crois – acheté à la dernière Anim’Est) par-dessus. C’est sans doute loin d’être hype, mais au moins j’ai relativement chaud et me sens à l’aise. Je jetterai de nombreux coups d’œil appréciateurs aux gens costumés par la suite, mais continuerai à ne pas regretter de ne pas être habillée de même dans certains cas !

sweat

10h environ : arrivée sur le Cours – nous nous dépêchons d’aller voir le bouquiniste à l’autre bout du chapiteau, l’année dernière on m’avait dit que j’avais raté de belles choses ! Finalement je prends un essai sur la fantasy, pour me rendre compte que c’est surtout une liste de titres avec leurs résumés et le reposer. Mon homme pondère sur les Lames du Cardinal de Pevel (qu’on a déjà lues), en jolies couvertures et format poche – mais il n’y en a que deux sur trois. Je remarque également un titre de la « trilogie cosmique » de C.S. Lewis (que j’ai déjà lue) – mais seul, et en français. J’essaye au maximum, pas seulement pas principe mais par intérêt, de lire les auteurs anglophones en VO. Du coup je rejette tout un tas de titres que j’ai pourtant envie de lire.
Je traîne près du stand des éditions de l’Homme Sans Nom mais ne me décide toujours pas à sauter le pas. Un ou deux auteurs m’abordent de manière très enthousiaste, et bien sûr ce ne sont pas ceux sur les bouquins de qui je bave le plus ^^’. Situation gênante pour moi, je ne suis pas convaincue par leurs résumés, ni par les critiques que j’ai lues, je n’ai pas l’intention d’acheter mais déjà de me faire convaincre de simplement lire ces œuvres !… (oui je suis chiante en tant qu’acheteuse je sais ce que je veux et aussi ce que je veux pas, et je traîne ma reluctance comme un alien au milieu des shoppeurs en délire ! :p) J’accepte un marque-page de Céline Landressie, qui a l’air très gentille. Je relis ce fichu résumé (Rose Morte) pour au moins la 4e fois,… mais non. J’aurais peut-être dû attaquer de front comme j’avais fait avec Guibé l’année dernière (sans savoir que c’était lui ! ^^ – dernière partie de l’article en lien) par rapport à mes réticences et visions de certains livres, donner une chance à l’auteur de me fournir des détails, son but, etc. (ce qui n’aurait peut-être rien changé mais aurait sans doute pu au moins donner une conversation sympathique :)) Mais cette année il faut croire que j’avais moins d’énergie à revendre, ou que je n’en avais pas suffisamment pour affronter 6 auteurs alignés sur deux mètres – ils semblaient tous très soudés ! ^^’ Du coup je me suis barrée avec son marque-page (que je n’ai pas encore dû sortir du sac d’ailleurs, je ne le vois pas avec les livres).
A l’inverse je suis un peu triste de ne pas trouver la Clé d’Argent (à mon commentaire sur Facebook ils me répondent que 1. c’est un peu cher les Imaginales pour eux et 2. ça commence à être trop orienté ado pour leur ligne éditoriale. Je réfute bravement cette dernière affirmation même si je vois de quoi ils parlent ; mais si ça devait vraiment prendre cette tournure je perdrais pas mal d’intérêt au festival !), je me rabats sur leurs collègues de Malpertuis, avec qui je papote des Grands du fantastique du XIXe / XXe – quelle joie de croiser des gens qui ont lu et adoré Hodgson ou Sheffield ! 😀 Je remarque une réédition du Roi en jaune de Chambers – un classique qu’il faudrait que je lise !
Finalement la matinée se passe entre tour de la Bulle, repérage des auteurs, tour des stands autour, retrouvailles avec Lynnae, retour au coin bouquiniste, et quelques discussions avec les exposants. Je n’ai rien trouvé qui me plaisait, tant mieux pour mon porte-monnaie. Mon copain a lui craqué sur la BD de Bilbo le Hobbit (occas), et se félicite d’avoir trouvé le tome 2 de la Mallorée d’Eddings dans l’édition qu’il nous fallait (série achetée d’occasion il y a quelques années, lue en entier grâce à la médiathèque pour le tome manquant). Nous guettons Pierre Pevel mais il n’est pas là ! Sans doute en conférence, il est pas mal demandé. Je croise aussi Méli du Bazar de la littérature, que j’irais saluer un peu plus tard dans la journée.

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Je passe aussi un très bon moment avec un auteur-éditeur qui vend une technique d’écriture basée sur l’analyse de grands auteurs, et aussi de gens que je ne connais pas. Il m’hameçonne au passage alors que je regarde les couvertures des 3 livres du stand, curieuse mais pas du tout tentée d’acheter (99% de ma vie). Il se lance dans un speech commercial à base de « vous écrivez ? (« un peu ») Fabuleux, ce livre va vous blablablabla » – puis je lui dit qu’autant me baser sur Hugo, pourquoi pas (encore que…) mais Flaubert j’ai détesté (« ah ») [encore que ce soit l’histoire qui m’ait déplu, je ne me souviens pas de son style en fait], mais bon heureusement il y a aussi un tas d’auteurs entre les deux, n’est-ce pas ? (« ah une connaisseuse »)[lol] Il me fait rire à deux ou trois reprises mais il se rattrape très bien et finalement nous partons à discuter de plein d’auteurs – il tente de m’impressionner avec R. E. Howard (en tous cas j’en ai eu l’impression) – hélas monsieur vous parlez à une rôliste et fan de Lovecraft et d’autres vieux auteurs et je m’intéresse à ce qu’il y a autour, vous ne m’aurez pas (complètement) sur ce terrain ! :p Je ne lui ai pas dit tout ça, mais cette situation m’arrive fréquemment. J’aime particulièrement le moment où la personne en face se rend compte que oui, je veux bien discuter, mais que non, je ne suis ni dupe ni impressionnée parce que je partage ses connaissances et repères, cet instant où les limites du « jeu » tombent et où je sens que le discours prend un ton plus naturel, où un certain respect mutuel prend le pas sur le numéro de départ !
Pour déjeuner, après maints bourlinguages dans la ville (trop cher / fermé / non pas ça), nous nous rabattons sur la brasserie Léopold, dans la galerie commerciale. Ce que nous commandons n’est ni fabuleux, ni mauvais – correct. Par contre le buffet de desserts à volonté c’est nul, ça m’incite à trop manger (pour en goûter plusieurs) !! :p En repassant par d’autres quartiers de la ville nous remarquons le Pizza’telier, une pizzeria pas loin du cours, qui présente bien, et avec des prix sympas : à noter pour la prochaine fois, ça nous inspire !
Après le repas (et la promenade digestive appréciable), tour des tentes adjacentes à la Bulle du Livre, nous croisons aussi des connaissances, puis partons pour les dédicaces proprement dites. Les auteurs sont revenus de déjeuner et des conférences – pour la plupart, et les visiteurs affluent en masse ! J’avais traîné un peu près des emplacements de Fabien Clavel et Thomas Geha, je repartirai finalement sans aucun de leurs bouquins ni sans avoir vraiment discuté avec eux (quand je n’ai rien ou quasiment rien lu je ne sais parfois pas comment aborder les auteurs…:/). Pareil pour Christopher Priest, sauf que mis à part le Prestige, aucun de ses livres ne m’a trop attiré… Après être retournés auprès de Pevel, mon homme se rend compte que le format poche des Lames est en vente en neuf, du coup on retourne chez le bouquiniste – qui n’en a plus qu’un. Tant pis, on complètera. Je traîne près du stand des éditions « Bord des Continents », qui font de très jolies choses illustrées par Sandrine Gestin. J’hésite beaucoup sur un carnet d’adresses… mais il est en même temps un peu grand et trop fin. Le côté « pratique » manque de certains éléments incontournables pour moi, en opposition avec la finesse et l’éclat des dessins ! Les carnets me paraissent trop beaux et je ne sais pas trop quoi en faire. Je ne voudrais pas utiliser un carnet relié et avec une couverture en carton fort pour écrire des bêtises dedans. Du coup je repars sans rien, sous l’œil un peu ébahi de mon copain qui m’a vue pousser des cris de joie à la vue des dragons quand on est arrivés en face du stand ! Il y avait de jolis packs de correspondance, mais là aussi quelque chose ne m’allait pas. Côté esthétique – 0 Côté rationnel – 1. Je craque rarement sur quelque chose de « juste joli » si l’objet est censé avoir un côté pratique et que je n’y trouve pas mon compte, c’est presque maladif.

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Après avoir été saluer Pevel et fait dédicacer les trois tomes des Lames, nous arrivons finalement à faire dédicacer un livre de Pierre Bordage (qui n’était pas là, puis avait du monde, et Yann lisait tous les résumés des livres présents afin d’en choisir un, ce qui lui prenait du temps), puis je vais voir Fabrice Colin, je prends un recueil de nouvelles – ce qui me changera de ses livres jeunesse ! 🙂 – je discute un peu mais pas trop car il y a du monde derrière. J’emporte aussi le catalogue de sa nouvelle maison d’édition, Super 8, qui propose des titres très alléchants ! Je regrette un peu qu’il y ait autant de monde, j’aurais bien discuté plus longuement avec lui des livres que j’ai lus, de ce qui m’a plu ou interpellée, mais la file d’attente est relativement longue derrière moi, alors ce sera pour une autre fois.

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Entre-temps nous avons poussé jusqu’à l’avenue de Provence pour faire un tour au Temple maçonnique, qui proposait aussi des conférences. Comme nous arrivons en plein milieu d’une, justement, nous sommes priés d’attendre dans la « salle humide » – je ne me souviens plus d’où ni pourquoi ça s’appelle comme ça bien que j’aie croisé le terme au cours de mes lectures, et mon homme ne relève pas non plus (mais il n’a pas l’air super à l’aise que je l’aie traîné dans ce lieu peu commun ! :p). Par contre il est vaguement déçu de ne trouver qu’un genre de cafétéria / salle d’attente type foyer municipal, avec peu de symboles ésotériques (sauf sur le fronton des portes, ce qui est mine de rien une symbolique très forte ! :)) ou de decorum exotique. Je regarde les photos formant une exposition sur Cuba qui ornent les murs autour de nous. Cet endroit est très paisible, je bouquinerais bien ici. Après la foule de la Bulle du Livre ça me fait beaucoup de bien de me retrouver dans un endroit plus tranquille, où je peux sentir la fraîcheur des pierres du bâtiment (j’adore les minéraux, leur toucher et leur odeur, un truc de fou !).
Quand nous sommes de retour dans le chapiteau, j’arrive enfin à retrouver Lynnae – que nous n’avions plus recroisée depuis le midi ! Un peu de papotage encore, et c’est le moment de sortir du festival : nous en avons marre (fatigue + afflux de gens trop important qui commence à m’oppresser + objectifs atteints !) tous les deux, et si nous voulons être à la maison avant 8h du soir il va falloir quitter Épinal…
La prochaine fois, je me fabriquerais peut-être un badge, j’ai vu que certains bloggeurs en arboraient et ça me ferait plaisir de croiser les gens du coin (ou déplacés pour l’occasion), même si ce n’est que pour 5 minutes ! 🙂
Je prends toujours autant de plaisir à me promener dans ce festival et à y croiser des gens sympathiques. A l’année prochaine, très probablement !

 

Imaginales 2013 [préparation en cours]

Imaginales 2013Je vais sûrement y faire un tour le samedi, je viens donc de Nancy, probablement le matin. Je me demandais si d’autres bloggeurs/euses y allaient aussi, et si vous vouliez qu’on s’y retrouve ? Je n’ai pas encore vu toute la liste d’auteurs de cette année, et donc les détails techniques sont encore tous à confirmer, bien sûr. Mais bon, les Imaginales… c’est toujours un moment fort de l’année pour moi, vu que c’est le seul festival de l’imaginaire présent suffisamment près pour que je puisse y assister quasiment à chaque fois, depuis quelques éditions :).

Lien

Petit rappel : le festival d’Angoulême se tient chaque année dans la ville du même nom pour célébrer, faire connaître et discuter la bande dessinée. Depuis quelques années elle s’est ouverte – marché et lectorat important en France oblige – au manga, et il me semble que le comic américain y a également sa place, aux côtés des classiques franco-belges mais également de la BD moderne, qui est pour le moment toujours un de mes points faibles question connaissances et lectures ^^’

Je suis tombée sur cet article d’un autre blogger, ce matin, relayé par un de mes contacts Facebook.

Quand Angoulême déprime les bédéphiles

Je me sens frustrée pour les deux « vainqueurs ». Je me demande comment il n’y a pas eu de tollé si tout le monde était au courant. Je trouve que c’est un bon moyen de pourrir un festival, auquel je n’ai jamais pu assister mais qui garde une certaine renommée, un certain prestige. C’est LE festival de la BD en France, ça fait plusieurs années que ça tourne bien, que ça attire une foule de gens… C’est juste triste de voir ce genre de coulisses.

Il y a deux ans quand je suis allée aux Imaginales (salon littéraire axé sur les littératures de l’imaginaire, plutôt romans que BD ou livres illustrés) à Epinal, ils avaient axé le festival sur la bit-lit. J’avoue que je me suis sentie un peu refroidie en y entrant, mais en même temps j’étais obligée d’admettre que c’était logique, voire attendu, étant donné que ce genre est en expansion, et fait partie de la catégorie « imaginaire ». [J’ai juste fui le gars d’une trentaine d’années qui me soutenait que la bit-lit était le descendant direct et évident de Bram Stoker, et que les deux étaient intrinsèquement liés]. L’année suivante la bit-lit était totalement intégrée, ni plus ni moins, que la SF, la fantasy ou l’inclassable.