Le Dieu dans l’ombre

De Megan Lindholm. Le Livre de Poche, 2004. Fantastique. Excellente lecture. [510 p.]

Titre original : Cloven Hooves, 1991.

9782253114796 (1)Résumé : « Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle famille avec son mari et son fils de 5 ans, tourne à l’enfer puis au cauchemar absolu. Une créature surgie de son enfance l’entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel, inquiétant et totalement imprévisible vers les forêts primaires de l’Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même… Qui est le Dieu dans l’ombre ?« 

Je me suis lancée dans ce livre avec une vague appréhension quant au côté « voyage sensuel » – l’érotique, c’est pas vraiment mon truc en général – appréhension contrebalancée par le fait que Megan Lindholm alias Robin Hobb m’a plus d’une fois convaincue et enchantée – par son Le Dernier Magicien, notamment, mais j’avais commencé le Peuple des Rennes et j’avais aimé également. C’est une dame qui a de bonnes idées et une très belle plume, et que je recommande chaudement à ceux qui n’auraient pas encore lu aucune de ses œuvres. Lire la suite

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Le Secret d’Orbæ

De François Place. Casterman, 2013. Récit de voyage merveilleux jeunesse. Superbe ! [424 p.]

orbaeRésumé : « Il y a cette île de l’autre côté du monde, entourée de fleuves de brume, dont le nom se prononce dans un souffle: Orbæ. Il y a aussi une mystérieuse toile à nuages, et certaines cartes qui ne se lisent qu’à la clarté de la lune… Il y a Cornélius, le jeune marchand de drap des froides villes du nord. Il y a Ziyara, la petite gardienne de chèvres des montagnes de Candaâ. Même les routes les plus contraires peuvent se rencontrer…« 

Une très belle fresque située dans un monde qu’on croirait connaître, lue dans le cadre d’un partenariat.

Le rythme et le phrasé de ce livre lui donnent une tournure tout particulière qui ravira certainement certains lecteurs. L’auteur soigne ses descriptions, nombreuses, et cisèle ses phrases comme autant de détails du récit. La voix du conteur, après tout, le choix de ses mots, comptent pour autant dans une veillée que l’histoire qui se dévoile. 

L’histoire, justement, amène deux protagonistes l’un auprès de l’autre, dans deux récits séparés mais convergents : le voyage de Cornélius, puis le voyage de Ziyara. Le deuxième évite l’écueil de la répétition inutile même alors que les deux héros sont en contact, se concentrant sur le point de vue de Ziyara qui nous échappe dans la première partie, et les moments où elle n’est pas en compagnie de Cornélius, dans un nombre de pages légèrement plus court.

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