Bonne résolution du jour

Aujourd’hui est le jour-ultime d’emprunt, prolongation comprise, de Dorian Gray. Deux mois que je l’ai arraché à la médiathèque, deux bonnes semaines que je l’ai commencé, lu page par page (quasiment, par moments !!), principalement dans le bus, moins à la maison où m’attendent Internet (Facebook-la blogosphère-les liens rigolos-les news-les liens avec des zanimaux tout mignons), Diablo III et Diablo II.
(Même si souvent je me jette surtout sur le frigo parce que je rentre rarement avant 13h et que, en commençant tôt le matin, j’ai LA DALLE avant toute autre envie.)
En plus, donc disais-je (pas encore, mais ça allait venir), c’est un livre du challenge des 100 livres à avoir lus lancé par Bianca ; et j’ai de toutes façons envie de lire ce livre depuis un bail, c’est juste qu’en ce moment j’ai plutôt envie de lectures légères et faciles, et même si j’aime beaucoup Wilde, lire un livre du XIXe en anglais c’est un peu plus fatigant que de dévorer un mauvais* polar moderne (ou même un bon).
* Enfin p’têt’ pas non plus un mauvais mauvais, mais un juste assez cliché pour suivre l’histoire d’un œil et pas réveillée.
Je vais donc de ce pas m’exiler à la médiathèque et achever les 80 dernières pages.

lirelibre

Oui, je sais, vous rigolez déjà en vous disant que ce post sera suivi d’un article désolé sur l’amplification soudaine du volume de ma PàL, assorti d’émerveillement quant à la qualité esthétique et les promesses des nouveaux venus. Je vais tâcher d’éviter.
Ou pas plus de deux. Ou uniquement des faciles à lire.
(Comment ça j’ai aucune volonté ? Mais il ne s’agit aucunement de volonté, c’est le destin qui place les titres sur mon chemin)
Ou les bibliothécaires.
J’ai aussi l’option de contournement du problème qui consiste à emmener un deuxième livre à lire pour faire d’autant plus baisser la vieille PàL. 😀
Bref, si vous ne voyez pas de critique sur Dorian Gray dans les deux jours, c’est que ma manœuvre hyper-stratégique aura échoué >>.

Les Contes noirs – frayeur populaire

De Jacques Collin de Plancy*. 2012. Contes. Bonne lecture.
* Sous le pseudonyme de J.s.C.  de Saint-Albin (1794-1881)
contes-noirsRésumé : « Ces contes ouvrent le lecteur sur l’intrusion du surnaturel, il s’agit de récits fantastiques liés à une atmosphère particulière. Le lecteur sera vite saisi par une sorte de crispation due à la rencontre de l’impossible. La peur est souvent présente, on la retrouvera chez le héros, mais aussi chez le lecteur, car l’auteur n’a pas manqué de provoquer l’angoisse chez celui qui parcours ses écrits… A l’instar de son Dictionnaire infernal, les Contes noirs de Collin du Plancy nous présentent « des êtres, des personnages, des faits et des choses qui tiennent aux apparitions, à la magie, au commerce de l’enfer, aux divinations, aux sciences secrètes, aux grimoires…»« 
Les contes… je commence à en avoir lu suffisamment pour ne plus trouver de recueil sans aucune histoire qui m’est connue, d’une version ou d’une autre ! Mais cela fait partie du principe d’oralité et de la survie même des contes, et peut-être bien que vous aussi vous aurez plaisir à relire une histoire familières, à en découvrir de partiellement ou totalement nouvelles pour vous, mais également à savourer le talent de conteur de cet auteur, qui aime particulièrement nous servir les détails croustillants ou absurdes qui font l’enchantement, dans tous les sens du terme, du conte ou de l’anecdote.
Avant de lire la 4e de couverture j’avais remarqué le style légèrement ampoulé, vieillot, des « temps anciens ». Effectivement ces contes n’ont rien de très moderne, et ça a été pour moi un plaisir supplémentaire de me perdre dans le cadre et la société d’une époque révolue avec cette musique langagière pour bien aller avec.
Les contes de ce recueil mettent en scène principalement soit le Diable, soir des fantômes de quelque sorte que ce soit. Néanmoins certains sont réellement à visée effrayante pendant que d’autres sont burlesques. De même, le ton est parfois moralisateur mais aussi parfois franchement cynique. Il s’agit donc d’un joyeux pot-pourri de contes effectivement plutôt sombres de par leur thème (la mort / la mauvaise morale), mais pas forcément de par leur déroulement ou leur chute.
J’ai par contre regretté le manque de savoir-faire de l’équipe éditoriale concernant l’usage des majuscules, et parfois de la ponctuation. Des choses étranges mais récurrentes de correction un peu trop absolue :
« Rome » => « pRomesse », « pRomettre »
« Paul » => « éPaule », « éPauler »
« Pierre » => « Il trouva une Pierre sur le chemin »
« Roger » => « abRoger » (si je me souviens bien)
J’ai fini par en rire, bien obligée, car on retrouve des mots avec des majuscules inopportunes dans dans TOUT le livre.
Un bon recueil dans l’ensemble.