La Vierge Noire

De Philippe Mignaval. 2009. Thriller ésotérique. Mauvais.
Note : D’habitude, je mets ce qui me gêne en rouge, mais comme je trouve que c’est une couleur agressive j’ai préféré gardé le vert dans cette critique, pour pas vous faire mal aux yeux. ^^
viergenoireRésumé : « Parmi les reliques que lui confie une parente centenaire, Alban Vertigo découvre une mystérieuse lettre datant de la Révolution et révélant que la fameuse Vierge noire du Puy aurait échappé au bûcher républicain. À peine Alban a-t-il commencé à suivre la piste de la statue que d’atroces crimes rituels se succèdent. Les cadavres sont retrouvés nus, ligotés en position fœtale, les yeux arrachés. Mais que représente cette Vierge noire? Au nom de quoi fait-elle couler tout ce sang? De quel pays, de quel culte, de quel temps est-elle issue? Autour d’Alban et de Gargovitch, le flic de service, gravitent d’étranges personnages: une ex d’Alban devenue médium, une énigmatique dame orange, une séduisante journaliste, la papesse française de l’art roman, un druide illuminé et une secte très spéciale… Certains sont prêts à tout, et même plus, pour s’emparer de la Vierge noire.« 
En lisant le résumé j’ai pensé que ce livre n’était peut-être pas exceptionnel, peut-être bien truffé de stéréotypes et autres défauts mineurs, mais que le thème me plaisait et qu’il allait probablement me faire passer un bon moment de lecture.
Arrivée à la page 60, je suis déjà en mesure de dresser une liste de ce qui ne va PAS. Je veux dire, ce qui a réussi à me sortir de ma torpeur agréable de « je lis un bouquin de fiction et c’est sympa ».

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Le Druidisme

De Jean Markale, 1985. Excellent ouvrage.
druidismeRésumé : « Le druidisme est la pensée religieuse des anciens Celtes, l’ensemble des conceptions spirituelles, intellectuelles, artistiques, scientifiques et sociales de la communauté celtique avant que celle-ci ne se convertisse au christianisme. Or, si les druides eux-mêmes sont repérables dans l’histoire, la doctrine qu’ils professaient et enseignaient demeure prisonnière de zones d’ombres. En la traquant à travers les multiples expressions traditionnelles de la communauté celtique, Jean Markale ne livre pas ici les « secrets » du druidisme, ceux-ci étant vraisemblablement perdus à jamais, mais les moyens de remonter le temps, en marquant chaque étape d’observations simples, empruntées à tous les documents disponibles, afin que chacun puisse retrouver sa propre vision de ce qu’était la pensée des Celtes. »
Une très bonne découverte. Tout d’abord je dois avouer que j’ai pris un très grand plaisir à voir démonter tant d’idéologies, de pseudo-druidisme, de syncrétismes* (quel joli mot) et de pseudo-experts. La plume de Markale se fait parfois acérée, et ça ne me dérange pas du tout. J’aime qu’on me rappelle que la plupart des sujets, l’humain, le monde sont des choses extrêmement complexes, que les gens s’y connaissent souvent le moins quand ils veulent vous faire sentir qu’ils s’y connaissent le plus, qu’enfin pour presque toutes choses on peut autant argumenter, que vérifier ses sources, que rétracter une hypothèse visiblement erronée, etc. J’ai effectivement relevé un certain nombre de détails en contradiction avec d’autres informations que j’ai lues, du coup j’ai d’autant plus envie d’aller creuser le sujet, en sachant que Markale a une excellente réputation de chercheur, et qu’a priori je peux sans doute plus m’appuyer sur lui que sur d’autres sources, en cas de litige. Bref une étude non seulement complète en termes de sources, pour ce qu’il me semble, que dans sa méthode. Un débat, une réflexion, une tentative de cerner le druidisme, qui semble pourtant se dérober à chaque page – ce que souligne l’auteur dans sa conclusion. Le résumé d’éditeur me convient pour une fois très bien, je ne vois pas ce que je pourrais rajouter sans le paraphraser. Le style est fluide et agréable.
* »bricolage » spirituel, patchwork reliant des éléments, symboles, rites, etc. appartenant en fait à des idéologies ou cultures diverses, quand certains composants ne sont pas inventés de toutes pièces. (ma définition)