Angry Animals

De Nick Arnold. Scholastic, 2011. Documentaire jeunesse humoristique. Bonne lecture. [138 p.]
Illustré par Tony de Saulles. Collection Horrible Science. Première édition 2005.
angryanimalsRésumé : « Science with the squishy bits left in! Take a walk on the wild side with « Angry Animals ». Dare you discover: who made false teeth for an elephant? Where you can find dragons with bad breath. Which scientist ate a poisonous snake for dinner? If you think you can stomach the sick side of Science, then read on as we go on the hunt for the cruellest creature of them all. Get to grips with gruesome grizzly bears, wolf down some facts about, er, wolves and snap up some savage shark stories. With fantastic fact files, quirky quizzes and crazy cartoons, « Angry Animals » is a book to sink your teeth into! Science has never been so horrible!« 
Étiez-vous (ou êtes-vous) de ces enfants qui aiment savoir le nombre de gens mangés par des requins chaque année, si les prédateurs démembrent leurs victimes ou les mangent faisandées, ou le nombre de serpents venimeux dans le monde et les effets des principaux venins ? Alors ce livre a été écrit spécialement pour vous ! Non pas que les réponses à mes propres questions y soient toutes, mais vous trouverez dans ce petit livre beaucoup plus de délicieusement politiquement incorrect et détails sordides ou affreux que dans beaucoup d’autres livres approuvés par les parents, profs et Éducation Nationale, ce qui est cool.

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1000 dinosaures

Helmut Werner et alii. 2008. Documentaire. Bonne lecture.
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        J’avais repéré cet ouvrage il y a déjà quelques mois à la médiathèque. Grand format, illustré, plus de 300 pages – avec le titre, tout y était pour que je ressorte un jour du bâtiment, toute contente, avec le livre sous le bras vu que mon sac à livres est plutôt adapté aux formats poche ou grand format roman.
Points positifs :
– illustrations et informations antérieurs à 1994 qui viennent de la même source que mon encyclopédie Atlas (très bien faite et complète dans l’ensemble) – les dessins sont assez colorés, avec une texture un peu « pastel » qui les fait paraitre assez naturels et réalistes
– Plusieurs sections dans le livre, par catégories de bestioles, chacune constituée d’abord de deux ou trois pages d’informations générales, puis d’une liste d’animaux sous forme de fiche d’identité + texte accompagnateur + illustration. Certaines espèces bénéficient d’une page ou deux de détails lorsqu’on les connait bien, d’autres n’ont qu’un ou deux paragraphes – c’est selon moi assez révélateur de la pertinence des données (encore une fois, en ayant lu d’autres ouvrages sur le sujet et en suivant un peu l’actualité)
– ce livre est à jour, ou presque. Ça peut paraître idiot, mais beaucoup d’ouvrages sur les dinosaures sont aujourd’hui juste désuets, surtout quand ils se concentrent sur les points les plus controversés, tout simplement parce que la recherche avance, et que quand les auteurs cherchent à faire du sensationnel avec des hypothèses, parfois ils se plantent en beauté. Ici c’est un livre de 2008, et les auteurs ont pris soin de préciser ce qui était sûr, ce qui l’était moins, et quelles recherches avaient ou non abouti dans ces dernières années.
Points négatifs :
– je n’ai pas compté, mais vu les catégories, le titre « 1000 dinosaures » est faux. Je pencherais pour 1000 fiches en tout dans le livre, en comptant les crocodiles, les reptiles mammaliens, etc. Bon ok même si il n’y a que 700 dinos décrits c’est déjà pas mal…*
– dans les fiches d’identité, au contraire de mon encyclopédie, il n’y a pas d’échelle humaine ; ça m’a manqué 😦
* au dos du livre est précisé : « plus de 1000 illustrations… blabla… plus de 300 genres de sauriens »
De manière globale je qualifierai cet ouvrage grand public de sérieux : au-delà du plaisir de nous rappeler quels types de grosses bestioles marrantes, énormes ou terrifiantes ont un jour peuplé nos contrées, les auteurs ont su réaliser un vrai travail de diffusion des informations scientifiques, en partageant également des données aussi diverses que les espaces géographiques, certains chercheurs célèbres, des détails morphologiques précis concernant les animaux… Pour un ouvrage non scientifique qui se propose de lister les espèces, c’est pour moi pas mal du tout 🙂
 Ci-dessous deux images de l’encyclopédie que j’ai chez moi : à gauche la collection (13 tomes normalement, je suppose que la personne avait des tomes en double car le tome 13 contient bien l’index général de l’encyclopédie) / à droite : une double page à l’intérieur, avec donc des illustrations du même type que celles de l’ouvrage critiqué ci-dessus.
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Le Tour du Monde de la politesse

Cécile Boutelet et alii (collectif). 2012. Essai / documentaire. Très bonne lecture.
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Résumé : « Ce Tour du Monde de la politesse, voyage riche en informations et plein d’humour parmi les rituels du monde entier, reprend une série d’articles publiés pendant l’été 2011 par le quotidien Le Monde. »
Édité chez Denoël en 2012, ce petit livre (130p.) a été pensé et compilé par un journaliste au  journal « le Monde » qui a collecté des exemples d’usages de bienséance de plusieurs pays autour du globe, grâce aux témoignages de certains de ses collègues reporters ou attachés de presse à l’étranger. Je m’aperçois que le livre n’affiche même pas de nom d’auteur, bien que plusieurs personnes ayant collaboré au projet soient citées dans la préface.
J’ai suivi des cours de FLE (Français en tant que Langue Etrangère), couplés au champ didactique/linguistique/sociologique, car le tout est dans ce cadre (l’enseignement du FLE) indissociable, et la présentation du thème et du pourquoi de cet ouvrage m’y fait penser ; on suit le même principe du « ce qui paraît aberrant pour les uns est la logique même pour les autres ». Je ne vais pas m’étendre sur la notion de tolérance car ce n’est pas du tout le but ici, mais bien de montrer différents types de pensée et de comportement, que je m’attends à ne pas forcément trouver automatiquement absurdes juste parce que le pays dont il est question se trouve aux antipodes.
Chaque chapitre traite un pays donné.
Quelques remarques et notes pour vous donner envie de mettre vous aussi le nez dedans :
– En Allemagne, soyons non pas francs mais sincères : disons ce que nous pensons et posons nos questions sans circonvolution. « Auriez-vous, s’il vous plaît, l’amabilité d’ouvrir la fenêtre ? » (exemple français donné) n’est cependant pas une phrase que je formulerais de manière naturelle (ce serait même probablement une raison pour moi de sourire si je l’entendais) ; aurais-je un sens de la politesse plus allemand que français, ou est-ce que c’est juste une question de génération ? « On peut ouvrir la fenêtre ? » (exemple allemand parallèle) ne me paraît pas spécialement malpoli.  Les bises « pour un oui ou un non » sont aussi désapprouvées ? Bon d’accord il va falloir que je me mette sérieusement à la langue de Goethe. J’aime pas ça non plus, surtout quand c’est par pure politesse, envers quelqu’un que je n’apprécie pas, ou que je sais être totalement hypocrite (genre je te tape la bise mais ça ne veut pas dire que je suis ton amie °_o). J’aimerais réserver mes bises pour les gens que j’apprécie vraiment, mais ce n’est hélas pas toujours possible dans les mœurs d’aujourd’hui, les gens veulent trop faire semblant de plaire avec ce genre de superficialité. Le pire c’est quand les gens qui n’en n’ont rien à faire de vous insistent quand même pour appliquer leur visage sur le vôtre quand une poignée de main serait tout aussi polie, avec un poil de distance qui serait beaucoup plus logique à mon sens. Enfin bon.
– Le Brésil fait partie des pays où se moucher en public ne se fait pas, jamais.
– Ne pas se saouler en Chine peut nuire à la sociabilité.
– Même chose en Corée du Sud, qui a l’air de mêler américanisme et valeurs traditionnelles (semblables à celles du Japon) très codées. Bousculer les passants dans la rue n’est pas considéré comme une impolitesse. Vous avez le droit de cracher et renifler en public, mais encore une fois surtout pas de vous moucher.
– Espagne : chapitre sous-titré « plus on vous aime, plus on vous parle mal » ça pourrait expliquer le « kaixo » (prononcer « kaïcho »), « Salut », que j’ai vu sur la porte d’une boutique Orange à Donistia (San Sebastian en espagnol), au Pays basque, que j’avais senti comme assez familier (on n’imagine pas un « Salut ! » sur la porte d’un magasin français). Je sais que le basque et l’espagnol sont deux langues différentes, mais j’avais lu qu’en langue basque, les circonvolutions ne sont pas non plus trop de mise, et peuvent même paraître suspectes. Je tombe aussi dans ce chapitre sur un concept/une expression que je connais déjà : « desperdirse a la francesca »/to take the French leave, autrement dit… filer à l’anglaise ! Le sens est le même dans les trois langues : s’en aller sans saluer personne, comme un voleur dit-on aussi 😉
– si vous tendez la main, tous doigts écartés, vers un Grec, vous le maudissez, lui et sa famille, sur 5 générations…
– offrir un foulard à une Taïwannaise est une grosse erreur : proche du mouchoir, donc aux larmes, il est associé au décès.
– le chapitre consacré à Israël me fait penser que Ziva David dans  la série NCIS est en fait très polie.
Petite déception : les chapitres sont vraiment très courts, j’aurais aimé avoir un peu plus de détails encore. Je suppose que c’est à mettre en relation avec le nombre de pays traités (une quinzaine).
N’ayant que très peu voyagé, je suis incapable de dire à quel points les détails abordés sont significatifs pour chaque pays, ni s’il y a des inexactitudes dans les conseils donnés. Ce n’est pour moi qu’une lecture amusante, je suis consciente qu’il faudrait peut-être mieux que je vérifie tout cela avant de m’essayer à l’appliquer à la lettre ! 🙂