Le Club des punks contre l’apocalypse zombie

De Karim Berrouka. ActuSF, 2016. Post-apo humoristique. Excellente lecture. [413 p.]

Illustration : Diego Tripodi

Le-club-des-punksRésumé : « Paris n’est plus que ruines.
Et le prix de la cervelle fraîche s’envole.
Heureusement, il reste des punks.
Et des bières.
Et des acides.
Et un groupe électrogène pour jouer du Discharge.
Le Club des punks va pouvoir survivre à l’Apocalypse.
Enfin, si en plus des zombies, les gros cons n’étaient pas aussi de sortie…

Il est grand temps que l’anarchie remette de l’ordre dans le chaos ! »

J’avais un tout petit peu entendu parler de Berrouka avant les Imaginales 2016, mais c’est à cet occasion que j’ai pu d’abord l’entendre en table ronde (où il a dit entre autres que détruire les monuments qu’on connaît avec des zombies et des punks c’est rigolo : en tant que rôliste je suis très sensible à ce genre d’arguments 🙂 – la modératrice avait l’air choquée qu’on puisse trouver ça drôle tout court, fiction ou pas. Un monstre dont il était justement question avait dû lui aspirer toute âme d’enfant et toute imagination juste avant, m’est avis). Forcément en sortant de la TR il fallait que je lui achète ce bouquin. Lire la suite

Les Salauds Gentilshommes, T.3

De Scott Lynch. Bragelonne : 2014. Roman d’aventures sauce fantasy. Série coup de cœur. [668 p.]
Titre du tome : La République des Voleurs.
Titre original : The Gentlemen Bastards, T.3 : The Republic of Thieves, 2013
république_voleursRésumé : « Après le plus grand casse de leur carrière, Locke et son inséparable complice, Jean, ont réussi à s’échapper. Mais Locke ne s’en est pas tiré indemne : empoisonné, il est mourant. Aucun alchimiste n’est en mesure de l’aider. Alors que le moment fatidique approche, une mystérieuse Mage Esclave lui propose un marché qui le sauvera ou mettra un terme à ses souffrances. Locke hésite, jusqu’à ce que la mage mentionne le nom d’une femme qu’il a connue par le passé. L’amour de sa vie. Sa rivale en matière d’habileté et d’intelligence. Et, s’il accepte cette mission, son plus dangereux adversaire.
À l’approche des élections de la cité des mages, les différentes factions recrutent leurs stratèges. Locke doit faire un choix : affronter ou séduire celle qu’il n’a jamais pu oublier. Leurs vies dépendent peut-être de sa décision… »
Enfin ! Après nous avoir parlé de Sabetha à mots couverts pendant deux tomes, Scott Lynch décide enfin de nous présenter le dernier larron de la bande des Gentilshommes ! (Je suis en train de me dire que je risque d’avoir de plus en plus de mal à vous parler de cette série sans me répéter ou vous dévoiler des éléments de l’intrigue, mais je vais tout de même essayer) Concernant Locke et Jean, franchement je vais passer, si vous en êtes à ce tome vous les connaissez déjà, et l’auteur reste très cohérent dans ses choix de départ et sa dynamique. Les autres personnages de ce tome, vous les découvrirez comme bien d’autres avant si vous vous plongez dedans, je n’ai rien de spécial à dire sur eux, il y en a toujours que j’adore, d’autres un peu moins, mais tous semblent tellement vivants et tellement bien ancrés dans leur environnement, avec ce côté vaguement exagéré dans beaucoup de cas, que j’ai toujours presque l’impression devoir se dérouler une partie de JdR sous mes yeux plutôt que de lire. Bon, je suppose que l’environnement et le thème du voleur / de la tromperie ne m’aide pas !

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Les Salauds Gentilshommes, T.2

Titre du tome : Des horizons rouge sang. De Scott Lynch. 2008. Roman d’aventures sauce fantasy. COUP DE COEUR.
Titre original : Red Seas under Red Skies
horizonsRésumé : « Locke Lamora, l’ancienne Ronce de Camorr, et son comparse Jean Tannen ont fui leur cité natale. Ils ont embarqué à bord d’un navire et gagné la cité-État de Tal Verrar, où ils prévoient bientôt de réaliser leur forfait le plus spectaculaire : s’attaquer à L’Aiguille du péché, une maison de jeu réservée à l’élite et voler son incommensurable trésor. Il n’existe qu’une façon de s’approprier l’argent de cet établissement: le gagner aux divers jeux qu’il propose à ses clients. Un domaine que Locke et Jean croient connaître sur le bout des doigts. Mais, une fois encore, les deux compères se retrouvent embringués dans des aventures imprévues… et devront se frotter à la flotte pirate de la redoutable capitaine Zamira Drakasha. Une véritable sinécure pour des voleurs qui ne distinguent pas bâbord de tribord ! Et pendant ce temps, les Mages Esclaves fomentent leur revanche contre celui qui les a humiliés et croit avoir échappé à leur châtiment: un certain Locke Lamora. »
AAARGH. Encore 5 tomes pour arriver au bout, et l’auteur ne nous ménage pas ! On a toujours quelques infos au compte-goutte sur la jeunesse des personnages – mais moins que dans le premier ; et on sait aussi qu’il reste quelques années de leur apprentissage dont on ne sait rien, mais qui pourraient être importantes en un sens… (ou pas, et c’est moi qui extrapole).

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Les Salauds Gentilshommes, T.1

Titre du tome : Les Mensonges de Locke Lamora. De Scott Lynch. 2007. Très bonne lecture malgré un début poussif.
Titre original : The Lies of Locke Lamora.
 7 tomes sont prévus au total.
lockelamoraRésumé : « On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire… Entre Oliver Twist, Il était une fois en Amérique et Arsène Lupin, les aventures d’un audacieux criminel et de sa bande de fripouilles ! »
Déjà plusieurs fois que j’entends parler de cette série en bons, voire excellents termes. Je dois dire que je ne me fie pas à tout les yeux fermés, car j’ai déjà eu de sacrés cassages de dents sur des livres présumés « originaux, modernes, excellents, un futur classique » – que personnellement je ne peux pas lire, même en me forçant (Catherine Dufour : Blanche-Neige et les Lance-Missiles ; G. R. R. martin : Le Trône de Fer). Finalement j’ai décidé de le « tester », vu que la 4e de couv’ m’a plutôt fait bonne impression, et qu’une de mes bonnes résolutions de cette année est de lire des choses qui ne m’attirent pas forcément au premier passage (mais pas que :p).
Le début était un peu fouillis, avec quelques passages descriptifs bien ratés – c’est là que mon homme a décidé d’abandonner, parce qu’il n’arrivait pas à se représenter le cadre d’une embuscade. Je ne peux pas lui reprocher. Moi qui m’embête moins avec ce genre de détails, ça m’a un peu gênée au passage, mais le livre n’est que peu basé sur les descriptions de l’environnement. Ses points forts sont plutôt les personnages et les dialogues, sur fond d’intrigues. Du coup j’ai simplement occulté le fait que je ne pouvais pas moi non plus dessiner la scène (même mal) et j’ai continué, jusqu’au moment où la lecture est plus ou moins subitement passée de « distrayante » à « intéressante ». Les personnages à ce moment deviennent aussi plus complexes (on en a appris assez sur eux), et la véritable intrigue de ce premier tome s’avance.
La deuxième moitié du livre m’a laissé une très bonne impression. Intrigue bien tournée, aventures et entourloupes en série, méchants pas trop idiots et bien antipathiques, personnages qui ont de la classe et du répondant… Tout ce à quoi je m’attendais d’après le résumé. C’est moins (beaucoup moins) classe que du Pevel concernant le phrasé et le vocabulaire, ainsi que le cadre, mais dans l’ensemble le style est plutôt très bon, en tous cas de ce que j’ai lu en fantasy.
Un bon roman bien tenu. J’attends la suite.
NB : QUOI ? 7 TOMES ? Nan mais faut qu’ils arrêtent, là –‘. J’aimerais bien tomber sur des « one shots », en fantasy. Des bons. A croire que ça devient impossible. Les séries c’est chiant, ça ne me convient pas du tout : il faut qu’ils aient tout à la médiathèque, ou que la parution suive bien, ce qui est rarement le cas, ensuite se battre avec les autres utilisateurs pour avoir les derniers tomes… Beaucoup trop de facteurs qui peuvent faire qu’un jour j’arrête de les lire, si je n’accroche pas un max à l’histoire, aux personnages… et encore faut-il que je me souvienne à peu près de ce qui s’est passé la dernière fois que j’ai eu un tome entre les mains. –‘
Critique du tome 2

 

Chroniques d’ailleurs : The Library at Hurtfew